Hier soir, j’ai eu sur ce forum la vision fugace de mots comme cuivre, inox, gaz, induction.
Bon, je ne veux pas relancer une querelle des Anciens et des Modernes, même si pour ma part je me sens, en tant que simple amateur pour lequel chaque nouveau repas est un peu une aventure, plus à l’aise avec le gaz où les repères sont plus visuels. Mais je comprends que pour un professionnel -ou même une ménagère qui répète souvent les mêmes recettes- l’induction offre un avantage de reproductibilité et de facilité d’entretien. J’avoue aussi que si pour rien au monde je ne voudrais me séparer de mes trois casseroles en cuivre étamé –peut-être parce que c’est un de mes premiers achats culinaires il y a de nombreuses années-, je ne m’en sers pas souvent. D’ailleurs il y en a même une qui nécessiterait un nouvel étamage et qui reste, si j’ose dire, dans son jus, faute de vraie motivation… En revanche je trouve idéale pour une réduction la sauteuse en cuivre doublé d’inox
dont je n’ai pas trouvé l’équivalent en simple inox.
Tout comme le moule à pommes Anna
–garniture dont je me délecte- qui n’existe à ma connaissance qu’en cuivre étamé.
Non, une interrogation que je me pose depuis un certain temps m’est revenue à l’esprit à propos de l’induction. Si certaines cuissons se passent placidement, ou même vivement, avec le récipient bien à plat sur la source de chaleur, d’autres nécessitent une inclinaison, alors, plus de source de chaleur car plus de contact… Par exemple une crêpière ou l’on fait s’étaler la pâte. Je sais, on me rétorquera l’inertie du récipient. Sans doute vrai pour la fonte, peut-être un peu moins pour la tôle…Mais ça doit quand même fonctionner, je vous l’accorde. En revanche, quand je poêle une entrecôte, je commence à feu bien vif avec très peu de graisse, puis je baisse la flamme, ajoute une grosse, grosse, noix de beurre et nourris la surface de la viande. Pour cela, il faut bien incliner la poêle afin que le beurre fondu se regroupe dans un coin pour y plonger la cuillère, coin, en ce qui concerne le gaz, pas directement sur la flamme pour éviter tout noircissement intempestif. Mais avec quand même continuation de la cuisson, avec au besoin gestion de la hauteur de la flamme. Même inclinaison de la poêle pour le poisson, dont l’arrosage permet une cuisson douce et évite au morceau de se déliter. Et pour la cuisson à l’unilatéral, on évite ainsi une dissymétrie trop marquée et crée un visuel agréable sans un retournement toujours périlleux ! Cette cuisson en pente dure quand même un certain temps. Alors, comment c’est-y que je fais avec l’induction, qui me porte disparu dès qu’elle ne se sent plus excitée par la bonne couche de métal s’étendant sur elle ?
Message édité par grisbiche le 14-04-2011 à 10:42:42
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L'homme ne communique avec son semblable que quand l'un écrit dans sa solitude, et que l'autre le lit dans la sienne. -Gómez Dávila