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satorarepo 13h15 Le samedi : Jo zephine, 1 utilisateur anonyme et 45 utilisateurs inconnus

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 Sujet :

Les programmes politiques pour l'Ecole : le Modem

 
n°290331
Un institu​teur
Posté le 06-12-2011 à 20:31:05  profilanswer
 
n°292009
Un institu​teur
Posté le 04-02-2012 à 18:57:20  profilanswer
 

"Statut des enseignants. "Je ne suis pas pour qu'on remette en cause le décret des années 1950 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l'établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser." Le décret de 1950 définit le métier d'enseignant par la présence dans la classe. UMP et PS sont tentés de le faire évoluer.
 
Recrutement. "Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré". Petite flèche en direction du rapport de Didier Grosperrin, député UMP qui proposait de les supprimer.
 
Formation. "La reconstruction d'une année de formation, en alternance avec l'exercice dans la classe, est impérative". La réforme de la mastérisation l'a supprimée en 2009. Le PS aussi veut restaurer cette formation.
 
Evaluation des enseignants. "La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d'inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d'établissement étranger à la discipline enseignée." François Bayrou répond là à la contestation importante actuellement sur la décision prise par Luc Chatel de faire évaluer les enseignants par les seuls chefs d'établissements."

n°292011
Titeuf
Posté le 04-02-2012 à 21:14:33  profilanswer
 

Je l'approuve à 100%. Ce fut d'ailleurs probablement notre meilleur ministre,il faut dire qu'il a été prof lui-même dans le secondaire.Ce n'est pas un technocrate enfermé dans son bureau qui pond de grandes tirades sur la "bonne façon" d'enseigner...

n°292018
Un institu​teur
Posté le 05-02-2012 à 10:50:21  profilanswer
 

LE RÉARMEMENT ÉDUCATIF
 
 
Comme nous avons installé le « produire en France » dans les thèmes dominants de cette campagne électorale, nous voulons installer le « instruire en France ».
 
L’école, c’est la République. Les blessures à l’école, ce sont des blessures à la République. Les élèves en échec, ce ne sont pas seulement des échecs pour les élèves, ce sont des échecs pour la République.
 
L’école, c’est le projet humaniste par excellence.
 
Je suis pour la diffusion de la culture générale, pour que chaque élève dispose dans le monde complexe de la boussole nécessaire pour se retrouver dans la prolifération des informations, et former son propre jugement. Je suis pour qu’il sache se repérer dans le temps et dans l’espace, dans sa langue et dans ses langages, dont le langage des chiffres et du calcul et de la réflexion mathématique. Je suis par exemple déterminé à rétablir l’enseignement de l’histoire en terminale scientifique, autrement que comme une option arrachée à force de protestations. Je suis déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie comme un facteur commun de toutes les années d’enseignement de l’histoire de l’école élémentaire à la classe terminale. Quelques heures par an qui seront d’une aide précieuse et éviteront, expérience maintes fois renouvelée, que les élèves croient de bonne foi que Louis XI, c’est le onzième siècle, Louis XIII le treizième, Louis XIV le quatorzième, et Louis XVI le seizième… Et chaque année sédimentera et enrichira la précédente.

n°292047
Didasco
Posté le 05-02-2012 à 18:16:59  profilanswer
 

Le 05-02-2012 à 10:50:21, Un instituteur a écrit :

LE RÉARMEMENT ÉDUCATIF
 
 
 
Je suis pour la diffusion de la culture générale, pour que chaque élève dispose dans le monde complexe de la boussole nécessaire pour se retrouver dans la prolifération des informations, et former son propre jugement. .


C'est le seul candidat qui ait une vision large de l'école, centrée sur le savoir,  pas  comptable comme la droite dure ( faire baisser les coûts) , pas techniciste  ou idéologique comme une certaine gauche (pédagogisme). Malheureusement , voter pour lui,c'est risquer qui on sait au second tour...

n°292222
Un institu​teur
Posté le 08-02-2012 à 23:25:29  profilanswer
 

Voilà donc mes orientations et mes engagements.
1- Il faut un contrat de progrès entre l’école et la nation. Ce contrat doit garantir les moyens existants, et préciser les objectifs que la nation assigne à l’école. Le progrès que nous nous assignons, il doit être vérifiable. C’est pourquoi je fixe un objectif : que dans les cinq ans, l’école française entre dans les dix premiers du classement international pour la compréhension de l’écrit, le calcul, les connaissances scientifiques, et la lutte contre les disparités sociales.
 
2- Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.
 
3- Refaire de l’école un lieu d’où la violence est exclue et où le respect est la règle.
 
4- Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.
 
5- Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré. Ils sont anonymes, ils sont justes, ils permettent de juger de la qualité d’une génération de candidats. Ils font partie de la fierté des corps d’enseignants en leur garantissant une légitimité.
 
6- La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés. Il s’agit d’armer les jeunes enseignants et de leur faire gagner des années d’expérience.

n°292227
Un institu​teur
Posté le 09-02-2012 à 06:47:58  profilanswer
 

- La notation pédagogique des enseignants doit être assurée par des évaluateurs (corps d’inspection ou autres) expérimentés, de la même qualification au moins, de la même discipline et non par le chef d’établissement étranger à la discipline enseignée. Au demeurant, il n’y a rien à changer. Le chef d’établissement évalue déjà les capacités et les qualités des enseignants, individuellement, et son évaluation représente 40 % de la note attribuée. J’ajoute que plus on trouvera d’éléments objectifs pour assurer l’évaluation, et plus j’approuverai.
 
8- Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences. À l’école, comme dans tous les autres secteurs d’activité, la surcharge paperassière étouffe, asphyxie, et ne sert à rien. Idem avec les circulaires de toute nature !
 
9- D’abord les bases et les bases d’abord ! Il n’est aucune chance de réussite pour un élève qui n’a pas la maîtrise des fondamentaux. Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire. C’est un bagage pour la vie.

n°292228
Un institu​teur
Posté le 09-02-2012 à 06:48:27  profilanswer
 

10- Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.
 
11- Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.
 
12- La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats. Ne croyez pas que comme tous les parents et tous les enseignants, je n’ai pas une opinion que je crois solide et nourrie par l’expérience. Par exemple, je pense que la question des méthodes de lecture devrait être tranchée depuis longtemps : en effet le clavier, avec lequel désormais toute personne vit, le clavier ce n’est pas global, c’est lettre par lettre. Et donc du son à la lettre, de la lettre à la syllabe, de la syllabe au mot, cela me paraît devoir être la démarche désormais indiscutable. C’est une opinion personnelle, je la trouve pertinente. Mais ce n’est ni au gouvernement ni au président de la République de trancher des méthodes d’apprentissage. C’est à la classe, aux résultats effectifs, à condition qu’aucune méthode ne se voie exclue pour raisons idéologiques.

n°292230
Quarky ze ​retour
Posté le 09-02-2012 à 10:51:14  profilanswer
 

Pas mal... j'adhère !
 
Juste une petite question que je me pose car ma chère et tendre fait passer le CAPES d'Anglais cette année.  Et la moyenne d'acceptabilité à l'écrit a été fixée à  4 ou 5 sur 20 (j'ai un petit trou)... donc on a des profs qui vont être titularisés avec un écrit d'une valeur de 4 sur 20. C'est à dire qu'on va avoir des gens qui ne savent clairement pas construire un plan correct de rédaction avec un minimum de cohérence et avec un vocabulaire de poulpe enseigner à des élèves cette matière des plus importantes.  
Et à ce qu'on entend c'est pas mieux dans les autres matières dites principales... (voir les mathématiques... quasiment autant de places que d'inscrits (950 pour 1300 inscrits en 2011)). donc clairement on s'inscrit aau capes et on est quasiment sûr de l’avoir avec un minimum de travail.  
 
N'est-ce pas une insulte aux anciens pour qui ce concours était un concours "haut de gamme" il y a encore quelques années ?
 
Voir l'évolution du nombre de places pour le nombre de candidats dans le temps... c'est un excellent indicateur du niveau de nos futurs profs.  
 
Donc je vous demande :
Est-ce qu'il ne va pas y avoir un problème de niveau des enseignants ? Est-ce qu'une formation continue ne devrait pas être mise en place avec une évaluation des connaissances régulière des profs?
 
Les bons étudiants fuient le métier d'enseignant, c'est un constat sans appel. Métier sans aucune reconnaissance, salaire bas, bcp de responsabilités, métier de plus en plus difficile. La sécurité de l'emploi n'est plus un mot à la mode et passe derrière flexibilité ou encore évolution de carrière qui sont aujourd'hui les maitres mots tout droit sortis de l'entreprise.
 
Comment arrêter tout ça alors que les profs mêmes n'auront plus le niveau.

n°292267
Didasco
Posté le 10-02-2012 à 19:50:50  profilanswer
 

Il n'y aura pas de problème de niveau des enseignants, tout simplement il n'y aura plus d'enseignants du tout dans certains coins. Ca a commencé dans certains endroits, mais un certain marchand de shampoing devenu ministre ne le clame pas sur les toits.  
En effet , les jurys refusent de céder, et l'an dernier, dans certaines matières,  ils n'ont pas pourvu 40 % des postes mis aux concours , justement parce que le niveau baissait faute de candidats, et il est de leur liberté de refuser d'admettre des candidats .  
Ce phénomène ajouté aux réductions drastiques crée des trous encore plus importants. Or, les collés ne veulent pas être pris comme contractuels : trop dur, mal payé. Je pourrais citer des établissements autour de Paris où  faute de titulaire, les contractuels se succèdent, après des périodes de trous,  puis démissionnent.  
Une de mes amies, plus jeune que moi,  a déjà fait deux postes : dans l'un, un lycée  des classes à préparer au bac, comme elle est en lettres, 60 heures de boulot. L'autre poste, un collège  d'infâmes m..deux bavards et  insultants. Salaire 1280 € . Elle préfère bosser comme vendeuse et donner quelques cours pour compléter. Elle va passer l'agrég, et ça sera agrégée ou rien, elle fera autre chose. Ce cas n'est pas unique, mais très révélateur au contraire.
 La prochaine rentrée va être encore plus catastrophique... Evidemment, ça ne se verra pas  trop dans les "bons" établissements, où les personnels titulaires sont stables.


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