Le reportage en question est fondé sur des faits sur lesquels s’accordent les historiens - français et algériens. Nous n’avons donc rien à retrancher à ce qui a été dit par le journaliste dans ce reportage.
C’est d’ailleurs visiblement la position officielle de la France, si j’en juge par les déclarations de M. Hubert Colin de Verdière, ambassadeur de France en Algérie, qui a rendu un hommage appuyé aux victimes des massacres en se recueillant à leur mémoire le 27 février 2005 à Sétif.
Cet hommage a été confirmé le 8 mai 2005 par Michel Barnier, alors ministre des Affaires étrangères, qui a précisé que la démarche de l’ambassadeur était « celle des autorités françaises ».
Le colonialisme est depuis longtemps condamné par tous les démocrates et singulièrement par les Nations Unies, dans la résolution 1514 de l’Assemblée générale en date du 14 décembre 1960 : « La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l'homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération mondiales ».
Cette formulation générale recouvre pour la France plus d’un siècle d’histoire. Elle s’est traduite pour les peuples colonisés, par des injustices, des souffrances et des humiliations qu’il est plus que temps de reconnaître.
Mediterraneo est un magazine coproduit par les télévisions publiques française, italienne et espagnole, en partenariat avec plusieurs télévisions de la rive sud de la Méditerranée. La ligne éditoriale qui lui est fixée est de promouvoir la connaissance et le respect mutuels entre les peuples du bassin méditerranéen. Le magazine est diffusé par tous les coproducteurs et partenaires.
Si ce magazine et sa rédaction internationale existent depuis plus de 10 ans, c’est que jamais aucun des coproducteurs ou partenaire ne privilégie ses intérêts ou ressentiments nationaux. La télévision espagnole n’a pas hésité à rapporter les horreurs de la répression franquiste et nos confrères italiens ont rapporté à plusieurs reprises les terribles conditions dans les camps de concentration mis en place par Mussolini dans les Balkans.
En tant que journalistes, nous n’avons pas à dissimuler des faits pour quelque raison que ce soit. Nous avons à informer honnêtement le public. C’est le travail du service public et c’est ce que nous avons fait dans le reportage que vous incriminez.
La rédaction