Il n'y aura pas de problème de niveau des enseignants, tout simplement il n'y aura plus d'enseignants du tout dans certains coins. Ca a commencé dans certains endroits, mais un certain marchand de shampoing devenu ministre ne le clame pas sur les toits.
En effet , les jurys refusent de céder, et l'an dernier, dans certaines matières, ils n'ont pas pourvu 40 % des postes mis aux concours , justement parce que le niveau baissait faute de candidats, et il est de leur liberté de refuser d'admettre des candidats .
Ce phénomène ajouté aux réductions drastiques crée des trous encore plus importants. Or, les collés ne veulent pas être pris comme contractuels : trop dur, mal payé. Je pourrais citer des établissements autour de Paris où faute de titulaire, les contractuels se succèdent, après des périodes de trous, puis démissionnent.
Une de mes amies, plus jeune que moi, a déjà fait deux postes : dans l'un, un lycée des classes à préparer au bac, comme elle est en lettres, 60 heures de boulot. L'autre poste, un collège d'infâmes m..deux bavards et insultants. Salaire 1280 € . Elle préfère bosser comme vendeuse et donner quelques cours pour compléter. Elle va passer l'agrég, et ça sera agrégée ou rien, elle fera autre chose. Ce cas n'est pas unique, mais très révélateur au contraire.
La prochaine rentrée va être encore plus catastrophique... Evidemment, ça ne se verra pas trop dans les "bons" établissements, où les personnels titulaires sont stables.