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CutieePwincess Complément d'enquête : Chris014 Elections : JMLAB57, 3 utilisateurs anonymes et 87 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

AUBE, la saga de l'Europe, ch XVI

 
n°220955
Galan Marc
Posté le 30-09-2009 à 01:11:01  profilanswer
 

LE TRIOMPHE
 
 
 
Ils se réveillèrent à la prime aube, les yeux encore embués de rêves. Le messager sauta sur son char prévenir de leur arrivée. Il n'avait pas prévu toute cette ferveur populaire. On devait s'interroger sur leur retard. Il avait, Dieux merci, été large. Ils arriveraient le dernier jour de sa pire estimation. L'attente rendrait l'accueil du Joyau plus réussi encore.
L'escorte suivit. Les bœufs du chariot limaçaient sous sa masse pansue, soudain sensible. Personne ne les en houspilla. À côté de l'impatience nichait une appréhension d’enfant qui n'ose regarder ses cadeaux et en retarde l'instant. Bientôt, pourtant, et tout lente qu'ait été leur marche, ils parvinrent au bord d'un cercle de gras pâturages. Ici commençait Kerdarya.
Ils firent halte, cœur noué de pénétrer dans la ville sanctuaire. Ils ne s'étaient pas attendus, à leur départ, à une telle émotion. Leur hésitation fut brève. Ils n'avaient pas reculé devant la grande horde, pourtant terrible. Ils iraient du même pas assuré vers leur triomphe. De quoi avaient-ils peur ? Ils n'avaient aucun lieu de craindre d'entrer dans leur cité. Elle allait les acclamer et faire une grande fête en leur honneur. Elle n’abritait ni monstres, ni démons, que des divinités favorables... Quant aux hommes... Seuls le roi des rois et les plus hauts prêtres y résidaient en permanence. Un homme qui se rêve le plus grand de son peuple tremblerait-il devant eux ? Si c’était un temps de conseil, il rencontrerait de nombreux rois de tribu, le secondant et prenant part à ses décisions. Pas plus à Kerdarya que dans leurs fiefs, ils n'avaient rien qui leur en impose. Pewortor les souhaitait même nombreux. Ils seraient une excellente pratique pour ses glaives.

n°221282
Galan Marc
Posté le 02-10-2009 à 15:45:35  profilanswer
 

Avant, il fallait traverser plusieurs cercles. Le premier, parcouru en permanence par de petites, mais très actives patrouilles, dont une se dirigeait vers eux, était un immense anneau de pâturages. Ils leur souhaitèrent la bienvenue. Ils les savaient arrivés depuis la veille au soir. Ils s'engagèrent à leur suite. Les prés étaient occupés par les seuls gros bovins et presque vierges d’humains. Les rares pasteurs, saluant avec affectation, y semblaient plus en promenade que commis à leur garde. Ils n'en étaient pas moins vigilants. Ils avaient observé l'arrivée de l'escorte et avaient aussitôt prévenu. Pas étonnant qu'une troupe soit venue dès qu'ils avaient avancé vers le cercle d'herbe verte. Elle les avait fêtés. Elle aurait aussi bien, au moindre soupçon d'intentions hostiles, fondu sur eux pour les détruire. Sous le même masque bonasse que son village en été, Kerdarya était bien gardée.
Ils continuèrent parmi les prés. Ils atteignirent, au pas lourd de leurs bœufs, une levée de terre. Attendre, encore attendre ! Que ce temps, au moins, ne soit pas perdu ! Kleworegs examinait tout. Étonné du petit nombre des bouviers, reconnaissables à leurs peaux lainées, il s'inquiéta du peu de soin dont les troupeaux semblaient entourés. Les patrouilleurs rirent. Ils n'avaient pas besoin de gardiens de troisième caste. C’était des guerriers trop âgés pour les grandes expéditions, encore bon pied bon œil, qui les surveillaient.
Ils constituaient le trésor commun des anciens messagers. À l'âge où les autres participent aux raids source de richesses, ils chevauchaient pour le bien commun. Ils servaient Aryana sans crainte de leur avenir. Ils travaillaient pour elle, elle pensait à eux. C'était leurs terres, leur bétail. Ils les gardaient comme ils gardaient leur cité jusqu'au jour de leur dernier combat, voie privilégiée au banquet de Thonros. Il les observa. Ce bon pied bon œil dont ils se prévalaient ne lui faisait pas illusion. Ils ne pouvaient guère, avec leur poil grisonnant et la force et les réflexes en rapport, faire plus. Si son groupe avait présenté le moindre danger, ce n'est pas eux qui l'auraient accueilli.
Une telle vie n'était-elle pas enviable ? Passé huit ou neuf mains d’ans, c'était une agréable sinécure. Au vrai, leurs seuls ennemis étaient les meutes de loups et les mange-miel. Les combattre est considéré à l'égal de lutter contre un guerrier ennemi. Cela préservait leur dignité... sans grand risque. Les fauves ne s'aventuraient pas souvent à attaquer les bovins. Les forêts à l'entour regorgeaient de gibiers faciles prêts à tomber sous leurs griffes ou leurs crocs... Peut-être y aurait-il rêvé, et y aurait-il trouvé une félicité extrême... il y a longtemps. Ses ambitions avaient crû. Il aurait méprisé une telle fin.

n°221497
Galan Marc
Posté le 04-10-2009 à 10:59:11  profilanswer
 

Ils arrivèrent à la première levée. Un prêtre les accueillit. Il les pria de s'arrêter. Il prit une mine interrogative. Patience ! Les hiérarques venaient de se faire confirmer leur arrivée. Ils en répandaient partout le bruit. Ils devaient attendre que chacun, prévenu, ait quitté sa tâche pour descendre les honorer, eux et leur précieux fardeau. Les patrouilleurs prirent congé. Ils retournaient à leurs rondes.
Il les salua d'un air distrait. Il jaugeait, du coin de l’œil, le rempart. Il était haut comme deux hommes, vertical du côté des arrivants, couronné d'une palissade de forts rondins. Sur sa chaussée, des postes de guet s’échelonnaient tous les cent pas. Sa vue décourageait l'attaque, et si des fous passaient outre, les guerriers, au sommet des talus aménagés et dans les trouées entre les anciens mamelons en partie rasés, les repousseraient sans peine... De tels remparts étaient autre chose que sa clôture.
Il s’en lassa vite. Il aurait cent fois l'occasion de les observer de près. Allaient-ils attendre encore longtemps ? Il avait soif. Pouvait-il boire à sa gourde d'hydromel devant les gardiens ? Le messager, lui, bâfrait et rendait compte de sa mission entre chaque bouchée quand ils faisaient le pied de grue comme gens de rien. Quelle amertume de voir traités ainsi le Joyau et ses protecteurs ! La réception devrait compenser l'attente !
Bien juché sur son char, il croisait et décroisait les doigts. Le pire était de n’avoir aucune idée de sa durée. Heureux messagers ! Ils entraient partout sans délai. Comment se débrouillait-il ? ... Ah, être dans la peau d’un furet ou d’une couleuvre chasse-souris, lové dans un recoin de la salle du trône, pour l'entendre !

n°221506
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 04-10-2009 à 12:38:59  profilanswer
 


Les hommes de cette époque
N'étaient -ils que des pommes ?


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°221516
Jean Plume
Posté le 04-10-2009 à 12:55:21  profilanswer
 

Le 30-09-2009 à 01:11:01, Galan Marc a écrit :

LE TRIOMPHEIls se réveillèrent à la prime aube,.


 
 
pléonasme


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Faux rhum à consommer avec modération.
n°221517
Jean Plume
Posté le 04-10-2009 à 12:58:11  profilanswer
 

Le 30-09-2009 à 01:11:01, Galan Marc a écrit :

LE TRIOMPHEIls se réveillèrent à la prime aube, les yeux encore embués de rêves.


 
pffff... que d'effort il faut pour lire cette prose affectée et chargée à l'extrême.....
 
 :sleep:  
 
pas étonnant qu'il en soit réduit à placer ses 'textes' sur ce forum soi-disant littéraire


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Faux rhum à consommer avec modération.
n°221530
Galan Marc
Posté le 04-10-2009 à 13:24:55  profilanswer
 

Le 04-10-2009 à 12:38:59, Morue tres fraiche a écrit :


Les hommes de cette époque
N'étaient -ils que des pommes ?


Toi, t'es vraiment un intello

n°221543
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 04-10-2009 à 15:03:53  profilanswer
 


Oui. Et je m'améliore de jour en jour
A vous lire.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°221649
Galan Marc
Posté le 05-10-2009 à 10:28:37  profilanswer
 

Le messager n'avait eu qu'à montrer son enseigne pour être admis dans la citadelle. Assurés de sa mission, les gardiens de la trouée avaient sonné de la corne pour l'annoncer aux guerriers de la polis, énorme bâtisse, fortifiée et entourée d'une palissade de troncs d'arbres centenaires, contenant en son sein le palais royal, les principaux sanctuaires, les salles de conseils des prêtres et des rois.
Un second coup de corne avait répondu. Les lances qui l'avaient arrêté s'étaient décroisées. Il pouvait pénétrer dans le troisième cercle, en direction de la citadelle.
Il était tôt. Une intense activité régnait déjà au pied du tertre où était bâti le vrai Kerdarya. Indifférent à cette agitation, à cette presse, à l'animation que donnaient au camp installé au bas du tertre sacré artisans et troqueurs, il s'était présenté sans délai devant les gardiens des massives portes de la ville-ner. Peu après, le temps d'avertir les principaux prêtres et le regs regom, on l'avait invité à entrer et emmené au palais.
Il y avait suivi son guide. Il s'attendait à voir, trônant, le roi des rois. Le regs bhlaghmen, entouré des plus hauts prêtres, l'accueillit. Des bruits couraient sur leur rôle accru depuis l’affaire des voix. Il n'en sourirait plus. Ils venaient, sous ses yeux, de s'avérer.
Le regs bhlaghmen l’avait salué sans l’inviter à parler. Il le regardait avec avidité, presque désir. Il retardait l’instant d’entendre que le Signe était arrivé. Il était loin, au temps où le roi de tout le peuple était choisi dans les première caste. C'était avant la grande expansion, avant que le diadème ne soit passé sur la tête des manieurs du glaive victorieux. Il ne leur était resté que le sacré. Le Joyau – le patrouilleur arrivé une demi-lune avant l'avait confirmé – en participait. Le prêtre recevait au palais royal, avant tout le monde, ses porteurs. Si cette brève prééminence, surtout protocolaire, pouvait être le signe de quelque chose de plus fort et de permanent ! Il montrerait, pendant ces jours où la pierre et ses servants seraient le point de mire, que le pouvoir leur était revenu. Si assez s'en laissaient convaincre, pourquoi ne perpétuerait-il pas cette autorité retrouvée ? Le roi actuel n'avait guère été élu pour sa forte personnalité. Il se faisait fort, bon manœuvrier, de récupérer la quasi-totalité du pouvoir dont ils avaient été dépossédés. Pourvu que le messager confirme tout !

n°221654
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 05-10-2009 à 11:19:50  profilanswer
 

Je me trompe peut-être,
Mais je trouve ça de plus en plus mauvais.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°221695
Galan Marc
Posté le 05-10-2009 à 13:09:21  profilanswer
 

Le 05-10-2009 à 11:19:50, Morue tres fraiche a écrit :

Je me trompe peut-être,
Mais je trouve ça de plus en plus mauvais.


Tous les goûts sont dans la nature, donc, pourquoi pas le mauvais ?
Et si vous vivez bien avec, pourquoi en changer ?

n°221709
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 05-10-2009 à 13:49:51  profilanswer
 

Le 05-10-2009 à 13:09:21, Galan Marc a écrit :


Tous les goûts sont dans la nature, donc, pourquoi pas le mauvais ?
Et si vous vivez bien avec, pourquoi en changer ?


Libre à vous d'assumer le nivelage par le bas.
Tout est affaire de séduction, me direz-vous,
Et même sans résille, vous êtes un peu collant.
Même si je sais que vous ne venez pas pour le bas
De laine.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°222127
Galan Marc
Posté le 09-10-2009 à 08:42:57  profilanswer
 

Lèvres pincées, il attendait qu'on l’interroge. Il avait parcouru des yeux la salle du palais royal, écouté roi et prêtre discuter. Comment, dans la résidence et le siège du pouvoir du regs regom, le prêtre, et non son hôte, acagnardé sur un tas de peaux, pouvait-il tant faire le fier ? Pire, prendre des initiatives et lui donner ses ordres. Superstition, respect des prêtres ou veulerie d'un jouisseur, le roi suivait toutes ses suggestions. Kleworegs devrait le savoir. Sage et aidé de la faveur constante des dieux, il saurait quels enseignements en tirer.
Le prêtre lui avait enfin parlé. Sa première question, où l'impatience et le désir d'être rassuré affleuraient sous le ton calme et posé, concernait le Joyau. Comme tous ceux qui l'avaient décrit auparavant, il avait dit sa taille et sa beauté. Comme eux, il n'avait pu trouver de mots capables de rendre la force et le sacré qui en émanaient. Qu'importe ! Ce qui transparaissait à travers était sa certitude de faire face au surnaturel, au-delà des sens des mortels. Ses dires appuyaient ceux de ses prédécesseurs. La débilité des termes humains n'y pouvait rien. Il serait confronté à la plus grande manifestation du divin qui lui avait jamais été donnée de contempler. Pour l’avoir annoncée, lui et sa caste retrouveraient, s'ils l’osaient, une bonne part de leur antique puissance. Sans doute pas la royauté – symbole auquel ils ne tenaient plus guère –, le pouvoir d'ordonner au nom des dieux et de se faire obéir quand ils ne faisaient plus, souvent, qu’avaliser les décisions des guerriers.
La description du Joyau l’avait réjoui. Il avait hélé un acolyte :
– Préparez une escorte de premier rang. Envoyez-la accueillir ceux qui nous amènent le Signe. Faites-le précéder du cheval blanc et montez une châsse pour y transporter son écrin !
– Bhlaghmen, j'ai vu autre chose, une grande magie. Je ne sais si celui qui m’a précédé t'en a parlé. Devant moi, on a frotté la pierre. Elle a attiré vers elle des poils et des bouts de tissu. C'est la preuve que ce Joyau nous a été donné pour que, aussi loin qu'aillent ses conquêtes, reste à jamais rassemblé notre peuple. Elle empêchera que ne se dispersent les clans, comme certains le redoutent.
– Tu as trouvé cela tout seul, messager ?
– Nous en avons beaucoup parlé.
– Et vous avez vu juste ! Bhagos t'a favorisé comme peu en t'inspirant l’idée de la petite pierre-lumière et en nous suggérant de t'envoyer vérifier l'histoire de ce Kleworegs. Le porteur d'une nouvelle aussi agréable, astucieux et doué pour percer les mystères, mérite sa récompense. Que le roi des rois, à ma requête, fasse de toi sa bouche et ses oreilles. Nous t'enverrons voir les chefs des terres et des cités d’au-delà du midi. Il y a des années que nous cherchions un homme capable d'établir des relations avec eux et d'estimer par la même occasion leurs forces et leurs richesses… Si elles sont aussi grandes que certains butins pris aux pillards le laissent penser...
– Voilà quelque chose qui me plairait... Regom reg-e, puis-je espérer ?
– Qu’il en soit ainsi !

n°222179
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 09-10-2009 à 16:53:23  profilanswer
 


Pour le Reggae,
Allez voir Bob.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°222249
Galan Marc
Posté le 10-10-2009 à 18:32:17  profilanswer
 

– Tu vois, c'est fait... Maintenant, annonçons que le Signe est dans nos murs, ou prêt à y pénétrer, et partons à sa rencontre... Tu peux prendre congé. Va à ta guise.
Il repartit vers l'accès au troisième cercle. Kleworegs l'y attendait. Le temps était frais et humide, les nuages grisâtres. L'accueil serait réussi. La pluie ne menaçait pas pour tout de suite... Qu'ils se pressent un peu, quand même !
Kleworegs mourait de soif. Avant toute autre question, il lui demanda s'il pouvait boire devant les sentinelles. Il le rassura. Leur chef – et lui, par la même occasion – serait ravi de partager l'hydromel. Cette politesse ne coûtait guère. Il s'en acquitta volontiers. Le messager lui conta l'accueil du haut prêtre. Il hocha la tête. Il fit tout préparer pour son entrée. Elle se déroulerait avec la pompe la plus imposante. Le char des princes de Shumeru fut à nouveau sorti du chariot et monté, les chevaux étrillés et débarrassés des épines accrochées à leur pelage et leur peau. Il continua à l’interroger. Sa confidence sur les rapports du roi des rois et du premier prêtre, à peine murmurée, le captiva. À la fin, il voulut avoir un avant-goût de ce qui l'attendait derrière le remblai. Le messager ne se fit pas prier.
– Passée cette porte sont de nouveaux prés destinés nos chevaux et de nombreuses cultures. Elles fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et sont son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège. Ça ne risque plus d'arriver... À la rigueur, il y a quelques générations. Nos pères, avertis de l'approche, puis de l'arrivée de forces hostiles, auraient rentré leurs bêtes et comblé les trouées. Ils n'auraient plus eu qu'à attendre l'hiver glacial qui débande les assiégeants. Ils auraient continué à vivre, cultiver leurs terres et mener paître leurs troupeaux. Leurs ennemis se seraient emparés de pâtures vides. Ils n'auraient pu qu'en brouter l'herbe pour apaiser leur fringale... Cela n'est pas arrivé en ces temps de faiblesse. Ça ne nous tombera pas dessus maintenant. Jamais nous n'avons été aussi forts...
... Il y a plus loin un village de huttes. Là vivent nos paysans pauvres, mal aimés des dieux de la fécondité. Ils cultivent les champs du cercle intérieur, et nous leur assurons couvert et sécurité. Au-dessus, c'est la butte que domine la citadelle. Un petit plateau naturel, au sommet arasé, entouré d'une palissade de pieux de chênes. Là vivent les prêtres, les guerriers, et quelques très riches fabricants d'armes que ton Pewortor supplantera bientôt, si tu l'autorises à rester. Tous les autres artisans vivent au bas de la butte, à l'écart des paysans. Tu ne verras pas leur hameau. Il est de l'autre côté.
Kleworegs avait une meilleure idée de Kerdarya, de sa disposition, et de ceux qui s'y disputaient le pouvoir. Il le remercia. Il inspecta une dernière fois sa troupe. Tout était prêt. Ils avaient eu tout le temps. Il ne restait qu'à attendre l'escorte d'honneur promise. Il ne fallait rien de moins pour les accompagner et les guider jusqu'à la citadelle et au temple où serait adorée et vénérée la pierre-soleil.

n°222255
Jean Plume
Posté le 10-10-2009 à 19:03:15  profilanswer
 

Le 05-10-2009 à 11:19:50, Morue tres fraiche a écrit :

Je me trompe peut-être,
Mais je trouve ça de plus en plus mauvais.


 
Pour une fois.
Nous sommes d'accord.
Ou en est votre toux ?
H1N1 ? Cancer de la gorge ?
Trop fumé pendant trop longtemps ?


---------------
Faux rhum à consommer avec modération.
n°222257
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 10-10-2009 à 19:13:08  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 18:32:17, Galan Marc a écrit :

Passée cette porte sont de nouveaux prés destinés nos chevaux   :??:  :??:  et de nombreuses cultures. Elles fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et sont son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège.


Cela vous arrive-t-il
De vous relire,
Et de ne pas vous moquer
Des lecteurs potentiels que vous n'avez toujours pas ?


---------------
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n°222263
Galan Marc
Posté le 10-10-2009 à 20:05:40  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 19:13:08, Morue tres fraiche a écrit :


Cela vous arrive-t-il
De vous relire,
Et de ne pas vous moquer
Des lecteurs potentiels que vous n'avez toujours pas ?


1 jamais 2 jamais
et pour les mots soulignés, j'attends les suggestions de votre beau génie

n°222270
Jean Plume
Posté le 10-10-2009 à 21:04:13  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 20:05:40, Galan Marc a écrit :

j'attends les suggestions de votre beau génie


 
 
Ce n'est pourtant pas difficile . Allons, un effort...
 
"Passée cette porte sont de nouveaux prés destinés nos chevaux   :??:  :??:  et de nombreuses cultures. Elles fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et sont son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège."
 
Devient :
 
"Passée cette porte, de nouveaux prés destinés à nos chevaux et de nombreuses cultures fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et forment son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège."


---------------
Faux rhum à consommer avec modération.
n°222279
Galan Marc
Posté le 10-10-2009 à 22:43:05  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 21:04:13, Jean Plume a écrit :


 
 
Ce n'est pourtant pas difficile . Allons, un effort...
 
"Passée cette porte sont de nouveaux prés destinés nos chevaux   :??:  :??:  et de nombreuses cultures. Elles fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et sont son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège."
 
Devient :
 
"Passée cette porte, de nouveaux prés destinés à nos chevaux et de nombreuses cultures fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et forment son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège."


 
OK et merci, je l'adopte

n°222282
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 10-10-2009 à 23:37:16  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 21:04:13, Jean Plume a écrit :


 
 
"Passée cette porte, de nouveaux prés destinés à nos chevaux et de nombreuses cultures fournissent la citadelle et ses hôtes en vivres frais, et forment son meilleur recours en cas d'attaque ou de siège."


Sauf que c'est presque aussi mauvais.
Il n'y a rien à sauver de la phrase originale
Qui n'a aucun sens, et qui aligne les platitudes
Dans de la grandiloquence de carton-pâte.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°222283
Morue tres​ fraiche
Tourte est la reine des tartes
Posté le 10-10-2009 à 23:39:17  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 19:03:15, Jean Plume a écrit :


Ou en est votre toux ?
H1N1 ? Cancer de la gorge ?
Trop fumé pendant trop longtemps ?


 
Vous vous élevez.
Bientôt vous pourrez toucher
Des droits d'hauteur.


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Physiquement au régime, intellectuellement en sous-régime.
n°222289
Jean Plume
Posté le 11-10-2009 à 11:48:34  profilanswer
 

Le 10-10-2009 à 23:37:16, Morue tres fraiche a écrit :

Il n'y a rien à sauver de la phrase originale
Qui n'a aucun sens, et qui aligne les platitudes
Dans de la grandiloquence de carton-pâte.


 
Vous exagérez.
A force de vouloir tout dénigrer.
Vous perdez tout crédit.
Absolument.
Soignez-vous bien...  
La gorge et la tête.


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Faux rhum à consommer avec modération.
n°222306
Galan Marc
Posté le 11-10-2009 à 12:52:23  profilanswer
 

Merci, Machin. Tu sais ne pas seulement critiquer. J'apprécie.
Allez, un petit pour énerver un peu la Toutourte
 
"Le temps de prévenir chacun, le soleil avait couru. Kleworegs et les siens avaient grand faim. Ils n'osaient toucher à leur restant de provisions. Si – facétie habituelle de Bhagos – leurs hôtes surgissaient au moment où ils dévoreraient ? Quelques guerriers allaient se résoudre à grignoter. Cela ne manqua pas. Des prêtres, sortant par la trouée d'où tous désespéraient de les voir paraître, arrivèrent. Les gloutons en furent pour leurs regrets d'avoir trop attendu. Ils s'en consolèrent en admirant la théorie sans fin des première caste. Deux en particulier retinrent leur attention. Ils portaient sur les épaules les manches d'une cage faite d'un bois des plus rares. Ils furent tout fiers de l'identifier. Hors de rares hauts prêtres, nul à Kerdarya n'aurait su reconnaître ce bois, identique à celui de l’écrin, de parfum prenant et d'un beau ton de cuivre. Les hommes à la robe de lin leur en apprirent plus. Au pays des hommes sombres, l'essence, appelée sandala, était très précieuse. Ici, la cage était plus, un objet unique, du moins jusqu'à l'arrivée du coffret. Elle lui servirait de réceptacle. En quelle estime tenait-on, avant même de l'avoir vue, la pierre-soleil ! Cet honneur laissait entrevoir les espérances de ses inventeurs.
Le plus haut de ces prêtres, reconnaissable à sa ceinture, s'approcha. Le prêtre du chef de guerre présenta l’écrin. Le bhlaghmen lui tendit un linge sacré. Il y reçut la cassette et porta, hiératique, son fardeau jusqu'à la châsse. Il l'y déposa avec des soins infinis. Il fit venir un char attelé de chevaux blancs et invita son homologue à y monter. Kleworegs poussa un discret ouf de soulagement. Ils ne seraient pas deux, serrés et mal à l'aise, sur son char de parade. À peine son prêtre installé, tous, sauf lui, roi, et Pewortor qui, pour s'être emparé du Joyau, en étaient dispensés, mirent pied à terre. Un grand cri, repris par les guerriers, s'éleva des rangs des première caste. La procession se mit en route. Le bhlaghmen, tenant les brides des chevaux tirant le prêtre de Kleworegs, marchait en tête. Les porteurs du Joyau le suivaient. Ensuite venaient Kleworegs et Pewortor, sur leurs chars. Marchaient à quelques pas les première caste, puis l’escorte, tenant leurs coursiers par le licol.
Ils passèrent la trouée. Les guerriers de Kerdarya formaient une haie d'honneur jusqu’au bas de la butte. Leur allure en imposait. Une aura de force les entourait... Suffiraient-ils à contenir la foule qui les pressait ? Au-delà de leurs rangs serrés, tous les producteurs, et même des serviteurs, abandonnant champs ou travaux, s'étaient assemblés dans l'enceinte des pâturages et des cultures. Ils les piétinaient à qui pire pire. À peine retenus par la terreur sacrée, meilleure garantie des porteurs du k'rawal (non, le cordon des seconde caste ne serait pas de taille, s'il prenait soudain fantaisie à la foule de se ruer, à faire barrage), ils ne leur laissaient qu'un étroit passage où ils cheminaient à pas lents. Les prêtres s'irritèrent de cette presse, source de péril. Le meneur des chevaux blancs s'arrêta un instant :
– Allons, écartez-vous ! Voudriez-vous nous bousculer et faire tomber la pierre ? Réfléchissez aux conséquences d'un tel sacrilège ! Allez, allez !
Le mot les cingla. Ils obéirent à l'objurgation et reculèrent, au grand dam de tous ceux qui en eurent les orteils écrasés et au grand plaisir des guerriers, au premier rang, angoissés de la pression sur leurs épaules. Les plus audacieux se reprirent vite. Ils protestèrent, acerbes :
– On veut le voir, ce Joyau !
– Pourquoi voulez-vous nous empêcher de le regarder ?
– Tu as du culot de nous accuser de sacrilège ! Nous prends-tu pour des Muets ou de la vermine ?
Devant le début d'émeute, il exigea le silence. Il l'obtint. Son secret était simple. Il criait le plus fort.
– L'ostension du Joyau aura lieu dans le temple de Dyeus Pater. Vous le verrez tous. Retournez à votre travail ! ... Quelle honte, il y a même des serviteurs et des femmes ! Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça fait ici ? Ils n'ont rien à y faire !
La foule ne songea guère à se disperser. Elle se contenta de chasser, à force bourrades dédiées pour beaucoup à lui, les serviteurs les plus voyants. Ils filèrent doux. Il bruinait. Ils seraient mieux à l'abri. Paysans et artisans continuèrent leur haie d'honneur autour du bijou d'ambre. Découragé, il renonça à apostropher encore la foule massée en avant du cortège. Sa modération, après son coup de colère, eut sa réponse tacite. La masse, renonçant à sa frénétique indiscipline, reflua. Son enthousiasme ne se manifesta plus que par la vigueur des hymnes entonnées en répons aux invocations.
Cette discipline ne régnait qu'en avant du cortège et sur son passage. La foule, sitôt le Joyau et son escorte passés, rompait les rangs pour suivre la théorie des prêtres et de ses inventeurs. Bientôt, ces spectateurs débandés s'y joignirent et les saoulèrent de questions. Impossible de chasser tous ces importuns. La procession, sous la pesée de ceux qui avaient vu le Joyau, de plus en plus nombreux et agités, se transforma en une cohue sans nom, joyeuse et abîmée de dévotion à la fois."

n°222314
Atos101
Posté le 11-10-2009 à 13:30:12  profilanswer
 

Le 11-10-2009 à 12:52:23, Galan Marc a écrit :


 Impossible de chasser tous ces importuns. La procession, sous la pesée de ceux qui avaient vu le Joyau, de plus en plus nombreux et agités, se transforma en une cohue sans nom, joyeuse et abîmée de dévotion à la fois."


 
 
Je suis soudain saisi d'un doute affreux. Tu n'utiliserais pas aussi une machine génératrice de textes, par hasard.
Exemple , avec guerrier, cheval, forêt et joyau, elle sortirait toute une odyssée.

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