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Toqués & Macaronnés

 
n°29323
avotboncoe​ur
Posté le 14-04-2011 à 10:06:38  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
enfin la pyramide a changé son décors horrible : j'y vais régulièrement, surtout aux beaux jours car j'adore le jardin, je devrai y retourner a partir de juin, je te dirai

n°29378
luculus1
Posté le 24-04-2011 à 17:31:36  profilanswer
 

Anne Sophie Pic meilleure chef féminin du monde 2011 Veuve Cliquot
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/anne-sophie-pic.jpg
 
Bravo à Anne Sophie Pic qui vient d'être sacrée "meilleure chef du monde féminin 2011" par le Champagne Veuve Cliquot. Cette distinction trés convoitée lui a été attribuée au terme d'un choix de haut niveau, puisque notre championne tricolore était en compétition finale avec l'italienne Nadia Santini et l'espagnole Elena Arzak.
 
 C'est dans le cadre de la célébration des "50 meilleurs restaurants du monde" prévue le 18 avril prochain que sera remis le prix à la restauratrice et chef française qui " concilie la créativité culinaire avec le culte des traditions familiales du restaurant créé par son grand'père grâce une cuisine parfaitement aboutie", selon les propos de Stephane Gerschel, directeur de la communication internationale de Veuve Cliquot.
 
 
                                         *******************
 
Un GaultMillau d’Or à Sébastien Mahuet
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/gaultmillau-or.jpg
Sébastien Mahuet et Patricia Alexandre entourés de Joseph Slonina et Maxime Bresse.
 
 
Nice (06) La Réserve de Nice est l’adresse de charme près du port et l’une des bonnes tables de la Côte d’Azur avec la gastronomie plein sud de Sébastien Mahuet, que vient de récompenser un GaultMillau d’Or remis par Patricia Alexandre, directrice de la rédaction de Gaultmillau, dans le cadre de La Réserve puis au lycée hôtelier Paul Augier. Ancien notamment de Jacques Chibois, Jean-Marc Delacourt à La Chèvre d’or et du Métropole à Monaco, second aux côtés de Jouni Tormanen dans la ‘première époque’ de l’établissement, cet Angevin de 31 ans, entouré de Joseph Slonina et Maxime Bresse à la direction de l'établissement, réussit une belle cuisine méditerranéenne. “Je vais vers toujours plus de simplicité et je privilégie le terroir et ses meilleurs produits, à la carte comme sur notre menu de midi à 30 €”, dit Sébastien Mahuet. Jacques Gantié  
 
                                        ***********************
 
Michelin 2011: Jean-François Piège selon sa règle du je(u)
 
Paris (75) Repéré depuis longtemps au Plaza puis au Crillon, le chef médiatisé par Top Chef sur M6 a décroché directement 2 étoiles. Une période faste.
 
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/jean-fran-ois-piege-step.jpg
Une capacité maximale de 20 couverts.
'Mon but, c'est de proposer de très beaux produits à un prix raisonnable', déclare Jean-François Piège.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/restaurant-vue-de-la-cui.jpg
Une capacité maximale de 20 couverts.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/vue-centrale-stephane-de.jpg
Une décoration signée India Mahdavi.
 
“Nous avons une volonté d’expression. Un restaurant qui fonctionne est un restaurant qui a un discours. Le mien, c’est de créer un lieu de vie, une brasserie, puis un restaurant, des chambres, des salons privés, un bar… ”, explique Jean-François Piège. Octobre 2010 : le restaurant gastronomique de Jean-François Piège ouvre au-dessus de la brasserie Thoumieux, au 79 rue Saint-Dominique . Le succès a été immédiat. À 40 ans, le chef désormais patron vit “son rêve“. Deux étoiles tombent. “Que du bonheur”. “Le guide Michelin, c’est un moyen de dire aux clients qu’il se passe un ‘truc’. Une fois étoilés, nous avons la responsabilité de garantir la confiance qui nous a été accordée. ”. Le restaurant est tout de suite pris d’assaut. Les réservations ne sont prises que 15 jours à l’avance pour ne pas décourager les clients. Très vite, on ouvre aussi à l’heure du déjeuner. “‘Qu’est-ce que tu fais pour rendre tes clients heureux’ ”, c’est la question essentielle. Dans une période de crise, le rapport qualité/prix est un incontournable. Au Crillon, je faisais 75 couverts/jour avec 48 salariés. Ici, on réalise 40 couverts/jour avec 12 personnes. (…)”, explique Jean-François Piège. La carte, ‘la règle du je(u)’, présente les 7 ingrédients du jour : asperges, noix de Saint-Jacques, bar, veau de lait.... Le client choisit l’un d’entre eux (70 €), deux (90 € ) ou trois (115 €, 165 € avec les vins). Amuse-bouches, fromages et desserts sont inclus. Ensuite, c’est la surprise dans l’assiette. .Cette réussite est partagée. Le nom des collaborateurs est sur la carte, Mathieu Foureau, directeur, Cédric Doux, adjoint et directeur de la brasserie, Yann Meinsel, “ un peu ma doublure, nous travaillons ensemble depuis 12 ans”, Marc Favier, l’exécutif chef de la maison, Jacques Moreaux, chef pâtissier… “Tout arrive avec des rencontres, souligne Jean-François Piège. Mon professeur à Tain l’Hermitage, Jean-Paul Penin a allumé la flamme ; Bruno Cirino ( La Turbie) m’a transmis l’amour du métier, Christian Constant et Yves Camdeborde ( Crillon) , Alain Ducasse qui m’a poussé vers l’excellence, Franka Holtmann qui m’a donné ma chance, François Delahaye, Thierry Costes, pour la reprise de Thoumieux et la création de cet établissement ont été possibles…Et il y a ma rencontre avec Elodie(…)qui m’a permis de m’ouvrir à autre chose” Et Les projets ne manquent pas : deux salons privés, une pâtisserie et un jardin suspendu avec des plantes aromatiques en vue d’ici la fin de l’année.
 
 
 
Nadine Lemoine  
 
En chiffres  
 
Ticket moyen : 100 € (hors boissons)
 
Nombre de couverts par jour : 40
 
Nombre de places assises : 20
 
Effectif : 12
 
Fermeture annuelle : août
 
Repos hebdomadaire : samedi et dimanche
 
Plat le plus représentatif de votre cuisine : Langoustine vivante
 
Vos vins préférés à votre carte : Raveneau, Coche-Dury, Roumier, Dugart-Py, Jean-Louis Chave, Reynaud (Rayas)  
 
 
Jean-François Piège
79 Rue Saint-Dominique
75007 Paris
www.thoumieux.fr
                                      *************************

n°29430
luculus1
Posté le 06-05-2011 à 22:52:09  profilanswer
 

[url] http://www.adomenil.com/fr/navigation.php [/url]
 
http://www.adomenil.com/fr/galerie01.jpg [img] http://www.adomenil.com/fr/galerie02.jpg[/img]
http://www.adomenil.com/fr/galerie05.jpg  http://www.adomenil.com/fr/galerie09.jpg
 
b]Dîner des 60 chefs à Versailles pour les Relais & Châteaux[/b]
 
Versailles (78) Hier soir, 650 convives ont participé dans la galerie des Batailles au repas organisé par les associations Relais & Châteaux et Grandes Tables du Monde pour soutenir la création de la future cité de la gastronomie.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/111735632hc020dinerdes.jpg
Chaque chef a laissé son autographe sur un document souvenir du Dîner des grands chefs en l'honneur de la gastronomie française.
 
Les chefs
Jean-Christophe Ansanay-Alex, Restaurant Auberge de l’Île, France
Christophe Bacquié, Hôtel du Castellet, France
Pierre Basso-Moro, Château de Germigney, France
Patrick Bertron, Le Relais Bernard Loiseau, France
Eric Briffard, Georges V, France
Jonathan Cartwright, The White Barn Inn and Spa, United States
Jacques Chibois, La Bastide Saint-Antoine, France
Didier Clément, Grand Hôtel du Lion d’Or, France
Philippe Colinet & Yoshihiko Miura, Auberge des Templiers, France
Jean Coussau, Relais de la Poste, France
Hélène Darroze, Restaurant Hélène Darroze, France
Alain Dutournier, Restaurant Carré des Feuillants, France
Philippe Etchebest, Hostellerie de Plaisance, France
Annie Féolde, Restaurant Enoteca Pinchiorri, Italia
Yannick Franques, Château Saint-Martin & Spa, France
Philippe Gauvreau, Le Pavillon de la Rotonde & Spa, France
Rémy Giraud, Domaine des Hauts de Loire, France
Marc Haeberlin, L’Auberge de l’Ill, France
Per Hallundbaek, Falsled Kro, Danmark
Patrick Henriroux, La Pyramide, France
Daniel Humm, Eleven Madison Park, United States
Jean-Pierre Jacob, Ombremont, France
Patrick Jeffroy, Restaurant Patrick Jeffroy, France
Jean-Georges Klein, L’Arnsbourg - Hotel K, France
Johann Lafer & Martin Steiner, Johann Lafer’s Stromburg, Germany
Cyril Leclerc, Château d’Adoménil, France
Jean-Michel Lorain, La Côte Saint Jacques & Spa, France
Edouard Loubet, Bastide de Capelongue, France
Régis et Jacques Marcon, Hôtel et Restaurant Régis et Jacques Marcon, France
Guy Martin, Le Grand Véfour, France
Marc Meneau, L’Espérance, France
Marc Meurin, Le Château de Beaulieu, France
Kiyomi Mikuni, Restaurant Hôtel de Mikuni, Japan
Philippe Mille, Les Crayères, France
Christophe Moret, Restaurant Lasserre, France
Toni Mörwald, Mörwald « Kloster Und », Austria
Pierre Orsi, Restaurant Pierre Orsi, France
Alain Pégouret, Restaurant Laurent, France
Michel Portos, Le Saint-James, France
Jacques & Laurent Pourcel, Le Jardin des Sens, France
Eric Pras, Maison Lameloise, France
Jean-Luc Rocha, Château Cordeillan-Bages, France
Michel Rostang, Michel Rostang Restaurant, France
Emmanuel Stroobant, Saint Pierre, Republic of Singapore
Gilles Tournadre, Restaurant Gill, France
Michel Troisgros, Maison Troisgros, FranceJean-Pierre Vigato, Restaurant Apicius, France
Hiroshi Yamaguchi, Kobe Kitano Hotel, Japan
Dîner orchestré par Potel et Chabot
Chef des Cuisines : Jean-Pierre Biffi
Avec la participation de Bernard Vaussion et Guillaume Gomez des cuisines de la Présidence de la République
 
Ben oui le bon Cyril Leclerc, maître pâtissier, grand cuisinier, peut être super Chef est bien là....et ce n'est pas fini, mais....pendant ce temps que fait "sa brigade" ?
 
Les Relais & Châteaux sentent la reprise
 
Réunis en congrès annuel au Cap, en Afrique du Sud, les membres des Relais & Châteaux ont accueilli 36 nouveaux membres sur fond d’optimisme grâce à des signes encourageants côté réservations.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/hotellerie/2010-11/img/adomenil302.jpg
Cyril Leclerc (Château d’Adoménil)
Je passe les détails qui font deux pages...... :whistle:
 
Michelin demande aux professionnels de désigner les cinq futurs grands chefs français
Le nouveau numéro du magazine Etoile, en librairie ce jeudi, dévoile les noms des jeunes cuisiniers élus par leurs pairs et reconnus futurs grands chefs à qui l’on promet qu’ils graviront la hiérarchie étoilée Michelin.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2009-12/img/couvetoile.jpg
Etoile, le magazine du guide Michelin, publie une enquête exclusive sur les futurs grands chefs dans son numéro de décembre-janvier 2010.
 
Cyril Leclerc en première ligne......c'était il y a deux ans ! :sarcastic:  
 
 Nous avons demandé aux 2 et 3 étoiles Michelin d’élire les 5 futurs grands chefs français. Nous voulions le regard de professionnels avertis sur la jeune génération. Et donner la parole aux chefs, car il s’agit bien de leur avis. Je note que les cinq jeunes ont 1 étoile Michelin. C’est que nous avons bien fait notre travail, non ? », dit Jean-Luc Naret, directeur des Guides Michelin. Plus des deux tiers des chefs interrogés ont renvoyé le questionnaire avec leurs favoris. Qu’ils soient propriétaires de leur établissement ou salarié, que le restaurant soit sélectionné par le guide Michelin ou pas, la seule exigence était que la maison n’ait pas plus d’une étoile. Les cinq lauréats ? Jean-Marie Baudic, Youpala Bistrot à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), Alexandre Bourdas, Sa. Qua. Na à Honfleur (Calvados), Cyril Leclerc, Château d’Adomenil à Luneville (Lorraine), Jean Sulpice, de l’Oxalys à Val-Thorens (Savoie) et Jérôme Mamet, d’O Flaveurs à Douvaine (Haute-Savoie).
 
 
Beaune (21) La réunion internationale Grands Chefs des Relais & Châteaux s’est déroulée pour la première fois en France, à Beaune. L’occasion de se retrouver, d’entretenir un vrai lien d’appartenance à la même famille et de faire le point sur les réalisations et les projets en cours pour affonter dans une période chaotique.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2009-04/img/lameloise-bertron.jpg
Dîner des chefs au Château de Meursault : Jacques Lameloise, Jean-Michel-Lorain, Patrick Bertron et Marc Meneau.
Les jeunes chefs invités;
Stéphane Andrieux, Château de La Treyne ; Vincent Arnould, Le Vieux Logis ; Pierre Basso Moro, Château de Germigney ; Pierre Bertranet, Au Moulin de la Gorce ; Kevin Bonello, The Xara Palace ; Olivier Elzer, Abbaye de La Bussière ; Matthieu Fontaine, Château de Bagnols, Martin Herrmann, Hotel Dollenberg ; Shane Hughes, Ynyshir Hall ; Cyril Leclerc, Château d’Adoménil ; Xavier Mathieu, Hostellerie Le Phébus ; Davy Tissot, Villa Florentine.
 
Oui...oui....encore là....Cyril Leclerc !   :heink:  
 
Encore là le bon Cyril Leclerc, pourtant bien que nous ayons été humiliés par la prestation de la Version A (c'est ainsi que se nomme la version "démocratisée" lorsque le resto macaronné du Château est fermé.)
Des noms comme le Beffroi, la tourette, le Donjon, Le petit parc, le châtelain, etc...etc...dans un tel cadre les noms et l'histoire du château font qu'il n'y avait que l'embarras du choix ! Ben....Non ! Eux....après une concentration fumante, ils ont trouvés "VERSION A" A comme Adoménil sans doute, car cela prête à confusion avec le resto macaronné qui lui serait alors hors alphabet ou que le diable m'emporte , catalogué  de B ?
Les deux versions ne sont jamais ouvertes ensemble, le 'VERSION A'  que le midi sauf le Samedi et le Dimanche.
Le macaronné, lui, assure le soir et le Samedi et le Dimanche.
Pourtant j'y retournerai car l'endroit est enchanteur, avec son parc et sa pièce d'eau où les cignes glissent majestueusement sur l'onde, peut être un brin de nostalgie avec des déjeuners mémorables par la haute tenue de la table sous noté à l'époque par Michelin et Gaultmillau, je le disais assez régulièrement au propriétaire M. Million hé... oui c'est son nom bien qu'il faille engloutir des millions pour transformer et équiper un château pas forcément prédestiné à ce présent et futur du haut niveau gastronomique du point de vue de la masse de problèmes à résoudre.
Même lorsque l'on porte un nom difficile.....les millions.....il faut les trouver même échelonné sur 25 ans.
Ceux qui m'accompagnaient lors de ces festins .....hélas ne sont plus, je pense que mes visites en ces lieux, sont nostalgiques sur deux points, les convives de famille disparus, un style de cuisine aléatoire aujourd'hui !
Car c'est la même équipe salle et Cuisine  qui oeuvre dans le restaurant étoilé et dans le 'VERSION A' au cadre moderne assez bien assimilé par les vieilles pierres, mais.....ce jour là.... quelle punition !  
C'est souvent la même chose au 'Version A' 4/5 entrées, 4/5 suites, 4/5 desserts à deux ou trois exceptions près.
Nous passions dans les environs, comme mon épouse a des crampes à l'estomac dés que sonne midi, bof me dit-elle une petite entrecôte voire tournedos bien préparé suffira, je me suis donc dit intérieurement 'tiens bonne occase pour tester la "brasserie du château" c'est le surnom que l'on m'en avait fait.  
En arrivant toujours la même émotion....  :(     L'accueil ????? une maigrelette à lunettes me demande si c'était pour manger, je me suis dit, ça existe encore l'histoire de Bigard, j'ai répondu non c'est pour jouer aux quilles ! Avec des coups de coudes de mon épouse !  :lol: Ensuite la carte......???? pas de viande rouge, du moins pas de Boeuf, j'ai dit à mon épouse, prends le Carré de Porcelet Laqué, Pommes Purée, tu verras ça va te plaire, quant à moi je me suis hasardé avec le Burger de Filet de Canette, Pommes Frites & Roquette..... [:faz06:1] je me suis dit, un burger de filet de canard, je verrais bien une farce de canard avec quelques dés de foie gras, quelques veuves noires, quelques filets de canard saignants un couvercle de brioche pour "imiter" le dessus des Hamburgers, comme clin d'oeil et pour marquer la différence, avec une petite sauce aux truffes montée au beurre, je me suis fourré le doigt dans l'oeil complètement ! J'ai eu droit a un vrai pain de MCDO avec du magret dur et pas cuit du tout avec un jus au ketchup, moi qui interdit ce produit chez moi et qui n'ai jamais foutu les pieds dans un fast food !!!! Il fallait que ça m'arrive dans un relais & château !  :o  
Quand a mon épouse, bien qu'elle insista pour que le porcelet ne soit pas rosé, mais cuit, elle se retrouva avec un porcelet bleu froid ! Un désastre !  Bien entendu nous avons  protesté, j'ai démandé directement les desserts car il se faisait tard, Variation Légère de Fruits Exotiques, à la première cuillère elle tombe sur une épluchure d'ananas !
Moelleux au Chocolat, Glace Vanille pour moi....r.a.S. vite les cafés, l'assiette de petits fours......? ben...non des palets de chocolat noir, ceux que l'on utilise en pâtisserie pour les ganaches etc....
Si le restaurant s'appelait 'Le pigeonnier' nous aurions bien été baptisées de " beaux pigeons", l'addition ?
Ils n'ont pas facturé les plats complètements massacrés, ce n'est pas du tout ce que nous souhaitions, nous aurions bien entendu préféré payer et bien déguster, nous avons dégusté certes du point de vu déception avec tout ce que cela comporte comme échanges avec des jeunes en salle complètement à côté de leurs pompes !  
C'est pourquoi, Cyril Leclerc le maître à présent des cartes et si possible de la qualité régulière qui est fondamentale pour le bouche à oreilles positif et pour les guides, devrait agir à la Bernard Pacaud ! Au boulot jour après jour au milieu de son équipe ! Ce n'est pas en s'absentant et s'affichant dans l'hôtellerie magazine que le taux de remplissage augmentera et que le deuxième macaron tombera sur cette vénérable demeure.  :ouch:  
     


Message édité par luculus1 le 07-05-2011 à 19:58:12
n°29442
luculus1
Posté le 09-05-2011 à 20:56:24  profilanswer
 

Le Grand Livre de Joël Robuchon
La cuisine du chef le plus étoilé au monde en 500 pages et plus de 100 recettes détaillées pas à pas. Un beau livre et un ouvrage de référence.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/couv_rob.jpg
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-04/img/p1020771.jpg
 
Joël Robuchon et Alain Ducasse en séance de dédidaces du Grand Livre de Cuisine au Publicisdrugstore sur les Champs-Elysées.
« Jusqu’à présent, cet immense personnage de la scène gastronomique mondiale avait plutôt écrit des ouvrages pour le grand public. Curieusement, il n’avait jamais déposé son savoir-faire technique dans un livre en français destiné aux professionnels et aux amateurs avertis », constate Alain Ducasse, éditeur de Joël Robuchon.
Au début des années 90, Joël Robuchon avait publié pour le Japon et donc en japonais une première version de cet ouvrage dans une collection en cinq tomes. A cette époque, le chef-propriétaire du Jamin à Paris avait atteint sa première apogée avec 3 étoiles Michelin et une renommée bien installée. A 50 ans, il prend sa retraite. Il laisse cet ouvrage qui contient selon Alain Ducasse, « La somme de l’expérience de Joël », « la quintessence de son talent ». Alain Ducasse, devenu également éditeur, lui a proposé de l’actualiser et de le traduire. Alain Ducasse Edition le publie dans la collection des Grands livres de cuisine qui ne comptait jusqu’à présent que des ouvrages consacrés à la planète ducassienne : Grand Livre de cuisine d’Alain Ducasse, Grand Livre de cuisine de la Méditerranée, Grand Livre de cuisine Desserts & Pâtisseries… « On y trouvera en filigrane, une vision de la cuisine française de grande tradition : une cuisine du produit, très pure, très « propre » comme il aime à le dire », souligne Alain Ducasse.  
Organisé en 4 grands chapitres (entrées, poissons et crustacés, viandes et légumes, desserts), ce beau livre est un véritable outil pédagogique grâce à des fiches techniques précises et à l’explication détaillée sur trois pages et en images de chaque étape de la recette. Conseils sur le choix des produits et leur utilisation, guide des ingrédients, recettes de base aussi…le chef aujourd’hui multiétoilé a conçu un ouvrage de référence. « Les bases de ma cuisine sont toujours les mêmes, elles ne vous quittent jamais ! , confirme Joël Robuchon. La quantité correcte, la température correcte la durée correcte : si ces trois points sont réunis, la recette est réussie ! Il n’y a pas de cuisine parfaite, mais on peut toujours essayer de s’en approcher un tant soit peu ».Nadine Lemoine
 
Le Grand Livre de Joël Robuchon  
Photographe: Hervé Amiard / Photographe Couverture: Philippe David
Disponible en librairie au prix de 250 euros  :ouch:  Il va falloir des "pépètes".....
Alain Ducasse Edition    :ouch: Dudu éditeur.....ça ramasse à tour de bras !
 
 
************************************************** ***********************************
 
Les épreuves de la finale du Concours Un des Meilleurs Ouvriers de France classe cuisine-gastronomie
Marseille (13)  
TURBAN DE HADDOCK SOUFFLE  
Réalisé pour 6 personnes  
 
Un moule à savarin de 18 cm de diamètre (savarin uni ouvert), non chemisé, rempli d’un appareil à soufflé de haddock uniquement, démoulé après cuisson. Le turban soufflé est garni en son centre d’un fin « ragoût » printanier de légumes frais.  
Le turban soufflé sera légèrement nappé d’une sauce aïoli chaude onctueuse et entouré de 6 oeufs frits, posés chacun sur un « écrasé » de chou-fleur cuit.  
Le turban soufflé sera dressé au centre d’un plat rond.  
Une saucière de sauce aïoli chaude onctueuse sera servie à part en même temps que le turban soufflé.  
 
Première garniture :  
Le fin « ragoût » de légumes frais printaniers devra obligatoirement être composé de : artichaut, carotte, navet, butternut, pomme de terre, courgette, petits pois frais, pointes d’asperges vertes, févettes, haricots verts. La taille et la forme des légumes est libre. La cuisson des légumes est libre ainsi que le ou les éléments de liaison du « ragoût ».  
Vous devrez toutefois prendre en compte que cette garniture est pour 6 personnes, en n’utilisant que les quantités nécessaires.  
 
Deuxième garniture :  
Six (6) oeufs frits posés chacun sur un disque de 6 cm de diamètre et de 1 cm d’épaisseur d’ « écrasé » de chou-fleur.  
 
Sauce :  
La sauce aïoli chaude est libre d’exécution et devra toutefois rester onctueuse.  
 
NB :  
Toutes les denrées doivent être apportées à l’état brut, excluant ainsi les préparations préliminaires d’ingrédients ou apport de bases culinaires. Seul le fond blanc de volaille est toléré.  
Le libellé de la recette doit être interprété simplement, sans chercher de complications, en respectant strictement l’esprit de son auteur, sans ajout complémentaire. Par défaut, tout ce qui n’est pas expressément demandé par l’auteur n’est pas autorisé.  
Ce plat sera servi au bout de 4h00 d’épreuve.  
GIGOT D’AGNEAU DE LAIT RÔTI  
Réalisé pour 6 personnes
 
Un gigot d’agneau de lait entier, non désossé, piqué à l’ail, rôti uniquement au four.  
Une saucière de jus d’agneau de lait issu uniquement de la cuisson du gigot, et servie à part en même temps.  
 
Première garniture :  
Réaliser 6 subrics de cervelle d’agneau de lait ronds d’un diamètre de 6 cm et de 1 cm d’épaisseur. Votre appareil à subric est libre d’exécution, il devra toutefois comporter une brunoise d’aubergine cuite. Les subrics seront sautés et surmontés chacun d’une pomme Dauphine bien ronde et blonde de la grosseur d’une « balle de ping-pong » une fois cuite (4 cm de diamètre).  
 
Deuxième garniture :  
Réaliser 6 petites laitues farcies de coeur-foie-rognon d’agneau de lait (appareil libre). Chaque laitue farcie sera glacée blonde et en forme de poire. La taille de chaque laitue farcie ne devra pas excéder 8 cm dans sa partie la plus longue et 4 cm dans sa partie la plus large. Une fois glacée, chaque laitue sera surmontée de 3 pastilles de ris d’agneau cuit, lustrées au beurre clarifié, et dressées chevauchées. Les pastilles de ris d’agneau devront avoir un diamètre maximum de 3 cm.  
 
Le dressage se fera sur un plat rectangulaire. Le gigot rôti sera disposé au centre du plat, les garnitures seront dressées de chaque côté du gigot rôti, dans la longueur du plat en alternant les garnitures.  
A l’envoi du plat, arroser le gigot d’agneau rôti d’un peu de jus d’agneau de lait et de beurre noisette.  
 
NB :  
Toutes les denrées doivent être apportées à l’état brut, excluant ainsi les préparations préliminaires d’ingrédients ou apport de bases culinaires. Seul le fond blanc de volaille est toléré.  
Le libellé de la recette doit être interprété simplement, sans chercher de complications, en respectant strictement l’esprit de son auteur, sans ajout complémentaire. Par défaut, tout ce qui n’est pas expressément demandé par l’auteur n’est pas autorisé.  
 
Ce plat sera servi au bout de 4h30 d’épreuve.  
 
 
PLAT LIBRE (différent selon les deux jours d’épreuves)  
Réalisé pour 6 personnes  
 
Dans le temps imparti, sur un document fourni, le candidat doit rédiger l’appellation ainsi qu’un court descriptif du plat libre et les communiquer aux membres du jury cuisine au minimum 1h00 avant l’envoi.  
Aidé de ses commis, il doit choisir la juste quantité d’ingrédients nécessaires, parmi ceux proposés, à la réalisation d’un dessert à base de fruits.  
Ce plat sera servi au bout de 5h00 d’épreuve.  
 
Mercredi 4 mai 2011  
 
Mettre en valeur les produits choisis en réalisant impérativement les techniques suivantes :  
 
 réaliser une pâte sablée  
 réaliser un dérivé de crème pâtissière  
 rôtir un fruit  
 cuire du sucre au caramel  
 réaliser un élément de décor comestible  
 
Au minimum, comme éléments principaux le candidat doit utiliser obligatoirement :  
 
 un fruit rouge  
 un agrume  
 
Jeudi 5 mai 2011  
 
Mettre en valeur les produits choisis en réalisant impérativement les techniques suivantes :  
 
 réaliser une pâte sucrée  
 réaliser un dérivé de crème anglaise  
 pocher un fruit  
 cuire du sucre au gros boulé  
 réaliser un élément de décor comestible  
 
Au minimum, comme éléments principaux le candidat doit utiliser obligatoirement :  
 
 un fruit rouge  
 des pommes ou des poires  
 
Réactions à chaud de 3 nouveaux MOF
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-05/img/_2003384_presse_001.jpgFlorent Boivin très concentré
 
Marseille (13)  
Florent Boivin, chef de Michel Troisgros à Roanne :  
 
Réaction à la sortie de l’épreuve : « J’ai pris du plaisir à faire ce concours. Mon travail me semble propre. Il y a un super jury qui nous accompagne, pas pour nous mettre des bâtons dans les roues. C’est mon premier concours de mof et mon premier concours tout court. C’est un rêve de gamin. On verra bien ».
Réaction après la remise du col bleu-blanc-rouge : « J’ai du mal à réaliser. Je sais que j’ai le col autour du cou, mais je n’arrive pas à y croire. J’ai été bien drivé, ça compte beaucoup. Michel Troisgros m’a beaucoup aidé pour préparer la finale. Il m’a aussi dégagé du temps pour que je puisse m’entraîner, fourni du matériel et de la marchandise. Je le remercie ainsi que Christophe Roure ».
 
 
Philippe Mille, chef des Crayères à Reims :  
 
Réaction à la sortie de l’épreuve : « Les derniers 15 jours ont été très durs, très intenses. On recherche encore des produits, des techniques. On se demande jusqu’au dernier moment si l’on doit changer des choses. Pour l’épreuve libre, j’ai été un peu décontenancé quand j’ai vu le nombre de produits. Après il faut y aller, et quand on est dedans, on fait !  J’ai réalisé le travail que je pensais faire. Je n’ai pas regret, mais ce n’est pas moi qui juge ».
 
Réaction après la remise du col bleu-blanc-rouge : « Je suis très fier. Je pense à tous ceux qui m’ont aidé, à toutes les équipes des Crayères, la direction, MM. Gauthier et Delarbre qui m’ont soutenu. Je leur offre le titre. Maintenant, il faut rentrer au restaurant et penser aussi à la transmission ».
 
 Christophe Pacheco, chef de Au Cœur du Village à La Clusaz :  
 
Réaction à la sortie de l’épreuve : « Il faut dire que le temps manque pour le dessert car les deux plats imposés prennent déjà beaucoup de temps. En plus, on n’a pas de recettes, donc il faut avoir en mémoire les techniques de pâtisserie. Je pense avoir sorti un travail qui correspond à ce qu’ils attendaient. C’est mon 4ème concours du MOF, je suis un acharné.  J’ai été deux fois finaliste, mais quoi qu’il arrive, je raccroche les gants. »
 
Réaction après la remise du col bleu-blanc-rouge : « Je ne réalise pas car c’est tellement beau et j’ai tellement travaillé que quand mon nom a été appelé, j’y croyais pas. C’est 5 heures d’épreuves où il faut faire de son mieux et ne rien lâcher, et c’était le plus difficile ».  
Propos recueillis par Nadine Lemoine
 
10 cuisiniers consacrés lors du 24ème concours Un des meilleurs ouvriers de France classe cuisine-gastronomie              
Marseille (13) Sueur, labeur, pleurs, la dernière session des MOF a rempli son contrat. 36 finalistes ont vécu, les 4 et 5 mai, les heures les plus intenses de leur vie professionnelle, dans les cuisines du lycée et CFA de Marseille.
 
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Les candidats avaient 3 plats à réaliser en 5 h.
 
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Philippe Mille sous les yeux des membres du jury cuisine.
 
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Gérald Passedat, au jury poisson
 
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Christophe Bacquié et Jacques Décoret, membres du jury cuisine.
 
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A gauche, Alain Ducasse observe attentivement les assiettes.
 
« Le thème 2011 était ardu, sérieux et consistant, admet d’emblée Alain Ducasse, président de la classe « cuisine-gastronomie ». Rien n’était irréalisable ! Il faut être extrêmement professionnel, réactif, avec des gestes sûrs, précis pour sortir au meilleur niveau l’ensemble des techniques à appliquer. Il faut allier saveur et maîtrise. Les lauréats sont d’excellents professionnels. Ils sont méritants. Ce n’était pas une promenade touristique ! ».  
Les 36 candidats, aidés de deux commis niveau 2ème année et terminale Bac Techno, avaient 5 heures pour envoyer 3 plats, puis 30 mn pour la remise en état du poste. Le thème du 24ème concours Un des meilleurs ouvriers de France classe cuisine-gastronomie (pour 6 personnes) ? Turban de haddock soufflé, gigot d’agneau de lait rôti, et un plat semi-libre à partir d’une sélection de produits. Il s’agissait d’un dessert à base de fruits (un fruit rouge et un agrume obligatoires) pour lequel il fallait utiliser impérativement 5 techniques (réaliser une pâte sablée, un dérivé de crème pâtissière, rôtir un fruit, cuire du sucre au caramel et réaliser un élément de décor comestible par exemple le premier jour. Les candidats du deuxième jour avaient un thème différent). « La vraie nouveauté cette année, sans parler de révolution, c’est le panier libre pour juger de l’instantané de la création des candidats qui postulent au titre de MOF, assure Jacques Maximin, vice-président du concours. Ceci dit il y avait autant de liberté d’expression dans les sujets imposés que dans le sujet semi-libre. La taille des légumes était libre, la cuisson aussi… La différence, c’est que pour le sujet semi-libre, ils découvrent les produits imposés juste avant l’épreuve. A l’épicerie, ils ont un vaste choix de fruits et d’ingrédients. A eux de déterminer ceux qu’ils vont utiliser ». Avoir 15 minutes pour choisir ses produits, réviser les techniques imposées pour les intégrer dans une description à présenter au jury avant de se mettre au travail, c’est un « gros challenge ». « Quand on a beaucoup de liberté et peu de contraintes, cela crée toujours des perturbations, ajoute Alain Ducasse. Oui, intercaler le dessert dans la réalisation de plats dont l’exécution n’est déjà pas aisée, ce n’est pas facile. » Christophe Quantin, vice-président, précise : « Nous avons bien veillé à ce que les techniques imposées, le travail des produits et la grille de notation soient bien égales en niveau de difficultés sur les deux jours. Tout le monde était sur un même pied d’égalité.  Les chefs qui ont réussi sont sûrement ceux qui ont prévu des schémas optionnels, qui se sont dit, si je tombe sur tel plat, je réagis comme ça. Il faut savoir anticiper, toujours avoir un coup d’avance ». Pour Michel Roth, également vice-président : « A travers ce plat, on ne voulait pas déstabiliser les candidats mais aller de l’avant, moderniser le concours. Aujourd’hui, dans nos restaurants, on peut avoir une commande spéciale, c’est ce qu’on a voulu transcrire dans l’épreuve. J’ai discuté avec les candidats après l’annonce des résultats, aucun n’a critiqué le thème libre ».
Des abandons
« On ne peut pas consacrer un MOF sans qu’il soit passé par l’exécution d’un panaché de techniques, un condensé de savoir-faire : rôtissage, braisage, du jus, glaçage, blanchissage, friture. Dans les deux thèmes imposés, on retrouve les techniques que l’on demande à un cuisinier confirmé. Ce n’est pas une épreuve de CAP. Les lauréats ont le mérite d’avoir sué, transpiré pour décrocher leur titre », assure Jacques Maximin. Et c’est bien ce dont tous les observateurs peuvent témoigner. Pendant les 2 jours, les jurys cuisine répartis entre les deux cuisines et les jurys dégustation (viande et poisson) ont vécu au rythme des candidats, dans la chaleur, la concentration et le sentiment de partager un moment unique. Au terme de la première journée, deux candidats ont abandonné. Le premier s’est aperçu qu’il n’était plus dans le timing, le second s’est blessé sévèrement. Une large entaille dans la paume de la main l’a contraint à quitter les cuisines. Le deuxième jour, une erreur empêche le candidat de sortir les 6 assiettes. Pour un autre, le démoulage de son turban vire à la catastrophe alors que cela ne lui est jamais arrivé pendant les entraînements. C’est terminé. Les autres ont tenu les 5 h 30 et sont sortis harassés, certains avec de l’espoir, d’autres très circonspects mais contents d’avoir vécu ce moment accordé à 36 cuisiniers sur les 500 qui s’étaient inscrits au 24ème concours des MOF. Reste à attendre les résultats des délibérations. Trois heures après la fin du concours, les finalistes et les membres du jury sont réunis dans le hall du lycée hôtelier. En haut de l’escalier, au micro, Alain Ducasse annonce qu’il n’y aura que 10 heureux élus et qu’il appelle les lauréats par ordre alphabétique. Florent Boivin ouvre le bal et grimpe les marches pour aller chercher son col de Mof sous les applaudissements. Suivront ses neuf camarades de la promotion 2011. La Marseillaise clôt la cérémonie. Le champagne est servi. Pleurs de joie et de déception se côtoient. Le tout sous les yeux des commis. « A Marseille, on a pu voir la complicité entre les jeunes et les candidats, des échanges, un côté transmission, remarque Régis Marcon, en charge notamment de l’accueil des candidats. Il y a eu aussi une séance de dédicaces avec les chefs sur les assiettes du MOF, plus de 200 jeunes sont venus à notre rencontre. C’était très sympathique. L’accueil de Mme Vaffier, proviseur du lycée et de son équipe a été formidable. C’était aussi un challenge pour eux et on les remercie. Il est important que les concours Un des meilleurs ouvriers de France se passent dans des lieux de formation ». L’implication des jeunes dans le concours, leur envie de rencontrer les professionnels et leurs applaudissements confirment l’intérêt de privilégier les écoles. Des vocations ont dû être renforcées à défaut de suscitées lors de ces deux journées à Marseille.                                                      Nadine Lemoine
 
Les membres du jurys
François Adamski, jury cuisine : « J’ai revécu le concours à travers eux. L’essentiel est de noter juste en notre âme et conscience. Moi je suis un bébé mof, un mof session 2007, c’est intéressant de voir la réaction des plus anciens, de constater que mon jugement se rapproche du leur, et de se rendre compte de comment on a été jugé soi-même. En tant que lauréat, on sait qu’on a réussi, mais on n’a pas le détail des critères de notation. Et entendre retentir à nouveau la Marseillaise au moment des résultats, c’est toujours un grand moment ».Jacques Décoret, jury cuisine : « C’est un très bon cru, d’autant qu’au départ, il y avait beaucoup de candidats. Ils avaient cette fois une épreuve libre, ce qui a pu perturber certains candidats, mais elle leur permettait de faire ce qu’ils voulaient en respectant les 5 techniques imposées. C’est un gros challenge et il y a eu de très bons desserts ». Jean-Michel Lorain, jury viande : « C’est la première fois que je participe au jury de la finale. On peut garantir que c’est très sérieux. Nous avons aussi des critères d’appréciation et de notation très précis et détaillés. C’est important pour l’équité. Il y a un bon niveau général ». Gérald Passédat, jury poisson : « C’est très émouvant de voir ces cuisiniers qui ont mis tant de cœur à l’ouvrage. Certains sont au sommet de ce que l’on peut attendre d’un ouvrier. D’autres sont dépités ce soir. On peut comprendre. Il faut souligner qu’il y a un MOF de plus qu’à la session précédente et que la cuisine française, contrairement à tout ce que l’on peut entendre dans les médias internationaux, est en pole position. Ces 10 nouveaux MOF, c’est très important pour la cuisine française ».Christian Têtedoie, jury cuisine, président des Maîtres Cuisiniers de France : « Comme à chaque fois, c’est un grand moment d’émotion et l’une des plus belles fêtes de la cuisine à l’instar du Bocuse d’or. Personnellement, je suis très fier d’avoir deux maîtres cuisinier de France parmi les lauréats, Christophe Haton, professeur à Técomah, et Jérôme Nutile, Catellas à Collias. Il y en avait 4 MCF en finale, ce qui démontre le dynamisme de notre association ».
 
 
Les 10 meilleurs ouvriers de France 2011 classe cuisine-gastronomieAlsace
· Jean-Paul Bostoen, L'Auberge de l'Ill à Illhausern (68)
Champagne Ardenne
· Philippe Mille, Château Les Crayères à Reims (51)
Haute Normandie
.. Pierre Caillet, Le Bec au Cauchois à Valmont (76)
· Christophe Pacheco, Au Cœur du Village à La Clusaz (74)
PACA
· Eric Finon, Lenôtre à Mougins (06)
· Jérôme Nutile, Catellas à Collias (30)
Paris - Ile de France
· Fabrice Brunet, Lenôtre à Paris (75)
· Christophe Haton, Ecole Tecomah à Jouy-en-Josas (78)
· Eric Trochon, Ecole Ferrandi à Paris
Rhône-Alpes
· Florent Boivin (Troisgros)  
N.L.
 
Jury de la finale
Président Option Cuisine : Alain DUCASSE Président Délégué  
Option Cuisine : Michel ROTH Président du Jury National
Cuisine : Jacques MAXIMIN  
Responsable organisation des jurys : Christophe QUANTIN  
Jury Cuisine
François ADAMSKI ,Christophe BACQUIE ,Alain BERNARD,Serge CHENET,Jacques DECORET
Jean-Marc DELACOURT, Jacques DELETOMBE, Philippe GIRARDON, Patrick HENRIROUX, Philippe JOUSSE,
Antoine LABORDE ,Guy LASSAUSAIE, Claude LEGRAS, Jean-François LEMERCIER, Régis MARCON ,Joël ROY,  
Christian TETEDOIS
Jury Dégustation
Armand BARATTO, Jean BARDET, Jérôme DUBOIS, Christophe FELDER, Jean FLEURY, Jean-Paul LACOMBE,  
Jacques LAMELOISE, Guy LEGAY, Jean-Michel LORAIN, Jacques LE DIVELLEC, Christian LE SQUER,  
Marc MENEAU, Gérard MULOT, Pascal NIAU, Pierre ORSI, Gérald PASSEDAT, Emmanuel RENAUT, Michel TRAMA.
 
  [:faz06:1] Des Noms étoilés, des signatures, des pointures...que du "beau monde !"  :ouch:

n°29471
luculus1
Posté le 12-05-2011 à 21:46:55  profilanswer
 

Michelin 2011 : un deuxième Atelier 2 étoiles à Paris pour Joël Robuchon
 
Paris (75) Ouvert le 1er décembre dernier, l’Atelier de Joël Robuchon Etoile, sur les Champs-Elysées, a rejoint en suivant le tout premier de la rue Montalembert en captant les 2 étoiles.
 
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De g. à d. : Eric Bouchenoire, Joël Robuchon, Yosuke Suga et David Alves.
 
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Antoine Hernandez et Philippe Braun, associés de Joël Robuchon.
 
9 Atelier de Joël Robuchon dans le monde. Le petit dernier a ouvert ses portes fin avril à Singapour fin avril. Quelques mois plus tôt, c’est sur les Champs-Elysées que le chef le plus étoilé au monde inaugurait un Atelier. Il croit dur comme fer en cette formule, la plus adaptée, selon lui, à la demande de la clientèle qui veut du très bon, rapidement et dans une ambiance décontractée et qui est prête à y mettre le prix. Le développement du groupe comprend toujours des restaurants gastronomiques « traditionnels » mais le cheval de bataille, c’est l’Atelier avec son long comptoir qui encercle la cuisine ouverte, les cuisiniers au contact du client, un service rapide et une carte très riche avec ses 21 plats en portions dégustation pour ceux qui veulent assouvir leur curiosité. Yosuke Suga, chef executif aujourd’hui en poste à Paris avec le chef David Alves, maîtrise son sujet. Il était sur le pont pour les ouvertures de Tokyo, New York et Taïwan avant de se voir confier Paris. « Le maître-mot, c’est la convivialité. J’apporte les plats moi-même aux clients. On échange quelques mots. C’est très important. Nous avons aussi la chance de profiter de la renommée des précédents Ateliers. Il y a des clients qui voyagent beaucoup et qui vont d’un Atelier à l’autre parce qu’ils apprécient mais aussi pour comparer. Ça nous met une petite pression », confie-t-il avec un sourire.
 
L’établissement est ouvert depuis 5 mois. Dès le départ, les clients ont répondu présent. Quel est donc l’impact de ces deux étoiles ? Un pourcentage accru de clients étrangers, soit près de 30% maintenant. « Les deux étoiles sont une très bonne surprise, car nous avons vécu une ouverture très dure et tout le monde a énormément travaillé. C’est une récompense extraordinaire », confie Antoine Hernandez, associé de Joël Robuchon et l’un des fidèles depuis le Jamin.
 
 L’équipe, en provenance de la Table de Joël Robuchon fermée, continue à assurer la prise de commande de 11 h 30 à 15 h 30 et de 18 h 30 à minuit, 7 jours sur 7. Les réservations sont acceptées au déjeuner entre 11 h 30 et 12 h 30, puis entre 14 h et 15 h. Le soir, à 18 h 30 uniquement. Le salon privatisable d’une quinzaine de places a trouvé des adeptes. L’autre spécificité de cet Atelier, la carte des brochettes, connaît un beau succès avec mention spéciales pour celle composée de rognons de veau en rouelle avec des pleurotes au romarin. Toute dernière nouveauté depuis quelques jours, le lancement de « L’Unique », une assiette spéciale importée du Japon qui comprend une entrée, un plat et un dessert pour 35 euros. A commander entre 11 h 30 et 12 h 15 exclusivement. Une offre destinée aux actifs pressés qui fourmillent dans les bureaux alentour. Nadine Lemoine  
 
En chiffres  
Ticket moyen : 80 euros le midi, 100 euros le soir (hors boissons)
Nombre de couverts par jour : 170
Nombre de places assises : 52
Effectif : 60
 
Le plat le plus représentatif de la cuisine du chef : Le black cod dans un bouillon de daïkon aux zestes de yuzu. L’agneau de lait de Lozère en côtelettes à la fleur de thym, pomme purée.
 
Les vins préférés à la carte : Château Tour-Seran 2006 sélection Joël Robuchon, Château Fombrauge 2002, Faugères Les Bastides d’Alquier, Champagne Bruno Paillard Brut 1ère cuvée.  
 
L’Atelier de Joël Robuchon Etoile
133 avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
                  [:faz06:1] Que de chemin parcouru depuis la restitution des 3 *** au Michelin et sa déclaration qui me laisse toujours songeur << Un cuisinier n'a plus rien à faire dans une cuisine après 50 ans ! >> dès lors, il n'a fait que "sauter" de cuisine en cuisine partout dans le monde, mais je crois que c'est une conjonction de facteurs et un concours de circonstances, je ne crois pas que JR pensait à ce qu'il existe aujourd'hui à travers son nom lorsqu' il a renvoyé ses macarons au Michelin. Tout de même...... :jap:  [:camino:2]  
 
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Christian Constant, parrain de l’AOC Chasselas de Moissac
Afin de fêter 40 ans d’AOC, le chasselas de Moissac se fait parrainer par le chef étoilé, Christian Constant. Pour l'occasion, il proposera quelques plats à base du raisin blanc dans la carte de son restaurant le Violon d'Ingres.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-05/img/christian-constant.jpg
Cultivé au cœur du sud-ouest depuis la moitié du XIXe siècle, le Chasselas de Moissac est le premier fruit frais à obtenir une appellation d’origine contrôlée (AOC) en 1971 grâce à l’implication de producteurs passionnés. 25 ans plus tard, en 1996, l’Europe lui attribue l’appellation d’origine protégée (AOP). Aujourd’hui, 660 hectares revendiquent l’AOC. Durant toute l'année 2011, le chef étoilé Christian Constant, natif de Montauban, défendra les saveurs de l’appellation. “C'est très naturellement que j'ai accepté de parrainer les producteurs du Chasselas de Moissac pour leur 40e anniversaire en AOC. Tout d'abord parce que c'est mon pays. Et puis, j'ai toujours apprécié ce raisin au goût de miel. Enfin, les producteurs sont des gens qui me ressemblent : exigeants et rigoureux mais surtout amoureux et fiers de leur produit, ils ne transigent pas sur la qualité. Et ça me plait !”. Il proposera des recettes mettant en scène le Chasselas de Moissac AOC qui selon lui, “se cuisine de l’entrée au dessert”. Au menu : Millefeuille de langue de foie gras de canard, chutney de Chasselas de Moissac AOC ; Côte de veau de lait au verjus, cuite au sautoir, carottes et asperges fanes ; Poêlée de fraises gariguettes, sorbet au chasselas de Moissac AOC . À peine sorti de l’émission Top chef sur M6, Christian Constant prépare activement l’ouverture de son restaurant située place du Capitole, à Toulouse (31), prévue le 6 juin prochain.                 Hélène Binet
 
 
Brillante idée pour ce raisin que j'aime tant, j'aime bien aussi constant  pour sa constance...... [:arwen6:1]  
 
 
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n°29473
grisbiche
Posté le 12-05-2011 à 22:28:27  profilanswer
 

http://www.esseclive.com/partage/articles/comedia/comedia_afficheconstant.jpg                     [:arwen6:1]


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L'homme ne communique avec son semblable que quand l'un écrit dans sa solitude, et que l'autre le lit dans la sienne. -Gómez Dávila
n°30841
luculus1
Posté le 14-02-2012 à 21:23:58  profilanswer
 

Yannick Alléno ouvre son premier bistrot
 
Paris (75) C'est au coeur de la capitale, à la Maison de la Mutualité, que le chef 3 étoiles du Meurice à Paris ouvrira le 8 mars son Terroir Parisien.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-01/img/yquem-153-2.jpg
Pierre Lurton, président de Château d'Yquem et Noé Duchaufour-Lawrence, agence Néonata, designer de la Table d'Yquem ainsi que Yannick Alléno.
 
« Le bistrot, c'est ma culture d'origine. Mes parents tenaient un bistrot. Terroir Parisien, c'est ma vision du bistrot d'aujourd'hui, assume Yannick Alleno, J'ai pris la concession de la Maison de la Mutualité, gérée par GL Events. Le restaurant de 74 places sera ouvert 7 jours sur 7, midi et soir (brunch le dimanche). Le ticket moyen ne dépassera pas 30 euros ».  
Pour le design, la collaboration avec Jean-Michel Wilmotte donne un cadre très épuré, des matières brutes, des couleurs sobres, voûte inversée en bois, tables en zinc, un comptoir de 14 places. Côté assiette, le chef natif de Puteaux dans les Hauts-de-Seine a choisi de cibler sa région d'origine et ses produits dont il a tiré un ouvrage Terroir Parisien, coécrit avec Jean-Claude Ribaut (Editions Laymon). « Depuis plusieurs années, je me suis amusé à revisiter les grands classiques de Paris et d'Ile-de-France en mettant en avant sa terre, ses produits et ses hommes qui la mettent en valeur. Le terroir parisien est ma source d'inspiration », dit Yannick Alléno. Après le menu sur ce thème servi au Meurice, le chef va décliner ses coups de coeur sur la carte du bistrot : maquereau au vin blanc, sole gratinée à la duxelle de gros Paris, le pâté Pantin, les charcuteries de Gilles Vérot (terrine de foie de volaille et fromage de tête…) pour finir sur une niflette. Yannick Alléno s'amuse aussi avec le veau chaud (hot-dog parisien), soit une saucisse de tête de veau sauce gribiche dans du pain baguette. En cuisine, Yannick Alléno a fait appel à un professionnel qu'il connaît bien, Eric Castandet, avec lequel il a travaillé au Meurice et chez Drouant. L'équipe du Bistrot Parisien comprendra 14 salariés au total. Quant au vin, il aura toute sa place depuis le petit vin de pays « qui sera très bon et servi en pichet » jusqu'à la cave privée de Yannick Alléno.  
« La vie, c'est le risque d'entreprendre. Bien sûr, on peut se planter, mais ce n'est pas grave. Nous avons aujourd'hui une entreprise structurée qui emploie 10 personnes. On bosse comme des fous, on crée et on n'oublie jamais que la pertinence de nos concepts passe par la rentabilité », dit le patron du groupe Yannick Alléno. Le petit dernier ouvre donc ses portes dans deux mois. Un nouveau créneau après La Grande Table, S.T.A.Y. et Sweet Tea et ce n'est pas fini.                                                          Nadine Lemoine  
 
Yannick Alléno au Meurice
Des rumeurs suggèrent votre départ du Meurice
Yannick Alléno : « Il faut couper court aux rumeurs. Il n'a jamais été question que je quitte le Meurice. Je suis très heureux ici. Cela fait 8 ans que j'y suis et c'est comme si c'était ma maison. La restauration n'a jamais aussi bien marché au Meurice. Elle est largement bénéficiaire. Oui, j'ai des activités y compris à l'étranger, mais elles sont en synergie avec tous les établissements du groupe. Par exemple, le Meurice n'a jamais accueilli autant de clients chinois que depuis que j'ai ouvert un restaurant à Pékin ».
 
Des projets
Yannick Alléno « Il faut reconnaître que Dorchester Collection est une compagnie exceptionnelle qui sait donner les moyens pour avoir les meilleurs outils. On arrive cet été au bout des quatre années de travaux dans la cuisine qui s'étend sur 450 m2. 3 millions d'euros ont été investis. Les chambres ont été rénovées. Les espaces de restauration sont au top. Nous sommes prêts pour la fermeture du Crillon et du Ritz. D'autant que nous allons inaugurer la Table d'Yquem, salon privé de 20 m2 avec vue sur les cuisines du restaurant gastronomique, d'ici 3 à 4 mois. La préfecture vient de donner son feu vert. Les travaux vont commencer dans quelques jours. »  
 
Bistrot Parisien
24 rue Saint Victor
75005 Paris
 
 
                             ****************************
 
Eric Pras a faim de défis
 
Chagny (71) Le chef a repris la Maison Lameloise à Chagny (3 étoiles 'Michelin') en 2009, avec Frédéric Lamy à la direction. Une aventure de taille pour cet habitué des concours, qui a décroché en 2004 le titre de Meilleur ouvrier de France.
 
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Eric Pras et Frédéric Lamy à la barre de la Maison Lameloise.
 
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Lameloise. La cuisine d'Eric Pras. Une maison en Bourgogne. Editions Glénat.
 
Quand avez-vous su que vous vouliez devenir cuisinier ?
Dès ma plus tendre enfance. Je pense que c'est en voyant ma mère réaliser une cuisine ménagère avec des produits sains et simples de la ferme. Mes grands-parents étaient agriculteurs. Je dévorais les livres de cuisine de ma mère. J'ai le souvenir de recettes quand j'étais tout petit. Je crois que je ne me suis jamais posé de question sur le métier que je voudrais faire. De plus, j'ai eu la chance d'avoir un maître d'apprentissage formidable qui m'a aidé à entrer chez Troisgros avec mon CAP quand j'avais 15 ans. Ce fut une révélation.
 
Un souvenir de votre apprentissage ?
J'ai deux souvenirs marquants de mon apprentissage. Le premier, c'est le concours du meilleur apprenti de France, mon premier concours à 17 ans, pour lequel Michel et Pierre Troisgros m'ont beaucoup aidé. Je n'ai pas gagné mais cela m'a donné le goût des concours. L'autre souvenir, c'est le festival des arts de la table de Roanne pendant lequel nous avons dû reproduire les plats du film Le Festin de Babette comme la soupe à la tortue ou la caille en sarcophage. 20 ans plus tard, je m'en souviens encore !
 
Quelle a été la technique la plus difficile à maîtriser ?  
Pour moi, c'est le soufflé. Il demande beaucoup de maîtrise et de précision. Comme toutes les choses simples, c'est compliqué à maîtriser et ça demande une grande persévérance.
 
Quel est le plat que vous avez eu le plus de mal à réaliser ?
Il y en a plusieurs. La timbale de macaronis Lucien Vanier, thème de la sélection du concours Un des meilleurs ouvriers de France 2004, était particulièrement compliquée à réaliser, entre la sauce qui ne devait pas s'échapper, les macaronis à monter en spirales et que cela tienne… les essais furent nombreux. J'ai aussi en mémoire la tarte soufflée aux poires des sélections du MOF 2000. Faire pousser un soufflé dans une tarte de 4 cm de haut, que la pâte soit fine et qu'elle ne craque pas, ce n'est pas simple !
 
Quel grand plat classique est votre favori ?
Les volailles en vessie qui demandent beaucoup de maîtrise et qui malheureusement ont tendance à disparaître. A Chagny, je fais un pigeon en vessie. L'autre avantage de ce plat, c'est le travail avec la salle puisqu'il demande un découpage devant le client. C'est beau à voir. Un bon pâté en croûte, j'aime aussi.
 
Votre plat best-seller ?
Le foie gras de canard en robe de pomme de terre et chou à la vapeur et bouillon parfumé à la truffe que j'ai créé en 2008. Je m'étais inspiré d'une garniture de Jacques Lameloise. Il m'avait dit que ce serait un classique. Je ne peux plus l'enlever de la carte.
 
Votre plat préféré à votre carte ?
Langoustines chaud et froid au jus de pommes vertes crème dégère ( ?) à la moutarde Fallot caviar de France mis au point en 2008. Il y a beaucoup de texture dans ce plat avec le travail des langoustines en plusieurs textures. Il plaît beaucoup.
 
Quels conseils essentiels donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire carrière dans le métier ?
Il faut être passionné, motivé, courageux, avec une soif d'apprendre, une curiosité… être exigeant avec soi-même et ne pas oublier que le but principal est que le client soit heureux. C'est l'essence même du métier. D'ailleurs, en leur faisant plaisir, on se fait plaisir.
 
Que pensez-vous des concours ? Un passage obligé ?
Les concours ont été essentiels dans ma carrière. J'aime relever les défis, me mettre la pression, me remettre en question. C'est aux côtés de Régis Marcon que j'ai découvert les concours. Dans la défaite aussi on se construit. Gagner ou perdre, on en retire toujours quelque chose. C'est en se mesurant à plus fort que soi que l'on progresse. C'est aussi un moyen de se faire connaître, repérer… Ce n'est pas un passage obligé. C'est un besoin que l'on a en soi, comme un compétiteur. J'ai eu aussi la chance de travailler avec de grands chefs qui n'ont pas fait de concours, qui ont une grande maîtrise du métier et qui m'ont transmis l'amour du beau travail. Ils m'ont fait rêver et donné envie de leur ressembler un jour.
 
Choisissez une personne à laquelle vous souhaitez rendre hommage
Je voudrais rendre hommage à tous les chefs avec qui j'ai travaillé et qui m'ont fait grandir au fil des années. Un hommage tout particulier à deux messieurs : Régis Marcon qui m'a beaucoup apporté pendant six ans et Jacques Lameloise pour ses grandes qualités professionnelles et humaines. Il m'a fait confiance, m'a transmis son oeuvre la Maison Lameloise. Je le remercie de m'avoir aidé à relever ce défi avec Frédéric Lamy. C'est une grande aventure. Propos recueillis par Nadine Lemoine  
 
Eric Pras en 10 dates  
1er mars 1972 : naissance à Roanne
1989 : apprenti bac pro maison Troisgros
1993 : 3 étoiles de Pierre Gagnaire à Saint-Etienne
1995 : rencontre de Laétitia, son épouse
1998 : 3ème au concours CNCA
1999 : naissance de sa première fille, Inès
2004 : titre de MOF
2005 : naissance de Charlise, 3 étoiles de Régis Marcon
2008 : travail aux côtés de Jacques Lameloise, Maison Lameloise à Chagny
2009 : reprise de la maison Lameloise avec Frédéric Lamy
 
 
Maison Lameloise
36 place d'Armes
71150 Chagny
www.lameloise.fr

n°31029
luculus1
Posté le 01-03-2012 à 21:07:32  profilanswer
 

Michelin 2012 : « le reflet du dynamisme de la gastronomie française »
 
L'édition 2012 couronne 1 nouveau 3 étoiles, 10 nouvelles tables à 2 étoiles et décerne 1 étoile à 58 maisons. En parallèle, 124 Bib Gourmand attirent sérieusement l'attention des clients et des médias. « La qualité est partout en hausse », c'est Michelin qui le dit.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-02/img/couv-gm_france_2012.jpg
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-02/img/15342_bibendum_pouce_lev.jpg
 
« Cuisine exceptionnelle, cette table vaut le voyage », c'est l'exacte définition de la 3ème étoile qui échoie à Emmanuel Renaut aux Flocons de Sel à Megève. « C'est pleinement mérité, dit Juliane Caspar, rédactrice en chef du guide Michelin France. Ce n'est pas l'ancien second de Marc Veyrat qui est distingué, c'est Emmanuel Renaut et sa cuisine exceptionnelle. Il fait partie des meilleurs restaurants du monde ».  
Côté 2 étoiles, Juliane Caspar souligne la diversité des maisons entre celles très médiatiques des palaces parisiens (dont le Shangri-La qui obtient simultanément 2 étoiles à l'Abeille avec Philippe Labbé et 1 étoile au Shang Palace, le restaurant cantonais, testé par des inspecteurs en provenance de Hong Kong) et l'Auberge Les Morainières à Jongieux (73) « une adresse au milieu des vignes qui propose une excellente cuisine et un menu à 28 euros au déjeuner ».  
En 1 étoile, la surprise vient des 5 tables qui sont passées du Bib Gourmand à la reconnaissance étoilée. « Ils ont fait la démarche de se positionner différemment pour obtenir l'étoile. Avoir 5 restaurants qui ont opéré ce changement et réussi, c'est la première fois », souligne Juliane Caspar qui se réjouit de constater la floraison de nouvelles tendances culinaires et de tables pour tous les budgets, soulignant qu'un "seul et même élan vers la qualité irrigue toute la gastronomie".
 
« Notre force, c'est le professionnalisme de notre processus de décision. Personnalité de la cuisine, maîtrise de la cuisson et des saveurs, rapport qualité-prix et régularité, nos critères ne varient pas, indique la rédactrice en chef du guide France. Nos inspecteurs payent leurs additions. Les tables peuvent être testées plusieurs fois et pas par les mêmes inspecteurs. Puis arrivent les réunions étoiles. Nous nous retrouvons autour d'une table et les décisions sont collégiales ». Si le nombre de restaurants étoilés  a progressé de 15% en 10 ans, ils ne représentent que 10% de la sélection Michelin. Aussi, la sortie du guide est toujours un événement au sein de la profession.
 
Aujourd'hui, les ventes du guide en version papier (300.000 en 2010, dernier chiffre connu) cohabitent avec celles de l'application iPhone. Tous deux seront commercialisés le 1er mars. Mais, pour la première fois, entre le 1er mars et le 31 mars, les acheteurs du guide papier pourront télécharger gratuitement l'application iPhone grâce au code imprimé dans le guide. Un geste commercial qui devrait inciter à acheter le guide dès sa sortie. En attendant la mise en ligne du site Michelin Restaurant dans les semaines qui viennent.              Nadine Lemoine  
 
Guide Michelin France 2012  
8 746 établissements, dont 4 457 hôtels et maisons d'hôtes et 4 289 restaurants
594 restaurants étoilés dont 485 une étoile (58 nouveaux) – 83 deux étoiles (10 nouveaux)
et 26 trois étoiles (1 nouveau)
630 restaurants Bib Gourmand, dont 124 nouveaux
2 016 pages – Mise en vente : le jeudi 1er mars 2012  
 
 
 
                              ******************************
 
 
Emmanuel Renaut décroche les 3 étoiles Michelin
 
Megève (74) A 44 ans, le chef-patron du Relais & Châteaux Flocons de Sel à Megève vient de rejoindre le club très fermé des 26 restaurants 3 étoiles de France.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-02/img/emmanuel-renaut-10.jpg
Emmanuel Renaut : « Cela faisait une dizaine de jours que des rumeurs circulaient. Je n'osais pas y croire.  
 
L'ancien second de Marc Veyrat, qui remporta son titre de MOF 2004, est « heureux ». C'est par un simple coup de fil mais néanmoins officiel d'un représentant du guide Michelin, hier dimanche, qu'Emmanuel Renaut a eu confirmation de cette promotion. « Cela faisait une dizaine de jours que des rumeurs circulaient. Je n'osais pas y croire. J'avais une grosse boule dans l'estomac. Je crois que je n'ai pas dit trois mots à mon interlocuteur tellement j'étais sous le choc. Je n'arrivais pas à trouver mes mots. J'ai ensuite appelé mon épouse Kristine et nous avons pleuré tous les deux », raconte Emmanuel Renaut.  
 
Une joie qu'il a partagée aussi au champagne avec son équipe. « Je les remercie tous. C'est une équipe assez jeune, composée de passionnés, qui fait un travail formidable ». Avec 12 collaborateurs en cuisine en permanence et une dizaine en salle, 5 jours sur 7 (fermeture mardi et mercredi), le restaurant Flocons de Sel assure midi et soir entre 30 et 35 couverts. « Ma cuisine a évolué et on y trouve aujourd'hui un vrai fil conducteur, un message. Ces dernières années, je me suis rapproché de mon terroir, j'ai laissé s'exprimer mon émotion par rapport à la nature. C'est une cuisine bien personnelle venue avec la maturité. C'est bien le seul avantage », lance-t-il avec humour.  
 
Emmanuel Renaut avait obtenu sa 2ème étoile en 2006, puis à l'hiver 2008/2009, il a quitté le coeur de Megève (dont le restaurant fut transformé en bistrot Flocons Village) pour s'installer un peu plus haut dans la montagne dans le nouveau Flocons de Sel construit selon ses plans : un hôtel-restaurant avec spa, membre des Relais & Châteaux (2 chambres, 6 suites, 1 appartement). Cette 3ème étoile, normalement booster d'activité, devrait représenter un sérieux coup de pouce pour l'entreprise qui a nécessité un investissement très conséquent. « Michelin a été visionnaire en inventant les étoiles. C'est ce guide qui a permis aux maisons et aux chefs d'acquérir de la notoriété. Il est un fabuleux support de communication. Et je ne crois pas que le métier aurait acquis un tel niveau sans les remises en question qu'il a insufflées », indique le nouveau 3 étoiles qui confie : «  Honnêtement, je n'ai pas encore assimilé la nouvelle et en même temps, c'est un bonheur que je savoure ». Nadine Lemoine
 
       [:faz06:1] ça alors ! Pour une surprise....s'en est une !  
 
                          ******************************
 
Michelin 2012 : Les nouveaux étoilés
 
3 étoiles
Megève (74) Flocons de Sel  
 
2 étoiles : 10 nouveaux
Carcassonne (11) Le Parc Franck Putelat      (gros travail de Franck ex-Bocuse de Bronze pour un souffle)
Chaudes-Aigues (15) Serge Viera       (Viera, même s'il n'a pas de conscience, c'est une force pro)  
 
Courchevel / Courchevel 1850 (73) Le Strato  
Le Havre (76) Jean-Luc Tartarin  
Jongieux (73) Auberge Les Morainières
Menton (06) Mirazur  
Nice (06) Chantecler
Paris 1er Sur Mesure par Thierry Marx     (bravo à La brigade en l'absence de T.Marx)
Paris 16e L'Abeille  
Reims (51) Le Parc Les Crayères  
 
1 étoile : 58 nouveaux
Albertville (73) Million  
Ambronay (01) Auberge de l'Abbaye  
Antibes / Cap d'Antibes (06) Bacon  
Arcachon (33) Le Patio  
Astaffort (47) Une Auberge en Gascogne
Aumont-Aubrac (48) Cyril Attrazic  
Le Bar-sur-Loup (06) L'Hostellerie du Château  
Bayeux (14) Château de Sully  
Bormes-les-Mimosas (83)  
L'Escundudo Brest (29) Le M N
Bully (69) Auberge du Château
Caen (14) A Contre Sens  
Chamonix-Mont-Blanc (74) Auberge du Bois Prin  
Charolles (71) De la Poste  
Clermont-Ferrand (63) Le Pré Carré  
La Colle-sur-Loup (06) Alain Llorca  
Colmar (68) Rendez-vous de Chasse  
Dieppe (76) Les Voiles d'Or  
Faulquemont (57) Toya                     ( un inconnu de 25 ans bourré de talents dans un patelin du 57)
Grasse / Magnosc (06) Au Fil du Temps  
Honfleur (14) La Ferme St-Siméon  
Issoudun / Saint-Valentin (36) Au 14 Février  
Lachassagne (69) La Table de Lachassagne  
Lille / Gruson (59) L'Arbre  
Lyon (69) Les Loges  
Neuville-de-Poitou (86) St-Fortunat  
Nice (06) Le Bistrot Gourmand  
Paris 1er Kei  
Paris 4e Sola  
Paris 5e La Truffière  
Paris 8e Le Diane  
Paris 8e Le 39V  
Paris 9e Le Lumière  
Paris 14e Cobéa  
Paris 15e Le Quinzième-Cyril Lignac          ( Bravo à la brigade d'un chef absent qui perso n'a pas le niveau, lui)
Paris 16e Akrame  
Paris 16e Shang Palace  
Paris 16e Les Tablettes de JL Nomicos  
Périgueux / Champcevinel (24) La Table du Pouyaud  
Pont-de-l'Arche (27) L'Auberge de la Pomme  
Ponthierry (77) L'Inédit  
Propriano (2A) Le Lido  
Puligny-Montrachet (21) Le Montrachet  
Quimper (29) L'Ambroisie  
Rostrenen (22) L'Eventail des Saveurs  
Rouen (76) Origine  
Saintes (17) La Table de Marion
Sète (34) La Coquerie  
Tarare (69) Jean Brouilly  
Toulouse (31) Stéphane Tournié Les Jardins de l'Opéra  
Tourrettes-sur-Loup (06) Clovis  
Tréguier (22) Aigue Marine  
Val-d'Isère (73) L'Atelier d'Edmond  
Valenciennes (59) Le Musigny  
Valmont (76) Le Bec au Cauchois  
Vannes (56) La Gourmandière-La Table d'Olivier
Vaux-en-Beaujolais (69) Auberge de Clochemerle  
Villefranche-sur-Saône (69) Le Juliénas  
 
         [:faz06:1] Surprise......rien de nouveau à LYON !

n°31048
luculus1
Posté le 02-03-2012 à 20:49:49  profilanswer
 

Édito du 1er mars 2012 : "Coup de jeune"
 
La cuisine française serait-elle à l'image du grand écran ? Alors qu'un réalisateur quadragénaire, Michel Hazanavicius, triomphe aux Oscars avec l'inattendu The Artist, le palmarès du Michelin 2012 consacre des valeurs montantes qui n'auront pas attendu des décennies la reconnaissance du Guide rouge.  
 
Et c'est une bonne nouvelle pour l'ensemble de la restauration française, honorée cette année de 69 promotions dont 58 primo-accédants à la fameuse première étoile, tandis que deux chefs déjà reconnus, Thierry Marx au Mandarin Oriental et Philippe Labbé au Shangri-La, se voient décerner 2 étoiles. Dans cet hommage à la jeunesse, il faut bien évidemment saluer les 3 étoiles d'Emmanuel Renaut, également quadra déjà confirmé au Flocons de sel de Megève, dont vous lirez l'interview dans ce numéro en page 6.  
 
Deux tendances retiendront l'attention de l'observateur averti, et Dieu sait si le Michelin est épluché à chaque édition avec un soin tout particulier, notamment par ceux qui ne cessent d'affirmer que ce guide est aujourd'hui dépassé. D'abord, l'influence grandissante de la télévision sur la notoriété des chefs ne nuit pas à la reconnaissance de leur talent culinaire, et ce n'est que justice pour le plus emblématique d'entre eux, Cyril Lignac, qui vient de recevoir sa première étoile pour son établissement du XVe arrondissement de Paris.  
 
L'autre tendance, et elle ne peut que conforter tous les jeunes qui ambitionnent de réussir dans la haute gastronomie, c'est l'attribution des étoiles à des restaurants situés dans des endroits plus difficiles d'accès que la rue de Rivoli ou la place de la Concorde. Certes, Michel Guérard, Michel Bras, Régis Marcon et quelques autres avaient déjà démontré qu'il est possible de parvenir en haut du palmarès loin de la grande ville. Avec les distinctions attribuées à Serge Vieira à Chaudes-Aigues, à Cyril Attrazic à Aumont-Aubrac, à Loïc Villemin à Faulquemont, et bien d'autres, le Michelin confirme sa vocation de promotion des talents culinaires où qu'ils soient.  
Enfin, juste une performance à saluer pour l'une de nos cuisinières parmi les plus discrètes : Anne Majourel, qui a ouvert La Coquerie à Sète en septembre dernier, décroche l'étoile au pied du mont Saint Clair après un seul hiver face à la Grande Bleue. La reconnaissance par le Michelin n'est plus une longue patience.             L. H. R.  
 
 
     [:faz06:1]

Citation :

triomphe aux Oscars avec l'inattendu The Artist

 :kaola:  
 
        Nous étions tellement, tellement heureux avec l'arrivée de la couleur et surtout du parlant ! La barbe avec cette "folie"  !  
 
 

Citation :

l'influence grandissante de la télévision sur la notoriété des chefs ne nuit pas à la reconnaissance de leur talent culinaire


 
       Si..si... ça nuit terriblement ! C'est même l'obscurité totale ! Le changement radical du libre rouge aux véritables mérites, ce n'est même plus GM qui débroussaille comme il y a quelques années, c'est la télé qui dit... Mettre au même niveau, des gens qui " se crèvent " dans l'anonymat et des phénomènes de foire qui sont étoilés par procuration !  :kaola:  
 
 
                                 *****************************
 
http://www.cyrillignac.com/images/illustrations/chef_parcoursduchef2_cyril_lignac.jpg  
     
2000 : Originaire de l’Aveyron, le Chef Cyril Lignac rejoint Paris, après son apprentissage. Il intègre alors l’Arpège, aux côtés du Chef Alain Passard
 
2001 : Il est appelé par les frères Pourcel pour travailler dans leur restaurant triplement étoilé, Le Jardin des Sens, à Montpellier puis à  La Compagnie des Comptoirs et à La Maison Blanche à paris.
 
2002 : Il rejoint le Chef pâtissier Pierre Hermé, puis il est placé par le Chef Alain Ducasse à La Grande Cascade, restaurant étoilé.
 
2004 : Il prend la direction des cuisines du restaurant parisien La Suite.  
C’est d’ailleurs dans ce restaurant qu’une cliente fidèle des lieux le persuade de participer à sa première émission télévisée « Oui Chef », diffusée sur M6. Sa passion pour son métier et le succès de son émission, lui offrent la possibilité d’ouvrir son propre restaurant. La personnalité du Chef lui permet ainsi d’être élu, quelques années plus tard, « le Chef préféré des Français ».
 
2005 : Il ouvre son restaurant gastronomique Le Quinzième où il décline une cuisine française de tradition à travers une vision contemporaine. Il y développe sa créativité autour de produits nobles et de mets gourmands.
 
2008 : Il prolonge l’aventure et reprend le bistrot le Chardenoux, inscrit aux Monuments Historiques. Il y remet au goût du jour des recettes de terroir qui lui rappellent ses racines culinaires, une cuisine sincère et authentique.
 
2011 : il décline la cuisine de son  bistrot Le Chardenoux dans un nouveau lieu chargé d’histoire, le Claude Sainlouis qu’il rebaptise Le Chardenoux des Prés. La même année, le Chef se lance dans un nouveau projet sucré et ouvre La Patisserie by Cyril lignac à Paris. Celle-ci propose des produits en toute simplicité et gourmandise
 
http://www.cyrillignac.com/images/illustrations/chef_visiondelacuisine_cyril_lignac.jpg
 
Le Restaurant Le Quinzième reçoit sa toute première étoile au Guide Michelin 2012 !
Le Chef Cyril Lignac et son équipe sont heureux de vous annoncer qu'ils obtiennent leur toute première étoile au Guide Michelin 2012. Cette distinction vient récompenser un beau travail d'équipe: en salle, en cuisine, partenaires et fournisseurs, cette étoile est la vôtre ! Nous tenions à vous remercier pour votre soutien et votre fidélité depuis de nombreuses années et à partager notre bonheur avec vous.
 
 [:faz06:1]  Personnage certes attachant.... passage rapide chez des grands noms, il faut le faire quand même ! Mais tout est dur pour Cyril, disent les Dupont et Dupont de l'art culinaire français, bien qu'ils soient très vilaine langue de nature, ils n'ont pas tort !  :lol: Lignac doit tout à la télé à commencer par son premier resto ! Gagné par le concours en lui-même.... :ouch: Après...? C'est le royaume des bussinessman et dans le panier de crabes de la restauration.....il y a du monde !  Il n'y a plus qu'à dérouler les contrats et les concepts.
Il plaît au peuple.....sa fortune est faite !
:lol:  
 
             
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   [:faz06:1] La toile de la structure très bien tissée....en marche à cadence forcée !
 
                                  **************************
 
Christian Le Squer : un parcours exemplaire
 
Paris (75) Depuis plus de 10 ans, le chef breton concilie réussite et discrétion à la tête du restaurant 3 étoiles Ledoyen et du groupe Epicure, créateur et gestionnaire d'autres restaurants.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-02/img/signature-obligatoire-gi.jpg
Christian Le Squer : un parcours exemplaire.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-02/img/le_restaurant_gastronomi.jpg
 
Quand avez-vous su que vous vouliez devenir cuisinier ?
A 14 ans, mes parents m'ont envoyé passer deux semaines sur le bateau de mon oncle afin que je découvre le métier de marin pêcheur. J'ai passé mon temps en cuisine. J'étais déjà gourmand, mais j'avais aussi été frappé par le fait que sur un bateau, le repas est un moment très convivial. Il n'y a pas de différence de statuts ; le commandant le partage avec l'équipage. Mais j'hésitais encore entre la pâtisserie et la cuisine. Alors j'ai fait un stage dans une boulangerie-pâtisserie, mais avoir toujours du sucre sur les mains, ça m'agaçait. J'ai ensuite travaillé les week-ends dans un restaurant près de chez moi. Je faisais la plonge et j'ouvrais les coquillages, et je suis entré en formation.
 
S'il ne fallait retenir qu'un plat parmi vos créations ?  
Le blanc de turbot à l'émulsion de pommes ratte truffée. J'ai créé ce plat en 1995 quand j'étais chef au Café de la Paix. Quand je suis arrivé chez Ledoyen, j'ai songé à réaliser un autre plat à base de turbot, mais les clients qui m'ont suivi me l'ont réclamé. Il est toujours à la carte et c'est la meilleure vente. Chaque année, on change le « packaging » mais pas la saveur. Les clients ont besoin de plats rassurants. Lorsqu'ils ont des invités, ils peuvent leur dire : « pour connaître la cuisine du chef, il faut avoir goûté le turbot ».  
 
Le plat que vous auriez aimé inventer ?
Le kouing-aman. Ce dessert a pour moi le goût de l'enfance. C'est intéressant de voir qu'il est à la mode et qu'il est devenu l'une des meilleures ventes aujourd'hui à New York. Depuis cinq ans, nous en offrons une version contemporaine et allégée pour accompagner le café. Son croustillant caramélisé se marie à merveille avec le café et les clients en redemandent.  
 
Le repas le plus éblouissant ?
Lorsque Michel Roth a remporté le Bocuse d'or, avec l'argent qu'il avait gagné, il a invité toute l'équipe du Ritz chez Paul Bocuse à Lyon. C'était un voyage gastronomique émouvant parce qu'on allait fêter la victoire et qu'en plus, Paul Bocuse nous a fait un grand repas. C'est un souvenir inoubliable qui crée des liens.  
 
A l'étranger ?
Il y a des années, avant que Michelin ne soit présent au Japon, un journaliste local m'a conseillé un restaurant de sushis de Tokyo qu'il estimait valoir 3 étoiles. J'y ai découvert ce qu'est un bon riz, l'importance de la qualité de l'eau, la pureté… Cela m'a ouvert l'esprit sur la simplicité, sur son rôle dans la grande qualité. C'est comme ça que l'on « fabrique » de grands palais. Un cuisinier, c'est un technicien, mais c'est surtout un palais. Le restaurant ? C'est Jiro à Tokyo, qui a effectivement reçu 3 étoiles peu de temps après.
 
Ce qui vous agace le plus ?
Quand je reviens d'un festival gastronomique et qu'il faut attendre mes valises à Paris pendant une heure, quand elles arrivent…
 
Le plus beau compliment ?
Quand mes clients me disent : « continuez dans la discrétion, car cela correspond à la clientèle discrète de chez Ledoyen ».  
 
La critique qui vous a le plus marqué ?
C'est indéniablement celle de mon beau-père. Je venais de prendre ma première place de chef au Café de la Paix. Il est venu dîner et lorsque je l'ai retrouvé quelques heures plus tard à la maison, il m'a rendu un fier service en me disant qu'il fallait que je change ma cuisine. Ce fin gourmet trouvait que mes plats étaient bien réalisés mais qu'ils n'avaient pas de personnalité. J'étais dans une cuisine de reproduction sans création. Son intervention été un électrochoc pour moi et m'a servi de déclic pour que je laisse s'exprimer ma créativité. Son message me sert encore aujourd'hui. Le plat doit être créatif, pertinent et il faut savoir renoncer si les saveurs de te correspondent pas.
 
Le secret de la réussite ?
Le travail et la rencontre de personnes qui peuvent nous permettent d'évoluer dans différents domaines tant sur le plan culinaire que financier afin de connaître les rouages d'une entreprise.
 
Votre plus grand rêve ?
Ouvrir d'autres restaurants qui me permettront d'installer mes collaborateurs de longues dates, en salle comme en cuisine.
 
Propos recueillis par Nadine Lemoine  
 
Christian Le Squer en dates  
30 septembre 1962 : naissance à Plouhinec (56)
1986 : CAP/BEP cuisine au lycée professionnel Jean Guéhenno à Vannes (56)
1995 : première place de chef au Café de la Paix, Grand Hôtel à Paris
1996 : 1ère étoile Michelin
1998 : 2ème étoile Michelin
1999 : arrivée chez Ledoyen
2001 : rachat de Ledoyen au groupe Vivendi. Christian Le Squer devient actionnaire.
2002 : 3 étoiles Michelin
2008 : ouverture du restaurant ETC à Paris
2009 : 1ère étoile pour ETC
2011 : ouverture de La Grande Verrière à Paris.  
 
Pavillon Ledoyen
1 avenue Dutuit
75008 Paris
www.ledoyen.com
 
   [:faz06:1] Là......nous passons à une autre dimension que le sujet précédent ! La grande classe à l'état pur !
 rendre le plus haut niveau Michelin à Ledoyen.....c'est du solide ! Loin des caméras et des spots !   [:camino:2]  
Il ne vaut mieux pas parler de l'épisode Régine de Ledoyen, nous risquons de nous engluer dans l'absurde !
L'épisode Arabian nous ramènerait à ce qu'elle montre dans 'Top Chef', niveau, fuite des meilleurs collaborateurs, pour  sa suffisance légendaire, son talent surfait, son professionnalisme approximatif
!  :kaola:


Message édité par luculus1 le 03-03-2012 à 13:30:23
n°31049
Coteaux du​ Layon
Posté le 02-03-2012 à 23:15:44  profilanswer
 

Svp, Lucullus: qui a perdu son étoile à St Malo?
Que devient le Grenier à sel à Nancy?

n°31054
bernadette​dm
Posté le 03-03-2012 à 11:12:11  profilanswer
 

Avec 5,5% de la superficie de la France, La Belgique a 3 restaurants  ***, 15 **et 89 *.
Du respect pour vos voisins du Nord!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] e_Michelin

Message cité 1 fois
Message édité par bernadettedm le 03-03-2012 à 11:12:31
n°31056
grisbiche
Posté le 03-03-2012 à 11:32:08  profilanswer
 

Le 03-03-2012 à 11:12:11, bernadettedm a écrit :

Avec 5,5% de la superficie de la France, La Belgique a 3 restaurants  ***, 15 **et 89 *.
Du respect pour vos voisins du Nord!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] e_Michelin


Mais 17,5 % pour la population...


---------------
L'homme ne communique avec son semblable que quand l'un écrit dans sa solitude, et que l'autre le lit dans la sienne. -Gómez Dávila
n°31057
bernadette​dm
Posté le 03-03-2012 à 11:52:34  profilanswer
 

Le 03-03-2012 à 11:32:08, grisbiche a écrit :


Mais 17,5 % pour la population...


Et Paris?

n°31059
luculus1
Posté le 03-03-2012 à 14:50:25  profilanswer
 

Le 02-03-2012 à 23:15:44, Coteaux du Layon a écrit :

Svp, Lucullus: qui a perdu son étoile à St Malo?
Que devient le Grenier à sel à Nancy?


 
Saint-Malo. La Duchesse-Anne perd son étoile Michelin
 
http://www.ouest-france.fr/ofdernm [...] filDMA.Htm
 
Pour le grenier à sel à Nancy..... même pas un bib gourmand, le  Chef avait des contentieux avec le management,
d'ailleurs...il se "casse" avec toute son équipe au Grand hôtel de la Reine, place Stanislas ! ( ça arrive souvent )
Il trouvera un lieu plus propice à ses ambitions, le challenge pour les propriétaires de l'endroit (je crois bien que c'est le groupe Concorde) est de décrocher une étoile au Michelin, difficile à obtenir sans constance !
Il y eu une histoire de licenciement de Chef qui avait perdu l'étoile Michelin à cette adresse précise, très médiatisée en Lorraine, procès etc...c'était il y a plus de 15 ans, il faut dire que le Chef en question n'était pas souvent là .....non plus ! Télévision chaque semaine, télé Luxembourg, France 3 Lorraine, avec des éleveurs, des jardiniers etc... je le dis souvent ...c'est moins dur que d'être au boulot en cuisine, ça rigole...ça picole... et après  
c'est la dépendance....de tout y compris des médias [:faz06:1]  je crois bien qu'il faille dire aujourd'hui l'addiction, terme forcément à la mode, puisque les "rosbeefs " l'utilisent sans cesse sur tous les sujets.


Message édité par luculus1 le 21-03-2012 à 18:01:32
n°31060
Coteaux du​ Layon
Posté le 03-03-2012 à 15:32:48  profilanswer
 

Je partage votre analyse avec vous sur le Grenier à Sel!!!
Il faut savoir séparer sa vie de famille de sa vie professionnelle: les bambini ne sont pas forcément les bien venus au point de troubler le service de la fin d'un repas déjà bien marqués!...
Le Patron avait su jouer 'de France Bleu Sud lorraine'!...
Mais il vallait mieux y aller avec un sandwich dans l'estomac qu'un verre de Vittel...
Quant à l'ancien chef du Grand Hôtel de la Reine: ses occupations 'annexes' médiatisées ou 'confidentielles' ne faisaient pas 'tourner' les casseroles toutes seules!!!
Et après: 'on ' s'étonne...
Qui vivra verra!
Pour la Duchesse Anne: j'enverrai ma fille voir maintenant comment c'est...

n°31091
charmante4
Posté le 07-03-2012 à 13:28:20  profilanswer
 

Je félicite beaucoup toutes les personnes qui veille au bon déroulement de ce forum.
Voyance serieuse

n°31093
gogolito00​7
Posté le 07-03-2012 à 14:27:19  profilanswer
 

Le 07-03-2012 à 13:28:20, charmante4 a écrit :

Je félicite beaucoup toutes les personnes qui veille au bon déroulement de ce forum.


+1
Perso, je sauce toujours avec un petit bout de pain planté sur la fourchette.

n°31094
luculus1
Posté le 07-03-2012 à 16:07:00  profilanswer
 

Le 07-03-2012 à 14:27:19, gogolito007 a écrit :


charmante4 a écrit :
Je félicite beaucoup toutes les personnes qui veille au bon déroulement de ce forum.
 +1
Perso, je sauce toujours avec un petit bout de pain planté sur la fourchette.


 
 
 [:faz06:1] On est en plein délire l'ami....moi je sniff la sauce sans pain et sans fourchette.... :cry:  
                De plus....tu as répondu à une cartomancienne qui se faisait de la pub !
  [:flora du 95:4]


Message édité par luculus1 le 21-03-2012 à 18:00:23
n°31223
bernadette​dm
Posté le 21-03-2012 à 12:14:26  profilanswer
 

En pleine année de la Gastronomie, Bruxelles accueille depuis mardi et jusqu'à ce mercredi soir les Bocuses d'Or au palais cinq du Heysel. Il s’agit plus précisément de la manche européenne du célèbre concours culinaire. 20 pays, parmi lesquels la Belgique, s'affrontent pour tenter de décrocher leur place pour la finale mondiale qui se disputera l'an prochain à Lyon.
Et aussi
 
    La finale des Bocuses d'Or Europe à Bruxelles
 
Avec ce concours, Bruxelles est pour deux jours le centre de planète gastronomique. Il est impossible de compter les étoiles circulant dans les travées du palais cinq du Heysel. Le comité des Bocuses d’or est composé de nombreux grands chefs, avec parmi ceux-ci, Pierre Wynants du Comme chez soi. Il a été promu président d’honneur pour cette manche à Bruxelles.
 
''C’est extraordinaire de pouvoir faire ce concours à Bruxelles. Il faut d’ailleurs vraiment en profiter parce que ce ne sera plus le cas avant 20 ou 30 ans. Et puis, recevoir les plus grands chefs internationaux fait beaucoup bougé notre pays et c’est vraiment un avantage'' raconte-t-il.
 
Yves Matagne est chef du Sea Grill et président du jury pour cette manche européenne. Il insiste sur l’importance de ce rassemblement chez nous ''Dans le cadre de Brusselicious, c’est vraiment important pour nous d’accueillir les Bocuses d’or ici. Quand on voit le monde qui est réuni ici et notamment la presse, on se rend compte de l’ampleur de ce concours mondial et de combien il est important pour la Belgique.''
 
Et selon Yves Matagne toujours, Bruxelles n'aurait plus à rougir des grandes places gastronomiques européennes. ''Bruxelles a une énorme réputation au niveau international, et c’est aussi sans doute pour ça que l’étape d’Europe des Bocuses d’or est là.''
 
Alex Atala est brésilien et chef du DOM à Sao Paulo.  Après avoir fait ses classes à Bruxelles chez Jean-Pierre Bruneau dans les années 80, il préside aujourd'hui le jury international du concours. ''Je crois que Bruxelles est un point référentiel pour nous, amants de la gastronomie.''
 
La gastronomie est plus que jamais aujourd'hui un vecteur d'image pour une ville ou un pays. Bruxelles et la Belgique l'ont bien compris, comme avant eux les pays scandinaves. Ceux-ci ont investi dans leurs chefs et trusté tous les premiers prix du concours ces dernières années.
http://www.rtbf.be/info/regions/de [...] id=7734316
Les belges n'ont vraiment pas à rougir de leur gastronomie!

n°31230
luculus1
Posté le 23-03-2012 à 20:57:23  profilanswer
 

L'Ambroisie entrouvre ses portes
 
Paris (75) Le 3 étoiles de la place des Vosges se met à communiquer. Une application iPhone et iPad de techniques et recettes d'ici peu, un beau livre dans quelques mois…
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/l-ambroisie-mathieu-et-b.jpg
Bernard et Mathieu Pacaud, une complicité qui saute aux yeux.
 
Depuis 1988, Bernard Pacaud maintient ses 3 étoiles au coeur de la place des Vosges à Paris dans la plus grande discrétion. La maison familiale a cultivé le mystère sans le vouloir. Depuis 9 ans, son fils Mathieu a rejoint l'entreprise. Et depuis 3 ans, les deux hommes se partagent les fourneaux ou plus exactement les services. 10 services par semaine (fermé dimanche, lundi) de 35 couverts. Une transition en douceur.  
Reste que le fils, qui voue une admiration sans borne à son père, estime que "L'Ambroisie, qui est devenue une institution, a besoin de communiquer, de montrer qu'elle n'est pas figée dans une époque révolue. C'est une maison moderne. Nous devons montrer ce qu'on fait. On ne peut plus être invisible". Bernard Pacaud, fidèle à lui-même, reste toujours en retrait. En revanche, convaincu par son fils, il le laisse occuper le devant de la scène et communiquer comme il le désire. « Mon père m'a toujours soutenu et il n'y a jamais eu de rivalité entre nous. L'Ambroisie a ses règles, ses contraintes et ses avantages. Je les respecte et en même temps, une nouvelle histoire commence avec moi ».
La première réalisation est en voie d'achèvement. Une application L'Ambroisie comprenant les bases de la cuisine (500), un lexique culinaire, les taillages (en vidéo), les produits disponibles mois par mois et des recettes « prestige » que l'on peut suivre facilement grâce aux renvois sur les bases. Deux versions sont prévues : iPhone et iPad. Gratuites ou payantes, la question n'est pas tranchée. Une idée qui permet de montrer le travail réalisé dans le restaurant 3 étoiles et sa modernité.
Dans quelques mois, un livre sur l'Ambroisie d'aujourd'hui paraîtra chez Glénat. « C'est un hommage à mon père et un devoir pour moi de faire ce livre. Il y a très longtemps un premier livre, désormais introuvable, avait été réalisé. Celui que nous préparons sera de très grande qualité », assure Mathieu Pacaud. Evidemment, les recettes ne seront pas identiques à celles des applications numériques.  
« J'ai d'autres projets, reconnaît le jeune chef. Par exemple, en regardant les premières cartes de mon père, je me suis aperçu que ça n'avait pas vieilli. Je réfléchis. J'étudie les propositions, y compris à l'étranger. Tant qu'elles n'impliquent pas de transiger sur la qualité… ».                                                  Nadine Lemoine  
 
L'Ambroisie
9 place des Vosges
75004 Paris
www.ambroisie-paris.com
 
Recette de Mathieu Pacaud, L'Ambroisie à Paris :
 Escalopines de bar à l'émincé d'artichaut, nage réduite au caviar
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/_jag2470c.jpg
Escalopines de bar à l'émincé d'artichaut, nage réduite au caviar.
 
Préparation de la nage
Faire réduire à glace le Noilly Prat, ajouter le fumet, faire réduire à nouveau à glace. Ajouter la crème et laisser cuire 5 minutes à feu doux. Incorporer une noix de beurre au bamix et réserver au chaud. Poivrer légèrement.
 
Finition et présentation
Émincer les artichauts en tranches fines de 1 mm d'épaisseur.
 
Dans une casserole, faire revenir l'émincé d'artichaut dans de l'huile d'olive très rapidement. Ajouter le jus de citron, puis saler et poivrer. Mouiller avec 1 dl d'eau, couvrir et laisser cuire 3 à 4 minutes jusqu'a totale évaporation.
 
Assaisonner les escalopines de bar, les poêler dans une poêle antiadhésive pendant 1 minute de chaque côté, sans coloration. Les débarrasser sur du papier absorbant et saupoudrer de l'aneth fraîche ciselée.  
Au centre de l'assiette, à l'aide d'un cercle de 90 mm de diamètre, ranger l'émincé d'artichaut. Retirer le cercle, et y déposer le bar en rosace.
 

Citation :

Incorporer délicatement le caviar à la nage tiède, et la verser tout autour de la préparation.


 
 [:faz06:1]   Perso....pas de caviar qui n'apporte  jamais grand chose aux préparations chaudes  
                             même tièdes.

n°31444
luculus1
Posté le 27-04-2012 à 21:18:25  profilanswer
 

Michelin 2012 : la nouvelle coqueluche de la gastronomie niçoise
 
Nice (06) David Vaqué - Le Bistro gourmand - Nice (06) À peine seize mois après son lancement, l'étoile attribué à cet établissement azuréen récompense la passion d'un Agenais de 39 ans soucieux avant tout de qualité.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/img_2884.jpg
David Vaqué, propriétaire et chef du Bistro gourmand, met en avant le travail de toute son équipe.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/img_2871.jpg
Le Bistro gourmand, valeur montante de Nice.
 
Le pari était risqué : reprendre une enseigne en liquidation rue Desboutin à Nice. La réussite est avant tout celle d'un tandem : le chef David Vaqué, qui donne toute sa passion à sa cuisine, et son épouse Laurence, qui donne vie à la salle. Déterminé à faire de son restaurant une référence, le couple s'appuie sur une démarche d'excellence et choisit de donner une âme au Bistro gourmand : la cuisine 'du marché' aux accents de Méditerranée s'ourle dans le cocon délicat d'une décoration design et soignée mise en scène par la maîtresse de maison.
 
Le succès ne se fait pas attendre : le Bistro fait salle comble dès la première semaine d'ouverture. À peine un an après son ouverture, David Vaqué se lance alors un nouveau défi : racheter les murs voisins pour agrandir son Bistro gourmand. Conscient que cette réussite est collective, il met en avant le travail de toute une équipe, d'une famille qu'il ne cesse de valoriser et d'agrandir : de 4 employés la première semaine, la famille du Bistro atteint rapidement la vingtaine. Illustration, s'il en fallait, de la volonté de Laurence et David Vaqué de proposer une gastronomie de haute qualité.
 
Un cadeau inattendu
 
La première année d'exercice est un succès, avec 700 000 € de chiffres d'affaires. L'étoile ne fera que rassurer la banque qui a cru en ce projet un peu fou d'un passionné de haute gastronomie ouverte à tous, et le chef pense atteindre le million d'euros dès le bilan 2012.
Si pour le chef Vaqué, l'étoile est un cadeau inattendu, c'est surtout la consécration du talent d'un jeune Agenais passionné de 39 ans, devenu la nouvelle coqueluche de la gastronomie niçoise. David Vaqué puise son inspiration des maisons qu'il a fréquentées ; Michel Guérard, Gérard Boyer ou encore Les Viviers à Nice. Entre Ravioles de gambas et ris de veau, petits légumes et estragon, coulis de crustacés et Saint Jacques rôties, asperges vertes de Provence rôties dans un beurre d'agrumes ou Carré d'agneau rôti en croute de persil, salsifis, artichaut, tomate et olive, la carte du Bistro gourmand réserve plus d'une surprise.                        Vanessa Guerrier-Buisine  
 
En chiffres  
• Ticket moyen : 48 €
• Nombre de couverts/jour : 90
• Nombre de places assises : 45+25 en salon privé et la terrasse en saison de 20 couverts
• Effectif : 10 à 15 suivant saison
• Fermeture annuelle : une semaine à Noël et une semaine après le Carnaval de Nice
• Repos hebdomadaire : mercredi et dimanche
 
Le plat le plus représentatif de sa cuisine :  
La morue fraîche poêlée, piperade et socca et oeuf, olive et tomate comme un condiment.  
 
Le BistrO Gourmand
3, Rue Desboutin
06300 Nice
http://www.lebistrogourmand.fr
 
Le turbot braisé, pomme de terre boulangère, salade d'herbes et truffes fraîches
Une recette de David Vaqué, Le Bistro gourmand, à Nice (06).
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-04/img/turbot-truffes.jpg
Le turbot braisé, pomme de terre boulangère, salade d'herbes et truffes fraîches.  
Ingrédients
• Un turbot
Bouillon de cuisson
• 50 g d'échalotes
• 220 g d'oignons
• 20 g d'ail
• 1 litre de vin blanc
• 1 tomate fraîche concassée grossièrement
• la branche d'un beau fenouil
• un 1/2 citron jaune coupé en quatre
• Thym
• 1 vert de poireau émincé
• 50 g de carotte
• 2 kg d'arêtes de poisson
• 2 l de jus de veau
• 5 g de poivre blanc en grain et 20 g de graine de coriandre
Pomme de terre boulangère
• 4 belles pommes de terre cabrette rouges
• 1 kg d'oignons
• 50 g de beurre
• 1 l de fond blanc de volaille
• 10 g de truffes hachées
Progression
• Pour le bouillon, tailler les légumes en gros dés et faire suer sans coloration ; ajouter les arrêtes de poisson et mouiller avec le litre de vin blanc. Faire bouillir et couvrir d'eau. Remettre à ébullition puis décanter et ajouter le jus de veau. Laisser infuser 1 heure. Passer et garder une partie pour la cuisson du poisson et le reste pour la sauce truffes.
• Éplucher les pommes de terre et tailler avec l'emporte-pièce des cylindres de 5 cm de diamètre puis tailler des rondelles de 0,3 mm. Les poser sur la compote d'oignons réalisée en faisant suer les oignons émincés au beurre et en leur apportant une belle coloration blonde. Mouiller ensuite avec le fond blanc. Saler, poivrer et mettre 20 g de beurre par plat à oeuf (taille idéale pour monter cette galette). Cuire à 160 °C pendant 1 heure en ajoutant du bouillon s'il en manque.
• Mettre le poisson dans une poêle avec un morceau de beurre. Le poêler des deux côtés et mouiller avec le bouillon de poisson. Arroser le poisson et mettre au four à 180 °C pendant 10 minutes pour un tronçon de 500 g. À la sortie du four, bien arroser et laisser reposer.
 
• Pour la sauce, mettre deux louches de fumet de turbot dans une petite casserole avec le jus de cuisson du turbot et monter avec du beurre et quelques gouttes de jus de citron. Saler et poivrer. Ajouter 5 g de truffes hachées. La sauce doit être sirupeuse et brillante.
 
Dressage
• Dresser la galette et le turbot à côté surmonté de sa petite salade d'herbes aux truffes fraîches et la sauce autour, le reste en saucière
 
Vin conseillé :  
Ce plat est servi avec un Clos Val Bruyères Cassis 2009. Une année passée sur ses lies lui apporte l'élégance et la rondeur pour accompagner en terre de Provence un poisson breton par excellence.  
 
               [:soizik:3]                                                               [:camino:2]  
 
                                              ********************
 
Michelin 2012 : Philippe Mille, une trajectoire fulgurante
 
Reims (51) Philippe Mille - Le Parc (Domaine des Crayères) - Reims (51) Une première étoile en 2011, la seconde en 2012 et entre les deux, un titre de Meilleur ouvrier de France. Le chef des Crayères trace sa route.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/_mg_7623.jpg
Philippe Mille : 2 étoiles et un titre de MOF en deux ans.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/domaine-les-crayeres-sal.jpg
Le Parc, restaurant gastronomique du Domaine des Crayères, dispose de 60 places assises.
 
Le 31 décembre 2009, Philippe Mille, second de Yannick Alléno au Meurice à Paris pendant des années, signait au Parc, restaurant rémois du Domaine Les Crayères, propriété de la famille Gardinier, son premier service en tant que chef. Une nouvelle vie pour le Sarthois qui venait de consacrer de très longs mois au concours international du Bocuse d'or avec une belle 3e place. Le jeune homme aime les défis. Il arrive dans une maison qui a l'ambition de récupérer les étoiles perdues après le départ du précédent chef.  
 
À ses côtés, pour impulser une nouvelle dynamique, Hervé Fort prend la direction générale du Domaine. En l'espace de deux ans, le duo remplit son contrat. "On travaillait dans cet objectif mais on ne l'attendait pas cette année, commente Philippe Mille. C'est une grande fierté pour cette maison et aussi pour notre clientèle, redevenue majoritairement locale, qui y est très attachée. Nous pensons que cette deuxième étoile va permettre de lisser la fréquentation sur la semaine."
Une cuisine gourmande
"Épurée et gourmande, des bases classiques et un style contemporain", Philippe Mille inscrit aussi sa cuisine dans sa région d'adoption. Il tisse des liens avec les producteurs et va jusqu'à organiser un marché dans le parc des Crayères en septembre afin de mettre en valeur leur travail. La Champagne a d'autres ressources que ses caves et les clients affluent. La carte compte 8 plats qui changent toutes les trois semaines, ce qui demande beaucoup de travail et "de se donner le temps de revenir sur ses essais". C'est l'un des enseignements du Bocuse d'or.  
"La remise en question est permanente et tout le monde a son mot à dire. Je suis à l'écoute. Il y a une bonne ambiance en cuisine et cela se transmet en salle. Les clients le ressentent", ajoute Philippe Mille. Une bonne humeur gourmande à l'image de la saucière posée sur la table des Crayères. "Ma cuisine est moderne, mais elle est aussi gourmande et supporte très bien le côté traditionnel de la saucière. Ici, on peut saucer comme on veut. Car, où est la gourmandise dans un fin trait de sauce ?"                                    Nadine Lemoine  
 
En chiffres
Ticket moyen : 180 € (menu affaires à 65 €)
Nombre de couverts/jour : 100
Nombre de places assises : 60
Effectif : 16 en cuisine et 12 en salle
Fermeture annuelle : mi-décembre à mi-janvier
 
 
Le plat le plus représentatif de votre cuisine : 'Mille'-feuille de poularde de la Cour d'Armoise, mousseline de pommes de terre ratte truffées.
 
Les Crayères - Le Parc
64 boulevard Henry Vasnier
51100 Reims
www.lescrayeres.com
 
Le Diamant noir : mille-feuille de poulette de Bresse laqué au foie gras, mousseline de pommes de terre trufféesReims (51) Une recette de Philippe Mille, restaurant Les Crayères à Reims, servi le 28 ianvier 2009 lors du Bocuse d'or.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-04/img/le-diamant-hd.jpg
Millefeuille de poulette de Bresse laqué au foie gras, Mousseline de pommes de terre truffées.
 
Ingrédients pour 2 personnes
- Mille feuille :
• 1,6 kg de volaille de Bresse
• 150 g de foie gras
• 500 g de bouillon de volaille
• 15 g de beurre de foie gras
• 15 g decrème liquide
- Diamant :
• 2 cuisses de volaille
• 10 cl de vin rouge
• 30 g de beurre doux
• 80 g de carotte
• 50 g d'oignon
• 100 g de truffe
• 10 cl de jus de volaille
- Purée :
• 150 g de truffe
• 20 g de beurre
• 30 g de crème
• 2 pièces de cébettes
Progression
- Mille feuille :
• Vider la volaille, enlever les cuisses et les garder pour une autre préparation.
• Dans le fond d'un cadre, poser le premier filet de volaille, ajouter le foie gras et reposer dessus l'autre filet de volaille. Filmer le tout et pocher le tout dans le bouillon de volaille pendant 45 minutes.
• Récupérer le bouillon de cuisson, le réduire de trois quarts, ajouter la crème, réduire à nouveau puis monter la sauce avec le beurre de foie gras.
• Laquer la volaille avec cette sauce.
- Diamant :
• Faire revenir au beurre les cuisses de volaille, ajouter les oignons et les carottes, mouiller avec le vin rouge. Cuire le tout dans une cocotte-minute pendant 45 minutes Une fois les cuisses cuites, les effilocher et faire compoter avec le jus de cuisson réduit.
• Tailler la truffe à la mandoline à 1 mm d'épaisseur, puis tailler des triangles dans les lamelles obtenues.
• Réaliser le montage des diamants avec les cuisses à l'intérieur et les lamelles de diamants à l'extérieur.
• Réchauffer dans du jus de volaille pendant 10 minutes.
- Purée :
• Émincer les cébettes, les caraméliser au beurre, ajouter les truffes, les faire suer au beurre. Ajouter la crème puis cuire durant 45 minutes doucement à couvert. À la fin de la cuisson, mixer la purée de truffes.
Dressage
Réaliser une virgule de purée de truffe au fond de l'assiette, la volaille au centre de l'assiette avec le diamant disposé dessus
 
     [:faz06:1] La grande classe....mais il faut banquer ! C'est un château donc.....
 
                                       
 
 
                                            ***************************
 
       
Mickaël Féval régale les amateurs de poissons frais durables
 
Mickaël Féval est le chef du restaurant Antoine, ouvert depuis 3 ans, 1 étoile au Michelin, spécialisé dans les poissons, coquillages et fruits de mer.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/mickael-feval-poisson-01.jpg
 
Situé près du pont de l'Alma à Paris, il a une clientèle d'affaires qui consomme de plus en plus de poisson pour ses qualités diététiques et ses vertus pour le bon fonctionnement du cerveau.  
 
Proposer exclusivement du poisson frais acheté entier à ses clients
Se spécialiser exclusivement dans le poisson frais augmente la difficulté pour le cuisinier qui n'est jamais sûr de ce qu'il aura comme approvisionnement en fonction de la météo, de la marée.
C'est constitué un réseau de fournisseurs, pêcheurs et mareyeurs, en Vendée, en Bretagne, au Pays Basque avec lesquels il apprécie de travailler pour le professionnalisme, la qualité de la relation humaine et de confiance qui s'est instaurée. Il connaît les pêcheurs, il les a accompagnés sur leurs bateaux. C'est important car il travaille en flux tendu avec des stocks à minima. Le soir il passe des commandes pour les menus qu'il prévoit de réaliser le lendemain. Mais ce n'est que le matin en fonction de la marée qu'il sait ce qu'il pourra cuisiner : la mer décide. Les mareyeurs lui proposent des alternatives et lui adapte sa carte. La carte est imprimée chaque jour en fonction de la pêche. Il ne cherche pas à forcer le destin, par exemple il ne prend pas de Bar de ligne en période de frai, il respecte la saisonnalité et fera plutôt du merlan de ligne si le mareyeur lui en garantit la qualité. Ce jour-là son fournisseur à Saint-Gilles-Croix-de-Vie lui propose de très belles sardines, il crée une recette pour les mettre en valeur. Pour lui, tous les poissons sont nobles, sardines, maquereaux, merlans… C'est à lui de mettre en évidence la qualité du produit. Il a ainsi créé de nombreuses recettes autour du maquereau, il varie ses propositions pour ses nombreux habitués qui viennent plusieurs fois par semaine.Il n'approvisionne que des poissons entiers et son équipe est formée et compétente pour prélever les filets.Il souhaite que progressivement l'on arrive avec le poisson à la même traçabilité qu'avec la viande.
Avec le maître d'hôtel, ils travaillent en symbiose entre son équipe en cuisine et l'équipe de salle pour être force de proposition auprès des clients et les convaincre avec souplesse et diplomatie pour qu'ils choisissent les poissons proposés ce jour-là.  
Son approche englobe la totalité des produits qu'il propose à ses clients. Par exemple, il ne travaille les cèpes, les asperges que lorsque c'est la saison et trouve toujours le moyen de convaincre un client de prendre autre chose qu'un fraisier en plein hiver.
Il communique beaucoup sur ses fournisseurs pour crédibiliser son offre, car pour lui, les stars, ce sont les produits et les artisans qui les produisent, pas le chef.  
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/Mickael-Feval-poisson-02.jpg
 
Une passion pour la pêche en Norvège
Il a une passion particulière pour la Norvège où il a rencontré il y a 3 ans les responsables de NORGE. Cet organisme est chargé de faire la promotion des produits de la mer de Norvège. Ils lui ont fait découvrir en particulier la pêche du Skrei.
Le Skrei est une variété de cabillaud du Nord-Est de l'Océan Arctique qui, adulte, mesure de cinquante centimètres à un mètre et atteint parfois un mètre cinquante. La migration des Skreis aux îles Lofoten donne lieu à l'une des plus anciennes et l'une des dernières pêches saisonnières du monde. Cette pêche est particulière par son caractère artisanal. C'est une pêche à la ligne, des lignes de 600 mètres de long qui comptent environ entre deux cents et deux cent cinquante hameçons.
La pêche du Skrei fait l'objet d'une stricte politique de quotas et d'une surveillance appropriée qui permet une préservation efficace des ressources halieutiques.
Mickaël Féval a beaucoup apprécié la philosophie de ces pêcheurs qui respectent les quotas du cahier des charges mais surtout manipulent le poisson avec respect. Il se déroule au maximum 12 heures entre la pêche et la vente. Les poissons sont rangés sur le ventre par 2 dans les caisses pour ne pas abîmer les filets La rémunération des pêcheurs est basée sur un prix fixé en début de saison de pêche par un organisme approprié. Le pêcheur est sûr d'être payé et NORGE se charge de la promotion de la production.  
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/Mickael-Feval-poisson-03.jpg
 
Un très beau livre de recettes
Chaque année, il retourne à la rencontre de ces pêcheurs et il en a fait un très beau livre préfacé par Dominique Loiseau : "Pêche en Norvège" publié par HINOKI éditeur.
Voici comment son éditeur présente le livre : 'La Norvège et ses fjords constituent un espace naturel intact qui abrite un vivier exceptionnel de pas moins de 200 espèces de poissons et de crustacés. Modèle d'équilibre réussi entre aquaculture respectueuse de l'environnement et réglementation de la pêche en milieu naturel, la Norvège a su non seulement protéger, mais aussi favoriser cette richesse des mers froides. Plus étonnant encore à l'heure de la raréfaction, voire disparition, de certaines espèces, les Norvégiens en ont même découvert de nouvelles. Et non des moindres. Une petite révolution marine, économique et culinaire est en cours. De la Saint-Jacques au crabe royal, qui commencent à défrayer les chroniques gastronomiques, en passant par le flétan blanc ou le tourteau de Norvège, sans oublier le saumon et le cabillaud, ce sont autant d'espèces exceptionnelles par leur saveur et leur délicatesse que Mickaël Féval nous propose de découvrir.
A travers une cuisine fine qui va à l'essentiel, aux cuissons justes, en surface, rosé à l'arête, Mickaël Féval nous révèle les saveurs insoupçonnées aussi bien de ces nouveaux produits que de ceux que l'on croyait connaître, comme le lieu noir, le cabillaud et le saumon de Norvège. Sans apprêts superflus, en cherchant l'équilibre dans les accompagnements, il a su en sublimer les saveurs, sans les masquer. Une cuisine propre à nous rapprocher de la nature… Empreint de valeurs, de rêves et de convictions, Mickaël se distingue aujourd'hui par sa générosité et sa simplicité : "Quand on reçoit, on partage. On partage ses goûts, ses envies gourmandes, ses idées curieuses, ses satisfactions culinaires, ses secrets de fourneaux." Une philosophie qui s'est construite petit à petit auprès des plus grands : Éric Briffard au Plaza Athénée et Bernard Loiseau à Saulieu. Jeune chef déjà couronné de plusieurs prix, accro à la perfection, sa cuisine marine saine, vive et colorée se singularise par un "peps" inédit. Dans cet ouvrage, Mickaël a sélectionné dix produits phares de Norvège qu'il a décliné en 30 recettes, et qui sont les autres stars du livre aux côtés de ce grand chef !  
 
Restaurant Antoine
10 avenue de New York
75116 Paris
www.antoine-paris.fr
 
 
              [:faz06:1] Dans la lignée du très regretté Bernard LOISEAU qui à fait moins de photos professionnelles que sa Veuve....parachutée patronne de restaurant par le hasard du mariage. .

n°31451
luculus1
Posté le 28-04-2012 à 20:47:21  profilanswer
 

Michelin 2012 : Un artisan cuisinier au firmament
 
Paris (75) Akrame Benallal - Restaurant Akrame - Paris (XVIe) Obtenir une étoile dans le guide Michelin après un an d'ouverture, le chef n'en espérait pas tant. Mais il y voit la preuve que son travail et sa rigueur paient.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/img_2835.jpg
'Sans mon équipe, je ne suis rien', souligne Akrame Benallal.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/img_1931.jpg
Une décoration cosy et zen.
 
Lorsque ses clients lui demandent "après quoi courez-vous ?", Akrame répond invariablement : "Mais après rien ! Je fais mon travail du mieux que je peux afin que vous soyez contents." Avec une cuisine innovante, intransigeante sur la qualité des produits, Akrame Benallal applique les préceptes que certains grands chefs, comme Pierre Gagnaire, lui ont enseigné. La rigueur professionnelle de ce jeune chef fait de son restaurant l'une des tables les plus courues de Paris.
Se définissant comme artisan cuisinier, Akrame Benallal considère l'étoile du guide Michelin comme un grand honneur, qu'il lui faut honorer. "C'est la preuve que je ne triche pas dans mon travail et cela paie. L'étoile reste LA récompense pour tous les restaurateurs, mais je travaille avant tout pour mes clients. Par ailleurs, je tiens à remercier mon équipe, sans laquelle cette récompense n'aurait pas été possible." Akrame tient à souligner que ce n'est pas seulement le chef qui est félicité mais bien le travail de toute son équipe, avec lui, au quotidien. Car "sans mon équipe, je ne suis rien", conclut-il.
"Un métier de visionnaire"
Avec pour leitmotiv la satisfaction de ses clients, Akrame leur propose de découvrir sa cuisine à travers six plats, qu'il prépare dans son office ouvert sur la salle du restaurant. "Étant donné que la carte change quasiment tous les jours en fonction des arrivages, il est difficile de déterminer le plat phare de mon établissement." Réactif, Akrame Benallal travaille des produits soigneusement sélectionnés, y compris le chocolat…  
"L'étoile m'oblige aussi à me remettre en question, à aller de l'avant, pour éviter de sombrer dans la facilité, car la restauration est également un métier de visionnaire." Aujourd'hui, il faut désormais réserver un mois à l'avance pour obtenir une table chez Akrame, dont la cuisine à la fois simple, délicate et subtile attire de plus en plus d'amateurs. AJA  
• Ticket moyen : 90 €
• Nombre de couverts par jour : 50 couverts
• Nombre de places assises: 25
• Effectif : 3 en cuisine / 2 en salle
• Fermeture annuelle : août- une semaine fin février
• Repos hebdomadaire : samedi-dimanche  
 
Restaurant Akrame
19, rue Lauriston
75116 Paris
www.akrame.com
Email : contact@akrame.com
 
Filets de maquereaux marinés au deux citrons
 
Une recette d'Akrame Benallal, Restaurant Akrame, Paris (XVIe).
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-04/img/img_0009.jpg
Filets de maquereaux marinés au deux citrons.
Ingrédients pour 4 personnes
• 2 filets de maquereaux
• 1 citron vert
• 10 cl de vinaigre de pomme
• 10 cl d'huile d'olive
• 1 citron jaune
• 1 chou-fleur
• sel, poivre
Progression  
• Couper les filets en biseaux.
• Les mettre à mariner durant deux heures au frais avec l'huile d'olive, le vinaigre de pomme et un zeste de jus de citron vert.  
• Éplucher le chou-fleur, le laver, puis le couper en deux. Cuire une partie, relaver la partie crue, puis la mixer. Mixer ensuite le chou-fleur cuit pour en faire une purée.
• Mettre le jaune dans du papier aluminium, puis le passer au four durant une heure à 140° C. Mixer le citron, puis presser la pâte.  
• Disposer les filets, puis la purée crue et cuite, saler, poivrer, disposer la pâte de citron cuit.  
 
 
                                            **********************
 
Michelin 2012 : créativité débridée pour moments de détente gastronomique
 
La Colle-sur-Loup (06) Alain Llorca - Restaurant Alain Llorca - La Colle-sur-Loup (06) Il en a eu une puis deux, avant de les laisser derrière lui pour se lancer dans de nouveaux défis. La roue tourne et le Michelin vient récompenser la maison qu'il a ouverte en 2009.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/famille-llorca.jpg
Jean-Michel LLorca, Virginie et Alain LLorca.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/alain-llorca-2.jpg
La terrasse permet de profiter de la vue exceptionnelle sur Saint-Paul , la vallée et la mer.
 
Alain Llorca avait conquis sa première étoile au restaurant Les Peintres, sur la colline du Château de Cagnes-sur-Mer. Mais c'est d'abord de sa deuxième étoile que l'on se souvient, associée d'abord à la table du mythique Négresco, puis à celle du Moulin de Mougins. Le chef s'était ensuite investi dans la création d'un concept novateur de 'bistrot chic' baptisé le Café Llorca. Aujourd'hui, Alain Llorca récupère une étoile dans la maison qu'il a ouverte en 2009, joli domaine composé d'un hôtel de charme 4 étoiles de 10 chambres et suite et d'une table gastronomique, entre La Colle-sur-Loup et Saint-Paul-de-Vence.  
 
Perfectionniste dans l'âme
"Avec ma femme Virginie, nous formons un beau binôme et notre ambition est d'offrir à nos clients de véritables moments de détente gastronomique, assure le chef. Nous avons soigné l'accueil et nous nous sommes professionnalisés. J'ai embauché un voiturier, un chef réceptionniste. Nous avons refait le restaurant. Le client arrive sur la cuisine ouverte avec son immense rôtisserie où il peut me voir cuisiner. La salle reflète la créativité des artistes locaux. La couverture de la terrasse, avec sa vue panoramique, nous a permis d'augmenter de 40 % notre chiffre d'affaires."
Dans l'assiette, on retrouve la créativité débridée, ensoleillée et festive dont ne s'est jamais départi Alain Llorca, mise au service d'une cuisine méditerranéenne. Perfectionniste dans l'âme, le chef ne cesse de revisiter les meilleurs produits que la région lui offre avec générosité. L'étoile ? "Elle apporte une assise, une réputation qui rejaillit sur l'hôtel, la clientèle, le prix moyen."  
Son frère Jean-Michel Llorca, chef pâtissier, est arrivé en novembre dernier. Il faudra compter désormais avec le trio familial, d'autant qu'Alain Llorca a des projets en tête : l'ouverture prochaine, à Vallauris, d'un Café Llorca 'à tendance ibérique' et l'acquisition des murs de sa maison pour une bonne raison : "J'irai chercher la 2e étoile si je peux avoir des chambres en plus…" Anne Sallé  
 
• Ticket moyen : 90€ hors boissons
• Nombre de couverts par jour : 75
• Nombre de places assises : 40 en salle, 80 en terrasse
• Effectif : 16
• Fermeture annuelle : pas de fermeture
• Repos hebdomadaire : ouvert 7j/7
 
Le plat le plus représentatif de votre cuisine  
Le Loup aux épices tandoori, quelques cocos en fin ragoût de chorizo
 
 
Restaurant-Hôtel Alain Llorca
350 Route de Saint-Paul
06480 La Colle-sur-Loup
www.alainllorca.com
 
Une recette d'Alain Llorca, restaurant Alain Llorca, La Colle-sur-Loup (06).
 
Une recette d'Alain Llorca, restaurant Alain Llorca, La Colle-sur-Loup (06).
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-03/img/recette-alain-llorca.jpg
La tartelette de sardines fraîches, tomates concassées d'Alain Llorca
 
Ingrédients pour 4 personnes
 
Pâte feuilletée
• 1 pâton de 600 g environ
• Sel de Guérande PM
 
Détrempe
• 250 g de farine type 45
• 50 g de beurre
• 5 g de sel
• 1 dl d'eau
 
Tournage
• 250g de beurre extra sec
 
Purée de courgettes
• 6 courgettes trompettes du pays
• 6 feuilles de basilic
• 1 échalote
• 1 gousse d'ail
• 1 dl d'huile d'olive
• 10 g de parmesan râpé
• Assaisonnement PM
• 2 kg de sardines fraîches
• 1 litre de citron pressé
• 100 g de sel
 
Garniture des sardines
• 5 courgettes trompettes droite
• 300 g d'olives Taggiasches dénoyautées
• Bouquet de romarin frais
• 300 g de parmesan Parmigiane
• 200 g de concassée de tomates fraîches
• 2 dl d'huile d'olive + brindille de thym
 
Finition sauce
• Vinaigre balsamique réduit
• Huile de basilic
• Coulis de tomates
 
Progression
Feuilletage
• Préparer la détrempe en passant les ingrédients au mélangeur. Laisser reposer ce pâton au minimum 3 heures au frais.
 
Tournage
• Ramollir le beurre en le frappant au rouleau. Abaisser le pâton en croix, en laissant un léger renflement au centre. Placer le rectangle de beurre au centre, puis l'envelopper en repliant les 4 bras et en les soudant.
• Reformer un carré en tapant au rouleau pour l'aplatir. Laisser reposer 2 heures au frais.
• Fariner très légèrement, donner un premier tour simple au rouleau. Replier la longue bande obtenue en 3, puis découper les surplus pour garder un rectangle régulier.
• Laisser reposer à nouveau 1 heure.
• Répéter l'opération 4 fois en donnant à chaque fois un tour double (la largeur de bande obtenue au rouleau est repliée en deux, puis encore en deux).
• Entre chaque opération, laisser à nouveau reposer une 1 heure.
• Garder au frais.
• Cette pâte feuilletée se conserve 3 jours.
Nettoyage des sardines
• Écailler les sardines sous un filet d'eau (mettre une passoire en dessous pour récupérer les écailles).
• Lever les sardines à l'aide d'un couteau. Le filet doit être très propre. Une fois toutes les sardines levées, les mettre au sel environ 10 minutes puis les rincer à l'eau avec délicatesse. Les égoutter et les déposer sur une plaque à rebord et verser le litre de jus de citron. Laisser environ 10 minutes et les égoutter. Les mettre au frais.
 
Purée de courgettes trompettes
• Ciseler l'échalote. Prendre une sauteuse et ajouter l'huile d'olive et la gousse d'ail. Verser les courgettes trompettes coupés en morceaux et déjà blanchies à l'eau salée, pour fixer la couleur. Assaisonner le mélange et cuire environ 15 minutes en remuant avec une fourchette et en écrasant les courgettes avec celle-ci. L'eau de végétation évaporée, retirer la sauteuse du feu et râper le parmesan. Mélanger et réserver.
 
Garniture des sardines
• Prendre les courgettes trompette bien droites, les laver. À l'aide d'une mandoline, les trancher finement.
• Déposer ces tranches sur une grande plaque allant au four, verser l'huile d'olive et les brindilles de thym, saler et poivrer.
• Enfourner dans un four à environ 120 °C, jusqu'à ce que les courgettes soient cuites.
 
Finition & dressage
• Étaler le pâton de feuilletage à une hauteur de 4 mm, à l'aide d'un emporte-pièce. Piquer chaque rond à l'aide d'un pic. Déposer les ronds de feuilletage sur une plaque à trou de cuisson. Laisser reposer ½ heure et enfourner 15 minutes à 180 °C. Réserver après cuisson.  
• Déposer sur votre table de travail les lamelles de courgettes, poser les sardines sur chaque lamelle et les enrouler. Reconduire cette opération jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus de sardines et de courgettes.
• Prendre les fonds de tartes cuits, déposer dessus un cercle de 120 cm. Placer la purée de courgette dans ce cercle et déposer les sardines enroulées sur la pulpe de courgettes afin de remplir tout le cercle. Farcir chaque olive de concassée de tomates et les déposer sur les sardines roulées. Décorer à l'aide de brindille de romarin et copeaux de parmesan. Arroser d'huile d'olive et quelques grains de sel de Guérande.
• Prendre 4 belles assiettes plates. À l'aide de 3 pipettes, remplir de pulpes de tomates, vinaigre balsamique et d'huile d'olive de basilic. Tirer des traits successivement pour décorer l'assiette et poser chaque tarte de sardine sur les assiettes. Déguster.
 
 
Vin conseillé par le sommelier, Patrick Baroli : un Château de Crémat, 2006, Blanc. Producteur : Cornelis Kamerbeck. "Ce vin, issu d'un assemblage de cépages rolle (80 %) et chardonnay (20 %), dévoile une robe brillante, limpide, de couleur jaune paille aux reflets verdâtres. En bouche, l'attaque est souple et franche, l'onctuosité et la rondeur sont révélées par une belle pointe d'acidité qui l'équilibre à merveille."
 
 [:faz06:1] Alain Llorca est comme son copain virtuose Jacques Maximin.....le talent à l'état pur miné par l'impatience tenace !
 
                                           **********************
 
Michelin 2012 : Le Montrachet revient au sommet
 
Puligny-Montrachet (21) Thierry Berger - Le Montrachet - Puligny-Montrachet (21) Après neuf années dʼabsence dans le guide Michelin, lʼétablissement décroche à nouveau une étoile.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/thierry-berger.jpg
Depuis 2004, Thierry Berger est à la tête des cuisines du Montrachet. Décrocher l'étoile est pour lui la concrétisation de son parcours.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-03/img/salle-restaurant.jpg
Entre 2009 et 2012 un vaste chantier entrepris au Montrachet a permis de créer deux salles de restaurant pouvant accueillir au total 70 couverts.
Quand Thierry Berger est arrivé au Montrachet en 2004, le chef avait plusieurs challenges à relever : redorer le blason de cet hôtel-restaurant étoilé entre 1981 et 2003, reconquérir la clientèle tout en exploitant au mieux le potentiel de cette typique bâtisse bourguignonne. Il aura fallu huit années de persévérance pour relever le défi.
Le parcours de Thierry Berger, passé par des établissements de renom comme le Langham Hilton International à Londres, Le Martinez à Cannes, le Plaza Athénée et le Vernet à Paris, ou encore la Villa Eugénie à Biarritz, nʼest pas étranger à cette réussite. Dans ces différentes expériences, il a acquis de nombreuses choses : gestion dʼéquipe, créativité, savoir-faire, amour des bons produits, capacité à sʼadapter au terroir local… Et ainsi, il a pu sʼimposer dans une maison ancrée au coeur dʼune région à forte identité. "[Je dédie cette étoile] à mon père et à mon beau-père disparus, qui auraient été fiers de moi… Mais également à tous les chefs qui mʼont formé et mʼont enseigné ce que je sais aujourdʼhui", confie le chef.  
Pas de révolution en vue
Thierry Berger accueille avec satisfaction son étoile, quʼil définit comme "une concrétisation", tout en confiant quʼau quotidien, "les principaux juges restent avant tout les clients." Cette distinction ne viendra donc pas "révolutionner la bonne marche de lʼétablissement" : pas de chamboulement dans la carte, pas dʼévolution dans les prix... "Il faut être cohérent, explique le chef, nous allons continuer à faire ce que lʼon sait faire et poursuivre ces beaux moments de partage avec notre clientèle."                         Myriam Henry  
 
En chiffres  
Ticket moyen : 80 €
Nombre de couverts/jour : 64
Nombre de places assises : 70
Effectif : 25
Fermeture annuelle : du 28/11 au 13/01
Repos hebdomadaire : 7/7
 
Le plat le plus représentatif de votre cuisine ?
 
Escargots de bourgogne en coquilles, beurre émulsionné au vin blanc  
 
Le Montrachet
21190 Puligny Montrachet
http://www.le-montrachet.com/
Email : info@le-montrachet.com
 
[img]Œufs en meurette à la lie de Puligny, champignons enoki et tuile craquante[/img]
Une recette de Thierry Berger, Le Montrachet à Puligny-Montrachet (21)
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-04/img/oeufs-meurette-lie-pulig.jpg
 
  Recettes et techniques:
 Oeufs en meurette à la lie de Puligny, champignons enoki et tuile craquante
Une recette de Thierry Berger, Le Montrachet à Puligny-Montrachet (21)
Ingrédients pour 8 personnes
Base meurette :
• 16 gros oeufs extra frais
• 1 bouteille de bourgogne aligoté ou Puligny-Montrachet
• 1 litre de fond blanc
• 1 dl de jus de volaille
• 200 g dʼoignons grelot
• 150 g de poitrine de porc fraîche (coupée en lardons)
• 5 cl dʼhuile dʼolive
• 50 g de beurre
• 4 gousses dʼail
• 4 brindilles de thym frais
• Sel, poivre PM
• 5 g de poivre en grains
Garniture
• 150 g de poitrine de porc fraîche (coupée en lardons)
• 100 g dʼoignons grelot
200 g de champignons de Paris (escalopés)
100 g de champignons enoki
• 80 g de ventrêche plate séchée (en bâtonnet)
• 5 cl de lie de vin (facultatif)
• 1 botte de persil plat ciselé
• 5 g de piment dʼEspelette
• 50 g de beurre
• 8 tranches très fines de pain de mie
• 5 cl dʼhuile dʼolive
• Thym, ail
• Sel, poivre PM
Progression  
• Faire suer à lʼhuile dʼolive les 200 g dʼoignons, 150 g de poitrine de porc, le thym, lʼail et le poivre en grains.
• Déglacer en 3 fois avec le vin blanc.
• Mouiller au fond blanc, laisser mijoter environ 30 minutes, filtrer la base meurette.
• Faire revenir le restant de garniture sauf les enokis.
• Pocher les oeufs dans la base meurette, récupérer la cuisson, ajouter à la garniture la lie, le jus de volaille, rectifier lʼassaisonnement.
• Dresser les oeufs pochés, verser dans la sauce avec la garniture, parsemer dʼenokis et persil ciselé, de piment dʼEspelette, de ventrêche plate séchée, déposer le croûton toasté.
 
Vin conseillé : Puligny Montrachet 2009 1er cru les Folatières François Carillon  
 
   [:faz06:1] Un plat qui étonne toujours, pas du tout dépassé....bien au contraire ! Quelques jeunes me disaient, qui t'a donné cette idée  ?  :ouch:  :lol:  :lol:

n°31492
luculus1
Posté le 08-05-2012 à 11:03:24  profilanswer
 

Michelin 2012 : 3 étoiles au sommet    (Retour sur le nouveau triple étoilé)
 
Megève (74) Emmanuel Renaut - Flocons de sel - Megève (74) Le chef-patron savoure cette troisième étoile tant rêvée. Retour sur un parcours pas si ordinaire et des choix assumés qui se sont avérés payants.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/320-titre-sabayon-ok.jpg
Vidéo :  Carré sabayon glacé, herbes du jardin.  
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/V_320-titre-fera-ok_001.jpg
Vidéo : Fera du lac, pâte de citron, parfumée au Macha.  
 
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/emmanuel-renaut-jeff-nal_001.jpg'Où en serait la gastronomie française sans Michelin ? Le guide, avant-gardiste, a joué un rôle essentiel dans sa mise en valeur. Il a été un accélérateur de communication pour tous les chefs', dit Emmanuel Renaut.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/0091.jpg
Gâteaux de Topinambours, bouillon beurré aux clous de girofle, truffe des Alpes.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/flocon-de-sucre.jpg
Flocon de sucre.
 
Les guides Michelin des années 2001, 2006 et 2012 figurent dans la 'roue de la connaissance culinaire' installée depuis quelques semaines à la réception du Flocons de sel, à Megève (74). En 2001, c'est la 1re étoile, en 2006, la 2e, et cette année, la 3e. Cette roue est une surprise concoctée par Kristine Renaut pour son mari. Elle a confié à un ami artiste les livres de cuisine et les guides gastronomiques qui ont marqué la carrière du tout nouveau 3 étoiles.  
 
C'est le 27 février, que Michelin a annoncé officiellement l'attribution de la 3e étoile au Flocons de sel. Sur place, Emmanuel Renaut reçoit le premier Michelin 2012 des mains de Michael Ellis, directeur international du guide. Les interviews s'enchaînent. Le chef est soulagé. Depuis quelques semaines, les médias et réseaux sociaux bruissent de rumeurs. Même si l'on sent que c'est acquis, aucune preuve ne vient valider l'information. Désormais, Emmanuel Renaut a la preuve en main. Il rayonne.  
 
"La troisième étoile, c'est un travail d'équipe. Même si tu en es l'instigateur, c'est que tu as une équipe 3 étoiles", assure le chef-patron. Ses seconds, Nadine Vincent et Frédéric Don, Vincent Thomassier en pâtisserie, Ludovic Namur en sommellerie, Andrew Kirby et Nael Choucha en salle avec Kristine…"Toutes sont importantes dans l'équilibre de l'édifice. La 3e étoile, qui devrait permettre de lisser la fréquentation, aura pour conséquence de pérenniser les emplois à l'année. Nous sommes 45 dans l'entreprise. Dix de moins à l'intersaison. Or, je ne veux plus prendre des saisonniers. Il faut du temps pour comprendre la philosophie de la cuisine, l'esprit de la maison. Notre but, c'est de fidéliser nos collaborateurs et d'avoir un confort un travail pour être encore meilleur."
 
 
 
"Plus passionné par la moto que par la cuisine"
 
"Adolescent, j'étais plus passionné par la moto que par la cuisine. Pendant les vacances, j'allais aux Houches, près de Chamonix avec mes parents. Je me voyais dans les chasseurs alpins. J'ai toujours été très actif", raconte Emmanuel Renaut, natif de Soisy-Sous-Montmorency (95). Son grand frère, en formation pour devenir sommelier, lui offre une porte d'entrée sur le métier. Emmanuel entre au CFA de Laon, en Picardie et trouve son premier job au Fimotel de la même ville.  
 
C'est à Paris qu'aura lieu le déclic. La Société des cuisiniers lui trouve un poste au Lotti. Et tous les jours, le jeune commis passe devant le Crillon. "Un jour, j'ai franchi la porte. J'ai commencé le lendemain matin, se souvient Emmanuel Renaut. Christian Constant dirigeait les cuisines avec deux seconds, Yves Camdeborde et Éric Frechon. Dans la brigade, Rouquette, Breton, Faucher, Felder, Jeannin, Marchal… Nous passions par tous les postes. En un an, j'ai appris énormément. Ma voie était tracée."  
 
Le jeune homme est toujours un fou de la montagne. Il rêve de concilier cette passion avec celle de la cuisine. Il appelle Marc Veyrat, installé à Veyrier-du-Lac (74), près d'Annecy, et déjà 2 étoiles Michelin. Il y reste comme chef de partie jusqu'en 1992. "Je n'avais pas de visibilité de progression pour ma carrière, alors je suis parti chez Yves Thuriès approcher aussi la pâtisserie. Mais Marc Veyrat me rappelle. À 25 ans, une place de chef, ce n'est pas évident. Mais je fonce et je m'engage à rester jusqu'à la 3e étoile. Je l'ai vécue chez Marc Veyrat. C'était magique", se souvient-il. Un an et demi plus tard, il fait une incursion à l'étranger : une place de chef au Claridge à Londres. Il y rencontre Kristine, son épouse et mère de ses trois enfants. La suite, c'est le retour à la montagne. Il déniche à Megève une pizzeria en faillite. En 1997, il achète le fonds. Deux personnes en cuisine et deux en salle, l'histoire du Flocons de sel prend corps dans une cuisine minuscule. En 2001, ils sont 4 en cuisine et la 1re étoile tombe. En 2006, ils sont 7 pour la 2e étoile. Il est alors plus aisé de convaincre les banquiers pour mener à bien son projet : construire un restaurant avec quelques chambres et une cuisine spacieuse ouverte sur la nature, toujours à Megève, mais excentré dans la montagne. En décembre 2008, le Flocons de sel nouvelle génération accueille ses premiers clients. Un Relais & Châteaux qui emploie aujourd'hui 45 personnes.
 
 
 
"L'assiette doit être le reflet du paysage extérieur"
 
"Ma cuisine suit le même fil conducteur depuis une quinzaine d'années, mais elle s'est épurée, s'est ancrée dans son environnement. Il y a encore cinq ans, on trouvait à la carte du foie gras, du homard, du saint-pierre … Puis j'ai dit stop. Je veux privilégier les produits de l'arc alpin et travailler uniquement des poissons du lac. Nous avons une qualité de poissons incomparable : fera, lotte, perche, brochet, omble chevalier… Pour les légumes aussi, j'ai des producteurs dans la vallée. Je vais voir comment ils travaillent et ils viennent goûter ma cuisine. Nous avons un vrai bel échange."
 
"Je veux que l'assiette soit le reflet du paysage extérieur, ajoute-t-il. Une cuisine un peu rustique, proche de la terre, de la nature, très tournée vers les herbes du jardin, saine, qui me ressemble." Côté technique, "elle doit être présente mais pas ostentatoire, notamment pour la régularité des cuissons. Bien sûr, un oeil professionnel perçoit la technique, mais pour le client, ça doit rester naturel. La meilleure des technique, c'est celle qui ne se voit pas", dit le cuisinier, MOF 2004 ("à ma troisième tentative", précise-t-il humblement).
 
Ce qui a changé aussi au fil des années, c'est son approche. "Il y a encore sept ou huit ans, je ne prenais pas le temps de m'asseoir pour goûter tranquillement ma cuisine. Or, on n'a pas la même perception, le même oeil, lorsqu'on mange debout en cuisine ou si l'on déguste chaque plat assis en prenant le temps. C'est ce que nous faisons avec Kristine." Des évolutions qui ont porté leurs fruits. "Des clients japonais sont descendus de l'avion à Paris et sont venus immédiatement goûter ma cuisine. Un Sud-Africain vient de prévoir ses vacances en France pour venir chez nous. Cela me touche. On vit des moments exceptionnels", raconte Emmanuel Renaut, qui ajoute : "J'aime qu'un client me dise à la fin du repas : "Vous avez un style", ou "Je reconnaîtrai votre cuisine quel que soit l'endroit où je me trouve." Avoir une cuisine personnelle, qui nous ressemble et que l'on a envie de partager, c'est l'une des grandes joies de ce métier."                                      Nadine Lemoine  
 
Ticket moyen : 200 € boissons incluses. Menus à 45 € (déjeuner), 79 et 149 €
Nombre de couverts/jour : 55  
Nombre de places assises : 35
Effectif : 30
Fermeture annuelle : mai et 3 semaines en novembre.
Repos hebdomadaire : mardi et mercredi
 
Le plat le plus représentatif de votre cuisine : Fera du lac, citron et blancs de poireaux
 
Flocons de Sel
1775 route du Leutaz
74120 Megève
www.floconsdesel.com
 
 
               [:faz06:1] Dans la même "veine" de plat que:
 
http://programmes.france3.fr/planete-gourmande/IMG/arton32983.jpg
 
Millefeuille de légumes
 
Une recette d'Emmanuel Renaut, Flocons de sel à Megève (74)
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/recette/2012-03/img/fds0509-15.jpg
Ingrédients pour 6 personnes
Pour le millefeuille
• 1 kg de grosses pommes de terre à chair ferme
• 1 kg de carottes, 300 g d'épinards
• 1 kg de champignons de bois (girolles, cèpes, mousserons, pied-de-mouton…)
• Herbes du jardin : persil plat, ciboulette, estragon
• 50 g de pickles de girolles  
• Beurre, sel de Maldon
Pour la vinaigrette
• Vinaigre
• Huile d'olive
• Huile de pépins de raisin
• Sel
• 1 morceau de sucre frotté à l'orange
Progression
• Tailler à la mandoline les pommes de terre et les carottes en fines lamelles. Les faire cuire à la vapeur : les pommes de terre doivent être bien cuites et les carottes fondantes. Blanchir les épinards et les assaisonner.
 Dans une poêle faire sauter les champignons avec le beurre quelques minutes. Les assaisonner et les hacher.
• Dans un plat rectangulaire, superposer des couches de pommes de terre, de carottes, de champignons et d'épinards en les alternant. Les mettre sous presse pendant 6 heures, puis tailler le millefeuille en rectangle.
• Préparer la vinaigrette en mélangeant les ingrédients. Au moment de servir, réchauffer le millefeuille à la vapeur. Déguster tiède avec la vinaigrette, garni de quelques pickles de girolles et des herbes du jardin.  
 
          [:faz06:1] Légumes à étages, je ne vois pas où se trouve la ressemblance avec le millefeuille, ni en goût, ni en texture, ni au visuel...... juste des étages de différentes couleurs, le fait de disposer des couches de produits ne constitue pas la justification d'une telle appellation ! En dehors du fait, désormais certain, que M. Renaut Emmanuel est dans le "gratin" des talents culinaires français, un tel plat mériterait un autre baptême  !
 
Rapport avec la tartelette de fleurs en légumes de N. Lebec.......? ''régime classe pour maigrir au sommet''  
:ouch:


Message édité par luculus1 le 09-05-2012 à 20:26:09
n°31495
luculus1
Posté le 09-05-2012 à 21:09:46  profilanswer
 

Avec Michael Ellis à sa tête, Michelin prend un nouveau virage
 
Directeur international des guides Michelin depuis le début de l'année, Michael Ellis va négocier le passage au numérique. Rencontre avec un passionné de cuisine qui répond à toutes les questions que se posent aujourd'hui les professionnels.
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/_sts6076.jpg
Michael Ellis, directeur international des guides Michelin : 'Le guide a 112 ans et on doit s'adapter pour qu'il soit encore là dans 112 ans.'
 
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2012-04/img/fond_table.jpg
 
Adolescent, dans le Colorado, Michael Ellis travaille tous les week-ends et les vacances dans un restaurant. Il débarrasse les tables. Toujours à cette époque, avec son école, il fait un rapide tour d'Europe et fait escale à Paris. "Je me souviens encore des escargots et de la crème caramel de ce restaurant de la place du Tertre. Pour moi, ce fut une révélation." En 1979, il revient en France prendre des cours de cuisine au Cordon bleu et à La Varenne. Son amour de la gastronomie et de la France s'amplifie. Il embraye avec un stage de cinq mois en cuisine au Bistrot 121 (Paris, XVe) auprès de Jean Moussié, un restaurant 1 étoile Michelin. "Vider les volailles, éplucher les légumes, décortiquer les crustacés… j'ai effectué toutes les tâches dévolues au commis",confesse-t-il. Son incursion dans le métier s'arrêtera là. Il bifurque ensuite vers de longues études : un master en relations internationales de l'université américaine Johns Hopkins et un MBA à l'INSEAD (école de management à Fontainebleau), qui le mènent à des postes de management dans plusieurs secteurs dont le packaging agroalimentaire. Michael Ellis a choisi la France, où il réside depuis plus de vingt ans, et il a continué à assouvir sa passion pour la cuisine en étant un client gourmet et gourmand des bonnes tables, avec un guide Michelin en poche, bien avant d'y travailler. C'est en 2007 qu'il intègre le groupe clermontois, en tant que vice-président marketing et vente de la division deux roues. Comment est-il devenu directeur international des guides Michelin ? "Michelin a un système de gestion de carrière fantastique qui vous fait évoluer. Lors d'un entretien, j'ai évoqué ma vraie passion pour le monde de la restauration. Très rapidement, on m'a proposé ce poste. J'ai eu du mal à le croire. Je vis un rêve", confie-t-il.
Son métier comporte deux grandes missions : le management des équipes et le contrôle de la qualité de la sélection des différents guides. Aussi voyage-t-il beaucoup. En ce moment, il rencontre toutes les équipes, accompagne les inspecteurs sur le terrain. "Être un salarié anonyme qui paye ses additions, c'est un métier unique au monde", souligne-t-il au passage. Michael Ellis enchaîne déplacements et réunions. "Nous souhaitons consolider nos positions à l'international. Il n'y a pas de lancement de guide prévu en 2013. Nous étudions les possibilités pour la suite."
À la rencontre des professionnels
Ses voyages le mènent aussi à la rencontre des professionnels français (assemblée générale des Maîtres cuisiniers de France à Perpignan, des rendez-vous individuels….) afin de répondre aux interrogations suscitées notamment par le récent lancement de la version bêta du site internet http://restaurant.michelin.fr. "Tout le monde me dit : "On serait déboussolé sans Michelin", "vous êtes les seuls crédibles". Croyez bien qu'il n'est pas question de mettre en péril notre crédibilité. Mais le guide a 112 ans et on doit s'adapter pour qu'il soit encore là dans 112 ans. Nous devons adopter un business model viable. La valeur du guide, c'est son contenu. Ce dernier a un coût. Tous les professionnels que j'ai rencontrés ont bien compris que pour être pérenne, le guide doit trouver des ressources [Michelin se refuse à intégrer de la publicité dans le guide papier ou sur internet, NDLR], d'où l'offre de mise en avant des établissements sur le site internet, pour 69 € par mois", argumente Michael Ellis. "Je précise aussi qu'il y a une totale étanchéité entre le service commercial et les inspecteurs du guide. Souscrire à cette offre ne procure aucun avantage par rapport à la sélection comme l'inverse n'entraîne bien sûr aucune sanction", souligne-t-il.
Rappelons que le référencement de tous les établissements sur le nouveau moteur de recherche restaurant.michelin.fr est gratuit. Il est automatique pour ceux qui font partie de la sélection du guide. Ces derniers sont marqués du sceau Michelin de façon évidente. "Lorsque je présente le site aux professionnels, ils voient concrètement qu'il n'y a aucun risque d'amalgame et ils sont rassurés", commente Michael Ellis.  
Traçabilité des avis
Reste la question des avis des internautes sur les établissements. "Notre cible, c'est le consommateur qui, lui, veut connaître bien sûr la position du guide parce qu'il lui fait confiance, mais qui veut aussi prendre connaissance des avis des clients, comme cela se pratique sur tous les autres sites, explique le directeur international des guides Michelin. Nous mettons en place un contrôle qualité des avis. Cela passe par un enregistrement du nom et de l'adresse de celui qui dépose un avis, ainsi que la date de son repas. Cela permet une traçabilité des avis mis en ligne et donc de déjouer les abus. Nous avons aussi un système de modération pour supprimer les commentaires diffamatoires ou injurieux. Les clients et les professionnels nous font confiance. Ils savent bien que nous n'allons pas faire n'importe quoi." Quant à la question d'une éventuelle confusion entre les commentaires du guide et ceux des internautes, Michael Ellis est formel : toutes les précautions sont prises pour que les clients ne puissent pas confondre.  
En juin, une nouvelle version du moteur de recherche sera mise en ligne. Comme tout site internet, il évoluera encore. La possibilité de réserver son restaurant sur le site est un projet en gestation. "Plusieurs systèmes existent et nous avons aussi des équipes pour développer notre propre système. Nous voulons le meilleur, donc nous étudions posément ce dossier. Une chose est sûre, c'est que ce service ne sera pas soumis à une quelconque commission. Nous ne voulons pas nous interposer entre le restaurateur et le client." Mais si le client a réservé via le site Michelin, son avis déposé sur le site après le repas sera évidemment crédibilisé. Une nouvelle façon d'accroître la traçabilité, ce qui n'est pas pour déplaire au nouveau patron des guides Michelin.  
Et Michelin tiendra-t-il compte des avis laissés par les internautes ? "Ni plus ni moins que les courriers que nous recevons de la part des clients. Lorsque nous avons beaucoup de courriers positifs ou négatifs, cela nous donne un indice. Nous étudions alors l'éventualité d'une nouvelle visite. Vous savez, lorsque nous enlevons une étoile, c'est sur la base d'un long processus avec plusieurs visites. Ce n'est jamais facile, mais nous devons être crédibles. Et nous ne souhaitons qu'une chose, c'est que les restaurateurs la regagnent."               Nadine Lemoine  
 
http://restaurant.michelin.fr
 
   

Citation :

Il n'y a pas de lancement de guide prévu en 2013,

 :ouch: Il faut espérer que le guide Michelin papier n'est pas  décédé avec ce manager américain  à la tête des guides de Michelin, ça sent la fin..... [:faz06:1]  
http://restaurant.michelin.fr en attendant le site rend service à tous, la planche à billets est en route !

n°31496
bernadette​dm
Posté le 09-05-2012 à 22:04:30  profilanswer
 

il n faut pas oublier qu'un grand chef d'orchestre "français" est américain: William Christie.
http://www.arts-florissants.com/site/accueil.php4
Il y a sans doute les français de souche et les français de coeur.

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