pat871 | Citation :
ginou251 : Pour l'uranium, il en reste 60 fois moins dans le metre cube en question, mais il est 8000 fois plus entrainable d'où la question "pour de vrai, combien d'uranium de ces roches aussi finement moulues est entrainé par l'eau et la proposition "faisons une manip" ...
Après l'uranium il faut s'interesser aux auitres produits radioactifs restants, qui sont naturels eux aussi mais aussi différemment mobilisables.
- "il reste 70 \% de l'activité initiale des minerais, due à la présence de descendants radioactif de l'uranium 238, comme le thorium 230, le radium 226 et le plomb 210. "
Donc leur quantité à eux a réduit d'un tiers mais ils sont eux aussi sous forme de grains de 0,45;, ils peuvent donc aussi être plus mobilisables, là aussi la manip s'impose...
Par ailleurs, la thèse Bassot nous dit que selon la nature du sol et des composants de la roche, ces produits peuvent être plus ou moins arrêtés...Ouf ! Mais dans quel pourcentage ? et combien selon la nature des composés de la roche
Si on passe à un autre niveau, je dirais comme Orson Wells "tant que un et un font deux, tout va bien"... mais dans le domaine du nucléaire, c'est difficile d'avoir le un et le un et de savoir ce qui est mis entre les deux. Le problème est que l'on n'a aucun rapport public sur toutes ces mesures et qu'aussi personne ne peut savoir comment on pose les opérations.
[/b]Et cela est le vrai problème[b].
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D'après le livre de PC Guiollard, "L'uranium de la Crouzille", publié en 1998, 22 millions de tonnes de matériaux (minerais pauvres à riches) ont été traités à l'usine de Bessines et ont été transformés en résidus, produisant 27750 tonnes d'uranium. Ces résidus qui contiennent encore un peu d'uranium (les 60 g/t) ont été soit réutilisés (les sables) pour confectionner des ciments dans les galeries des mines, soit stockés (boues) dans certaines carrières (surtout celle de Bellezanne). Les eaux de ces carrières qui ruissellent et qui remontent des galeries sont recueillies, analysées et éventuellement traitées pour récupérer un peu d'uranium. Ces résidus ne sont donc pas dispersés dans la nature, mais confinés dans des endroits précis et surveillés. Je ne parle pas des stériles.
Ces 22 millions de tonnes représentent avec une densité d'à peu près 2, un volume d'environ 11 millions de mètres cubes, soit un cube d'environ 220 m de coté si je ne me suis pas trompé ! Si l'on prend le massif de granite de Saint Sylvestre qui contient la plupart des gisements exploités à la Crouzille, avec une teneur moyenne de 15 g d'uranium à la tonne et une densité de 2.7, il renferme dans 1 km3 de roches ( 1 milliard de m3), 2.7 milliards de tonnes de roches, donc 40 milliards de grammes d'uranium (40500 tonnes). Vous multipliez ce chiffre par les 300 km3 de granite qui constituent le massif de Saint Sylvestre et vous obtenez un grand total de 12 millions de tonnes d'uranium encore disponibles dans ce granite et qui se font allègrement lessiver et diluer par les eaux de pluie et les eaux souterraines qui alimentent les sources. Des massifs comme celui là; il y en a des dizaines en France !!!! Étonnez vous après qu'il y ait de l'uranium partout en Limousin !!
Pour en revenir aux études, il y en a énormément, achevées, démarrées et planifiées par l'Andra en France et les pays qui ont des programmes de laboratoires souterrains (Suisse, Belgique, Suède, Canada, ....). Il y a beaucoup de collaborations internationales et je pense que la plupart de ces organismes publient des plaquettes avec leurs principaux résultats, j'ai déjà vu celles publiées par les suisses. Depuis plus d'une trentaine d'années, la circulation des eaux, le lessivage et le devenir d'éléments très variés (pas seulement ceux qui sont radioactifs) sont étudiés en long, en large et en travers, dans de très nombreux contextes géologiques et à toutes les échelles. Vous devriez pouvoir retrouver cela, probablement via le site et les publications de l'Andra au départ. |