luculus1 | Référence définitive ? Certainement pas, de l'aveu même d'Auguste le 1er novembre 1902, dans l'avant-propos de son livre.....,seulement une simple référence, qu'il ne qualifie même pas de référence, mais d'outil plus qu'un livre, tout en laissant à chacun la liberté d'établir sa façon "d'opérer" selon ses vues personnelles.
Cela a au moins le mérite d'être clair et sans aucune arrogance et vanité ! Maintenant que ce bouquin soit renommé ne vient pas de sa propre personne, seulement par ceux qui l'ont expérimentés, utilisés, copiés.
Je n'ai pas la prétention, ajoute t-il, d'affirmer que ce guide soit complet, le serait-il aujourd'hui d'ailleurs, qu'il ne le serait plus demain, car le progrès marche, et chaque jour enfante des formules nouvelles. ben....tout cela est plein de bon sens ! !
Citation :
Il serait trop facile de suivre Auguste Escoffier, mais plus je discute avec les cuisiniers, moins je trouve à Escoffier de légitimité à figurer comme référence définitive. Ce n'est pas qu' Escoffier n'ait pas été un grand homme, non ! La création d'hôtels, de restaurants, la rédaction d'ouvrages culinaires importants, son action mutualiste … Toute son œuvre lui vaut des titres à une reconnaissance éternelle. Que cela soit donc entendu :
je clame que, oui, Escoffier fut un grand cuisinier. Toutefois, là n'est pas la question. La question que je discute ici, c'est celle de la " référence ". Je sais que les ouvrages d' Escoffier ont influencé et influencent encore les cuisiniers de notre temps. le Répertoire de la cuisine de T. Gringoire et L. Saulnier est le seul livre présent dans les cuisines, et je lis que ce livre est dédié " au maître de la cuisine moderne, Auguste Escoffier ", en " hommage de respectueuse admiration ". Cuisine moderne ? La cuisine qui est ainsi codifiée date d'un siècle, et, depuis, nous avons heureusement connu bien des artistes culinaires aussi remarquables qu' Escoffier : pensons (dans le désordre) à des Bocuse, Haeberlin, Guérard, Delaveyne, Ducasse, Bras, Gagnaire … Pourquoi ne les suivrions pas, au lieu de suivre Escoffier, dont la cuisine est datée ? Et, dans le sens inverse du temps, pourquoi considérerions-nous qu' Escoffier efface le passé ? Pourquoi ne retiendrions-nous pas plutôt les codifications antérieures à Escoffier, telle celle de Marie-Antoine Carême ?
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Citation :
Dès qu'un cuisto 2 ou 3 étoiles me parle d'escoffier comme LA référence, ça me rend fou, car au quotidien, JAMAIS il ne suivra une quelconque recette du Répertoire de la Cuisine, elles sont toutes périmées (et c'est normal, c'était y'a un siècle et il l'avait lui même prévu si on le lit bien)
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Citation :
Bien des artistes culinaires aussi remarquables qu' Escoffier :
Bocuse, Haeberlin, Guérard, Delaveyne, Ducasse, Bras, Gagnaire
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J’ajouterai,en en oubliant quelques-uns toujours dans le désordre ; Passard, Savoy, Loiseau, Pacaud, Robuchon, Dutournier, Martin (Guy), Denis, Troisgros, Blanc, Meneau, Veyrat, Roellinger, Boyer, Roth, Maximin, Chapel, Denis,Manière, Avec la ribambelle de quadras actuels sortants de leurs brigades, eux-mêmes étant passés dans les cuisines des Point, Dumaine, Brazier, Pic, Thuillier etc…. Tous sans exception ont trempés les yeux dans l’ Escoffier, ils ont brassés le solfège Escoffier pour y puiser leurs propres partitions et ça continue…. La préface du brave auguste est explicite, il écrit au tout début du 20 è siècle en préface, les critiques que l’on peut avoir à son égard aujourd’hui.
Les verrines à la Kon d’aujourd’hui existaient dans son bouquin, c’était dans des coupes en cristal, chaque recette donne une idée, une voie, jugée trop sucrée, trop beurrée, trop truffée, libre à chacun de partir dans un autre sens en diminuant, modifiant, métamorphosant le point de départ .
Courtine écrit dans la préface de ‘ la cuisine de Denis ‘ en 1975 :
Pour célébrer Denis et quelques autres à qui la cuisine est venue comme l’appétit, en mangeant. Car la cuisine c’est beaucoup plus que la cuisine apprise dans les écoles et dans les ouvrages d’Escoffier.
Henri Gault et Christian Millau ajoute sur la même préface ; Denis est fou , nous l’avons toujours dit et écrit , avec certitude et tendresse , un cuisinier est fou lorsqu’il refuse de transiger avec la cuisine et….avec ceux à qui il la sert ; lorsque dans son délire logique, il vous explique que ses additions, incontestablement les plus chères du monde, sont les moins chères de Paris, et qu’on ne peut pas faire d’omelette sans casser des truffes.
Oui…l’illustre Denis également a trempé les mains dans Escoffier pour asseoir sa propre idée, sa touche culinaire personnelle…bref.. sa cuisine à lui, il suffit de lire son livre pour s’en apercevoir … il est loin d’être le seul. Message édité par luculus1 le 17-11-2011 à 18:09:10
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