Mr Hulot | Le 17-04-2011 à 11:39:06, grisbiche a écrit :
Hollande, oui, j’ai aussi souvent entendu cette appellation. Je crois qu’il s’agissait d’une variété à chair jaune, effectivement intermédiaire entre les pommes de terre à purée et celles à chair ferme qu'utilisait ma mère principalement pour des salades, bœuf cuit, cervelas…
Je me souviens d’un plat confectionné avec des hollandes qui revenait assez souvent sur notre table pour accompagner les steaks ( le plus souvent de l'araignée, notre morceau favori... ) : des lardons étaient revenus avec un peu de beurre au fond d’une cocotte en fonte, ma mère (ou mon père, car il ne rechignait pas à faire la cuisine) y faisait fondre des oignons grossièrement émincés, puis on y ajoutait les gros cube de pommes de terre, et… et là j’ai un trou de mémoire. Une grosse louche de bouillon réalisé avec ces cubes avec un K, comme on dit hypocritement sur les chaînes qui se piquent de ne pas se livrer à la publicité clandestine, ça, j’en suis certain, mais aussi, il me semble, et c’est là que j’ai un doute, un verre de vin blanc, dont le fumet et la pointe d’acidité effleurent dans ma mémoire, mais cette acidité n’aurait-elle pas durci la chair des pommes de terre ? Or le résultat était délicieusement fondant. Exquisément parfumé… J’ai d’ailleurs oublié de mentionner le bouquet garni, les grains de poivre et la pincée de quatre-épices. Et la pomme de terre ne s'était absolument pas délitée.
Aussi je ne manquerai pas de crier « Vive la hollande, Mesdames ! » La hollande disparue, pas la Hollande qui nous envahie de légumes insipides.
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Citation :
des lardons étaient revenus avec un peu de beurre au fond d’une cocotte en fonte, ma mère (ou mon père, car il ne rechignait pas à faire la cuisine) y faisait fondre des oignons grossièrement émincés, puis on y ajoutait les gros cube de pommes de terre, et… et là j’ai un trou de mémoire. Une grosse louche de bouillon réalisé avec ces cubes avec un K, comme on dit hypocritement sur les chaînes qui se piquent de ne pas se livrer à la publicité clandestine, ça, j’en suis certain, mais aussi, il me semble, et c’est là que j’ai un doute, un verre de vin blanc, dont le fumet et la pointe d’acidité effleurent dans ma mémoire, mais cette acidité n’aurait-elle pas durci la chair des pommes de terre ?
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Une recette du même genre, héritée de ma mère, que, comme elle, je sers plutôt le soir : saindoux ou beurre, lard maigre salé (on ne disait pas poitrine demi-sel à l'époque), oignons émincés, pommes de terre pas trop fermes coupées en quartiers, un nuage de farine, vin rouge tanique (ou vin blanc), 1 morceau de sucre, bouillon de volaille, 1 clou de girofle, thym et laurier. Comme pour moi une sauce au vin rouge appelle irrésistiblement un jaune d'œuf dégoulinant, il m'arrive d'y pocher directement des œufs malgré la liaison à la farine et le sel du lard et du bouillon de volaille. Ça marche ou ça ne marche pas ! |