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Le voyage d'Elisa

 

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Le voyage d'Elisa

n°33650
vincent la​etitia
Posté le 25-06-2011 à 10:28:18  profil
 

Bonjour a Tous,

Au delà du très beau reportage en Thaïlande sur ''le voyage d'Elisa'', quelques précisions sont nécessaires sur la compagnie organisatrice.

La compagnie ''Projects Abroad'' n'est pas une ONG mais une compagnie anglaise de voyage à but lucratif; au même titre que le Club Med ou que Pierre & Vacances. Le chiffre d'affaire est de l'ordre de 20 millions d'euros et le PDG / fondateur qui a flairé le bon filon s'appelle Pete Slowe.

Le principe de ''Gap Year'' ou année de césure est un très répandu chez les Anglosaxons et bien vu sur le CV, moins chez nous au vu de la course aux écoles / université après le bac. Voyager et découvrir d'autres cultures est une expérience très enrichissante, mais dépenser 2.500 €/ mois transport non compris semble excessif... Il est plus enrichissant je pense de prendre son sac a dos, tenter l'aventure et de vivre aussi les galères du voyage qui laissent de bons souvenirs après coup et permettent également de belles rencontres.
Quant à l'aspect humanitaire, les thaïlandais peuvent aussi plonger et planter des arbres de manière bien plus efficace avec 2500€, pendant plus qu'un mois au vu des salaires locaux!!!

Bref l'aspect ''écovolontaire'' du reportage est un peu naïf.
Si l'on a les moyens (9000€ pour 3 mois en thailande...) et que l'on veut faire un voyage dépaysant, sécurisé et bien encadré avec un soupçon d'humanitaire et les cours d'anglais en option (900€ pour 60h: si le prof est thaïlandais, PA fait une belle marge), PA semble tout indiqué.
Si l'on veut découvrir le monde, autant prendre le sac à dos pour se faire sa propre expérience.
Pour aider les pays en développement autant faire en parallèle un chèque à une vrai ONG type médecin du monde. (1000€ par exemple, sur le budget initial de 2500€ il reste 1500€: ca paye l'avion et 1 mois sur place)
Pour ceux qui veulent mettre les mains à la pâte, il y a toujours les restos du cœurs au retour qui ont bien besoin de volontaires...

Vincent & Laetitia

PS: pour avoir plongé en Malaisie, les organismes commerciaux type éco-divers donnent aussi un sac à chaque plongeur pour ramasser les déchets lors des plongées ''commerciales'', les touristes ne sont pas tous des affreux monstres...

n°33652
elzo38
Posté le 25-06-2011 à 20:52:28  profil
 

Salut Elisa, j'étais moi aussi à champo et je connaissais ton ami. Je voulais dire que tu es vraiment courageuse d'avoir pris cette décision de partir seule comme ca chapeau ! je suis content de voir que tu ai réussi à surmonter cette épreuve de la vie. Bonne continuation et bonne chance bsx

n°33654
ProjectsAb​road
Posté le 27-06-2011 à 08:53:13  profil
 

Bonjour Laetitia et Vincent,

Vous avez bien sûr raison que Projects Abroad est une entreprise. C’est qqc dont nous ne nous cachons pas. Sauf que Projects Abroad n’est pas une entreprise cotée en bourse tel que le Club Med ou Pierre & Vacances, mais une entreprise familiale détenue entièrement par le fondateur Peter Slowe et son frère, ce qui change considérablement la donne, puisque les objectifs sociaux sont au moins aussi importants que les objectifs économiques.

Mais je trouve étonnant que ce statut semble tellement influencer votre perception de ce que Projects Abroad fait et de ce que nos volontaires font. Si l’on n’existait pas, nos organisations partenaires ne trouveraient probablement personne d’autre pour le faire à notre place. Parmi ces organisations partenaires figurent pour l’écovolontariat en Thaïlande par exemple l’ONG Reef Check, le département de la pêche de Krabi, la municipalité d’Ao Nang, l’université de Phuket. Même si notre statut est inhabituel dans le monde du volontariat en France, la solidarité internationale ne saurait plus se passer de l’implication d’entreprises aujourd’hui. Le commerce équitable ou le tourisme équitable sont deux exemples où il est largement admis qu’on peut avoir une démarche entrepreneuriale et en même temps viser l’amélioration de la vie dans les pays en voie de développement. Pourquoi serait-ce différent dans le domaine du volontariat ?

Le coût de nos missions n’est pas lié à ce statut, mais au fait que nous sommes entièrement indépendants et ne touchons aucune subvention de l’état, d’autres collectivités locales, d’organisations religieuses ou autres. Les contributions des volontaires ne servent donc pas seulement à financer le coût de leur présence sur le terrain, mais aussi la structure de Projects Abroad dans son ensemble. C’est d’ailleurs décrit en détail sur les pages Pourquoi payer pour être volontaire ? et Où va votre argent ? de notre site.

Il faut préciser que les coûts sur le terrain d’une mission écovolontariat en Thaïlande sont parmi les plus élevés parce qu’ils comprennent entre autres les cours pour passer deux niveaux de plongées PADI, l’encadrement par des moniteurs de plongée, l’équipement et les coûts pour jusqu’à trois jours de travail de plongée par semaine etc. Il suffit de se rendre sur la page Prix de notre site pour voir qu’on peut aussi participer à une mission d’écovolontariat en Inde par exemple pour  1695€ pour 1 mois ou 2445€ pour 3 mois. Je pense que vous n’avez pas pris la peine de regarder ces prix, puisque le prix pour 3 mois écovolontariat en Thaïlande est de 4995€ et non pas de 9000€ comme vous prétendez.

Vous posez néanmoins un débat très intéressant, à savoir s’il est mieux d’investir de l’argent dans une mission de volontariat ou de le donner à une organisation locale. C’est une discussion complexe. Nous pensons que les décisions dans les pays dits développés doivent changer pour aider durablement et fondamentalement les pays en voie de développement. Nous pensons que les expériences lors d’une mission de volontariat peuvent durablement marquer les volontaires et qu’ils peuvent pour cela influencer les décisionnaires actuels et surtout futures au Nord. Nous nous considérons comme organisation d’éducation au développement (voir la page Notre mission de notre site). Donc oui, nous pensons que c’est un bon investissement de faire une mission de volontariat, pas seulement pour le volontaire, mais aussi pour la société.

Frank Seidel, Projects Abroad

n°33660
vincent la​etitia
Posté le 28-06-2011 à 22:47:59  profil
 

Mr Seidel,

Notre contribution a d'abord été motivée par l’ambiguïté laissée lors des échanges.
"Notre organisme"; "L'organisation"; "Nos volontaires". Le concept d'entreprise qui fait dans le développement durable pourquoi pas, mais autant être transparent et parler "d'entreprise", de "clients" et de "prestation".
Pas de ''road map'', de ''business model'', d'étude marketing et de revue de budget chez Project-Adventure?

En regardant un peu sur le net, nous tombons sur cet article sur le Times (section business et pas environnement)
http://business.timesonline.co [...] 640046.ece

Dixit Mr Slowe (traduit de l'anglais mais si je me trompe comme pour les prix n'hésitez pas)
"Comme beaucoup de compagnie de voyagiste, c'est un business a entrée d'argent car les voyages sont payés en avance. Mais nous avons du apprendre a ne pas faire l'erreur de croire qu'avec tout l'argent a la banque nous étions riche".
Note: pour le coup, Mr Slowe compare lui meme PA a Pierre & Vacances, c'est pas nous.

[Times] Slowe délocalise beaucoup des fonctions support de sa compagnie dans des parties éloignées du monde pour couper les couts [Slowe] “Nous avons notre service informatique en Roumanie, notre bureau de design au Mexique et notre service informatique en Inde du Sud. Nous avons aussi un Mongole fantastique avec un MBA qui gère brillamment nos finances avec un staff de 8 personnes à Oulan Bator”
Ca se passe de commentaires ... et surtout ne commentez pas en disant que c'est pour aider vos collègues mongoles a se développer.

Enfin un magnifique:
{TImes] "Il vise également a augmenter les ventes en vendant plus de service (vols d'avion), une part importante de la profitabilité"
En effet vendre le ticket d'avion expliquera difficilement le fait que c'est pour le développement durable et pas pour les marges.

A noter, il faut rester objectif. L'article stipule que Mr Slowe n'a pas fait ce business que pour l'argent et qu'il a refusé de vendre sa compagnie. (il préfère l'étendre)

Bref bon concept, vendre a des volontaires le droits de faire une bonne action dans un cadre dépaysant qui ressortira en plus dans le CV.
''Hobbies: Volontaire pendant 1 mois dans un organisme d'aide au développement en Thailande" En plus on passe le PADI, royal...

Mais c'est un business, rien de mal a ca, en plus derrière il y a a priori des actions positives.

Cordialement,

Vincent & Laetitia

n°35389
Anna3034
Posté le 24-02-2014 à 12:09:25  profil
 

Décidemment je ne comprends pas votre choix. Une chaîne publique devrait davantage faire du "public" et prendre des associations à minima Française !! Cybelle Planète en est un bon exemple, d'une part parce qu'il font des missions en faveur de la planète essentiellement et d'autre part parce qu'ils ont créé leur propre programme en mer méditerranée appelé Cybelle Méditerranée permettant la collecte de données d'observations utilisées à des fins scientifiques...
C'est bien dommage que des actions nationales et au but bien moins intéressé financièrement parlant ne soient pas relayées !!!

n°35444
Salome 48
Posté le 30-07-2014 à 11:50:23  profil
 

Pour faire du business, ils en font chez Projects Abroad mais sur le dos de pauvres étudiants !!!!!!
Ma fille Lisa devait partir ce W.E. pour le Népal (3 semaines). Ayant un gros problème de santé, elle a dû demander l'annulation de ce voyage. Elle avait déjà réglé environ 1500€ soit une partie. Lors de l'inscription, on lui a demandé si elle souhaitait souscrire une assurance annulation ce qu'elle a fait.
Seulement, ce qu'ils écrivent en petits caractères chez Projects, c'est que cette assurance ne prend effet que lorsque l'intégralité du voyage est régléece qui n'était pas le cas. On lui a donc répondu qu'elle ne serait pas remboursée et l'argent se retrouve sur les comptes de "cette agence de voyage qui dit faire de l'humanitaire".
Ma fille se retrouve donc sans argent (puisque sans travail et son état de santé ne lui permettant pas de postuler actuellement, sans indemnités), elle avait vidé ses comptes pour payer ce voyage et pensais pouvoir récupérer son argent.
Alors, vous en pensez quoi de Projects Abroad ??????

Je saisirai toutes les occasions de leur faire de la mauvaise Pub parce que pour moi,ce sont des voleurs. D'autres organismes existent et ne font pas de l'humanitaire "un tiroir caisse"....

n°35557
Deezy
Posté le 26-05-2015 à 14:51:26  profil
 

Bonjour,

Je viens de rentrer de voyage avec Projects Abroad et même si je ne suis pas du genre à laisser des avis ou scruter les forums, ma conscience m’intime de partager mon expérience car j’aurais aimé lire un tel avis avant mon départ.

Pour ceux qui ne connaissent pas ou qui sont en proie au doute car la communication chez Projects Abroad est plutôt très bonne ou très floue, tout dépend des intérêts que l’on protège. Projects Abroad qui se présente, officiellement, comme (je cite) : « une organisation entièrement indépendante et ne recevant pas de subventions » est en réalité (et ceci sans jouer sur les mots et les subtilités du français) : une entreprise privée (d’où l’absence de subventions car l’on ne subventionne pas les personnes privées qui ont pour objectif de GAGNER DE L’ARGENT) qui joue sur la corde sensible du volontariat, de la solidarité et de la faiblesse des pays « en voie de développement » pour abuser des amateurs de voyage, des âmes altruistes ou encore des personnes en quête d’expérience (humaine ou professionnelle) ; TOUT EN SE FAISANT DE L’ARGENT sur le dos des associations et acteurs locaux.

J’ai passé 4 semaines avec eux de fin Avril à fin Mai 2015, et je vais vous expliquer très précisément POURQUOI PROJECTS ABROAD EST UNE VASTE ARNAQUE:

S’il vous est passé par la tête la (mauvaise) idée de partir avec Projects Abroad, vous avez du visiter son site internet vous proposant de partir en toute sécurité faire un « stage » ou un volontariat avec un organisme professionnel dans un pays étranger. D’où le prix très élevé et justifié par l’entreprise comme (je cite) : « une offre qui comprend une qualité de service inégalée. Tous les coûts dans le pays d’action sont couverts par votre contribution. Nos tarifs comprennent :

- une individualisation complète de votre mission qui vous permet de choisir librement le début, la durée et l'objet de votre mission »

FAUX : En apparence, Projects Abroad propose des stages ou des volontariats au sein de diverses structures locales et adaptées dont le prix varie en fonction de « l’importance » du projet : ainsi un stage coûte en général plus cher que de l’humanitaire. Mais cette différence de prix n’est aucunement justifiée (si ce n’est par l’arnaque) car en réalité, Projects Abroad ne travaille qu’avec un nombre restreint d’associations (et oui, celles-ci sont toujours à la recherche de bénévole et il n’y a pas besoin d’aller jusque dans un pays en voie de développement pour le constater), et vous place dans l’une d’elles selon les disponibilités indépendamment de vos choix, du type de mission, ou de vos capacités.

Ainsi, ayant choisi d’effectuer un stage en RH au sein d’une association aidant les femmes à développer leur business au Mexique : j’ai été ré orientée à seulement quelques semaines du début de ma mission et sans mon accord, dans un « stage » au sein d’une association luttant contre le SIDA. Ni l’association (qui pensait que je l’avais choisi volontairement par convictions personnelles) ni moi n’avions été informé de ce « coup de bluff ». Je me suis donc retrouvée à payer le prix exorbitant de 2655 euros pour 4 semaines (prix d’un stage business) pour effectuer exactement les mêmes tâches qu’une autre volontaire en mission humanitaire (2465 euros), sortie tout droit du lycée, sans aucune expérience et parlant à peine l’espagnol tandis que, moi, j’ai une licence en droit et 1 certificat niveau C1 d’espagnol que j’ai fais valoir à l’appui de ma requête.

- l'hébergement, souvent dans une famille d'accueil (immersion culturelle), et trois repas par jour

PRUDENCE : Bien que Projects Abroad parle simplement de « contribution » comme si le prix payé n’englobait pas, comme c’est le cas, TOUS LES FRAIS LIÉS À VOTRE MISSION + LEURS BÉNÉFICES ; ce montant exorbitant ne profite aucunement aux familles qui sont bien peu payées. Cela va donc se répercuter sur la nourriture (sur mes 3 repas journaliers : 2 étaient identiques, répétitifs et exclusivement à base de quelques fruits, du yaourt et 2 tartines), sur certains services qu’une grande voyageuse comme moi (18 ans en Afrique, 4 ans en Europe et voyages dans plus de 10 pays) a toujours su gratuit dès lors qu’ils étaient disponibles dans le logement (facturation de l’usage de la machine à laver, facturation de l’internet malgré la box payée de toute façon au mois etc.) VOIR sur la qualité de l’hébergement (j’ai été relogée en catastrophe après avoir arrêtée de m’alimenter chez une femme à l’hygiène douteuse qui ne se lavait JAMAIS les mains (et peut être le reste) y compris après avoir été aux toilettes).

- l’assurance de voyage et médicale qui comprend le rapatriement
BLA BLA : Ce type d’assurance est fournie par votre compagnie aérienne, votre mutuelle et l’immense majorité des véritables associations sérieuses qui ne vous coûteront (quasiment) rien. Certaines prennent même directement en charge les dépenses médicales contrairement à Projects Abroad qui ne vous rembourse qu’après coût (et encore je vous conseille fortement de lire toutes les lignes de toutes les très nombreuses pages du contrat !!!).

- le support de nos équipes sur place
RELATIF : Si effectivement, les équipes locales font du mieux qu’elles peuvent pour vous orienter une fois que les nombreux bureaux délocalisés partout dans le monde (Afrique du Sud, Mongolie, Chine etc.) et le bureau principal en Angleterre, par désintérêt ou manque de communication, vous a envoyé de mauvaises informations, vous a changé autoritairement de mission etc. Le support est très relatif et dépend du degré de dévouement de chaque employé (et on ne peut leur en vouloir de ne pas être très dévoué car le salaire LOCAL ne doit pas non plus être très élevé). Cependant, si j’ai eu la chance de connaître un membre du staff (très touché par ma situation personnelle car j’ai eu de nombreuses mésaventures avec Projects Abroad qui serait très longues à expliquer ici mais je suis disposée à en informer quiconque serait intéressé de savoir où il met les pieds en privé) plutôt présent, la majorité des autres volontaires n’avaient pas de contact fréquent avec l’équipe locale : les journées d’introduction étaient souvent bâclées (avec des volontaires logés en dehors de la ville et qui ne savaient pas comment se rendre au centre-ville) et les réunions pour discuter de l’expérience sur place, souvent repoussées.

D’ailleurs, s’il est précisé sur le site que le transport terrestre de l’aéroport international d’arrivée à votre destination finale est assurée par un membre de l’équipe cela n’est pas toujours le cas. Si vous arrivez en dehors des heures d’ouverture du bureau ou le week-end, vous pourriez être récupéré par quelqu’un d’autre (un familial, une connaissance de l’équipe). De plus, le staff de Projects Abroad n’est pas nécessairement présent pour vous à la fin de votre mission (et oui vous n’êtes plus intéressant). J’ai passé ma dernière semaine sans avoir vu l’équipe locale et je suis repartie toute seule à l’aéroport, en taxi, malgré les histoires de drogue et autres complications qu’un étranger (bonne « poire ») pourrait rencontrer au Mexique !

Enfin, la vie sociale (pendant le temps libre) est complètement délaissée aux mains des volontaires qui bien qu’étrangers dans un pays souvent lointain et malgré la barrière de la langue ne sont pas du tout guidés par l’équipe locale. Lors d’un séjour dans une micro structure en Espagne, j’ai pu m’immerger plus facilement dans la culture grâce à des activités organisées chaque jour par l’équipe en place. Arrivée au Mexique, que ne fut pas ma déception de constater qu’une grosse machine comme Projects Abroad (qui n’hésite pourtant pas à se vanter de ses événements fréquents pour lier et divertir les volontaires) ne prévoyait RIEN DU TOUT. Aucun évènement en ville (en 4 semaines j’ai eu le choix entre 1 cours de salsa et 1 atelier au sein même du bureau de l’organisation : le taux de fréquentation ne dépassait pas les 2 volontaires et demi maximum), aucune soirée, aucun évènement le week-end. Il n’y avait pas non plus de présentation entre les volontaires : lors de mon arrivée, on m’a remit une fiche avec leur numéro mexicain pour que je les contacte personnellement (sur 15 sms envoyés j’ai du avoir 3 réponses : frais de communication obligent) et le peu de soirées que l’on a plus ou moins réussi à mettre en place consistaient à se débrouiller pour arriver en ville (tous très perdus et plutôt éloignés et isolés les uns des autres), traîner sur la rue principale (l’unique que l’on connaissait : très touristique, pour l’immersion culturelle on repassera) et rentrer chacun de son côté pour cause de destination différente, isolée voir lointaine ( pour la sécurité aussi on repassera !!). Au final, je suis venue avec une grosse structure pour éviter de voyager si loin, si seule et sans sécurité et j’ai débourser près de 4000 euros pour 4 semaines (sans compter mes frais personnels mais en comptabilisant seulement ceux qui m’ont été imposé par Projects Abroad bien qu’ils affirment qu’une fois la mission et le billet payé il n’y a plus de frais de leur part) pour être effectivement ISOLÉE ET SANS SÉCURITÉ.

- La seule dépense majeure qui ne soit pas couverte par votre contribution est le billet d’avion

ARCHI FAUX : Il est important de savoir qu’avec Projects Abroad, le prix affiché n’est jamais le prix final payé par le volontaire . Il y a toujours des frais supplémentaires, alors ne croyez-pas qu’une fois la mission et le billet d’avion payés, vous n’aurez plus qu’à prendre votre argent de poche pour des dépenses occasionnelles. Gardez bien à l’esprit que toutes modifications, même minime, est payante chez Projects Abroad.

Voici ma petite histoire : au départ, j’avais payé pour un stage de 8 semaines en Droit des affaires en Chine (3385 euros). À seulement quelques semaines du voyage, j’ai du annuler ce dernier du fait d’un problème de visa à cause DE L’ÉQUIPE (SOI-DISANT TRÈS PROFESSIONNELLE) EN CHARGE DES VISAS CHEZ PROJECTS ABROAD. Cette dernière a tout de même refusé de me rembourser l’intégralité de mon paiement (et ceci malgré la faute professionnelle) et comme « geste commercial » m’a simplement proposé de conserver mon argent pour un voyage ultérieur. De retour quelques mois plus tard avec le projet RH au Mexique (2655 euros), je me suis quand même retrouvée (malgré une différence de près de 1000 euros entre les deux projets qui devait me bénéficier) à payer des frais additionnels (amendment fees, modification fees et autres sc*******.

Il est également important de savoir que le prix affiché du billet d’avion ne correspond en rien au prix final (j’ai également du payé des frais divers en plus qui ont fait augmenté le billet de plusieurs centaines d’euros) et que, si vous allez très loin, vous serez booké sur un vol très long et très riche en escales bien que vous ayez payé, AU MOINS, le prix d’un vol direct. Par ailleurs, il est dit sur le site que le vol est NON REMBOURSABLE mais supposément modifiable mais toute modification engendre un coup parfois supérieur à un nouveau billet. Je le sais par expérience, il m’est revenu trois fois moins cher de payer un nouveau billet que de modifier celui réservé avec Projects Abroad, et ce malgré que l’agence partenaire de Projects ai tout fait pour me dissuader (sur un ton parfois menaçant) de trouver une autre solution que celle de payer trois fois le tarif.



J’ai conscience de la longueur de mon témoignage mais celle-ci ne traduit quasiment rien des déceptions et mésaventures auxquelles vous vous exposez en partant avec Projects Abroad. J’ai tenu à parler de mon expérience (et, en privé, je peux fournir encore plus d’informations à qui le souhaiterait) car Projects Abroad abuse de son site, de son réseau et de liens commerciaux pour diffuser des avis positifs et biaisés. IL EST TRÈS IMPORTANT DE SAVOIR QUE PROJECTS ABROAD RÉMUNÈRE LES ANCIENS VOLONTAIRES POUR PARLER POSITIVEMENT DE LEUR AVENTURE ET ASSURER LA PUBLICITÉ DE L’ENTREPRISE.

J’espère ainsi sauver certains de la désillusion,


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