Bonjour Laetitia et Vincent,
Vous avez bien sûr raison que Projects Abroad est une entreprise. C’est qqc dont nous ne nous cachons pas. Sauf que Projects Abroad n’est pas une entreprise cotée en bourse tel que le Club Med ou Pierre & Vacances, mais une entreprise familiale détenue entièrement par le fondateur Peter Slowe et son frère, ce qui change considérablement la donne, puisque les objectifs sociaux sont au moins aussi importants que les objectifs économiques.
Mais je trouve étonnant que ce statut semble tellement influencer votre perception de ce que Projects Abroad fait et de ce que nos volontaires font. Si l’on n’existait pas, nos organisations partenaires ne trouveraient probablement personne d’autre pour le faire à notre place. Parmi ces organisations partenaires figurent pour l’écovolontariat en Thaïlande par exemple l’ONG Reef Check, le département de la pêche de Krabi, la municipalité d’Ao Nang, l’université de Phuket. Même si notre statut est inhabituel dans le monde du volontariat en France, la solidarité internationale ne saurait plus se passer de l’implication d’entreprises aujourd’hui. Le commerce équitable ou le tourisme équitable sont deux exemples où il est largement admis qu’on peut avoir une démarche entrepreneuriale et en même temps viser l’amélioration de la vie dans les pays en voie de développement. Pourquoi serait-ce différent dans le domaine du volontariat ?
Le coût de nos missions n’est pas lié à ce statut, mais au fait que nous sommes entièrement indépendants et ne touchons aucune subvention de l’état, d’autres collectivités locales, d’organisations religieuses ou autres. Les contributions des volontaires ne servent donc pas seulement à financer le coût de leur présence sur le terrain, mais aussi la structure de Projects Abroad dans son ensemble. C’est d’ailleurs décrit en détail sur les pages Pourquoi payer pour être volontaire ? et Où va votre argent ? de notre site.
Il faut préciser que les coûts sur le terrain d’une mission écovolontariat en Thaïlande sont parmi les plus élevés parce qu’ils comprennent entre autres les cours pour passer deux niveaux de plongées PADI, l’encadrement par des moniteurs de plongée, l’équipement et les coûts pour jusqu’à trois jours de travail de plongée par semaine etc. Il suffit de se rendre sur la page Prix de notre site pour voir qu’on peut aussi participer à une mission d’écovolontariat en Inde par exemple pour 1695€ pour 1 mois ou 2445€ pour 3 mois. Je pense que vous n’avez pas pris la peine de regarder ces prix, puisque le prix pour 3 mois écovolontariat en Thaïlande est de 4995€ et non pas de 9000€ comme vous prétendez.
Vous posez néanmoins un débat très intéressant, à savoir s’il est mieux d’investir de l’argent dans une mission de volontariat ou de le donner à une organisation locale. C’est une discussion complexe. Nous pensons que les décisions dans les pays dits développés doivent changer pour aider durablement et fondamentalement les pays en voie de développement. Nous pensons que les expériences lors d’une mission de volontariat peuvent durablement marquer les volontaires et qu’ils peuvent pour cela influencer les décisionnaires actuels et surtout futures au Nord. Nous nous considérons comme organisation d’éducation au développement (voir la page Notre mission de notre site). Donc oui, nous pensons que c’est un bon investissement de faire une mission de volontariat, pas seulement pour le volontaire, mais aussi pour la société.
Frank Seidel, Projects Abroad