- Communiqué -
L'USDIFRA, syndicat apolitique avait prévu de commémorer le cinquantième anniversaire de l'exode des Français d'Algérie par un voyage retraçant la route prise il y a cinquante ans par les populations françaises d'Algérie lors de leur exode. Cet exode avait vu près d'un million de personnes de tous âges et de toutes religions quitter leur terre natale sans espoir de retour.
Ce voyage commémoratif devait comprendre une escale à Alger le 29 février 2012, un pèlerinage à Notre Dame d'Afrique, la Vierge Noire, protectrice de l'Algérie et de l'Afrique, et un dépôt de gerbe au cimetière de Saint Eugène d'Alger en mémoire des centaines de milliers de défunts français couvrant plusieurs générations qui reposent dans les cimetières des villes et villages d'Algérie.
Ce voyage qui, pour nombre de nos anciens, était la dernière occasion de retourner sur la terre où ils avaient vu le jour, se voulait aussi une main tendue vers l'Algérie, qui semble ne pas vouloir en saisir l'occasion.
L'USDIFRA a confié l'organisation logistique de ce voyage à un professionnel reconnu du secteur qui s'est rapproché des services consulaires algériens pour l'émission des visas nécessaires dès le 25 septembre.
Aucune nouvelle des services consulaires algériens n'est parvenue à ce jour à l'USDIFRA ou à l'organisateur du voyage permettant de laisser espérer la délivrance prochaine des visas demandés.
Un délai de 12 semaines étant plus que suffisant pour étudier et décider de questions de cette nature, l'USDIFRA considère que le gouvernement algérien saisi de cette question par ses consulats de Nice et de Marseille, oppose une fin de non-recevoir à cette demande et de ce fait s'oppose à la venue en Algérie de ce voyage commémoratif.
Un courrier a été adressé le 25 Novembre 2011 à Monsieur Alain JUPPE, Ministre des Affaires Étrangères, pour l'informer de la mauvaise volonté du gouvernement algérien et solliciter son intervention.
Nous sommes contraints de constater, à notre grand regret, qu'aucune réponse de sa part n'a été reçue à ce jour.
Bien évidemment, le voyage qui vise à commémorer le drame et le déracinement qu'a connu la communauté des Français d'Algérie il y a cinquante ans est maintenu mais, compte tenu du véto du gouvernement algérien, l'itinéraire du voyage est en cours de réorganisation.
Les représentants de la presse nationale et internationale seront plus que jamais invités à faire partie de ce voyage commémoratif et la conférence de presse initialement prévue en Algérie sera tenue en France et les représentants de la presse algérienne invités.
L'USDIFRA est un syndicat apolitique et non confessionnel, créé en août 1965 quand de nombreux rapatriés d'Algérie ont connu de grosses difficultés morales et matérielles de réinstallation après leur exode forcé.
Depuis sa création, il s'est fixé pour mission de défendre essentiellement leurs intérêts matériels, ce qui a permis d'atténuer certaines difficultés matérielles et morales de réinstallation qu'ils rencontraient, l'indemnisation de leurs biens spoliés, prévue par la Loi du 26 décembre 1961 et par les accords d'Évian, n'ayant pas eu lieu.
Cette action concernant la réinstallation est toujours en cours aujourd'hui.
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