Le 12-12-2011 à 11:55:16, grisbiche a écrit :
Mon exploit du week-end. !
La pâte pétrie avec amour par Mme Grisbiche venait de s’épanouir à merveille dans les moules à kouglof en terre quand, sans doute excédée par ma présence scrutatrice derrière son dos, mon épouse m’a demandé : « Tiens, puisque tu traines par là, mets donc le four à 180 degrés ! ». Je m’empresse donc de tourner la manette, et quelque temps plus tard, le voyant indique que la température est atteinte. Les kouglofs sont enfournés, on viendra voir dans une demi-heure où ça en est. Mais, rapidement, apparition de fumées… L’on se rassure, bon, comme les moules étaient bien pleins, sans doute y-a-t-il eu un débordement…
Et, au bout de la demi-heure, quand on se décide à jeter un regard, l’on découvre une croute brun foncé, pour ne pas dire noire, façon tourteau fromager. Abusé par un reflet que j’avais pris pour le repère, je m’étais trompé de π/2 dans ma rotation, et le four était en réalité à 260°C. Il faut dire que la conception du bouton, dans sa symétrie aux rondeurs bourgeoises, est particulièrement anti ergonomique, forçant à s’accroupir pour éviter les erreurs de parallaxe et à chausser ses bésicles pour distinguer une striure toute en discrétion. Le pseudo esthétisme ne fait pas bon ménage avec la commodité...
http://www.laboutiquemorcrette.fr/ [...] illant.jpg
Aussi vaut-il mieux se rassurer sur la présence effective de cette entaille mollassonne par une confirmation mode Braille, encore qu’un creux manifeste moins sa présence qu’un relief. C’est ce que je n’ai pas fait pour une fois, erreur fatale à l’origine d’une nouvelle pâtisserie, dont je ne sais si je dois la baptiser tourglof ou kouteau. Ce produit inédit était resté mangeable, à mon grand étonnement. Je ne saurais cependant pas le recommander, le progrès n’étant pas notable par rapport à la version traditionnelle. N’est pas sœur Tatin qui veut…
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