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Bugaled Breizh

 
n°307
Profil sup​primé
Posté le 15-04-2005 à 01:57:50  answer
 

L'émission relatant le naufrage du Bugaled Breizh propose la thèse d'une "croche" avec un sous-marin participant à l'exercice ASWEX04. D'après le reporter, les pays y participant sont la France, l'Angleterre, l'Allemagne et les Pays-Bas. Or pendant la diffusion de cette émission, j'ai vaguement cherché sur Internet "ASWEX 04", et je suis tombé sur le site de la Marine Australienne. Il s'agit du récit d'une frégate relatant sa participation à ASWEX04, en compagnie d'un sous-marin Australien, le HMAS Rankin. Cependant, rien n'a été dit dans le reportage sur la présence d'un sous-marin autralien à cet exercice. Ma question est : s'agit-il du récit d'un autre exercice "ASWEX04" ou certaines choses n'ont pas encore été éclaircies dans cette affaire ?

n°316
gilles029
Posté le 17-04-2005 à 18:19:30  profilanswer
 

Le terme ASWEX est un terme générique qui désigne un exercice ASM (Anti-sous-marin). Il est utilisé par tous les pays de l'OTAN et leurs alliés (donc l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les USA).

n°317
jmpepel
Posté le 20-04-2005 à 22:47:44  profilanswer
 

Je suis un ancien sous-marinier et j'ai regardé aussi l'emission sur le Bugaled.
J'ai passé 13 ans à naviguer sur les sous-marins classiques à Lorient et par 2 fois nous avons été accroché par des chalutiers et notamment par le "mab-Manu" de Guilvinec dans les années 90. Je suis très partagé:
Pour la défense du sous-marin, ce qui m'etonne c'est que le chalut ne soit pas abimé car quelle différence entre une "croche" au fond et une accroche avec un sous-marin ?? et ensuite lorsque un sous marin rentre pour réparation, de nombreux civils travaillant pour les arsenaux sont au courant puisque c'est eux qui interviennent pour reparer les sous-marins (pour nous ce sont la DCN)et ça me parait peu problable qu'il n'y ai pas eu de fuite depuis le temps et que personne n'ai parlé car un cable ou un chalut ça laisse des traces sur un sous-marin
Pour la défense des marins pecheurs, en mer presque tous les appareils accoustiques des sous-marins ont des rouleaux de papiers thermiques qui enregistrent tous les sons, plus les calques de la tables traçantes, + les relevés pour faire les points par satellites etc ... si ils n'etaient pas impliqués ils leur seraient donc très faciles de le prouver alors pourquoi ne le font-ils pas ??? Enfin sur les sous-marins français on fait un point toute les 1/2 heures (voir moins en exercice) et on "recale" l'estime des que c'est possible alors il est impossible que le sous-marin ne connaisse pas sa position.  
 
Pour finir je suis très surpris de la part de l'"expert maritime" qui etait invité qu'il puisse sous entendre qu'un cable en acier de 250 m puisse s'étirer pour faire une longueur de 500 mètres. Ce n'est pas un elastique, je ne suis pas "expert" mais  je pense plutôt qu'il manque un morceau de 250 m
pépé (mon surnom de sous-marinier)

n°3354
Profil sup​primé
Posté le 28-02-2007 à 14:17:20  answer
 


Le naufrage du   :   BERNADETTE BREIZ – conte maritime moderne
 
 
Commission d’enquête
 
L’épave avait été renflouée à grands frais. Ensuite, profitant d’un temps favorable, la plate-forme sur laquelle on l’avait chargée avait été remorquée jusqu’à son port de naissance du LIERREVINEC.
FANCH, expert maritime, capitaine au long cours chevronné, expérimenté et consciencieux faisait partie de la commission d’enquête. Psychologiquement, l’affaire était mal emmanchée. En effet, toute la commission, était victime d’une sorte de lavage de cerveau de la part des journaux, de la télévision et de la population qui cherchait un « bouc émissaire » chez les marins militaires européens. Ces derniers, dans leurs jeux puérils de manœuvres préfabriquées, auraient rodé dans les parages du naufrage au mauvais moment. Alors, on imaginait qu’un sous marin aurait provoqué la catastrophe, sans voie d’eau, simplement en pinçant l’étrave du chalutier sur toute la longueur de la cale avant, ainsi qu’en témoignaient les deux enfoncements, sans déchirures, de la coque.
FANCH n’arrivait pas à imaginer cela. Ce type de sous-marin « à pinces » n’apparaissait pas dans la nomenclature des navires de guerre connus. Le Procureur de la République lui reprocha son manque d’imagination en faisant défiler, dans ses paroles, de fantastiques histoires de prototypes révolutionnaires. Il les imaginait dans ces pays mystérieux de l’Est jusqu’en Chine ou en Corée du Nord .
 
FANCH ET LA PRESSION ATMOSPHERIQUE  
 
A force de tourner autour de l’épave avec ses mystérieux enfoncements, puis à l’intérieur de la cale jusqu’au compartiment du moteur, force était bien de constater que l’eau avait rempli le bateau par les panneaux du pont distribuant l’intérieur du navire. On pouvait imaginer, car on l’avait déjà vu, une vague énorme et inattendue provoquant le remplissage brutal et le naufrage. Mais alors, ces enfoncements symétriques de l’avant du navire ? Qui les avait provoqués ? Ni le chantier de construction, ni les experts de toutes sortes qui péroraient, en toute ignorance, ne pouvaient avancer une hypothèse raisonnable.
Seule, une explication technique devait être recherchée, chez des gens complètement détachés techniquement de l’affaire.
L’épouse du défunt patron, Bernadette avait donné son nom au bateau « Bernadette Breiz » qu’on comprimait en BB sous prétexte qu’elle était « pêcheuse à pied » et qu’on chantait en son honneur :
« Sur la page abandonnée – coquillage et crustacés »Etc…Etc…
Cela correspondait à un grand effort de galanterie, car la nouvelle veuve n’avait pas du tout le physique de la chanteuse titulaire, à l’époque de ses succès.
Elle raconta à FANCH l’histoire de leurs vacances à FOUESNANT, en camping dans la ferme da la famille RIVIERE. Dans son chagrin, tout ce qui pouvait valoriser son défunt mari était « monté en épingle ».
En revenant de leur promenade, un dimanche soir à la sortie de BEGMEIL, la voiture refusa tout service. La nuit allait venir et il fallut diagnostiquer la panne. L’essence n’arrivait plus au carburateur. Le réservoir était plein, aucune fuite constatée, de toute évidence, la pompe à essence devait être mise en cause. Le génial époux fit travailler son imagination.  Une épicerie était encore ouverte. Elle distribuait des bouteilles de gaz, de l’essence et de l’huile. Un tuyau de gaz en hypalon, insensibles aux hydrocarbures, fut acheté avec deux litres d’essence dans un bidon d’huile vide. Le bouchon du bidon métallique habituel était en polyéthylène. Il fut percé soigneusement au couteau et traversé en force par le tuyau à gaz, jusqu’au fond du bidon. L’autre extrémité fut engagée sur le tube d’entrée dans la pompe.
Une légère pression sur le bidon plat réamorçât le circuit et la voiture fut capable de rentrer au camping.
Le lendemain matin, en soulevant le capot pour démonter la pompe déficiente, notre patron pêcheur eut la surprise de trouver le bidon complètement aplati par la peu de dépression dont avait encore été capable la pompe au fonctionnement aléatoire.
Là où la veuve ne voyait qu’un témoignage du génie de son merveilleux époux, FANCH eut la révélation cherchée. Il courut au chantier. Un « sister chip » du bateau naufragé était en carénage. Il fit remplir d’eau la cale avant sur la moitié de sa hauteur. Il ordonna la fermeture des capots et commanda la vidange de la cale par les pompes du bord.
Rien ne se passa jusqu’au moment où, brutalement avec un bruit mat, les flancs de l’avant du navire se rapprochèrent au point de reconstituer assez exactement l’aspect de la malheureuse épave.
De là à imaginer le navire à la mer, dans une houle courte grossissante au point de faire engager l’avant, le patron ordonnant la fermeture des capots pour arrêter le noyage de la cale, le mécanicien mettant ses pompes en route, l’écrasement réduisant la flottabilité de l’avant au point de le faire engager par la vitesse acquise d’une manière irréversible……
Mais allez raconter cela à des gens si mal préparés à entendre des affaires de mécanique ou de physique élémentaire, bien moins poétiques que le mystérieux sous-marin espion du capitaine NEMO de l’Union Soviétique.
 


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