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Auteur
 Sujet :

foie gras vu de l'intérieur.

 
n°27904
Coteaux du​ Layon
Posté le 03-07-2010 à 08:42:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Le 04-09-2007 à 08:58:01, pommier a écrit :

CECI EST AVEC UN SONDAGE.VOTEZ SVP.MERCI.
 
Lu sur   http://psychanalyse-et-animaux.over-blog.com/      
 le  blog de Jo Benchetrit  au sujet du gavage pour faire le foie malade que certains mangent sans savoir la torture  que ça cache :
"Imaginez vous, là, entravé, incapable de bouger. "Ils" vont arriver. Votre ventre est douloureux. Une nausée chronique...ne plus jamais rien avaler...la moindre goutte d'eau vous ferait mourir. La vie se confond avec cette nausée...la vie est une horreur que vous avez envie de rendre.
Votre corps est concentré  sur ça: j'en peux plus de cette SOUFFRANCE. Un seul espoir: qu'ils aient enfin pitié. Qu'ils arrêtent SVP. Je vous en supplie. Je parlerai la prochaine fois je vendrais mon père et ma mère. Je n'en puis plus. Je ne voudrais qu'une chose: que ce feu qui en moi a remplacé toute sensation venant de mon corps, ce feu de douleur qui dévore mes intestins, qui brûle mon corps partout, jusqu'à mes pattes qui saignent sur les grilles sur lesquelles elles sont pour que mes fientes s'écoulent dehors, que ce feu un instant me laisse du répit.
Mes plumes collées, sales, pas coiffées par mon bec comme on fait quand on est libre, mais je suis coincé, ça pique et ne puis me gratter.
Ma pauvre peau est irritée par la crasse et la m***** car jamais  lavée dans l'eau bienfaisante. Je suis un canard...de l'eau de l'eau vite...Je voudrais que cette masse qui s'est installé dans mon ventre tout crispé et recevant des coups de poignards 1000 fois par jour, ce ventre  énorme, qui appuie sur mes poumons et empêche toute respiration, sinon ce mince filet d'air seulement, que cette énorme masse qui pèse sur mes pattes brisées et douloureuses à hurler juste une fois disparaisse afin que ma respiration redevienne torrent, redevienne ce courant vivifiant et allant tant de soi que je ne le savais pas aussi bienfaisant avant, dans le temps béni d'avant ça. J'étouffe. Mais voilà qu'"il" est là. La séance doit recommencer. Je ne puis fuir. Il a attrapé ma tête sur laquelle il tire. Mon bec, il l'ouvre sans ménagement. La brute me viole avec son énorme tuyau de ferraille et m'envoie comme un projectile cette pâté brûlante et énorme...Je suis un oiseau, je mange des petites quantités tout au long de la journée, ... puant! Pas cette masse qui équivaudrait pour toi à 12 kg de pâtes, *****! Lâche! C'est facile quand on est le plus grand, le plus fort, le plus pourri, c'est facile quand en plus on a mis sa victime dans une cage qui empêche le moindre sursaut...
Non, laissez moi Non, pas encore! Ne voyez vous pas que j'agonise? Pas de pitié chez vous pour les mourants? Encore ce tuyau qui racle mon oesophage?Comment? Encore? :cry:  
Je ne veux pas je ne peux pas arrêtez! Je ferai tout ce que vous voudrez!!!
Mais j'ai si mal que je ne puis le dire, plus un son ne peut sortir et voilà qu'il me reprend, me tend le cou: NON! Je hurle dans ma tête. La souffrance encore plus grande et encore...et encore deux à trois fois par jourPITIÉ SVP. Je pleure il ne le voit pas. Je hurle. Il ne l'entend pas.
"Il paraît qu'il y a une loi qui interdit la cruauté envers les  animaux et pourtant ma voisine a abandonné son chien qui devient fou derrière les grilles de la SPA", dit l'élégante en dégustant le foie du petit martyr, vous, qui avez enfin cessé de souffrir.
"C'est honteux, ma chère. Mais vous êtes si sensible!" lui répond son interlocuteur qui en fait autant  en lui caressant doucement la main, en toute inconscience du fait que la chose qu'ils avalent a coûté si cher à des petits êtres martyrisés.
 
Vous appelez ça démocratie?
Ceux qui, hommes et femmes, tout comme moi pleurent car ils savent tout ça, ceux-ci ont leur vie gâchée du fait qu'on viole leur conscience en les faisant complices passifs de ces immondes pratiques fascistes dignes des pires des tyrannies.
QUI en tiendra enfin compte?"  


 
 
Mon cher [i][b]POMMIER, il semble que vous n'êtes pas sur le bon forum comme d'autres personnes aimant la gastronomie ont déjà du vous le dire!...
De plus, que vous laissiez de côté tout ce qui est mis à disposition des personnes aimant cuisiner, c'est une chose; mais que vous en soyez devenu un Béotien en voie de développement, c'en est une autre!!
Condoléances gastronomiques attristées,

n°27905
macland
à bonne pousse bon pain !..
Posté le 03-07-2010 à 08:51:54  profilanswer
 

Le 02-07-2010 à 17:37:50, grisbiche a écrit :

Conte du Canard
 
L'AMI DES CANARDS
 
Ce vieux gentleman s'étant mouché avec les doigts, me dit, non sans préambule :
  —Les mobiles humains sont saugrenus et incompréhensibles. Pascal a raison, monsieur, et La Bruyère aussi, et beaucoup d'autres ont raison. Je vais vous raconter comment j'ai été ruiné, si toutefois votre curiosité de cette insolite et véridique histoire s'exalte jusqu'à m'offrir un picon citron.
   J'accédai au désir de mon interlocuteur. Le garçon ayant posé sur le marbre ce breuvage utile à l'éloquence, le gentleman reprit :
  —Sachez donc, jeune postérité d'un vivant qui vous aime, que vers 1882, M. Clemenceau renversa le ministère Gambetta.
  —Je sais, dis-je.
  —Bien. Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'à cette époque j'entrepris la culture du foie gras. C'est une noble et fructueuse profession, qui élève l'homme au-dessus des conventions les plus respectables de la société. J'avais installé mon anatarium à Cusset-les-Vichy (Allier).
  —Votre quoi ?
  —Mon anatarium. Cela vient du latin, monsieur ; et cela y retourne. Cela signifie, en quelque sorte : mon conservatoire de canards. C'était bien le mot qui convient. Je possédais, en mes étangs et mes basses-cours des garrots, des souchets ou canards rouges, des tadornes, des chipeaux d'Amérique, des patoriales du Chili, des balivis de Bresse, enfin tous les modèles connus de palmipèdes, qui faisaient la gloire de mon établissement. Or, vous dirai-je, l'art de l'industriel en foie de canard c'est de provoquer, par des mesures alimentaires sagement calculées, une hypertrophie du foie. Plus le foie est lourd, mieux c'est réussi. Ça vous le comprenez, je pense, bien que vous n'ayez pas l'air très intelligent ?
  —Je le comprends, répondis-je d'un air modeste.
  —Alors monsieur, alors écoutez bien. L'automne approchait. Déjà la nature était jonchée de la dépouille de nos bois, lorsque pour mon malheur j'introduisis chez moi un anatophile, c'est-à-dire un ami des canards. Cet homme, mort depuis — que son crâne serve de latrines aux oiseaux du ciel ! — sentit naître en son coeur une abominable et criminelle pitié pour les volatiles dont les malheurs hépatiques fondaient ma fortune. Il crut stupidement que les becs jaunes étaient un signe de jaunisse, et il résolut une chose que je ne saurais qualifier. Dois-je continuer ?
  —Je vous en prie. Garçon ! un picon citron...
  — Je continue. Je vous ai dit que mon anatarium se trouvait près de Vichy. Cet homme profita de mon absence pour conduire mes canards, tous mes canards : les souchets, les tadornes, les balivis et les chipeaux boire les eaux de la source Célestin.
  —Foutre !
  —Oui, monsieur, foutre ! Il les ramena le soir même guéris. Mes meilleurs sujets avaient des foies gros comme des noisettes et aussi blancs que ceux de M. Maurice Barrès. Voilà ce qui m'est arrivé en 1882 et voilà ce qui m'a jeté dans l'océan d'incertitudes où vogue sans espoir le frêle esquif qui porte mes destinées, et qui jamais, monsieur, jamais ne touchera au port de la fortune.
   Ayant ainsi parlé, le vieux gentleman mit dans sa poche deux cuillers et trois soucoupes. Puis il sortit sans dire au revoir à la société.
                                                                                                                                     Henri BERAUD
[/i]


...Cher Grisbiche, J’imagine Olivier de Kersauson dit L’Amiral déclamant votre prose !.... :lol:


---------------
       C'est en berglan que l'on devient berglutron...Pierre Dac.
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