Le 28-01-2007 à 09:48:22, sureteaerienne a écrit :
La sûreté de l’aviation civile
Ce qu’on appelle « la dissuasion » est le premier élément qui constitue la sûreté de l’Aviation Civile. La « dissuasion » n’est pas une sous valeur puisque pendant des années la paix sur le territoire National a été préservée par la dissuasion dite « nucléaire », pourquoi n’en serait-il pas de même avec la Sûreté Aérienne.
La discrétion et la communication d’information sur la sûreté bien que pouvant apparaître contradictoire fait partie de la dissuasion, puisqu’il faut bien informer l’ennemi invisible « le terrorisme et ses apprentis » qu’il n’est pas intéressant pour lui d’attaquer par ce biais.
La finalité du système conçu se résume par la dissuasion, la facilitation, le coût.
La facilitation permet de garder entre autre la rapidité et la fluidité du transport aérien, permettant ainsi au transport Aérien de garder sa place de leader dans la rapidité de l’acheminement. Le coût car c’est le passager par l’achat de son billet d’avion qui finance la sûreté.
On dit souvent que la santé n’a pas de prix mais comme la sûreté, elle a bien un coût. La sûreté pour être efficace essaye de préserver l’équilibre en dissuasion, facilitation et coût. Mais il ne serait pas acceptable de penser que quelques avions et quelques milliers de personnes détruites et mortes soit une perte financière finalement acceptable et minime, au regard du coût de la sûreté et du nombre d’incident mortel d’autre moyens de transport. La vénalité et la cupidité n’ont pas de limite, d’autant qu’un état qui n’assurerait pas sa mission régalienne de protéger ces citoyens et les citoyens verraient la stratégie terroriste réussir, c'est-à-dire forte médiatisation, porter atteinte à l’état, puis porter atteinte à l’économie. La psychose provoquerait une chute de fréquentation du transport aérien et de toute l’économie directe et indirecte qui en découlent, provoquant à leurs tours des répercussions sociaux-politico-économique profonde. On peut ainsi facilement comprendre qu’une compagnie aérienne, un agent de fret … qui n’appliquerai pas une sûreté efficace prendrai le risque d’être sanctionné économiquement ; quel est le passager qui prendrai le risque de voler sur une « compagnie poubelle » si il le sait. Quel est l’état qui autoriserai le survol de son territoire s’il sait de façon flagrante que la sûreté n’y est pas assuré, quel serait l’exportateur qui prendrai le risque inconscient que son image de marque soi associé, voir soupçonné de complicité passive pour des raisons de coût moindre vis-à-vis de société peut scrupuleuse en matière de sûreté. D’un point de vue financier ce serait risquer la vie de l’entreprise privé pour des économies de bout de chandelle.
L’histoire de l’aviation civile nous montre que les actes terroristes n’ont fait que d’être de plus en plus extrême. La sûreté de tous pour être efficace aura toujours besoin d’être encore et encore financé pour s’adapter par exemples aux nouvelles menaces tel les risques chimique (attaque avec un gaz toxique), biologique (attaque avec un virus), nucléaire et radiologique (bombe sale), ou à l’aide de missile acheter au marché noir et/ou avec la complicité d’autre état. Paradoxalement avec les attentats du 11 septembre qui ont été commis avec de simple outil tranchant tel des cutters. L’avenir est à la nouvelle génération de gros porteur face à la démocratisation du Transport Aérien de nouveaux attentats de masse encore plus spectaculaire son probable.
Le mieux serait certainement d’intégré totalement le coût de la sûreté est de s’en servir comme argument qualité différenciant et valorisant.
Les objectifs contradictoires entre eux que les agents de sûreté on a géré sont donc la sûreté, la rapidité, la satisfaction, et la protection. Pour comprendre, par exemple si les agents de sûreté appliquent les mesures de sûreté avec zèle cela prendra plus de temps, cela portera atteinte à la rapidité, puis à la satisfaction des passagers qui ne souhaitent pas allonger leurs temps d’attente, à la protection des agents de sûreté eux même puisque les passagers vont leur faire ressentir leur mauvaise humeur. A l’inverse une compagnie aérienne qui ferait pression pour que ses clients puissent passé plus rapidement, risquerai de nuire à la sûreté puisque que pour aller plus vite les agents seraient obligé de faire leur contrôle de manière sommaire. La satisfaction et la protection de l’agent de sûreté et du passager pourrait être entamé au vu de la légèreté des contrôles.
Malgré nos défauts et nos failles, nous avons en France une des meilleures sûretés globales au monde, depuis plus de dix ans la France n’a pas été touché par un attentat majeur. Et nous sommes reconnus pour cela dans le monde entier.
Globale la sûreté ?
La sûreté est une chaîne dont la résistance se mesure d’après sont maillon le plus faible. Je vous ai déjà donné quelques éléments mais ceci ne représente qu’un maillon de la chaîne pour mieux comprendre il faut parler des autre maillons également et ainsi savoir ou se trouvent nos faiblesses.
La sûreté est conçu et mise en œuvre par différente organisations :
Au niveau international par l’OACI Organisation de l’Aviation civile Internationale, Au niveau Européen par la CEAC Conférence Européen de l’Aviation Civile, par la CE l’Union Européenne, Au niveau de la France par le GIS Groupe Interministériel de Sûreté, le CNS Comité National de Sûreté, les principaux ministères concernés sont les Transports, l’Intérieur, les Finances, la Défense , les Affaires Etrangères ; La DGAC Direction Générale de l’Aviation (dont DAST Direction des Affaires Stratégiques et Technique et DCS Direction du Contrôle et de la Sécurité, les DAC Direction de l’Aviation Civile), ENAC Ecole National de l’Aviation civile, STAC Service Technique de l’Aviation Civile ou STBA Service Technique des Bases Aérienne, la DST Direction de la Surveillance du territoire, la DGSE Direction Générale de la Sécurité Extérieur , RG Renseignement Généraux, L’UCLAT Unité de Coordination et de Lutte Anti-terroriste.
Au niveau local le CLS Comité local de Sûreté, le COS Comité Opérationnel de Sûretés, la préfecture, les commissions sûreté, la PAF Police Aux Frontières, la GTA Gendarmerie des Transports Aérien, les Douanes, les services locaux de la DGAC, les sociétés de sûreté, les centres de formation, les OTH Organismes Technique Habilité (Sorte de bureau d’étude), mais aussi tous les acteurs de l’aéroport en zone réservé.
Les autres acteurs qui ont un rôle des plus importants dans la mise en œuvre de la sûreté comme les gestionnaires d’aéroport (ADP), les compagnies aérienne, les sociétés de Fret et de Handling (manutention), les Sociétés de ménage, d’avitaillement, de ravitaillement, les exportateurs… et leurs employés. Le passager a sa responsabilité également comme par exemple signalé un colis abandonné, un intrus ou une personne qui a un comportement anormal. Le simple employé de la zone réservé qui a fait l’objet d’une sensibilisation à la sûreté et est donc en mesure d’assurer un contrôle visuel des badges, assurer une surveillance des bagages ou colis qu’ils traitent puis d’avertir les Services Compétent de l’Etat si nécessaire.
Ainsi quand il parait évident à tout à chacun qu’un commandant de bord est responsable de la sécurité et de la sûreté des passagers qui se trouvent dans son avion, toutes personnes qui se trouvent en zone réservée est responsable de la sûreté de tous. Tous doivent donc être vigilants. Et donc avec des missions sûreté à accomplir en fonction de la place qu’ils occupent au sein de cette société organisée, tel un agent de sûreté ou un manutentionnaire.
La sûreté est un élément complexe afin d’éviter toutes méprises je souhaitais vous apporter quelques éléments et éclaircissements supplémentaire, pour vous amener à vous posez les bonnes questions et réflexions, sans polémique ni jugement.
M. Tony Salanon Formateur en Sécurité et en Sûreté de l’Aviation Civile
Pour plus d’info voici mon site amateur http://surete-aerienne.eu. Il est encore en construction mais si ce sujet vous intéresse il y renferme beaucoup d’information.
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