15 Millions d'étrangers en France. D'où sortez vous,zorro3, ce chiffres.
Quel est ce rapport non publié ?
Tout cela sent la manipulation de votre part.
L’importance du phénomène d’immigration a été mesuré par l’INSEE en France en 2004.
D’après les dernières statistiques de ce service officiel ( publiées en août 2006) on dispose désormais d’informations « récentes » concernant la nature et l’importance du phénomène migratoire ainsi que sur la répartition géographique des immigrés en France.
A) Nombre d’immigrés en France :
« À la mi-2004, il y avait 4,9 millions d’immigrés résident en France métropolitaine ce qui représente 8,1 % de la population évaluée à 60.493.827 habitants.
· « Les immigrés originaires d’Afrique et d’Asie sont plus nombreux sur le territoire qu’en 1999 ; c’est l’inverse pour ceux issus des anciens courants migratoires, d’Espagne et d’Italie.
· Dans la population immigrée, hommes et femmes sont désormais aussi nombreux : l’immigration à dominante féminine liée au regroupement familial a succédé après 1974 à l’immigration de main-d’œuvre à majorité masculine. Grâce aux nouveaux arrivants, la population immigrée n’a pas vieilli entre 1999 et 2004-2005, contrairement aux non-immigrés.( La population française vieillit).
· Le niveau de formation s’est élevé nettement pour les immigrés, tout comme pour l’ensemble de la population. En particulier, par rapport à 1982, quatre fois plus d’immigrés détiennent un diplôme de l’enseignement supérieur.
· 1,7 million d’immigrés sont originaires d’un pays de l’Union européenne à 25, comme en 1999 ».
· « Les immigrés natifs du Maghreb sont au nombre de 1,5 million en 2004-2005, soit 220 000 de plus qu’en 1999 (+ 17 %). Ce sont les personnes originaires d’Algérie ou du Maroc qui sont à l’origine de cette croissance (+ 100 000 pour chaque pays). »
· « À la mi-2004, 1,4 million de personnes sont originaires d’autres parties du monde ; Elles représentent 29 % de la population immigrée mi-2004, contre 20 % en 1999. Pour l’essentiel, elles sont originaires d’Asie (48 % dont 16 % pour la seule Turquie)et d’Afrique subsaharienne (40 %). Les immigrés natifs d’Afrique subsaharienne sont 570 000 à la mi-2004, en augmentation de 45 % par rapport à 1999. Parmi eux, sept sur dix viennent d’un pays anciennement sous administration française. Parmi les immigrés originaires du reste du monde, seuls les natifs de Turquie représentent plus de 4 % de la population immigrée résidant en France métropolitaine, la part des autres pays étant inférieure à 2 % ».
· « Deux millions d’immigrés sont de nationalité française en 2004-2005 soit 40 % des immigrés, contre 36 % en 1999 : ils ont acquis la nationalité française par naturalisation ou par mariage ».
Le nombre des immigrés étrangers atteint donc seulement 2,9 millions soit 4 ,8 % de la population française.
Parler "d'invasion" ou de "tsunami", dans ces conditions est excessif.
A défaut d’autre source officielles fiables nous ne pouvons nous en tenir qu’aux seuls chiffres officiels produits par l’INSEE même si ce service reconnaît lui-même une possible erreur d’appréciation de 2 %. . Cela représenterait environ 100.000 de personnes.
B) Répartition des immigrés sur le territoire national :
· « Trois régions métropolitaines rassemblent près de 60 % des immigrés en 2004-2005. Quatre immigrés sur dix résident en Île-de-France, un sur dix en Rhône-Alpes et un sur dix en Provence - Alpes - Côte d’Azur » ..
· La part des immigrés est supérieure à la moyenne nationale en Alsace, en Corse, Midi-Pyrénées, Provence - Alpes - Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon (entre 9 % et 10 % dans chacune de ces régions). Les immigrés sont peu présents dans l’ouest de la France. En Bretagne, en Basse-Normandie et dans les Pays de la Loire, les immigrés forment moins de 3 % de la population.
· Les immigrés arrivés en France métropolitaine depuis moins de dix ans se répartissent dans les régions françaises comme ceux arrivés depuis plus longtemps. En revanche, la répartition par région diffère selon le pays d’origine.
Parmi les natifs de l’Afrique subsaharienne, 60 % résident en Île-de-France. Pour les originaires de Turquie, seuls 29 % sont dans ce cas ; 13 % habitent en Alsace (4 % pour l’ensemble des immigrés) ».
Y-a-t-il trop immigré en France au point de mettre en cause la souveraineté des nationaux?
Tous les partis extrêmistes ( FN MNR,) estiment que les immigrés seraient tellement nombreux qu’ils constituent une menace mortelle pour la souveraineté française.
Le F.N avance comme argument que les immigrés pomperaient un argent important dans les caisses sociales. Il serait donc une source de gaspillage pour les nationaux.
S’agissant de cette thèse, les français ne partage les idées des partis extrêmistes que sur un point.
Selon une enquête de la SOFRES publiée le 6 décembre 2006 :
a) 59 % des français qui estiment qu’il y a trop d’immigrés. Et sur la période 2000 à 2006 les français n’ont pas changé d’opinion.
Cette opinion n'est pas fondée.
Par contre :
b)En matière d’emploi, ils estiment à 80 % qu’il n’y a pas de raison de faire une différence entre un français et un immigré en situation régulière.
Seul 18 % sont d’un avis contraire et seulement 2% sont sans opinion.
c)S’agissant de la préférence nationale pour les prestations sociales, ils sont 77 % à déclarer qu’il n’y a pas de raison de faire de différence entre un français et un immigré en situation régulière contre 21 % et 2 % sans opinion.
De cette enquête on peut dire qu’une partie importante de la population française n’adhère pas aux idées concernant la discrimination à faire entre un immigré en situation régulière et un français.
Ces idées "d'invasion" défendues par les partis extremistes sont excessives. Donc insignifiantes.