luculus1 | Citation :
Je peux donc me permettre de faire intervenir Topor, J’aggraverai mon cas en ajoutant une rubrique culturelle qui n’a pas grand-chose à voir avec la gastronomie. Dans les années 60, alors que Topor était ressenti en France comme un artiste provocateur à l’intellectualisme un peu abscons et fréquentant des gens aussi douteux que l’équipe de Hara-Kiri, j’ai eu la surprise de voir ses dessins figurer en première page de magazines trônant dans les kiosques de Varsovie entre les paquets de cigarettes, les allumettes, les tickets de tramway, les confiseries et autres diverses babioles. Notre Topor se trouvait imprimé dans une quadrichromie aux couleurs délavées et mal ajustées sur un papier d’un blanc plutôt pisseux entre une photo de Beata Tyszkiewicz et un reportage décrivant, photos à l’appui, les dégâts provoqués par la proliferation des panneaux d’affichage capitalistes sur la beauté de la capitale française. Visiblement, Topor occupait dans cette presse une place analogue à celle d’un Piem ou un Faizant chez nous…. Je dois avoir encore dans un grenier deux ou trois exemplaires de ces opuscules de quelques pages en format tabloïd que j’avais rapportés à titre de curiosité.
De là à une réflexion sur ce qui est dérangeant pour un pouvoir totalitaire…
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Propagande de dictature..... sans grande conviction pour la plus grande part de la population, peut être pas pour un certain milieu réduit Varsovien, à la même époque....les campagnes Polonaises crevaient sous le régime de fer assassin, pas de caisse de maladie pour les paysans, encore moins de retraite, pour avoir le droit d'acheter du charbon, il fallait vendre un quota de blé et P.d.terre au prix de la semence....j'en passe et des pires..... A contrario de la tentative d'influence de la dictature, Curieusement ce peuple rêvait de la culture Française et de son cinéma tout en remplissant les églises au culte interdit.
C'était très, très dérangeant pour la dictature en place et encore plus pour celle de Moscou....
En dépit de l'enfer au quotidien....la nourriture, la cuisine était excellente dans les campagnes, ce qui n'était pas vraiment le cas dans les villes. |