iago4
Bonsoir
Ne croyez-vous pas que le militantisme l’a emporté sur la réflexion ? Bien évidemment la terre mérite toute notre attention, mais avec-vous songé aux conséquences de votre manque d’information ?
Vous disposez de la liberté de presse, mais sachez qu’une crise précédente a brisé de nombreux éleveurs financièrement, psychiquement jusqu’au au point d’en venir au suicide. Et ce n'est pas fini.
Certes le monde rural semble d’une inculture incommensurable. Voyez-vous mieux son évolution ? Il ne fréquente pas que les salons de gloriole. La nouvelle génération refuse l’image que vous véhiculez, même dans son tort. Elle préfère fuir la campagne pour ne plus subir l’affront de l’ESB où elle attend, d’ailleurs, toujours le verdict des plaintes déposées contre l’agrobusiness.
Personnellement, j’approche de la retraite, sans successeur familial. Si je vous écris ici ou par mail, ce n’est donc pas dans un intérêt personnel ni par esprit de contestation, bien au contraire, mais je crois que votre profession se doit de révéler le pire comme le meilleur et surtout de démontrer les raisons du pire et sa finalité. Votre documentaire monte du doigt les usagers d’un système, sans évoquer l’administration de ce système bien plus complexe qui court à sa perte à plus ou moins longue échéance. Mais là, sans doute, la tâche aurait été plus ardue, je peux vous comprendre.
Voyez-vous, le fait d’interroger seulement Monsanto m’a révélé comme une crainte de faire allusion à l’industrie agroalimentaire française, à son financement.
L'économie détruit tout certes, cependant je crains des temps plus austères.
La déplétion du pétrole semble avoir débuté. Les politiques se voilent la face. Sans affoler les auditeurs( ce qui n'est pas aisé),mais les prévenir du réel danger, ce sont des émissions comme la vôtre qui pourront éveiller les esprits, afin que le bouleversement à venir soit moins violent.
Se servir d'un télé-film pour imaginer la crise que va engendrer la rareté de l'énergie fossile à la base de toutes nos dérives, serait peut-être une façon de bouger les consciences.
Sans doute me verrez-vous pessimiste, or je crois sous-entendre un tel raisonnement chez monsieur Bertrand.
Bien cordialement
Message édité par chimen1 le 14-12-2007 à 01:43:05