Selon l’intéressant petit livre rouge –eh oui…- Un Tour Gastronomique de la Chine de Georges London, délicieusement à contre-courant car sans illustrations, voici la formule du cinq-épices :
typiquement, un mélange d'anis étoilé, de poivre de Sichuan, de fenouil ou de gingembre, de clous de girofle et de cannelle de Chine, le chiffre 5 ayant la réputation d'avoir des pouvoirs curatifs. Elle combine les cinq saveurs de base de la cuisine chinoise: sucré, salé, aigre, amer, pimenté. Utilisée souvent dans le Sud pour assaisonner la viande ou la volaille, avant de la rôtir, elle se conserve indéfiniment.
On peut trouver quelques images sur le site associé :
http://www.cuisines-chinoises-regionales.com/index.htm
Dans Le livre des épices d’Alain Stella préfacé par Olivier Roellinger :
Après les avoir finement moulus, on y assemble à parts égales du poivre de Sichuan, de la cannelle, des clous de girofle, des graines de fenouil et de ces gracieuses petites étoiles, fruits du badianier, et qu’on appelle d’après leur goût et leur forme étoilée (elles participent à la plupart des alcools anisés).
Ce nombre de cinq ne serait pas un hasard, mais répondrait à l’ancienne cosmologie chinoise qui fait de l’univers un ensemble de cinq éléments : le bois, le métal, l’eau, le feu et la terre. Les voici en harmonie dans ce mélange de saveurs, à la fois doux et poivré, qui exhale une senteur chaude et fruitée.
Citation :
poivre blanc, noir, grains de coriandre, baies roses de bourbon et poivre de séchuan: 5 baies bien agréables!...
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D'accord à 100% pour le séchuan, beaucoup moins enthousiaste pour les baies rouges...
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L'homme ne communique avec son semblable que quand l'un écrit dans sa solitude, et que l'autre le lit dans la sienne. -Gómez Dávila