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Auteur
 Sujet :

Vous faites silence, mais supportez-vous la tranquillité ?

 
n°247136
Diogene20
Posté le 06-02-2012 à 21:09:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Je payais une douche et la prit. Je lavai enfin mes chaussettes et mon slip ! Je me sentais différent, mais il fallait remettre les mêmes vêtements ! J’avais ramasser de nouveaux journaux pour fourrer mes frusques et comme le froid ne lésinait pas je me foutais que ma tête paraisse petite et que mon corps soit raide : j’avais chaud ! Au réfectoire, on me désigna par le sobriquet de tête d’ampoule, parce que j’étais le seul à doubler mes vêtements et à me faire des chaussettes avec du papier, à me faire un gros thorax.  Les autres préféraient se protéger conventionnellement avec des fringues, avoir froid et se réchauffer au carbure ! Il est vrai qu’ainsi ils avaient l’air plus connu que moi, « tête d’ampoule ! » Je demandai aux convives un par un, s’ils connaissaient un squat, on finit par me répondre « oui ! »
C’était David et Arlindo, qui traçaient la route ensemble depuis deux ans. David portait un petit chiot dans ses bras. Justement, ils vivaient dans ce squat et y retourneraient après le café ! Nous fîmes le chemin ensemble avec hâte, comme habituellement par ce froid. La maison occupée se trouvait à une heure du restaurant. C’était un vieil immeuble d’habitation insalubre de deux niveaux qui s’ouvrait avec une clé. A l’intérieur comme à l’extérieur la poussière et les champignons avaient tout rendu gris sauf les portes qui avaient été repeintes en couleurs. Il y avait l’électricité en partageant une source de six câbles qui se baladait d’un étage sur l’autre. Nous passâmes devant cinq portes fermées et entrèrent par la sixième dans une grande pièce un peu chauffée au radiateur à gaz. En regardant son thermomètre David annonça triomphalement : « Il fait huit degrés ! »
« Voilà ! C’est ici qu’on crèche ! Tu peux t’installer là où y a de la place ! » assura Arlindo.
« Je pourrai enfin dormir après huit jours ! Merci les gars ! » répondis-je en riant et en dansant malgré moi parce que j’avais vécu dehors par moins sept.
« Y a pas de quoi ! » fit David. « Tu paieras plus tard ! »
« Combien ? » demandais-je.
« La facture d’électricité ! On divise par six. Celui qui branche un radiateur fait sauter l’installation alors on se chauffe au gaz. T’achèteras la prochaine bouteille !»
« Comment ? ! J’ai pas d’argent et pas de travail ! » fis-je en regardant mes chaussures.
« Comment ? Tu vis au zoo et t’as pas de ticket ?! Pourtant t’es filmé à chaque seconde !»


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247140
Diogene20
Posté le 07-02-2012 à 15:48:06  profilanswer
 

lança Arlindo. « Et si on te demande qui tu incarnes dans le vaste cinéma, t’auras qu’à dire que t’es une espèce en voie de disparition ! » ajouta-t-il en souriant largement.
« Ouais ! Je suis une espèce de con en voie de disparition ! » fis-je en éclatant de rire.
« Et il a l’air  content ! » ajouta David en riant.
« Oui ! Parce que je vais enfin aller chercher mes chats ! »
J’ai passé deux nuits à attendre, mais je n’ai pu récupérer que deux chats, les deux jumeaux. Je n’avais pas assez d’espoir pour rester une nuit de plus dans le froid, et je décidais de ne laisser que de la nourriture. Arlindo m’avait passé deux boîtes de sardines à l’huile et je comptais sur la trace de nourriture pour laisser entendre à mon chat qu’on se préoccupait de lui. Je me disais que j’avais eu de la chance que mes chats n’aient pas attrapé une pneumonie ! Heureusement, ils trouvèrent un camarade de jeu et d’attachement au refuge en le chiot de Arlindo. Il était un petit berger allemand qui grandissait, mais en l’instant il ne cherchait pas à dominer les chats qui ne cherchaient qu’à jouer. J’avais fait des démarches pour obtenir des tickets de cinéma de rue, mais il me fallait attendre un mois et demi avant de les toucher. En attendant il me fallait acheter à manger et une bouteille de gaz !
Dans la position de sans argent vivant dans le froid, je sentais une oppression permanente à l’estomac, à la gorge et au cœur. Mes gestes du matin sont explosifs comme si une catastrophe était imminente alors qu’elle était tout simplement arrivée ! Je vivais dans une baraque cassée où d’autres gens vivaient comme moi dans la précarité, d’autres catastrophés se débrouillaient. J’étais donc au meilleur endroit, pour ma condition, car l’on aurait sûrement des tuyaux pour que ma vie aille mieux !


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247144
Reblococho​n
Posté le 07-02-2012 à 19:34:00  profilanswer
 

Tu devrais offrir à boire plutôt que de soûler. C'est pas qu'on s'endort, mais comme personne ne lit ici.  :sol:


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Les guerres qui se gagnent sont celles qui n'ont pas lieu.
n°247147
Diogene20
Posté le 07-02-2012 à 22:18:24  profilanswer
 

Il y avait un couple et des copains. Ils survivaient en partageant des rêves à deux ou a trois. Trois voyageurs polonais vendaient des fleurs du lotus, ce qui leur avait permis d’aménager leur t2. Une pièce faisaient office de chambre, et l’autre était l’atelier. Ils travaillaient leurs objets articulés sur une table avec une bouteille de vin, des pinces et un fil d’alliage métallique polonais. Pour tromper le froid et la monotonie de leur intérieur gris, ils avaient de la vodka et de l’herbe de Pologne. L’herbe se partageait convivialement dans les campagnes durant l’union soviétique. Les problèmes résidaient dans les villes, avec les problèmes d’approvisionnement qui les condamnaient à l’alcoolisme relaxant ou à la chance de partager sa vie avec quelqu’un qui nous calme. Marek avait une quarantaine d’années ; nous nous parlions en anglais.  Il avait un visage long, les cheveux aux épaules, une barbe fine et longue, une moustache longue pour ne pas piquer au contact. Ses yeux baladeurs et souriants lui avaient valu de passer partout à la recherche d’un refuge. Il n’avait pas de papiers car il n’avait jamais tenu en main de contrat de travail déclaré, et en dix ans on ne lui avait jamais offert la sécurité sociale. Alors à chaque fois il se dépannait en argent et partait à la recherche d’un abri où il pourrait cuisiner. En dix ans il avait déménagé trente fois au moins, mais il savait gérer les tensions intérieures : il faisait un jeune de trois jours en buvant de l’eau. Puis il se réveillait dans un autre état, un état contemplatif qui lui rendait le présent plutôt que les ritournelles rétrogrades de la colère. Et il cuisinait pour les trois de petits festins frugaux. Edmund ne parlait pas anglais, et Vassili ne me parlait pas. Ils avaient trois appareils de chauffage ; nous nous étions trois hommes et nous n’en avions qu’un pour sept !
Le couple avait des revenus par la création de bijoux et l’importation de vêtements avec des couleurs rares. Quand ils me reçurent pour ma présentation, ils me montrèrent leurs appareils de chauffage. Ils en avaient deux pour cent mètre cubes, ce qui leur procurait une température de treize degrés durant une semaine pour vingt deux litres de gaz.


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247148
Diogene20
Posté le 07-02-2012 à 22:20:48  profilanswer
 

Ils ne me demandèrent pas ce que je faisais pour avoir des tickets ; ils firent une petite prière pour moi avec le clignement d’yeux du chat qui se fait des deux yeux, et un retroussement scellé de leurs babines que je traduis par « Je ne me moque pas de toi, toi qui a mit trois centimètres de papier journal sur ton thorax pour t’éviter une pneumonie. T’es pas beau mais il ne faut pas se ramollir»…
« Je suis le papa de trois chats, mais pour l’instant il n’y en a que deux ici ! Voici Oscar ! »
« Presque Carosse ! Salut Carosse ! » fit-il en caressant la tête de mon chat qui se dégagea de mes mains en sautant par terre et se dirigeant vers notre chambre …
Agui était roumaine et inscrite à la fac. Elle parlait couramment français et roumain. Elle sortait grâce aux garçons qui la suivaient. Elle allait dans les musées, les repas de noces, les amphithéâtres de fac, mais elle n’avait pas de temps pour les cours, elle qui ne pouvait monter sa bonbonne seule dans ses cinquante mètres cubes. Mais elle jouait un jeu dangereux, car elle acceptait parfois de passer une nuit au chaud dans la chaleur d’un appartement des hommes … Mais elle n’avait pas l’espoir de s’en sortir et espérait un mariage dans la joie qui ne venait pas ! Heureusement, elle prenait pas la pilule …
Il y avait deux turcs, qui travaillaient dans la restauration  avec des papiers et des déclarations, mais ils ne parlaient pas français ; seulement turc et russe. Il y avait un jeune canadien avec son chien de berger, et nous trois, Arlindo David et moi Idriss, et trois animaux. Il nous fallait deux appareils de chauffage de plus, et nous obtinrent chez Emmaüs, après visite de notre installation trois poêles à charbon avec cent kilos de charbon et d’anthracite. Deux jours après mon installation. Nous partageâmes avec Agui. Nous bricolâmes des conduits de fumée qu’il nous fallut ramoner deux fois. Nous eûmes du charbon pour les deux mois de grand froid. Emmaüs connait la vie des sans abris et les aide, quand ils se trouvent en ville. Mais ils n’arrivent pas à payer le minimum social aux compagnons, mais ils les soignent sur de longues durées. Jusqu’au bout peut-être. Ils sont un rempart pour les catastrophés comme ça existe par période depuis le douzième siècle ; depuis l’enclosure.


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n°247150
Diogene20
Posté le 08-02-2012 à 14:07:40  profilanswer
 

Ils ont un vestiaire gratuit, ce qui est bien utile à la propreté.
Dans la rue il n’existe pas de moyen de se faire de l’argent sans parler. Ni ramassage de cannette, ni collecte de carton ; tout est fait par les entreprises. On ne peut même pas vendre son sang ! Il n’y a pas de chiffonniers ! Agui m’a donné une adresse, et je vends des tableaux au porte à porte. J’ai des modèles de Vasarely et des sérigraphies de clown triste, de chouette, des petites maisons sous le soleil … Je rapporte de quoi acheter des boîtes et un pécule pour le gaz, mais c’est David qui a les moyens d’acheter le relaxant qu’il partage avec nous le soir. On oublie le froid et la crasse, les contingences ont ainsi moins d’importance et nous nous endormons sur une page blanche …
Nous sommes arrivés au mois de mars et dans notre chambre il fait entre quinze et vingt degrés. Bien sûr ça sent l’urine de chat, car je n’ai pas les moyens d’acheter de la litière. Ils font leurs besoin sur du papier journal que je change tous les jours … Mes compagnons ont la gentillesse de ne pas me reprocher la mauvaise odeur qui traîne ; ils sont bien trop occupés par la survie pour m’en vouloir de ce désagrément ! D’autant que les chats chassent les araignées et les souris … David fait des dessins au crayon de couleur aquarelle et Arlindo l’encourage ; c’est ainsi que fonctionne le duo. Ce sont des portraits de lutins habillés et de femmes presque nues dans des positions alanguies, et il y a des amateurs. Ce sont généralement des célibataires qui commandent le portrait des positions qui les font frissonner. Il travaille dans les bibliothèques publiques qui sont les seuls endroits à proposer de la chaleur et des toilettes gratuites … Moi aussi je me suis mis au dessin ! J’aimais bien ça quand j’étais enfant, et j’en oublie le temps qui passe. Je dessine des femmes chaleureuses vêtues de robes colorées. Mon plus beau portrait est celui d’une femme qui souffle l’air sur une bougie en souriant ; elle me fait sourire. David m’a reproché le sourire en me confiant qu’à son avis je ne vendrai pas. Qu’une femme souriante sans une maison à s’occuper ça n’existait pas ! En tous cas, c’est un portrait que je peux embrasser avant de m’endormir. Quand je rouvre les yeux après mon *****, je la vois sourire dans des couleurs chatoyantes et j’ai un peu chaud au cœur.


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n°247154
Diogene20
Posté le 08-02-2012 à 21:52:44  profilanswer
 

Arlindo m’a offert une poupée ! Il voulait s’amuser et m’a payé une petite jeune fille en plastique avec des cheveux longs et une robe en dentelle. J’aurais cru qu’il se moquait de moi s’il n’avait lui-même cruellement manqué de quelqu’un pour prendre soin de lui ! J’ai accepté le cadeau et elle tient une place dans mon lit. Je l’ai appelée Irène. Chez elle, il n’y a que les yeux et les jambes qui sont bien esquissés, car elle n’est pas bien finie. Seulement quand je quitte la chambre, j’ai maintenant l’impression de sortir d’un chez moi ! C’est ce que m’a apporté Irène. Elle m’a rendu un regard sur les jolies jeunes femmes que je regarde plus qu’avant. Mais les jolies femmes me font baisser les yeux la plupart du temps, et elles gardent leur mystère … Elles me voient comme un frère, quand elles me regardent.


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n°247167
Diogene20
Posté le 09-02-2012 à 20:53:14  profilanswer
 

Au hasard de mes ventes au porte-à-porte, j’en ai rencontré une qui n’était pas jolie, pas harmonieuse, mais fascinante, rare. Les jambes bien plantée dans le sol, trapue, la cinquantaine, des poches sous les yeux avec un rire enfantin excitant. Son rire se déclenchait à chaque fois pour dire : « je suis ta camarade », et à chaque fois j’avais envie de lui tourner autour et de l’embrasser. C’était la première fois que je rencontrais quelqu’un qui partageait si bien le rire, et à me trouver en face d’elle, j’avais envie de rester là avec son sourire à la vie latent. Elle portait une paire de jeans et un pull à col roulé moulant des seins qui débordaient des mains qui caresseraient ses grosses gouttes. Elle avait peu de cou et des épaules plus petites que les hanches ; un corps en forme de violon, une bouche mobile, prête à sourire et à déguster. Elle avait goûté aux Antilles et pour une occidentale, elle ne louchait pas sur ma mise mais regardait mes yeux d’homme.
« Non ! Vous avez un chat ? Nous avons quatre animaux pour une dizaine de personnes dans mon immeuble ; on est bien loin de l’arche de Noé même quand les lois sur la propriété ont violé celles des animaux ! Au fait ! Pourquoi n’y a-t-il pas de distribution de nourriture pour les animaux abandonnés, plutôt que de les laisser abandonner parce qu’ils pissent pour ça ?» m’insurgeais-je.
« Oh je ne sais pas ! Ca doit être une question de ministre encore ! Je sens que je vais sécher … Oh ! C’est parce que les bœufs n’ont pas fait de testament pour léguer sa viande aux chats, parce qu’il vit dans la maison du propriétaire de la ferme des animaux ?! » relança-t-elle.
Nous jouions au ping pong du sourire. J’avais de la chance d’avoir encore mes dents et de ne pas l’avoir effrayée. Alors je relance ma pensée, pour une approche environnementale.
« L’arche de Noé, c’est une famille humaine pour quarante animaux ou quelque chose comme ça. En ville, il n’y a pas de familles avec des arches ; il n’y a que quelques chiens rétrécis et des grands chiens pour les gardiens. »


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n°247168
Diogene20
Posté le 09-02-2012 à 21:31:09  profilanswer
 

Elle « J’aimerais bien conduire une arche de No, pour animaux, mais il me faudrait dix hectares pour mes chevaux ! Pris sur les terrains de chasse, pour ne pas user de la terre agricole de produits aussi sains que possible, bien sûr ! »
Moi « Et les chasseurs, qu’est-ce que vous en feriez ? »
Elle « Qu’ils foutent la paix aux oiseaux et que les agriculteurs les nourrissent dans des réserves pris sur les terrains de chasse ; ensuite on récupère les armes et leurs enfants pourront dormir tranquille, sans grandir dans un environnement où dix millions de foyers ont des armes ! Réquisitionner les atols de milliardaires pour y exiler les criminels sexuels, et livrer des sourires aux patrons en leur apprenant à ne pas polluer sur chaque contrat du bâtiment et surtout de l’énergie, et découvrons le nouveau monde qui nous sera offert par la propreté morale. Découvrons à nouveau le mariage où seul le gâteau pourra être blanc mais les vêtements multicolores pour célébrer le soleil humblement, et la chaleur aussi ! »
Moi « Comment vous appellerais-je ? »
Elle « Véronique, du jour de leur connaissance de moi »
Moi « Qu’est-ce que ça veut dire Véronique ? »
Elle « Ca veut dire « Toutes les femmes », parce qu’à toutes les femmes de petits cons chantent la chanson de Véronique, deux qui la tiennent et un qui la n… au nom de leur père, de leur enfants et du saint esprit ! Tous les chiens coqs en chaleur … Comme la chanson de l’alouette enfermée dans sa cage ! Alouette, gentille alouette, alouette je te plumerais ! et caetera et caetera … »


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n°247170
Diogene20
Posté le 09-02-2012 à 22:07:16  profilanswer
 

[:-marika-:5] « Un beau jour ou peut-être une nuit, près d’un lac, je m’étais endormie, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un aigle bleu
Lentement, les ailes déployées, lentement, je le vis tournoyer ; près de moi, dans un bruissement d’ailes, comme tombé du ciel, l’oiseau vint se poser. Il avait les yeux couleurs de miel, et des plumes couleur de la nuit, à son front, terne de mille douleurs, l’oiseau chassé portait une coquetterie noire. De son bec, il a touché ma joue, dans ma main il a glissé son cou, c’est alors que je l’ai reconnu, surgissant du passé, il m’était revenu ! Dis l’oiseau, oh dis emmène-moi, Inventons la maison d’autrefois. Comme avant, dans nos cauchemars d’adultes, pour cueillir fier de soi, des connaissances, des connaissances de soi. Comme avant dans mes cauchemars d’adulte, comme avant sur un tapis poussiéreux, comme avant accueillir le soleil, récupérer la pluie, et nourrir les oiseaux.
L’aigle bleu, dans un bruissement d’aile, prit son vol il avait peur de moi. Quatre plumes couleur pétrole, une larme couleur de la nuit ; j’avais froid, il ne me restait rien, l’oiseau m’avait laissée seule avec son chagrin"


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n°247175
Diogene20
Posté le 10-02-2012 à 13:33:50  profilanswer
 

Là, j’avais été loin : j’avais joué au serpent durant bien deux minutes en modifiant la chanson de Barbara, et elle m’avait fait la politesse de m’écouter comme je murmurais en prononçant distinctement. Elle était allé me chercher un billet de cinq euros pour me remercier que je refusais.
« Vous, vous ne paierez pas le cinéma avec moi ! »
« Non, mais je suis occupée » me fit-elle comme elle me trouva intéressée par mon apaisement avec elle.
« A une prochaine fois j’espère ! » me força-t-elle à dire pour maintenir mon ciel bleu avant de refermer doucement sa porte.
Je ne pus m’expliquer les semaines qui suivirent. Je rêvassais Sur Véronique et sur L’arche de No, le lopin de terre, la réserve des animaux. Un des animaux aurait été malade et il aurait eu besoin d’antibiotiques un dimanche après-midi, quand tout est fermé. Véronique lui aurait donné un bain chaud à cette poule, et aurait maintenu la température du bain durant deux heures avant de la sécher au séchoir et de la coucher sur une serviette dans notre nid afin de la stimuler en attendant l’ouverture du cabinet vétérinaire … Pratiquant la médecine poétique, celle de l’adrénaline qui guérit. Il y aurait des chevaux et un tracteur pour retourner la terre de leur pâturage. Il y aurait nos chats élevant des chiots et des chèvres pour le lait et la compagnie. Nous élèverions nos animaux au biberon afin de les imprégner et qu’ils recherchent notre compagnie ! Véronique était la femme de la situation de mon éden … J’ai rêvassé et j’avais l’air si parti qu’Arlindo me crut en vacances, hors de moi. Je leur répondit : «  j’ai survécu à l’hiver par moins dix et j’ai pas été filmé par Kho Lanta ; c’est ça qui m’énerve ! »
Arlindo « Ah ah ah ! Je crois que quand on est dans le trou on nous cherche des envies de voir le monde sympathique en nous piquant les poches avec des fourchettes. »
Moi « Quoi ? »
Arlindo « Ben c’est quoi le tatouage ? Sinon du panurgisme chantant ! »


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n°247176
Diogene20
Posté le 10-02-2012 à 13:48:09  profilanswer
 

Moi « T’as raison, aucun intérêt dans un style gravé dans la peau ! Que du masochisme ! »


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n°247216
Diogene20
Posté le 11-02-2012 à 19:44:15  profilanswer
 

Comme mes rêveries sur Véronique perduraient, je recherchais le silence plutôt que les conversations que nous avions le soir dans la chambre et j’achetais un petit lecteur de cd et trois disques pour l’équivalent de une journée de vente au porte-à-porte. J’avais gagné gros par rapport à l’habitude ! J’avais sans doute l’air ridicule à sourire au vent, mais je souriais à mes rêves, et j’étais vraiment devenu le con que je paraissais …
« Regardez ce Vazarely, il représente le buste d’une femme gravé dans la matière de la terre : une épluchure de patate. Elle est verte et bronze avec des traces de rayures de fourchettes parce qu’elle est une femme du peuple qui est reine et bouffée par les sbires d’autres reines ; et cette chouette, elle est la conscience de la nuit ; et ce clown, il est le saint patron de l’industrie, et cette esquisse de vieille maison de pierre à l’encre, je l’ai fait pour me souvenir de ma maison idéale … »
J’en rajoutais ! Je prétendais que c’étais moi qui les avais fait afin de vendre cher mes tableaux en carton sérigraphié. J’avais créé un tampon avec le prix, et je présentais un panel de dessins différents en racontant qu’ils étaient uniques. Je parlais d’un travail de six heures pour les différentes couches de couleurs et de la difficulté du travail à la plume pour la sérigraphie noire et blanche. Je parlais d’aquarelle pour de l’impression …  Si bien que si les gens me croyaient, ils devaient alors penser m’escroquer vu le travail nécessité ! J’étais impossible, mais le monde était impossible sans argent … Eux au moins ils avaient l’eau courante, des cuisines ; tandis que moi je campais et n’avais aucune autre perspective de travail sinon la peinture que je subventionnais ainsi …


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n°247232
Diogene20
Posté le 11-02-2012 à 21:20:23  profilanswer
 

Le désir qu’elle me veuille et qu’elle m’enlace dans des draps de coton me créait des angoisses que je ne parvenais à calmer qu’en la peignant. Je la peignais avec une femme de ménage pour ne pas qu’elle vieillisse trop vite. On la voyait de dos car je ne cherchais pas à connaître son visage qui me serait apporté par le hasard. Elle tournait le dos devant Véronique et moi dans la transe d’un moment heureux vécu au lit en la touchant d’une main épousant le tour de sa main. Deux grandes bouches ouvertes et happant l’air nous figuraient elle et moi. Une autre toile nous présentait avec un chiot de berger, celui de David. Une autre exposait nos hanches liées par la cohabitation de nos sexes attachés sur son pubis, ses cuisses coinçant mes fesses, la hauteur de mon sexe qu’on ne voyait pas, réclamait d’entrer dans la chaleur de son antre désespérément convoitée, et elle me murmurait, à bout de patience
« oh ouii vas-y ! »
Et le sol est jonché de peaux de fleurs dans la prairie du plaisir où nous nous transportons quand je peins l’effusion de mes rencontres imaginaires avec elle. Nous déferions un peu de la bobine du désir en échangeant nos fluides sués, susurrés, vaporeux, caressés, salivés et humés, nous nous étions rentrés par tous les trous et toutes les pores. Nous avions égalisé nos températures par les danses de nos corps s’adaptant à la tension sanguine de nos appareils de reproduction magnificients. Dans ma rêverie j’avais fait un enfant à Véronique, un tableau. Même si elle ne pouvait sans doute plus en avoir naturellement, quelque chose de merveilleux issu de mes chimères de peintre allait se passer. Un jour je lui tendrais une carte de présentation qui lui garantirait des voyages, une aventure avec moi sur la terre, avec des papiers !
 
 
http://www.youtube.com/watch?v=VdlbYFd-WNc


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n°247260
Diogene20
Posté le 12-02-2012 à 14:09:02  profilanswer
 

Je ris tout seul ! Je me fabrique de l’endorphine et des hormones de croissance … A l’idée d’une vie à deux dans une maison autonome, l’oxygène entre dans mon corps et me recharge en énergie comme le sommeil, mais il distingue nettement ce dont j’ai besoin : j’ai besoin de manger des olives, une salade et de la semoule ! Peut-être que le butin d’aujourd’hui me permettra de nous nourrir ! Peut-être que la peinture me délivrera du mensonge pour gagner mon pain ! Mon désir pour l’oxygène des rires que je partageais avec Véronique me délivrait de l’asphyxie de la faiblesse de mon sort. Elle me rend à l’hypnose du désir de jour et de netteté ; je commence à avoir besoin d’un langage sain, un langage qui ne dévisage pas et abandonne les ombres de la confusion. Je devais acquérir la grâce de savoir travailler la terre pour qu’elle nous permette une autonomie en cas de cessation d’approvisionnement, de grève générale. Car si je croyais à mes rêves, je croyais aux rêves de tous ceux que j’avais rencontré et dont j’avais entrevu le problème de ne pouvoir être aimé dans les contingences, l’expression noyée dans les évènements. Un jour, il y aurait un large cri authentique et général de ahanement ! Et l’on cessera de travailler … Il nous fallait nous préparer à l’abandon de la civilisation bancaire qui embrouillait tout d’un fil d’argent de satellisation.
 
http://www.youtube.com/watch?v=Stn [...] re=related
 
http://www.youtube.com/watch?v=ERXDmkl4uaY


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n°247263
Diogene20
Posté le 12-02-2012 à 15:32:49  profilanswer
 

Sur ma barque dans la fin de la civilisation de l’esclavage des dupes de la sauvagerie, j’emporterai Véronique pour la protéger de la faim et de la soif de la fin de l’époque de la naïveté médicale. Il nous fallait un intérieur chaud et chaleureux afin de préserver l’existence d’une intimité entre nous. Il nous fallait de l’argent pour financer notre santé, ou bien garder une propriété autonome pour plusieurs personnes … Inspirer l’envie de la fréquentation de quiconque ! Décrire des scènes de l’inconscient collectif d’un homme qui cultive la vérité humaine de tous temps ! Alors je devais connecter le spectateur de son sexe à des poumons d’acier au travers de ma renaissance. L’âge où l’étude du hasard collectif finit de surprendre et où se monte une embarcation vers l’avenir et la vieillesse ; vers le coin des désirs et de son oxygène. Le bonheur protège le cœur d’un couple, c’est tout ce que je devais privilégier au travers de mes actes puisque la civilisation amusaient les couples dans leur isolement capital. J’avais vécu la peine de ne pouvoir protéger mes chats, j’en avais perdu un en leur faisant à tous risquer le coryza ! Je m’étais tu durant un temps en acceptant la faim qui nous séparaient … Alors de toutes les façons je devais lutter contre l’abandon de moi-même, de mes amours, et pour cela il me fallait accéder au confort ! Sinon l’on ne verrait en moi qu’un vieux dupe, une ***** molle, et les enfants m’écraseront ou me diront encore n’importe quoi ! Avec ma mise je ferais rire ou pleurer les mômes abusés que tous avons été au cours de nos apprentissages. Je devais absolument me constituer une garde-robe, sinon ma vie relationnelle ressemblerait à l’état de mon domicile : accumulant les nuisances et évoquant le combat.


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n°247303
Diogene20
Posté le 12-02-2012 à 21:08:42  profilanswer
 

Dans mon sac je n’avais que trois rechanges intégrales, et deux paires de chaussures. Je n’avais que les moyens de la subsistance et je craignais qu’on ne nous expulse pour insalubrité. Ma réalité impliquait de faire entrer l’or, l’argent, le marron de la terre, le rouge et le noir du sang sur mes tableaux parmi les autres couleurs. Alors sur le tableau intitulé les embruns, le fleuve était marron, rouge, noir et argenté, tandis que les berges étaient bleues et les maisons oranges brique. Au centre du fleuve, sur un ilot fleuri de rouge se trouvait le lit de Véronique où elle me faisait signe, à la clarté de cinq heures au printemps. Arlindo et David y trouvèrent de l’intérêt et  me conseillèrent de trouver une salle d’exposition ou bien d’aller vendre mes toiles sur un bord de mer durant la saison touristique qui ne tarderait pas …


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247304
Diogene20
Posté le 12-02-2012 à 21:35:14  profilanswer
 

Pour que l’on retrouve l’axe de ma peinture, il me fallait faire le tableau de la froidure d’une vie sans amitié, d’une vie dans le désert de sympathie.


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247376
Diogene20
Posté le 23-02-2012 à 17:30:04  profilanswer
 

J’osais figurer ma solitude d’avant.
Après avoir dessiné les grains de sable, le ciel et le relief, je peins une barrière d’un blanc passé figurant un cordon sanitaire. L’ambiance est tiède, mais les marques de peinture défraîchie sur la barrière parlent de temps et d’abandon. Ce tableau m’avait laissé comme vidé d’énergie. Il y avait dans le ciel la grisaille et la froideur de l’hiver, dans la végétation la sécheresse, dans les reliefs des fossiles millénaires forgés par le vent et le froid sur la roche en poussière. Au premier plan un lapin s’est réfugié là pour avoir moins de prédateur. Car l’argent est scandaleusement réparti de bas en haut sur les jalons du plus grand mépris. En avoir signifie avaler sa honte morale dans un monde sans scrupule régit par de monstrueux joueurs d’échec sans incertitude.
En ville, j’avance surveillé de toutes part, bien que soumis aux lois et me débrouillant au pif dans la carence de partenariat. Le partenariat n’existe pas dans une société individualiste par les lois, tandis que dans l’isolement, la carence d’argent porte à gruger et à partialiser les échecs pour survivre. Sinon, c’est le suicide pour manque de ressources. Que deviennent les désirs dans l’immoralité ambiante sinon des fantasmes immoraux ? C’est si souvent a des gens trompés que l’on s’adresse, sur le désaveu des victimes que se font les bénéfices, que l’on n’observe d’habitude que les circonstances dans le boulevard de la duperie. L’argent y est une urgence commandant la vie et la mort dans le lac artificiel de toutes les désunions, entreprit au douzième siècle par l’héritage et l’enclosure. Par la compétition notée des écoles, et la non assistance à personne en danger des contrôles de connaissance d’où la santé est un privilège entretenu par l’éducation nationale. La santé et la diététique n’étant pas enseignés dès la maternelle, l’homme est bouté de sa conception primordiale. Ce sont des orphelinats et des adoptions qui en découlent. Les hommes semblent si imprégnés de compétitions qu’ils en omettent les nombreuses défaites que l’on lit dans leurs yeux. [:-marika-:5]  [:actovegin:1]  :sarcastic:


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247453
Diogene20
Posté le 29-02-2012 à 17:16:24  profilanswer
 

On était au mois de mars et j’avais entendu dire que l’hiver avait fait sept cent victimes parmi les hommes sans compter les animaux. Bien sûr ils ne comptaient pas les pneumonies, il s’agissait du chiffre des victimes de l’abandon et du déni. Est-ce que mon chat Montero était mort par ma faute ? C’est vrai, j’avais souhaité qu’il m’abandonne quand je me suis trouvé nulle part par le fait que je n’avais pas l’argent de notre protection. Les mafias, le devoir de vengeance des familles, avait validé la haine des vauriens de la colère. J’étais en colère contre moi car je connaissais les règles financières depuis l’âge de quatre ans et que je n’en avais pas protégé ni mes parents ni mon chat. Comment veiller sur quelqu’un dans la peau d’un invalide par l’argent ? J’avais laissé se rompre le lien de protection que j’avais noué avec ma mère en naissant et en adoptant mes chats. J’étais invalide par l’argent et j’avais déjà pleuré sur nos abattis en tenant mon bol de nourriture, ce qui annonce la poisse, le déséquilibre …
Déjà, dehors en ville, depuis un temps immémorial, les citadins entendait vrombir les moteurs de machines à roues ou à ailes ; les turbines, les perforeuses etc. Depuis le début les animaux et les gens étaient en danger et mourraient dans le trafic. Montero avait-il échappé à la circulation ou était-il mort de la grippe ? Par mes mains impuissantes, le pouvoir de l’argent avait il conduit mon chat à mourir ?Quand je regarde la ville, connaissant les lois des prix, j’imagine clairement une pierre enfermée dans le cœur des propriétaires pour la préservation de leur vie sous leur toit plutôt qu’une vie comme la mienne. Qu’est-ce qu’une vie de chair au regard de la pierre qui protège la vie ? J’avais remarqué depuis longtemps que la vie ne valait rien face à la pierre puisque les trésors des gens, les enfants, étaient exhibé du matin au soir pour que la folie de l’argent revienne. Pour maintenir la joie des petits anges, il fallait faire silence sur les lois financières et laisser rêver les gosses sur leurs capacité à les exaucer. Ils verront des cases et des murs en béton, et parfois, dans les temples et les musées, des sculptures d’humains en pierre, la plupart représentant des gens jusqu’à trente ans. [:-marika-:5]


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247469
Diogene20
Posté le 01-03-2012 à 14:41:09  profilanswer
 

Ils verront des cases et des murs en béton, et parfois, dans les temples et les musées, des sculptures d’humains en pierre, la plupart représentant des gens jusqu’à trente ans. Figuré dans la pierre, les corps et les visages représentent la perfection de la maturité sexuelle, l’éternité du désir de posséder la santé et du plaisir de posséder magiquement des courbes attirantes. Mais où sont les rires joyeux dans les travaux de pierre ? Nul sculpteur n’a osé inscrire un rire pour une éternité incluant des guerres, mais pour l’éternité du désir qui réclamerait de la reconnaissance de tous les instants. Afin que les gens rêvent qu’ils sont ensemble, même sans toucher au devoir de fabriquer des guerres hygiéniques sur son territoire et sur celui des autres dont le tribut reste le viol depuis les cavernes. Alors, dans les cités, on a le droit de marteler, de faire vrombir, d’enluminer, de chauffer, d’empoisonner pour l’industrie de qui reste aux héritiers du droit. Même si l’administration des héritages transforme en cafards les pauvres, obligés de convoiter les poubelles de droits terrestres des riches … Heureux des faiblesses de leur client  que l’éducation et le cernement de convoitises privatisées n’ont pas protégé, l’éducation nationale trace le plan de l’obscurantisme sur les trésors macabres gangrénés sur les souffrances d’autrui et sur l’enfer d’être ensemble. Concernant le sort des animaux et leurs exécutions immodérées ou régulières, l’éducation nationale n’enseigne même pas le végétarisme ; pousse à disséquer les animaux morts …  Bafouant encore la sensibilité des  gosses prêts à acheter des armes et à faire espérer le marché de la destruction de la Terre pacifique.  L’Europe s’entraîne à gangréner les esprits du monde entier de leurs scouts nazillons  et de leurs missionnaires  tout en enfermant leurs pactes financiers dans des châteaux et des temples qui financent la mauvaise réputation des gueux dans tous les médias au lieu de leur construire des logements gratuits et dans les normes de sécurité. Car tant que les logements ne sont pas gratuits, les lois anti-squat sont anti constitutionnelles à la déclaration des droits de l’homme sur la liberté : [:-marika-:5]  [:-marika-:5]  [:-marika-:5]  [:-marika-:5]  [:-marika-:5]  [:-marika-:5]


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247476
Diogene20
Posté le 01-03-2012 à 19:11:52  profilanswer
 

La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé moralement ou physiquement par le pouvoir conflictuel de l’environnement. Elle est la capacité de se déterminer soi-même dans des choix contingents. Elle est définie, et est perçue différemment selon la détermination du volontariste :
• négativement : rejet ou incapacité à l’esclavage commun.
• positivement : autonomie et spontanéité du sujet rationnel en rapport direct avec le choix de son temps ; les comportements humains culturels qui permettent la compréhension de la folie se fondent sur la curiosité et sont qualifiés de libres.  
• Ou bien la liberté n’appartient à personne mais accompagne tout le monde comme son ombre. Elle est les moyens de la transe personnelle en sécurité, du terrier, se transmet par la conversion et les oeillères sur l’injustice des partages ; la liberté est mafieuse par la solitude du vrai respect et le temps insolite qui manque et se fait argent pour compter nos défauts par milliards quand on nous dépiaute debout en chair trompée et en esprit mécanique ou en immunisés de calculs.


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247485
Diogene20
Posté le 01-03-2012 à 23:09:06  profilanswer
 

Comme j’avais marché longtemps, durant trente ans, je m’arrêtais sur le piédestal d’un arbre jeune flanqué d’un tuteur par une lanière en plastique. Sur la place, les têtes aux cheveux fixes et aux cheveux souples allaient au rythme des basculement de leurs pieds. Silhouettes élancées et trapues se croisaient en formant une circulation continue sur la petite place piétonnière. Tenues bariolées ajustées aux formes ou floues vaquaient au chemin de leurs propriétaires tandis que des cloches frappaient six heures et que le flot se faisait plus dense et plus féroce. La foule voulait se défaire de ses dix heures de sueur et de fixation sur sa besogne et piétinait le bitume avec fièvre et tension.


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247504
Diogene20
Posté le 03-03-2012 à 19:15:01  profilanswer
 

Comme j’avais marché longtemps, durant trente ans, je m’arrêtais sur le piédestal d’un arbre jeune flanqué d’un tuteur par une lanière en plastique. Sur la place piétonnière, les têtes aux cheveux fixes et aux cheveux souples allaient au rythme des basculement de leurs pieds. Silhouettes élancées et trapues se croisaient en formant une circulation continue sur la petite place. Tenues bariolées ajustées aux formes ou floues vaquaient au chemin de leurs propriétaires tandis que des cloches frappaient six heures et que le flot se faisait plus dense et plus féroce. La foule voulait se défaire de ses dix heures de sueur et de fixation sur sa besogne et piétinait le bitume avec fièvre et tension. Ils sortaient de leur tombeau à ciel ouvert où l’on cadrait leurs émotions en dessous de leurs masques et ils prenaient prise avec la Terre, la leur. Un coup d’œil sur le ciel détourné par le souvenir d’un bulletin météo redondant et sempiternel ; un coup d’œil sur un mendiant avec un souvenir d’explication sur les personnes en danger, un long regard sur les vêtements que proposent les tailleurs plébiscités à la recherche d’un éclat personnel dans la grisaille des comptes horaires … Quelques chiens tenus en laisse ne savent pas que les odeurs sont des codes et cherchent les yeux et les gestes des passants, hébétés par la multitude des pensées qu’ils observent, mais guidés dans le flux par l’attache. Un chapiteau de boutiques de fleurs et les cafés, les restaurants sont pris d’assaut dans la désertification architecturale de nature. Tout ce qui se mange est parqué et réclame des salamalecs à l’heure où l’on jette. Tout ce qui vit est adopté, abuse ou est abusé par un lien nourricier. Quatre classe de transport, de logement, de nourriture et de condition tout court finiront de labéliser des comportements codifiés que les nationalistes récupèreront dans la confusion des titres. La foule semble quantités de regards focalisés par le vol de ses temps, habitué au silence des cris d’identité humaine dans la défense du dragon que le commerce assentimental fabrique avec elle. [:-marika-:5]


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247510
Diogene20
Posté le 03-03-2012 à 20:59:57  profilanswer
 

Dans les cafés on voudrait croire que les buveurs d’alcool et les mangeurs de cacahuètes trinquent en l’honneur des vivants, mais c’est en l’honneur des morts qu’ils boivent, de ceux qui ont déjà parcouru leur chemin et se taisent à jamais. L’alcool n’est-il pas l’apanage de toutes les civilisations qui se prétendent grandes à cause de la taille de leurs cités tandis que la peau de l’homme ne vaut toujours pas le respect à sa taille ? L’alcool n’est-il pas l’apanage des nations de l’hypermétropie qui survivent par le déni de leur alcoolisme grégaire et valorisent les conquêtes linguistiques tandis que la sincérité stomacale fait silence et encaisse sourdement les relations. Mais ce qui fait les échanges des gens de la foule anonyme en matière de condition humaine, c’est l’hermétisme et le pouvoir comptable, la digestion et le transport qui font qu’être quidam parmi les autres c’est souvent être envisagé comme une huître perlière ou non d’un environnement mystificateur où l’on ne choisit rien, mais où l’on sélectionne. Etre nombreux n’est une chance que si l’humanité apprend et enseigne le partage de sa condition pour s’émerveiller à l’égalité. Sinon on s’attendra encore à la guerre du prince charmant au nom de ses poules …
Et ceux à qui je tiens pourrais se perdre ! :ouch:


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
n°247512
Diogene20
Posté le 04-03-2012 à 16:47:31  profilanswer
 

Debout, pipi, toilette, marche et travail, manger travail et rentrer dans un logis précaire qui peut être fermé chaque jour … J’entretiens mon quotidien avec de l’ennui et je me préoccupe de caresser mes chats le plus possible afin de les attacher à notre territoire. Je suis divisé entre automatismes et incarnation et les asservissements me pèsent. Mais il est hors de question que nous retournions à la rue ! Je perdrais donc ma vie à la gagner et je connaîtrais le vide, comme les autres zombies vivants qui crèchent quelque part où il fait bon pour les abattis.


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Refuser de comprendre tout au long de leurs vies, afin que l’argent soit l’appât et les individus des poissons de l’injonction d’avoir.
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