"Encyclopédie de la gastronomie française"
Conçu pour le débutant comme pour le cuisinier professionnel, cette Encyclopédie de la gastronomie française rappelle, dans une première partie les techniques culinaires de base, expliquées pas à pas (pâtes, crèmes découpes, cuissons, viandes, poissons, légumes...) et fournit, dans un second temps, des recettes incontournables de la gastronomie française ainsi que celles, inédites, de grands chefs d’aujourd’hui : Anne Sophie Pic, Gérald Passédat, Régis Marcon, Alain Passart, Xavier Thuret, Yves Thuriès, Didier Stéphan et Stéphane Augé. Professeurs au lycée hôtelier de La-Guerche-de-Bretagne, les auteurs Vincent Boué et Hubert Delorme ont, enfin, réalisé un DVD qui guidera le lecteur pour les gestes les plus délicats. Un livre résolument pédagogique.
Par Vincent Boué et Hubert Delorme
Préface de Paul Bocuse
Éditions Flammarion
510 pages + 1 DVD
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Nouveau livre : "Les grandes gueules et leurs recettes"
Un critique culinaire de renom - Gilles Pudlowski - et un photographe passionné par l’univers de la gastronomie - Maurice Rougemont - se sont retrouvés pour cet ouvrage haut en couleurs, sous-titré ‘Les derniers des Mohicans’ : une galerie de portraits de chefs, au caractère bien trempé, des “aubergistes à l’ancienne”. Quarante grandes gueules sont ici réunies : entre autres, Benoît Bernard, Paul Bocuse, Yves Camdeborde, Philippe Etchebest, Jacques Le Divellec, Marc Veyrat, et deux femmes : Chantal Chagny et Nicole Rubi. Chaque portrait retrace l’itinéraire de ces ‘Tontons flingueurs de la cuisine’, agrémenté d’une recette emblématique de leur cuisine.
Par Gilles Pudlowski et Maurice Rougemont
Glénat Éditions, Collection Le verre et l’assiette
192 pages
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"Michel Troisgros et l’Italie"
“À maman et Mémé à qui ma cuisine doit tant”, murmure la dédicace de ce livre doux et lyrique. Une romance presque sans parole à l’Italie et à l’influence “authentique et fantasmée en même temps” de sa cuisine qui a bercé l’enfance du chef triplement étoilé de Roanne entre sa grand-mère Anna, sa mère Olympe et les cousins du Frioul, que rappelle une brève notice biographique. Puis les plats prennent la parole, pleine page, dans une mise en scène photographique magnifique : cubes de fraises de la mémé forte, mezzaluna de pommes de terre à l’artichaut ou cèpes alla saltimbocca… à côté de leur recette les plats s’y déploient en une floraison chromatique, alternant avec des prises de vue de campagnes et des cuisines transalpine. Comme un faible écho de cette “mer couleur de vin” dont parle Leonardo Sciascia.
Michel Troisgros, Bénédict Beugé, photos de Marie-Pierre Morel
Éditions Glénat
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Nouveau livre : "Carrément chocolat"
Pierre Hermé, le célèbre pâtissier passé, entre autres, chez Lenôtre, Fauchon et Ladurée, se livre dans une série d’entretiens avec Danielle Monteaux, fondatrice du Cercle du chocolat aux Palais. Carrément chocolat, c’est d’abord et avant tout le regard de deux passionnés sur l’ingrédient préféré des gourmands. Car ici, en 30 définitions, autant celui qu’on surnomme le ‘Picasso de la pâtisserie’ que celle qui l’interroge parlent sur le ton de la confidence de leur amour non dissimulé pour le chocolat. Et pour ne rien gâcher au plaisir, Pierre Hermé nous fait l’honneur de nous gratifier de 20 recettes, simples ou élaborées, qui sauront, à n’en pas douter, satisfaire tous les goûts.
Pierre Hermé & Danielle Monteaux
Agnès Viénot éditions
240 pages
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Alain Pégouret : "Faire découvrir un produit, c'est le plus beau des compliments"
Depuis bientôt neuf ans, Alain Pégouret a imprimé sa patte au restaurant du VIIIe arrondissement : son style subtil et élégant a dépoussiéré cette institution parisienne. Non, la cuisine que l'on y sert n'est pas classique : la preuve, s'il en fallait, par l'exemple, avec, en avant-première, trois recettes tirées du livre 'Laurent, Paris' à paraître fin novembre, afin de découvrir une approche culinaire qu'Alain Pégouret décrypte pour nous.
L'Hôtellerie Restauration : S'il ne fallait retenir qu'un plat parmi vos créations ?
Alain Pégouret : La palette de légumes. Elle correspond à ma philosophie de la cuisine et résume bien mon style. Un plat élégant, subtil, qui met le produit en avant. Elle est composée de plusieurs variétés de betteraves et de raves [voir la couverture du livre, NDLR], coupées en petites lamelles avec lesquelles on forme des 'bigoudis' ou réduites en purées, aromatisées chacune avec une huile parfumée différente. L'harmonie des couleurs est très importante. J'ai mis ce plat au point il y a cinq ans et je suis obligé de le remettre à la carte chaque automne.
Le plat que vous auriez aimé inventer ?
La pomme soufflée, parce que c'est un plat simple, mais technique. Il a traversé le temps et ne se démodera jamais.
Le repas le plus éblouissant ?
Deux repas m'ont mis les larmes aux yeux. Le premier, c'était chez Philippe Bourguignon, le directeur du restaurant Laurent. J'ai découvert l'homme au-delà du professionnel et je partage avec lui une grande complicité. La convivialité était extraordinaire, le repas simple et bon, et nous avons dégusté des vins fabuleux que je n'avais jamais goûtés. Le second, c'est chez Frédéric Anton, le chef du Pré Catelan à Paris. Je suis amoureux de sa cuisine.
Et à l'étranger ?
J'ai adoré mon repas chez Ferran Adrià, à El Bulli, à Roses en Espagne. À chaque plat, je me suis demandé : "Comment a-t-il fait ?" C'est ce qui m'intéresse lorsque je vais découvrir la cuisine d'un confrère : être étonné, surpris, ému, avoir l'impression de découvrir une autre planète.
Ce qui vous agace le plus ?
Les clients qui ne comprennent pas qu'il y ait une différence de prix entre un produit bas de gamme et un autre de grande qualité. Entre un bar d'élevage et un bar sauvage, au goût ou visuellement, on perçoit pourtant la différence. La qualité, ça se paie !
Le plus beau compliment ?
Lorsque qu'un client me dit que j'ai réussi à lui faire aimer un produit qu'il a toujours détesté. Arriver à faire découvrir un produit : c'est le plus beau des compliments !
La critique qui vous a le plus marqué ?
Celle de mon père, avec qui j'ai eu la chance de découvrir de grandes tables dès l'enfance. J'avais 16 ans et mon père établissait des menus de 2 plats pour 3 à 4 soirs par semaine à servir à 20 heures tapantes. Ce soir-là, j'ai complètement raté mon coq au vin servi avec 2 heures de retard. Mon père m'a dit : "Dans ce métier, la première règle, c'est d'être dans les temps, et de faire beau et bon." Je ne l'ai jamais oublié ni refait de coq au vin !
Le secret de la réussite ?
La persévérance, savoir écouter les critiques et avoir toujours un doute, afin d'être capable de se remettre en question.
Votre plus grand rêve ?
Conduire un avion de chasse. Les pilotes de chasse travaillent en équipe, relèvent des défis et éprouvent du plaisir dans leur métier. C'est comparable aux cuisiniers, finalement ! Et j'adore la vitesse !
LAURENT, PARIS - Alain Pégouret
Alain Pégouret a passé près d'une année à peaufiner son premier livre. à 43 ans, le chef du Laurent y livre une synthèse de son travail des dernières années, celles qu'il a consacrées à cette institution courue par trois types de clientèle : affaires (Faubourg Saint-Honoré), touristique (Champs-Élysées) et celle liée à la mode (Avenue Montaigne). Ce beau livre consacre un chapitre à chacune des 76 recettes accompagnées d'un vin conseillé par Philippe Bourguignon, directeur du Laurent (et Meilleur sommelier de France), mais aussi d'anecdotes, d'astuces et de ces petites histoires qui font les grandes…
Par Alain Pégouret, Philippe Bourguignon, Eve-Marie Zizza-Lalu. Photos de Jean-François Mallet.
Éditions Glénat - En librairie fin novembre 2009.
Propos recueillis par Nadine Lemoine
Noix de ris de veau truffée et dorée au sautoir, "perline" et lard fermier dans une fleurette aux champignons
Pour 6 personnes
Marché :
- 6 noix de ris de veau de 200 g
- 20 cl de beurre clarifié (80 g de beurre)
Eléments pour le jus de veau :
- 1 kg de travers de veau
- 1 oignon
- 1 carotte
- 2 gousses d'ail
- 1 brindille de thym
- 50 cl huile de pépin de raison
- 50 g de beurre
- 2 litres de fond blanc de veau
Eléments de la garniture :
- 100 g " Perline" (petite pâte ronde)
- 80 g poitrine fumée
- 60 g tétragone
- 80 g truffes
- 40 g beurre
- 1 œuf
- 10 cl huile d'olive
Eléments de la fleurette de champignons :
- 400 g de champignons de paris
- 2 pièces d'échalotes
- 2 gousses d'ail
- 300 g de bouillon de poule
- 20 cl de crème fleurette
- 1 bouquet garni
- 20 cl huile de pépin de raisin
- Sel, poivre
Dressage et finition :
- Fleur de sel, poivre mignonette.
Le jus de veau :
-Épluchez l'oignon et la carotte. Taillez en mirepoix. Coupez en petits morceaux le travers de veau et rissolez-les à l'huile dans un sautoir. Poêlez la mirepoix afin de la blondir, puis l'ajoutez au travers de veau avec le beurre, l'ail en chemise et le thym. Caramélisez le tout en remuant régulièrement pour éviter aux sucs de cuisson de brûler. Égouttez dans une passoire, déglacez le sautoir avec une partie du fond blanc. Placez la préparation dans une casserole avec le déglaçage. Mouillez à hauteur avec le reste du fond blanc. Laissez cuire jusqu'à l'obtention d'un jus sirupeux et passez au chinois fin
La fleurette de champignons :
Épluchez et ciselez l'échalote et l'ail. Parez, lavez, émincez et poêlez à l'huile les champignons jusqu'à coloration blonde, assaisonnez, ajoutez les échalotes et l'ail, mélangez. Mouillez avec le bouillon de poule et faites cuire dans une casserole avec le bouquet garni pendant 20 minutes à feu doux. Dégraissez, écumez, incorporez la crème fleurette et laissez cuire à nouveau pendant 10 minutes. Filtrez à l’aide d’un chinois étamine la crème de champignons et réservez-la.
Les ris de veau :
Mettez les ris de veau dans une casserole d'eau froide salée et portez à ébullition. Rafraîchissez dans une eau glacée au bout de 3 minutes. Égouttez, épongez soigneusement. Enlevez les nerfs et les peaux externes, parez de façon à obtenir de belles noix de forme ovale. Coupez les parures en petits dès. Assaisonnez les noix, faites chauffer le beurre clarifié dans un sautoir, saisissez les ris de veau, ajoutez le beurre frais et laissez-les dorer en les arrosant de beurre « mousseux ». Au terme de la cuisson, débarrassez les ris de veau et laissez-les reposer.
Les garnitures :
Faites cuire les « perlines » dans une eau salée et bouillante avec 10 cl d’huile d'olive, égouttez, réservez. Taillez la poitrine fumée en petits lardons, blanchissez-les, rafraîchissez et égouttez. Équeutez et lavez la tétragone, saisissez-la à l'huile d'olive puis égouttez-la. Épluchez et taillez 40 g de truffe en brunoise. Hachez le restant.
DRESSAGE ET FINITION
Dédoublez la noix de ris de veau. Poêlez les dès de ris de veau au beurre mousseux jusqu'à ce qu'ils soient croustillants, ajoutez les lardons, les « perlines », la tétragone et les dès de truffes, salez, poivrez. Posez un emporte-pièce ovale sur une des deux parties du ris de veau, garnissez-le de la préparation obtenue précédemment. Badigeonnez d'œuf battu la seconde partie du ris de veau, puis panez-la de truffe hachée. Poêlez celle-ci (côté truffe) au beurre pendant 20 secondes, débarrassez aussitôt. Disposez parallèlement dans l'assiette, une tranche de ris de veau truffée et l'autre garnie. Émulsionnez la crème de champignons, et répartissez-la sur la tranche de ris de veau garnie. Assaisonnez la noix truffée de poivre mignonnette, de fleur de sel et entourez-la d'un trait de jus de veau.
Homard aux épices tandoori saisi à la plancha, copeaux d’avocat à l’huile d’amande grillée
6 homards bleus de 500 g
- 25 g d’épices tandoori
- 20 cl d’huile de pépins de raisin
Le jus de homard :
- 6 têtes de homards (ce sont les 6 têtes des homards bleus et non 6 autres têtes)
- 5 cl d’huile d’olive
- ¼ d’oignon
- ½ carotte
- ½ branche de céleri
- 20 g de concentré de tomates
- 10 graines de coriandre
- 1 branche de thym
- 2 branches de persil plat
- 2 branches d’estragon
La garniture :
- 6 avocats à point et fermes
- Acide ascorbique
- Les zestes de 2 citrons jaunes
- 20 g de coriandre fraîche
- 10 cl d’huile de pépins de raisin
- Assaisonnement des avocats
- 40 g d’amandes fraîches décortiquées
- Le jus de 1 citron jaune
Dressage et finition :
- 15 cl d’huile d’amande grillée
- 2 cl de vinaigre de Xérès
- 1 pincée de zeste de citron jaune
- Huile à la coriandre fraîche
- Fleur de sel, sel fin, poivre du moulin
- Plongez les homards dans l’eau salée bouillante pendant 1 minute et demie. Détachez les entre-pinces et les pinces et poursuivez leur cuisson pendant 4 minutes. Refroidissez les homards aussitôt dans de l’eau glacée et faites de même par la suite avec les pinces. Détachez les têtes des homards et concassez-les. Fendez les queues en deux dans le sens de la longueur, décortiquez les pinces et les entre-pinces. Réservez les entre-pinces sur une plaque en inox.
- Mélangez le tandoori avec l’huile de pépins de raisin.
Le jus de homard :
- Faites rissoler à l’huile d’olive les têtes des homards dans une sauteuse. Ajoutez l’oignon, la carotte et le céleri branche taillés en petite mirepoix. Ajoutez le concentré de tomates, remuez pendant 30 secondes, mouillez à hauteur avec de l’eau, portez à ébullition, écumez et dégraissez. Ajoutez une pincée de poivre en mignonnette, les graines de coriandre concassées, l’estragon, le persil plat et la branche de thym. Laissez cuire pendant 15 à 20 minutes à feu doux. Passez à travers un chinois étamine, faites réduire le bouillon jusqu’à obtention d’un jus.
La garniture :
- Pelez les avocats et réservez au fur et à mesure dans un récipient d’eau froide additionnée d’acide ascorbique (1 gramme par litre d’eau).
- Taillez les avocats dans le sens de la longueur en fines lamelles à l’aide d’une mandoline, puis formez de petits rouleaux de 1,5 cm de diamètre. Réservez sur une plaque en inox recouverte de film alimentaire au réfrigérateur. Taillez les zestes de citron en très fine brunoise. Mixez la coriandre fraîche effeuillée avec l’huile de pépins de raisin. Assaisonnez.
Dressage et finition :
- Badigeonnez d’huile au tandoori la chair des queues des homards ainsi que les pinces, laissez mariner 5 à 10 minutes.
- Répartissez les rouleaux d’avocat sur les assiettes en les faisant se chevaucher légèrement. Assaisonnez d’huile d’amande grillée, de vinaigre de Xérès, d’une petite pincée de zeste de citron, de fleur de sel et d’un tour de moulin à poivre.
- Saisissez les homards à la plancha ainsi que les pinces. Faites cuire doucement afin de ne pas brûler les épices tandoori. Dressez sous les rouleaux d’avocat. Assaisonnez de jus de homard et d’un trait d’huile à la coriandre fraîche.
Bulle de fraise Mara des bois légèrement citronnée
Préparation : 1 heure
Cuisson : 30 mn
Pour 10 personnes :
Matériel spécifique :
- Demi-sphères siliconées de 7 cm de diamètre
- Pistolet à velours
- Tapis antiadhésif
- Tapis siliconé
- Emporte-pièces de 6 et 8 cm
La bulle de fraise Mara des bois :
- 100 g de coulis de Mara des bois
- 1 g de gélatine or
- 15 g de blancs d’œufs séchés en poudre
- 10 g de sucre glace
Le velours rouge fraise :
- 200 g de beurre de cacao
- 200 g de couverture ivoire
- 3 g de colorant liposoluble rouge frais
Le sucre filé rouge :
- 70 g de sucre semoule
- 1,4 cl d’eau
- 30 g de glucose
- 1 goutte de colorant rouge
Les tuiles fraise Mara des bois :
- 100 g de sucre semoule
- 25 g de farine
- 50 g de pulpe de Mara des bois
- 40 g de beurre fondu tiède
- 5 g de glucose
Les zestes de citron confits à la grenadine :
- La peau de 2 citrons finement coupée en cheveux d’ange
- 5 cl de grenadine
- 2,5 cl d’eau
La brunoise de fraises Mara et citrons confits :
- 200 g de fraises Mara coupées en brunoise
- 100 g de citrons confits
Le biscuit macaron :
- 60 g de blancs d’œufs
- 60 g de sucre semoule
- 60 g de poudre d’amandes
- 16 g de fécule de pomme de terre
- Pm colorant jaune citron
- Le zeste finement râpé de ¼ de citron
Le sorbet fraise Séchuan :
- 500 g de pulpe de fraise Mara des bois
- 500 g de glucose atomisé
- 2 g de stabilisant pour sorbet
- 100 g de sucre
- 15 cl d’eau
- 0,6 g de poivre de Séchuan
- 2 g de zeste de citron
Dressage :
- Lamelles de fraises
- Miel
La bulle de fraise Mara des bois :
- Faites tiédir un quart du coulis de fraise. Incorporez la gélatine préalablement ramollie.
- Montez les blancs en poudre avec le sucre glace et le reste de la pulpe de fraise.
- Procédez comme pour une mousse de fruit en mélangeant délicatement l’émulsion de fraise au reste du coulis gélifié.
- Garnissez les demi-sphères siliconées de 7 cm de diamètre avec la préparation précédente et réservez au grand froid à -24 °C.
- Une fois la préparation prise, réunissez deux demi-sphères en les collant l’une sur l’autre.
- Et réservez de nouveau au grand froid.
Le velours rouge fraise :
- Faites fondre tous les éléments au micro-ondes à 50 °C en faisant attention à ne pas brûler la couverture (température minimum type « defrost »).
- Versez dans le réservoir du pistolet à velours et pulvérisez immédiatement sur une sphère préalablement passée au grand froid.
- Une fois le flocage terminé, conservez au frais.
Le sucre filé rouge :
- Mettez les éléments dans un poêlon en cuivre bien propre et faites cuire à 150 °C.
- Une fois le mélange cuit, laissez débuller 1 minute et au-dessus d’un tapis antiadhésif, à l’aide d’une fourchette, « filez » le sucre en fins cheveux d’ange.
- Formez de petits nids pouvant accueillir une bulle de fraise de 8 cm de diamètre et réservez-les à l’abri de l’humidité.
Les tuiles fraise Mara des bois :
- Mélangez tous les ingrédients tempérés et laissez reposer 1 heure au frais.
- Étalez sur tapis siliconé et faites cuire à 150 °C au four pendant 10 à 15 minutes.
- Détaillez à l’emporte-pièce de 8 cm de diamètre et de 6 cm pour ajourer l’intérieur de la tuile.
Les zestes de citron confits à la grenadine :
Dans le dressage on a les cheveux d’ange en sucre filé)
- Pelez les citrons et grattez le zeste restant sur l’intérieur de la peau (qui pourrait apporter de l’amertume).
- Taillez de fins cheveux d’ange avec la peau et blanchissez une première fois à l’eau.
- Égouttez-les. Faites un sirop avec la grenadine et l’eau et portez à ébullition.
- Ajoutez les cheveux d’ange dans le sirop jusqu’à ce qu’ils soient confits. Réservez au frais.
La brunoise de fraises Mara et citrons confits :
- Taillez en brunoise de 0,5 cm de côté les fraises et les citrons confits maison. Réservez au frais.
Le biscuit macaron :
- Monter les blancs d’œufs en 2e vitesse. Une fois qu’ils sont montés en bec d’oiseau, sucrez-les. Incorporer la poudre d’amandes et la fécule tamisée.
- Teintez avec le colorant et aromatisez avec le zeste de citron.
- Étalez sur feuille et plaque cuisson à 0,6 cm d’épaisseur, faites cuire à 160 °C pendant 10 minutes. Détaillez des disques de 5 cm de diamètre.
Le sorbet fraise Sechuan :
- Dans une casserole, portez à ébullition tous les ingrédients sauf la pulpe de fraise, les zestes de citron et le poivre de Sechuan.
- À ébullition, retirez la casserole du feu, ajoutez les zestes de citron et le poivre de Sechuan. Couvrez d’un film plastique et laissez infuser 8 minutes.
- Passez au chinois étamine, ajoutez la pulpe de fraise. Laissez maturer au frais pendant 24 heures, turbinez.
Dressage et finition :
- Déposez un biscuit macaron au fond d’une assiette et dressez dessus la brunoise de fraises et citrons. Placez autour des lamelles de fraises pour former une fleur.
- Disposez la bulle de fraise (dans la progression, le sucre en cheveux d’ange devait recevoir la bulle de fraise), et sur les fraises coupées un nid de cheveux d’ange.
- Pour finir, déposez la tuile sur la bulle et quelques pointes de miel au cornet.
- Servez avec une quenelle de sorbet fraise Sechuan.
Il va falloir essayer tout cela ! Alain Pégouret, c'est du sérieux, ça dékonne pas ! ![[:faz06:1] [:faz06:1]](http://images-ftvi.mesdiscussions.net/images/perso/1/faz06.gif)