Mr Hulot | Le 08-08-2008 à 11:31:15, grisbiche a écrit :
C'est bien cette couleur qu'elles doivent avoir. Malheureusement la réalité est tout autre. Le site de la maison Hardouin est plus réaliste :
http://www.hardouin.com/images/produits.gif
Je m'arrête de temps à autre pour des achats dans leur boutique "Le virage gastronomique". Les produits sont corrects sans plus. Je crois d'ailleurs que depuis quelque temps les fils Hardouin -qui déjà n'offraient pas le même niveau de produits que le père- ont pris leur retraite. On voit sur la fiche d´identité de la SA Charcuterie Hardouin qu'il existe une "Responsable Qualité". Ce qui pour moi est un très mauvais signe. J'ai souvent constaté que plus on formalise la qualité, moins elle est présente...Quand la qualité est un créneau marketing, ce n'est plus la qualité !
J'ai retrouvé de temps à autre de ces rillettes de Tours, qui sont en quelque sorte un concentré de réactions de Maillard, dans des petites boutiques de villages tourangeaux ou angevins. Las, chaque fois que je tente un retour sur ces lieux, je trouve porte close...Au mieux, fermeture pour retraite, au pire, fermeture pour cause de décès. ou encore le vieil artisan affable remplacé par un jeune tenancier agressif à qui le remboursement des traites pour l'acquisition du fond doit donner des aigreurs d'estomac, qui, devant ma mine dépitée devant ses rillettes anémiées, me lance : "Vous préféreriez sans doute que j'y verse une bouteille d'arôme Patrelle !" Mais non, jeune homme, je préférerais que vous les fassiez cuire plus longtemps. Il est vrai qu'à chaque goutte d'eau qui s'évapore, c'est un sou du bénéfice qui s'envole...
Mais, comme dirait l'autre, nous n'avons pas les mêmes valeurs...Heureusement !
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Citation :
Mais non, jeune homme, je préférerais que vous les fassiez cuire plus longtemps.
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Tout comme Michel Angereau dont je viens de retrouver les rillettes dans un enregistrement qui date de mars 94. Je les avais complètement oubliées. Poitrine de porc fraîche, palette, jarret de porc, couennes du jarret coupées en lanières, parures grasses de longe. Pas de vin blanc, de l'eau. Cuisson une huitaine d'heures.
Recette suivie d'un reportage sur une pêche d'anguilles dans la Loire, d'un petit tour au marché de Saumur où Michel Augereau choisissait les produits du menu, de la réalisation dans ses cuisines d'une matelote d'anguille et de sa garniture de petits oignons glacés (beurre d'Echiré), enfin de la dégustation du plat en compagnie de Jean Carmet. Le tout dans l'émission de France 2 "C'est tout Coffe" que depuis quelques jours je me repasse, pour le plaisir. Coffe, flanqué de Jonathan Lambert, son jeune Candide à l'air faussement naïf, nous emmenait au marché. En compagnie d'un cuisinier ou d'un habitant de la ville, il nous faisait participer au choix des produits des plats prévus au menu. On en a vu défiler des marchés ! Lyon, Rouen, Grenoble, Nantes, Clermont-Ferrand, Aix-en-Provence, Troyes, Paris, Vichy, Bourges, St Malo, Compiègne, Colmar, Orléans, Saumur, Le Mans, Vannes, Versailles, sans parler de ceux que j'ai dû rater ... Marchés parisiens dont celui de la rue Mouffetard avec Claude Peyrot, du "Vivarois", que j'avais oublié également. Marchés de pays étrangers : en Irlande, à Munich, Madrid ... En 93 avait été fêtée la centième des marchés.
Et les recettes, comment les obtenait-on ? Ben, par des moyens plus sûrs que les vidéos Le Minitel ! Côté Canal + ("La grande famille" ), le 3615 Coffe ; côté France 2, le 3615 France 2 rubrique Coffe, ou bien tout bêtement le courrier adressé avenue Montaigne. C'était la minute nostalgie de Monsieur Hulot. Pas nécessaire mais ça fait du bien ! |