Hier soir, j’ai accompagné des filets de flétan fumés d’une salade de fonds d’artichauts.
Fonds émincés et parsemés d’un peu d’échalote très finement ciselée et de quelques brins de ciboulette ayant subi le même sort. Barbouillés de quelques traits d’huile d’olive – j’ai d’abord pensé à une huile aux fragrances herbacées, mais y ai finalement renoncé, craignant une redondance avec la saveur de l’artichaut-, pepsifiées d’un quart de citron pressé. Et là, j’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose, sel, bien sûr, mais j’avais décidé de parsemer la salade de quelques grains de fleur de sel au dernier moment afin qu’ils restent croquants, poivre, peut-être, mais je ne sais pourquoi, je ne sentais pas du poivre dans ce plat… Alors j’ai balayé du regard les pots d’épices à ma disposition, et, soudain, l’inspiration : des fèves tonka m’ont fait un clin d’œil. Ni une ni deux, je me suis emparé de ma râpe préférée et parsemé les fonds d’artichauts d’une imperceptible neige noire…
Puis, pris d’un doute, je me suis demandé si je n’avais pas fait une khonnerie, m'étais livré à un délire snobinard gastronomique et étais le responsable d'un n’importe quoi prétentieux…
Eh bien non. Une alliance parfaitement réussie. C’était plus que bon… Les papilles en redemandaient… Et, heureusement, pas seulement les miennes !
Et dire qu’un foie gras à la fève tonka dégusté il y a quelque temps ne m’avait pas du tout convaincu (et c’est un euphémisme…) !
Message édité par grisbiche le 25-08-2011 à 11:58:01
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L'homme ne communique avec son semblable que quand l'un écrit dans sa solitude, et que l'autre le lit dans la sienne. -Gómez Dávila