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Bocuse ? .....un culot formidable, nez creux pour le tiroir caisse....
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... m'as-tu-vu, plastronnant, tout pour plaire !
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Propos excessifs sans aucun doute, suite à d'autres propos tout aussi outranciers de grands macaronnés hexagonaux.
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Dont certains avaient profité de l'"aubaine", si j'ose dire, pour régler leurs comptes avec un guide qui avait osé rétrograder leur restaurant. Trois ans avant le Michelin.
"Dans une lettre circulaire, à en-tête de la chambre syndicale de la haute cuisine, son président, Jacques Pourcel, assène : «On peut l'affirmer : ce sont les journalistes qui ont tué Bernard Loiseau.» Dans son indignation, l'auteur fait un procès d'intention aux médias : «On va, bien entendu, évoquer d'hypothétiques problèmes financiers, une dépression... Les journalistes trouveront certainement une façon de détourner la vraie raison de la mort de Bernard.» L'auteur se déchaîne à l'encontre du chroniqueur gastronomique du Figaro, François Simon, nommément désigné comme le «premier» coupable de la mort de Loiseau : «Par deux fois, il a écrit que Loiseau était sur la balance pour perdre la troisième étoile du guide Michelin. De quel droit "ce chien" va-t-il se promener dans nos établissements avec une caméra cachée !»
Le président du syndicat s'en prend aussi au guide Gault-Millau, qui avait enlevé deux points au restaurant de Saulieu : «Ils ne savent plus quoi sortir pour relancer les ventes qui ne cessent de baisser.» Précisant qu'il s'adresse à l'ensemble de la profession, Jacques Pourcel l'appelle à se manifester en nombre à l'enterrement, mais aussi à «réagir» de multiples manières auprès de la presse et des guides pour exprimer son «indignation». Jamais sans doute la chambre syndicale, qui rassemble une soixantaine des plus prestigieux chefs français (Ducasse, Troisgros, Haeberlin, Westermann, Blanc, Martin, Dutournier...) n'avait résonné de propos aussi violents. Dans ce libelle, qui a commencé à circuler aux quatre coins de la France, son président ne cache pas que son indignation n'est pas étrangère à ses propres déboires avec la chronique gastronomique : son restaurant (le Jardin des Sens, à Montpellier) vient lui aussi d'être déclassé de la liste des meilleurs établissements de France dans le Gault-Millau, et le Figaro avait affirmé qu'il risquait de perdre sa troisième étoile au Michelin."
Quant aux propos de Bocuse, de la même veine haineuse (et, provenant de cuisiniers qui avaient connu la gloire grâce au guide vilipendé, quelque peu indécente), je les avais entendus avec effarement dans Télématin, le lendemain même de la mort de Loiseau. Autre son de cloche heureusement, de la part d'un autre triplement étoilé, Marc Veyrat : le samedi suivant, dans l'émission de France 5 "On aura tout lu", il avait tenu, face à Paul Amar, des propos réfléchis et modérés.