Depuis que le Parti islamiste AKP en Turquie de ‘la Justice et du Développement’ a gagné les élections en novembre 2002 sous la conduite de Recip Tayyip Erdogan, les officiels occidentaux ont tenu l’AKP, Erdogan et ses collègues comme une preuve que l’islam politique est miscible dans les valeurs démocratiques. Pendant la visite d’Erdogan à la Maison Blanche en juin 2005 par exemple, le président d’alors, George W. Bush fit l’éloge de la démocratie turque comme « un important exemple pour les gens plus largement au Moyen Orient ».
Hélas, après neuf ans du régime « démocratique » de l’AKP, il est clair que l’adoption par Erdogan et ses collègues du langage et des outils de la démocratie était fort large mais dans un sens étroit. Ils ont utilisé la démocratie pour s’emparer du pouvoir. Maintenant qu’ils le détiennent, ils détruisent systématiquement la liberté dans leur pays.
La Turquie se place au 138ème rang pour la liberté de la presse internationale selon l’index du groupe ‘Reporters Sans Frontières’. 68 journalistes moisissent dans les geôles turques pour le crime d’avoir fait leur travail. La plus récente rafle de journalistes est survenue au début mars. Et elle démontre l’utilisation par les dirigeants islamistes de Turquie de l’exploitation des libertés démocratiques au service de leurs fins tyranniques.
Comme le journal ‘Der Spiegel’ l’a rapporté la semaine dernière, les journalistes chevronnés Ahmet Sik du journal d’extrême-Gauche ‘Radikal’ et Nedim Sener du journal de réflexion ‘Milliyet’ faisaient partie de cette rafle. Appartenant à la Gauche radicale, les deux hommes s’opposent à la politique islamiste de l’AKP.
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L'antisionisme est le cache-sexe de l'antisémitisme, qui est le socialisme des imbéciles