Bonjour à tous,
Je profite de ce sujet pour reposter ici sans vergogne ma lettre ouverte, qui je pense est bien plus à sa place ici que dans le sujet perdu quelque part dans un fil où je l'avais postée précedemment.
J'en ai profité pour apporter quelques corrections mineures. Que les 2 personnes qui l'avaient lue n'en soient pas surprises.
Pour en finir sur le sujet qui nous occupe, je ne pense pas que toute cette affaire change grand chose à la situation médiatique française en matière de commerce, pognon et copinage -pardon, je voulais dire de musique et d'art-, mais cette incontinence verbale à laquelle nous avons été soumis aura au moins eu le mérite de rassembler les métalleux de tout poil de, et de réveiller les autres, tous unis par un ennemi commun : l'intolérance, sujet que, je me suis laissé dire, Monsieur Siar maitrise dans d'autres domaines que la culture et l'art.
Mais tel n'est pas le propos. voiçi donc ma lettre ouverte, pour, j'espère, le plaisir des petits et des grands, en hommage à la participation de la télévision publique Française à l'aggravation de l'image déjà fort mal en point des français à l'étranger.
Bon courage à tous,
Le Céphalopode.
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Monsieur le Président de France Télévision,
Il est habituel, voire même rituel, d'être partisan lorsqu'on commente un évenement dans lequel concourt un représentant de son propre pays. C'est bien naturel, et, après tout, ce genre de sentiment est partagé par tout ceux qui sont de la fête.
De plus, il semble plausible que les commentateurs recoivent des "grandes lignes", qu'ils doivent s'efforcer de suivre pour rester dans le ton de la chaine pour laquelle il travaillent, et donner un semblant d'homogénéité à l'ensemble de la grille.
Cependant, l'attitude de Michel Drucker et de Claudy Siar lors de la finale de l'Eurovision 2006 m'a semblée pour le moins insultante, nationaliste à outrance, et surtout révélatrice d'un esprit particulièrement dédaigneux des gens qui paient leurs salaires grace à leurs impots et fermé à toute chose à laquelle il ne connait rien.
Je dis bien "un esprit", car aux vues des commentaires déféqués tout au long de la retransmission par les deux compères, il semble parfaitement possible qu'une seule cervelle partagée en deux soit suffisante pour penser que des joyaux vibrants d'incompétence crasse, comme "après ça, ils seront en concert au zoo de Vincennes", soient acceptables lors d'un évenement télévisuel européen.
Forts de leur moitié de cervelle chacun, ils ont, Monsieur le Président, affirmé leur position de vieillards du Muppet Show, alignant pets verbaux en chapelets inter-minables sur la tête des spectateurs obligés de subir leurs ricanements infects de vieux misanthropes andropausés.
Vous pourriez croire, étant donné le langage imagé que j'emploie, que ce petit texte que vous ne lirez sans doute jamais vise à exprimer mon mécontentement.
Bien au contraire : je souhaite vous remercier d'une soirée mémorable, durant laquelle j'ai cherché en vain un intéret quelconque à ces insupportables voix off, jusqu'au moment magique du décompte des points durant lequel les dinosaures ont souffert d'un grand coup de froid lors d'un crescendo hallucinant aucours duquel le groupe de hard rock sur lequel vos employés ont copieusement vomi, a remporté le concours dans lequel leur protégée est arrivée antépenultième.
A l'évidence, Monsieur, vous souhaitiez faire passer le message que, malgré le fait que France Télévision fasse partie du service public, il est dans vos attributions de servir le public, mais en aucun cas de le respecter.
J'accuse donc réception de votre message, et vous prie de croire en mon désespoir de voir mon argent durement gagné ainsi attribué à de telles immondices.
Au nom de la communauté métal vivant en marge des médias en France depuis une trentaine d'années pendant que le rap mysogine et haineux partage le devant de la scène avec les musiques formattées à outrance, au nom de toutes les personnes étant suffisamment intelligentes pour comprendre que les musiques rassemblent et non qu'elles isolent, au nom des personnes qui savent que la musique est avant tout une création et non une marchandise, au nom de tout ceux qui respectent ceux qui n'ont pas les mêmes gouts, la même origine, la même apparence, au nom de tout ceux là, je vous remercie, monsieur le président, de faire part à Messieurs Drucker et Siar qu'ils seraient bien plus à leur place au musée, ou bien dans un zoo, où je suis sûr ils pourront se distraire lorsqu'ils ramasseront les cacahuètes que des enfants aux yeux brillants leur lanceront pour s'amuser, avant de partir et de les oublier comme on oublie un mauvais souvenir, laissant les deux compères s'oublier eux mêmes, que ça soit par la faute de la maladie d'Alzheimer ou bien d'un intestin fléchissant.
Je vous prie d'accepter, Monsieur le président, mes sincères salutations.
Le Céphalopode.