Ryan BG sarah,clara,lisa,justine <3 <3 | Wesh la populass' voici la suite et merci pour vos com's x):
Episode 7:
En sécurité derrière les vitres teintées, je me rendis compte que ma mère m'avait apporté un croissant à huit heures du soir... Bref. Il était à présent onze heure et j'étais seule sur les routes. Une fois enfoncée dans la forêt, je me garai sur le bas côté et sortis de ma Volvo. Je m'étirai et m'habituai à l'obscurité. Enfin j'allais faire quelque chose d'intéressant ! J'arrachai le bas de mon jeans. Le bas, façon de parler. Après ma personnalisation, il ne me restait qu'un bermuda. En jeans, le bermuda.
J'étais contente d'avoir pensé à prendre mes baskets. J'inspirai un bon coup et bondis. J'attrapais la première branche du sapin, à environ 80 mètres de hauteur. Je m'accroupis sur la large branche et sondai la forêt. Un autre sapin me faisait face, une centaine de mètres plus loin. Nous Vampires, quand on passe d'arbre en arbre, préférons s'accrocher à des sapins. Ces derniers assurent moins de visibilité pour des yeux humains et des appuis plus confiants. Je sautai sur la pointe du sapin en face. Je me redressai. Arrêtai ma respiration. Je sentai des battements de coeurs tout autour de moi. Je bondis 80 mètres plus bas, attrapai l'animal et mordis sa nuque. Un soubresaut. puis plus rien. Je me gavai de sang frais. Sa faisait bien deux mois que je n'en avait pas bu. Rassasiée, je m'installai sur une large branche et pensai à mon étrange passé.
A l'époque déjà, je détestais faire du bruit. Cela me répugnait, je pouvais vomir rien qu'à l'idée de faire craquer une marche. Mes parents entendaient alors l'eau couler dans la douche. Puis plus rien. Une seconde plus tard, ils entendaient la porte de ma chambre se refermer. Je sentais vibrer la terre sous mes pieds, je savais instinctivement où poser mon pied pour que cela ne fasse aucun bruit, à combien de degrés le tourner, comment placer mon corps pour que mon poids ne fasse pas grincer quoi que se soit. Telle un chat. On pouvait m'entendre parler au téléphone dans mes chambres. Une seconde après on pouvait m'entendre ouvrir le frigo. C'était comme ça, avec moi. La conversation, la musique, les fêtes... Cela ne me dérangeai pas. Mais un craquement de bois et je pouvais dire adieu à mon petit déjeuner. Les médecins ne savaient pas comment expliquer mon état. Ils restaient dans le vague. Mais à cette époque, un médecin m'avait accordé de l'attention. Il s'appelait Curtis. Enfin, c'est ce qu'il disait. Grand et blond, les cheveux toujours soigneusements peignés vers l'arrière. Il passait des heures à m'écouter raconter mon comportement. La façon dont je me tenais. Les autres pré-ados' d'mes fesses se serait installés sur leurs genoux, ou en " Indiens " comme on disaient à l'époque. Mais non. Moi, j'étais la seule à me mettre accroupie. Prête à bondir. Et Curtis n'y voyait aucun inconvénient. Un jour il m'avait dit :
- Caroline, est ce que tu t'aimes ?
D'abord déstabilisée par la question, je l'avais dévisagé. Puis la réponse était sortie seule de ma bouche.
- Non.
- Te sens tu bien dans ta peau ?
- Depuis mes 13 ans d'existence, non.
- Aimes tu ton corps.
- NON !
- T'es tu déjà regardée dans la glace ?
- Jamais. Ou rarement.
- As tu déjà penser à changer d'identité ?
A cette question, je quittais le fauteuil bien mou pour m'accroupir tel un chasseur sur l'accoudoir d'un autre siège.
- Oui.
Le docteur avait alors ouvert un tiroir, sortit un peigne et il s'était recoiffé. C'est tout. Il avait ouvert la bouche et avait juste dit :
- Hiin hiin. Tu sais que c'est possible... ?
La minuterie sonna. C'en était terminé de ma séance. Curtis m'accompagna dehors, me salua d'un signe de tête, et, alors que je m'éloignais, cria :
- IL SUFFIT D'Y CROIRE POUR POUVOIR !!!
Toute la nuit, j'y avais cru. C'était les vacances d'été, les nuits blanches ne m'avaient pas causer de soucis. La deuxième nuit, j'y avais cru encore plus fort. Mes ongles s'étaient enfoncés dans ma chair et mes muscles m'avaient faitaffreusement mal. Quand le soleil s'était levé, je m'étais endormie.Et puis, à mon réveil, tout m'avait paru étrangement bruyant. J'entendais les voisins discuter dans le jardin avec ma mère. Ma tête bourdonnait, bourdonnait bourdonnait ! J'étais alors tombée sur mon miroir, les bouts de verre pénétrants ma peau. Par un dernier bout qui pendait mollement du miroir, j'avais alors regardé mon reflet. Je voyais des bouts de verres enfoncés dans mes bras et dans mes jambes. Pas une trace de douleur. Ni de... Sang. Mes cheveux n'étaients plus blonds pipi. Ils étaient brillants et doux. Mes traits s'étaient affinés et ma silhouette s'était affirmée. Je m'étais alors relevée et j'avais enlevé les morceaux de verre, un par un. Comme des échardes.
Il ne fallait plus que je me blesse devant qui que se soit. Je fis grincer le plancher. Je m'attendais à un haut-le-corps et pourtant... Rien. Je ramassais les débris du miroir et les jetai dans la poubelle.
A partir de ce moment là, ma vie avait pris un tournant que j'avais longtemps espéré.
J'étais arrivée au collège, prête pour ma dernière année en enfer en septembre. Je venais d'avoir mes 14 ans depuis une semaine. Deux septembre. Donc je disais que j'étais arrivée au collège. Et là, un phénomène qui ne s'était jamais produit depuis mes 13 ans d'existence ( pardon, 14 a présent ) me frappa de plein fouet. On me regarda. Je ne parlais pas juste de ma meilleure amie, non. J'attirais les regards de tous les garçons a petites amies. Celles-ci d'ailleurs me foudroyaient sur place mais j'étais mon Nouveau Moi, je n'avais plus peur. Je me retournai vers l'une d'entre elles, qui faisait partie d'une bande de godiches que je ne pouvais pas voir. Elle me dévisagea et je lui lançais le regard le plus noir que j'avais jamais fait. Elle s'était cachée dans ses cheveux et s'était retournée vers ses " amies ".
Arrivée à côté de Lindsay, ma meilleure amie, je m'étais alors arrêtée.
- Caroline, tu es... Wouah tes cheveux... Tes habits... !
- Merci, avais-je dis simplement. Nous étions entrées dans le bâtiment.
J'étais mon Nouveau Moi. Et ce Nouveau Moi avait dit que l'affaire était close.
Rayan et des com's
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