Le 26-12-2011 à 16:53:52, grisbiche a écrit :
Pour Noël, préparation d’un coulibiac. A l’intérieur, strates de kasha, choux vert blanchi, saumon de qualité, persil, œuf dur haché, champignons de Paris poêlés. Hélas, pas de vesiga, que j’espérais trouver dans une épicerie russe de Paris, mais la vendeuse peu aimable ne savait même pas ce que c’était - ...et dire que j’en trouvais au Inno Montparnasse dans les années 70 !
J’ai donc voulu placer tout ce petit monde dans une pâte à brioche préparée méticuleusement dans la cuve de mon vénérable Kenwood suivant la recette de Christophe Felder. Et là, catastrophe, la pâte a craqué en différents endroits… Sans doute les œufs étaient-ils trop gros, donc la pâte pas assez ferme. Quand on pense que leur poids peut varier de près de 50% alors que l’on s’applique à peser au gramme près les autres ingrédients ! Je le sais et continue à me faire avoir ! Se décidera-t-on un jour à mettre le poids en oeufs ou plus simplement le calibre des oeufs utilisés dans les recettes de pâtisserie...? Mme Grisbiche, passant par là, m’a nargué : « Tiens, ton plat russe, c’est Tchernobyl, la cuve a cédé ! »…
Alors l’idée m’est venue, à même accident, même remède. Il fallait construire un sarcophage contenant l’écroulement final du coeur !
Prenant mon courage à deux mains, j’ai entrepris de réaliser une autre pâte à brioche, une vieille recette de Raymond Oliver très proche d’ailleurs de celle donnée par Michel Maincent-Morel dans son livre de techniques culinaires. Et là, entièrement à la main, et que je te bats et que je te rebats. La crampe dans le bras et la sueur sur le front. Mais le résultat était là, me confirmant que ces robots ménagers n’égaliseront jamais le pétrissage manuel ou les pétrins professionnels : une magnifique pâte pour emmailloter et colmater les fuites. Trop magnifique d’ailleurs, car après cuisson la pâte avait si bien prospéré que je me suis trouvé avec un coulibiac enfoui comme une fève au sein d’une énorme brioche !
Le résultat était si grotesque que le pervers Grisbiche junior m’a menacé de le photographier et de livrer cette image en pâture aux participants de ce forum, me ridiculisant et me discréditant à vie.
Heureusement c’était Noël, et mon fils n’est pas resté insensible à mon désarroi…
Vous ne verrez donc pas le monstre !
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