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Un rêve est passé. Andy Murray a, en vain, mené 2 sets à 1, effectué un spectaculaire retour dans l'ultime manche face à Novak Djokovic pour un sésame en finale de l'Open d'Australie, avant de s'éteindre au bout de 4 heures 50 minutes de marathon (6-3, 3-6, 6-7, 6-1, 7-5). Il lui manque toujours ce Grand Chelem après lequel le n°4 mondial court depuis une première finale en 2008 à l'US Open. Une longue traque...
L'Ecossais a rapidement mis des mots sur sa frustration et trouvé des motifs de satisfaction dans ce bras de fer éprouvant, dans ce final épique. Loin du joueur apatique, résigné, ronchon, genoux rentrés, jurons crachés, regard éteint errant en finale de l'Open d'Australie l'an dernier, balayé (6-4, 6-2, 6-3) par... Novak Djokovic.
La victoire dans la défaite, l'idéal cher à Ernest Hemingway revisité par Andy Murray... Tombé sur la Rod Laver Arena mais pas dévasté, l'Ecossais guidé par Ivan Lendl pourrait avoir cueilli dans ce revers les fruits d'un vrai tournant...Tellement loin du copier-coller. Dans l'attitude, l'ambition, le souffle. La compétition fait rage au sommet du tennis mondial. Devant l'Ecossais trois joueurs qui ont marqué l'histoire du jeu, jonglent avec la perfection, se partagent les titres et les honneurs. Mais Andy Murray se rapproche de la lumière. «J'étais un différent. Je sens que maintenant je suis prêt mentalement. Physiquement, je peux encore m'améliorer, c'est sûr. Mais en comparaison de l'an dernier, c'était bien, bien meilleur. J'ai pris des risques. Je suis déçu évidemment. Mais je n'ai pas l'impression de ne pas avoir été à la hauteur. Mon boulot dans les deux ou trois mois à venir, c'est de le dépasser lui et les gars qui sont devant moi.»
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