france3.fr
Voir le site
De leur implantation en Algérie à leur rapatriement en métropole, un documentaire exceptionnel en trois épisodes réalisé par Gilles PEREZ et diffusé sur France 3.
EVENEMENTS : Profitez de ce forum pour poser vos questions aux spécialistes qui viendront en direct débattre avec vous de ces documentaires lors des rendez vous indiqués ci-dessous :
Le lundi 2 avril de 13h à 14h : Alain ARNOLD, témoin dans le film, Jean MONNERET, Historien et Jeanine VERDES-LEROUX, Historienne
Le mardi 10 avril de 13h à 14h :Guy MONTANER et Henri MARTIN, témoins dans le film
Le vendredi 13 avril de 13h à 14h : Jean-Jacques JORDI, Historien
Merci de rattacher votre sujet, lors de sa publication, à la catégorie de la personne à laquelle la question s'adresse pour faciliter les réponses des invités.

Comment participer au forum ?

  Accueil de ce forum  Rechercher  Aide  Charte
 
Mon inscription
Je m'inscris
 

Foot de Rue : ismo77 et 28 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :   1  2
Page Précédente
Auteur Sujet :

UN COLONEL DE FRANCE

n°27411
Eugnie
Posté le 11-03-2009 à 13:41:38  profil
 

love:{}

Citation:

Eugnie Posté le 11-03-2008 à 16:46:51  

J'ai une pensée pour le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, en ce 11 mars.  
 
Jean Bastien-Thiry est mort fusillé le 11 mars 1963, à 6 h 39 du matin. Il avait trente-cinq ans. "Nous avons la chance de pouvoir réfléchir, d’avoir du temps devant nous", disait-il dans la prison de la Santé.  
 
C’était un Lorrain né à Lunéville, le 10 octobre 1927. Il était l’aîné des trois enfants d’un premier mariage de son père, un officier d’artillerie. Il sera polytechnicien comme son père, il saura toujours ce qu’il veut, sans jamais faire supporter aux autres ce qu’il aura décidé pour lui-même. S’il est vraiment intransigeant vis-à-vis de lui, il ne l’est pas avec autrui. S’il a le sentiment de sa valeur, il a d’abord le sentiment de la liberté.  
 
C’est un élève brillant, premier en mathématiques, premier en français, premier en histoire : il aime l’histoire. Il travaille facilement et régulièrement. Mais il ne fait jamais état de sa supériorité intellectuelle. Il n’a jamais un mot de reproche pour son frère Hubert, qui ne le quitte pas.  
Ensemble, ils feront leurs premières études à Metz, à Baccarat, puis à Lunéville. Jean obtient ses deux baccalauréats avec mention.  
 
Ensemble, pendant les années de guerre et d’occupation, ils seront tous deux officiers. Et Jean, en 1944, fait partie des équipes secouristes de la Croix Rouge. Une médaille le récompensera, à la libération de Lunéville. Plus tard, une autre décoration lui sera décernée pour services rendus à la France : La Légion d’Honneur. Il ne l’arrachera pas de sa poitrine, comme d’autres avant lui devant les tribunaux, lors de son jugement.  
 
1945. La carrière est droite. La France va forger, puis tenir un ingénieur exceptionnel. Une année d’Hypotaupe à Nancy, deux années de taupe à Sainte Geneviève, et, en 1947, Jean Bastien-Thiry est reçu à l’X. Il fera d’abord son service militaire : Draguignan, Poitiers, Idar Oberstein, en Allemagne. La carrière continue, droite : deux années de Polytechnique, 1948-1950, deux années à l’Ecole Supérieure de l’Aéronautique, 1950-1952.  
 
En 1952, l’ingénieur militaire Bastien-Thiry part pour Colomb-Béchar : le désert et les mathématiques, et aussi la fraternité militaire. Il pilote. Il survole l’Algérie.  
 
Il retournera souvent à Béchar. Il est aussi à Brétigny , au centre d’essai en vol, et au terrain de l’Île du Levant. Il met au point des engins que le monde entier nous enviera, particulièrement les célèbres SS 10 et SS 11. Mais il ne s’en vantera jamais. Ses proches n’apprendront qu’au procès, à travers les dépositions de ses camarades ingénieurs, que sa valeur scientifique était internationale. Il se rendra plusieurs fois à l’étranger, notamment en Amérique, accueilli dans le monde fermé des fusées et des engins téléguidés.  
 
Alors, en lui, des tempêtes extérieures vont troubler ce monde parfait où les flèches filent mathématiquement dans l’espace. Il se bat toujours pour ses engins, parce qu’il croit en eux et que lorsqu’il croit en quelque chose, il va jusqu’au bout.  
 
Quelque chose, cependant, est changé. Ses préoccupations majeures ne sont plus scientifiques. Le feu qui a éclaté au Maroc, qu’il connaît et en Algérie, le brûle. Ce feu le consumera jusqu’à la fin.  
 
C’était au Maroc qu’il fit la connaissance de Geneviève Lamirand ; chez des cousins. Il l’épouse en février 1955. Elle est comme lui, d’un abord doux et paisible, souriant. Mais comme lui, elle est en acier. Elle le montrera jusqu’à la fin, et après la fin.  
Elle lui donne trois filles, Hélène en novembre 1955, Odile le 21 mars 1957, Agnès en 1960. Il les aime plus que tout, plus que tout jusqu’à la frontière secrète où Jean Bastien-Thiry n’appartient plus qu’à ses idées.  
 
Le 8 janvier 1961, jour du référendum d’approbation de la politique gaulliste en Algérie, commence vraiment pour Jean Bastien-Thiry le chemin qui le conduira un an et demi plus tard sur la route du Petit-Clamart.  
Avant, il se taira. Au ministère de l’Air, où il travaille, il ne parlera pas. Mais ses camarades se taisent lorsqu’ils sont en discussion politique et qu’il entre ; on sait ce qu’il pense, s’il ne l’exprime pas.  
Il reste le même, toujours calme et paisible, et toujours souriant, avant, pendant et après : entre le 22 août, jour de l’attentat, et le 17 septembre, jour de son arrestation.  
 
Ce jour était un samedi. Mme Bastien-Thiry voulait aller faire son marché à Bourg-La-Reine. Jean gardera les enfants. Tôt le matin, il sort. Il n’est pas rasé, il n’a même pas mis de cravate. Il conduit simplement la voiture au garage, car il a une petite réparation à faire et il revient tout de suite. Il n’est jamais revenu.  
 
-Pourquoi n’a-t-il pas gagné l’étranger ? Pourquoi n’est-il pas, par exemple, resté en Angleterre, alors qu’il se trouvait officiellement à Farnborough, entre l’attentat et l’arrestation ?  
 
-C’est simple, a répondu Mme Bastien-Thiry, parce qu’il estimait que son devoir était de ne pas fuir.  
 
 
 
Extrait de la Déclaration du Colonel Bastien-Thiry, le 2 février 1963 devant la Cour militaire de Justice de Vincennes.  
 
"Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d'un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français .  
 
Ce patrimoine provient d'un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l'homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale .  
 
Nous croyons qu'on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière."  
 
De gaulle le poursuivra de sa haine, jusqu'à refuser de le grâcier alors que le peuple et des voix du monde entier ainsi que le Pape lui demandait de le grâcier.
 


€umiss brunette:8nie

n°27412
PN999
Posté le 11-03-2009 à 13:54:58  profil
 

Eugnie a écrit :

love:{}

Citation:

Eugnie Posté le 11-03-2008 à 16:46:51  

J'ai une pensée pour le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, en ce 11 mars.  
 
Jean Bastien-Thiry est mort fusillé le 11 mars 1963, à 6 h 39 du matin. Il avait trente-cinq ans. "Nous avons la chance de pouvoir réfléchir, d’avoir du temps devant nous", disait-il dans la prison de la Santé.  
 
C’était un Lorrain né à Lunéville, le 10 octobre 1927. Il était l’aîné des trois enfants d’un premier mariage de son père, un officier d’artillerie. Il sera polytechnicien comme son père, il saura toujours ce qu’il veut, sans jamais faire supporter aux autres ce qu’il aura décidé pour lui-même. S’il est vraiment intransigeant vis-à-vis de lui, il ne l’est pas avec autrui. S’il a le sentiment de sa valeur, il a d’abord le sentiment de la liberté.  
 
C’est un élève brillant, premier en mathématiques, premier en français, premier en histoire : il aime l’histoire. Il travaille facilement et régulièrement. Mais il ne fait jamais état de sa supériorité intellectuelle. Il n’a jamais un mot de reproche pour son frère Hubert, qui ne le quitte pas.  
Ensemble, ils feront leurs premières études à Metz, à Baccarat, puis à Lunéville. Jean obtient ses deux baccalauréats avec mention.  
 
Ensemble, pendant les années de guerre et d’occupation, ils seront tous deux officiers. Et Jean, en 1944, fait partie des équipes secouristes de la Croix Rouge. Une médaille le récompensera, à la libération de Lunéville. Plus tard, une autre décoration lui sera décernée pour services rendus à la France : La Légion d’Honneur. Il ne l’arrachera pas de sa poitrine, comme d’autres avant lui devant les tribunaux, lors de son jugement.  
 
1945. La carrière est droite. La France va forger, puis tenir un ingénieur exceptionnel. Une année d’Hypotaupe à Nancy, deux années de taupe à Sainte Geneviève, et, en 1947, Jean Bastien-Thiry est reçu à l’X. Il fera d’abord son service militaire : Draguignan, Poitiers, Idar Oberstein, en Allemagne. La carrière continue, droite : deux années de Polytechnique, 1948-1950, deux années à l’Ecole Supérieure de l’Aéronautique, 1950-1952.  
 
En 1952, l’ingénieur militaire Bastien-Thiry part pour Colomb-Béchar : le désert et les mathématiques, et aussi la fraternité militaire. Il pilote. Il survole l’Algérie.  
 
Il retournera souvent à Béchar. Il est aussi à Brétigny , au centre d’essai en vol, et au terrain de l’Île du Levant. Il met au point des engins que le monde entier nous enviera, particulièrement les célèbres SS 10 et SS 11. Mais il ne s’en vantera jamais. Ses proches n’apprendront qu’au procès, à travers les dépositions de ses camarades ingénieurs, que sa valeur scientifique était internationale. Il se rendra plusieurs fois à l’étranger, notamment en Amérique, accueilli dans le monde fermé des fusées et des engins téléguidés.  
 
Alors, en lui, des tempêtes extérieures vont troubler ce monde parfait où les flèches filent mathématiquement dans l’espace. Il se bat toujours pour ses engins, parce qu’il croit en eux et que lorsqu’il croit en quelque chose, il va jusqu’au bout.  
 
Quelque chose, cependant, est changé. Ses préoccupations majeures ne sont plus scientifiques. Le feu qui a éclaté au Maroc, qu’il connaît et en Algérie, le brûle. Ce feu le consumera jusqu’à la fin.  
 
C’était au Maroc qu’il fit la connaissance de Geneviève Lamirand ; chez des cousins. Il l’épouse en février 1955. Elle est comme lui, d’un abord doux et paisible, souriant. Mais comme lui, elle est en acier. Elle le montrera jusqu’à la fin, et après la fin.  
Elle lui donne trois filles, Hélène en novembre 1955, Odile le 21 mars 1957, Agnès en 1960. Il les aime plus que tout, plus que tout jusqu’à la frontière secrète où Jean Bastien-Thiry n’appartient plus qu’à ses idées.  
 
Le 8 janvier 1961, jour du référendum d’approbation de la politique gaulliste en Algérie, commence vraiment pour Jean Bastien-Thiry le chemin qui le conduira un an et demi plus tard sur la route du Petit-Clamart.  
Avant, il se taira. Au ministère de l’Air, où il travaille, il ne parlera pas. Mais ses camarades se taisent lorsqu’ils sont en discussion politique et qu’il entre ; on sait ce qu’il pense, s’il ne l’exprime pas.  
Il reste le même, toujours calme et paisible, et toujours souriant, avant, pendant et après : entre le 22 août, jour de l’attentat, et le 17 septembre, jour de son arrestation.  
 
Ce jour était un samedi. Mme Bastien-Thiry voulait aller faire son marché à Bourg-La-Reine. Jean gardera les enfants. Tôt le matin, il sort. Il n’est pas rasé, il n’a même pas mis de cravate. Il conduit simplement la voiture au garage, car il a une petite réparation à faire et il revient tout de suite. Il n’est jamais revenu.  
 
-Pourquoi n’a-t-il pas gagné l’étranger ? Pourquoi n’est-il pas, par exemple, resté en Angleterre, alors qu’il se trouvait officiellement à Farnborough, entre l’attentat et l’arrestation ?  
 
-C’est simple, a répondu Mme Bastien-Thiry, parce qu’il estimait que son devoir était de ne pas fuir.  
 
 
 
Extrait de la Déclaration du Colonel Bastien-Thiry, le 2 février 1963 devant la Cour militaire de Justice de Vincennes.  
 
"Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d'un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français .  
 
Ce patrimoine provient d'un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l'homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale .  
 
Nous croyons qu'on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière."  
 
De gaulle le poursuivra de sa haine, jusqu'à refuser de le grâcier alors que le peuple et des voix du monde entier ainsi que le Pape lui demandait de le grâcier.
 


€umiss brunette:8nie



 jap:{}  jap:{}  jap:{}  jap:{}  jap:{}

n°27416
gaj
Posté le 11-03-2009 à 18:45:01  profil
 

Un grand merci à Eugénie de nous rappeler, en ce jour, le souvenir du Colonel Bastien-Thiry, un homme d'honneur que nous n'oublierons jamais.



air v

n°27417
gigi415
Posté le 11-03-2009 à 19:19:40  profil
 

Oui merci Eugénie pour ce rappel si important. Cet homme d'honneur mort si jeune a laissé dans nos esprits et nos coeurs un souvenir indélébile !

n°27418
Olona
Posté le 11-03-2009 à 20:04:44  profil
 

Eugénie  jap:{}


---------------
Le bonheur est un voyage, pas une destination.
n°27419
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2009 à 23:40:35  
 

et bien des années après .... notre reconnaissance ira toujours vers ceux qui comme Bastien-Thiry ont eu le courage de défendre jusqu'à la mort des idéaux.  love:{} Pour toujours dans notre coeur, merci Eugnie . Cathy.


Message édité par Profil supprimé le 11-03-2009 à 23:41:34
n°27425
Eugnie
Posté le 12-03-2009 à 10:39:47  profil
 

love:{}

Extrait de l'allocution de Maître René BLANCHOT

"... Oui, mon colonel, j'appartiens à ce « peuple pied-noir » (le mot est de vous) que vous avez voulu sauver et que vous avez sauvé puisque nous sommes là pour vous crier notre gratitude au nom de « la solidarité fraternelle de tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale », je vous cite, bien sûr...

... Vous, mon colonel, vous n'avez pas cherché à savoir si votre acte s'inscrivait dans « le sens de l'Histoire », c'est-à-dire dans le sens du poil de l'homme au pouvoir. Vous avez affirmé, avec d'autres, avant et après vous, que l'Histoire s’écrit avec la sueur et le sang de l'homme, c'est-à-dire qu'elle n'est que le fruit de la volonté humaine, de ses erreurs et de ses réussites...

... Oui, l'Histoire est bien imprévisible... Qui pouvait imaginer qu'une petite paysanne venue de Lorraine (vous connaissez ?) redonnerait par les armes à la France ce royaume qu'Isabeau de Bavière, la traîtresse, avait si généreusement offert au roi d'Angleterre par le traité de Troyes, signé en 1420. Et qui aurait pu imaginer (même pas Jules Verne !) que ce traité de Troyes était l'ancêtre de celui qui plus de cinq siècles plus tard, à Evian, allait de nouveau faire abandon d'un pan entier du territoire national ? ...

... Mon colonel, le régime des petites phrases, des effets d'annonce qui cachent le vide de la pensée, du pain et des jeux de cirque, ( panem et circenses de l'Antiquité décadente ), devenus, aujourd'hui minima sociaux et télé-réalité, comme il est aux antipodes de votre abnégation et de votre sens civique et moral, vous qui, selon le mot de votre défenseur R.Dupuy, « avez voulu donner à votre mort la portée d'un sacrifice et le sens d'un message » !

Et ce message, nous l'avons reçu 5/5. Je citerai spécialement celui écrit sous forme de note, du fond de votre cachot : « Le mythe gaulliste, basé sur l'imposture au cours de ces dernières années, et pas uniquement au cours de ces dernières années, doit être détruit au nom des principes élémentaires de moralité politique. Il faut que la politique gaullienne soit qualifiée par l'Histoire proche et lointaine, celle qu'apprendront nos enfants, comme elle doit être, C'EST-A-DIRE CRIMINELLE, ABERRANTE ET INFAMANTE! »

C'est ce qui est en train de se produire, et la vague de fond vient de loin, et parfois d'hommes qui ont été dans le passé des opposants ou des ennemis de notre cause.

Raymond Aron, qui fut pourtant un partisan déclaré de l'indépendance de l'Algérie, et passe pour un historien de référence, a écrit dans ses mémoires, en 1983, vingt ans après votre disparition, ce qui suit : « J'annonçai qu'un jour le pays abandonnerai la partie. Il en fut ainsi. Les Harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs, sur l'ordre, peut-être, du général de Gaulle lui-même, qui, par le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs. »...

n°27427
dinozor
Posté le 12-03-2009 à 10:49:07  profil
 

Ce mec est le seul qui inculque respect . Il ne s'est pas attaqué à des appelés qui ne s'attendaient pas à être assassinés par ceux qu'ils sont venus protéger, ni à des femmes et à des hommes sans défense. Il s'est attaqué au top, au plus fort.

Curieux! ce n'est pas un pied noir!!!


---------------
Si une porte n'est pas ouverte c'est qu'elle est fermée. Obama va t il changer de dentifrice? qu'en pensez vous otamo? cathy
n°27433
REGAL10
Posté le 12-03-2009 à 12:37:18  profil
 

dinozor a écrit :

Ce mec est le seul qui inculque respect . Il ne s'est pas attaqué à des appelés qui ne s'attendaient pas à être assassinés par ceux qu'ils sont venus protéger, ni à des femmes et à des hommes sans défense. Il s'est attaqué au top, au plus fort.

Curieux! ce n'est pas un pied noir!!!




  DEGUELDRE, que je sache n'était pas pied noir....

  Et je ne vois pas le lien qu'il puisse y avoir avec l'origine. Mettre tout le monde dans le même moule du fait de la naissance et d'une stupidité totale.

n°27438
gigi415
Posté le 12-03-2009 à 16:08:01  profil
 

Extrait des Déclaration du colonel Bastien-Thiry :

" Messieurs, tous les Français nationaux qui nous ont précédés devant ce tribunal, ou devant d'autres cours de justice, en particulier le Général Salan, ont qualifié comme il convenait la rupture de ces engagements de juin 1958 : le parjure qui en est résulté, constitue l'une des plus grandes, et peut-être la plus grande imposture de l'Histoire de France ; la rupture de ces engagements qui, à partir de 1959, allait être consommée dans les faits en vertu de déclarations et initiatives successives, savamment graduées, constitue une escroquerie politique et morale apparemment sans précédent ; ses conséquences en furent à la fois tragiques et immenses, et ces conséquences sont très loin d'être épuisées aujourd'hui.

Dés lors que l'on avait basé une politique sur le parjure et le reniement, il devenait impossible de s'arrêter de mentir, de se parjurer et de se renier. En premier lieu, les conditions posées, en septembre 1959, à l'exercice de l'auto-détermination, n'ont aucunement été tenues. Ensuite nous avons entendu successivement des déclarations et professions de foi sur la solution la plus française dont, en janvier 1960, le Chef de l'État se déclarait partisan en Algérie ; nous avons entendu des assurances selon lesquelles on ne livrerait jamais l'Algérie au F.L.N., c'est-à-dire au chaos et à l'égorgement généralisé ; selon lesquelles le drapeau F.L.N. ne flotterait jamais sur Alger; selon lesquelles on ne traiterait jamais avec le seul F.L.N. ; apparemment, toutes ces déclarations ont été faites pour désarmer et tromper les opposants successifs, pour abuser de leur bonne foi afin de réduire leur opposition."

Voilà ce qui justifiait la révolte et l'opposition de tous les Pieds-noirs!.

n°27442
REGAL10
Posté le 12-03-2009 à 17:13:29  profil
 

Compte tenu de la réponse, pleine de courtoisie et de délicatesse, une emphase toute en finesse, il ne me reste plus qu'à descendre de niveau, pour y être au votre, celui du caniveau. Votre diarrhée verbale  sied bien à votre vulgarité qui est conforme à votre vulgate.

n°27443
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2009 à 18:09:57  
 

Bien envoyé,surtout que cet artiste adore les alliterations en c...
Cequi est aussi remarquable,c'est d'une part sa maitrise totale de la langue francaise et d'autre part que son slip lui serve de cervelle...

n°27452
dinozor
Posté le 13-03-2009 à 09:37:26  profil
 

C'est quoi? un autre symposium en France? celui des D.R.E.S.?


---------------
Si une porte n'est pas ouverte c'est qu'elle est fermée. Obama va t il changer de dentifrice? qu'en pensez vous otamo? cathy
n°27470
moh babelo​ued
Posté le 13-03-2009 à 17:36:28  profil
 



jean charles bensoussen, wache toujours à écrire des posts c.ons? je ne vois rien de remarquable. prends ton exemple, t'es un artaille ( comme dit Francis  lol:{} ) et c'est un événement quand tu écris une phrase sans fautes.

Allez mordachem, reviens au pays, tu n'es pas fait pour vivre la bas.

n°27478
Eugnie
Posté le 13-03-2009 à 22:02:55  profil
 

sol:{}

Il y avait :

- Moloch chez les Hébreux
- Teutatès chez les Celtes
- dinozor parmi nous.

Comprenne qui pourra  sol:{}

n°27484
gigi415
Posté le 14-03-2009 à 09:38:17  profil
 

pourtant on nous avait bien annoncé la fin desz dinozor non?...

n°27527
Monrose
Posté le 16-03-2009 à 21:29:34  profil
 

Eugnie a écrit :

sol:{}

Il y avait :

- Moloch chez les Hébreux
- Teutatès chez les Celtes
- dinozor parmi nous.

Comprenne qui pourra  sol:{}


C'est vrai que Bastien Thiry était un Lorrain et Degueldre un type du Nord. Jeanne d'Arc était lorraine aussi. Une des premières visites que j'ai faites en métropole en 1953, ça a été d'aller à Donrémy sur une vieille 125 motobécane en novembre ( glas-glas). Quand la place de l'Etoile ne s'appellera plus De Gaulle, j'irai faire un tour à Paris et me recueillir sur la tombe de Bastien-Thiry. Il restera dans l'Histoire. Qui parle encore de Thiers ( "libérateur" du Territoire en 1871) ? Plus personne. On déboulonne même sa statue, alors que le Colonel Rossel fusillé par Thiers à Satory au nom de la "légalité républicaine", est encore cité et admiré dans son cimetiére protestant du Gard. Degueldre, Bastien-Thiry survivront quand l'ouverture des archives aura révélé ce qu'a fait De Gaulle, dès le début. Bidault et Soustelle l'ont compris mais trop tard.

n°27531
dinozor
Posté le 17-03-2009 à 10:50:54  profil
 

Citation:

... Quand la place de l'Etoile ne s'appellera plus De Gaulle, j'irai faire un tour à Paris ...


Ce jour là on alertera la presse internationale. je vois d'ici les gros titres

UN NAIN DE JARDIN COIFFE' D'UNE CASQUETTE EN JEAN DESCEND LES CHAMPS ELYSEES


 lol:{}  lol:{}  lol:{}


---------------
Si une porte n'est pas ouverte c'est qu'elle est fermée. Obama va t il changer de dentifrice? qu'en pensez vous otamo? cathy
n°27537
REGAL10
Posté le 17-03-2009 à 12:28:03  profil
 

Monrose a écrit :


C'est vrai que Bastien Thiry était un Lorrain et Degueldre un type du Nord. Jeanne d'Arc était lorraine aussi. Une des premières visites que j'ai faites en métropole en 1953, ça a été d'aller à Donrémy sur une vieille 125 motobécane en novembre ( glas-glas). Quand la place de l'Etoile ne s'appellera plus De Gaulle, j'irai faire un tour à Paris et me recueillir sur la tombe de Bastien-Thiry. Il restera dans l'Histoire. Qui parle encore de Thiers ( "libérateur" du Territoire en 1871) ? Plus personne. On déboulonne même sa statue, alors que le Colonel Rossel fusillé par Thiers à Satory au nom de la "légalité républicaine", est encore cité et admiré dans son cimetiére protestant du Gard. Degueldre, Bastien-Thiry survivront quand l'ouverture des archives aura révélé ce qu'a fait De Gaulle, dès le début. Bidault et Soustelle l'ont compris mais trop tard.



Il faut savoir que la caserne Thiry à NANCY, c'est le nom d'un de ses ancètres qui a donné, lui aussi sa vie, au service de la France.

Etre fusillé alors qu'il n'a tué, ni blessé, personne.... Il est vrai qu'il y avait une justice aux ordres. Je n'ai jamais entendu la ligue des droits de l'homme s'en offusquer alors que pour un fichier quel ramdan.

n°27540
Eugnie
Posté le 17-03-2009 à 12:52:48  profil
 

love:{}

Poème de Jean de Brem à Jean Bastien-Thiry


"Tu n'étais pas un baroudeur, mon  colonel
Tu n'étais pas une figure légendaire
Ni un brillant stratège de la guérilla
Ni un seigneur du djebel.
Tu n'étais pas un fasciste
Ni un chouan pétri de traditions
Ni un automate sorti des camps viets
Ni un officier perdu d'orgueil.
Tu n'étais pas un para
Tu n'avais pas l'amour des combats impossibles
Ni le culte du Désespoir
Ni la vanité des soldats d'élite,
Tu n'étais pas un révolutionnaire
Tu ne voulais la place de personne
Tu n'étais pas amer
La haine ne couvait pas dans ton cœur
Ni le dégoût dans ton regard
Ni l' insulte dans ta bouche.
Non.
Tu n'étais qu'un homme paisible
Calme, honnête, responsable
Un chrétien réfléchi et pur
Un officier consciencieux
Un jeune savant, technicien appliqué
Qui menait la vie de tout le monde
Entre sa femme et ses filles.
Mais un jour.
Un jour a cessé la paix civile.
Car l'Orgueil est entré dans la Cité
Pour étrangler la Patrie au nom de la Patrie
Pour lacérer les drapeaux au son des fanfares
Pour décapiter l'armée qui était la
Force de la Nation
Pour épurer la Fonction qui était
l'Elite de la Nation
Pour soudoyer l'Église qui était la
Conscience de la Nation
Pour tromper les masses qui étaient la
Nation même
Pour appeler chaque défaite un triomphe
Chaque crime un miracle
Chaque lâcheté un fait d'armes
Pour appeler la Comédie Droiture
L'Impuissance, Fermeté
L'Abandon, Succès
La Haine, Modération
L'Indifférence, Lucidité
Et les Plébiscites Référendums…
Tôt on t'avait appris
Qu'une parole ne se reprend pas
Que la France est une et indivisible
Que la loi est la même pour tous
Que la télévision est à tout le monde
Et bien d'autres choses encore.
Tu as vu tous les grands
Tu as vu tous les responsables
Tu as vu tous les dignitaires
Protester mollement d'abord
Et puis se taire bien vite
Dès qu'ils ont senti le bâton.
Et tu n'as pas compris qu'ils étaient lâches
Car tu ne t’étais jamais parjuré
Car tu n'avais jamais hésité ni menti
Ta vie était droite comme l'Horizon des mers
Et tu regardais le soleil en face.
Les généraux pouvaient empêcher la
France de mourir
Et aussi les fonctionnaires
Et aussi les évêques
Et aussi les professeurs
Les députés
Les magistrats
Et aussi les grands bourgeois
Les financiers
Les journalistes.
Mais ils ont préféré la servitude
Ils ont vendu leur liberté trente talents
Ils ont acheté trente talents le droit
De survivre à leur Patrie
Pour continuer à ramper comme des vers
A grouiller comme des cloportes dans
les ruines d'un monde en flammes.
Alors toi, mon colonel.
Un citoyen inconnu, un patriote inconnu
Tu as senti ton heure venue
Tu es devenu le glaive
Tu as frappé devant Dieu et les hommes.
On t'a traîné devant les juges
Pour une parodie de procès
Où des robots vêtus d'hermine,
Petits fonctionnaires des abattoirs
Choisis sur mesure par le prince
Au nom du peuple français
Ont ri de tes paroles
Bouché leurs oreilles à tes explications
Et font condamné de leur voix méca­*****
A quitter la comédie humaine.
Tu les gênais, toi qui ne jouais pas
Tu les salissais, toi qui étais pur
Et ta voix nette et claire
Témoignage de l'Histoire Etemelle
Il fallait l'étouffer pour qu'on cessât de voir
Les fronts rouges et les âmes sales
Des courtisans chamarrés
Affolés par ton audace d'homme libre.
Adieu, Brutus.
Tu es mort, un chapelet tressé dans les doigts
Sans haine et sans colère comme un héros paisible
II s'est trouvé des soldats pour t'abattre.
Et t’ont couché dans l'herbe du fort
Et ils ont basculé ton corps dans une fosse
Sous la pluie fine de l'aurore
Ils ont joué aux dés ta tunique bleue d'aviateur
Déchiré ton ruban rouge
Et dispersé tes galons d'argent et d'or au vent de l'histoire.
Et ils ont cru, les déments
Que ta mémoire piétinée
Ton souvenir effacé par décret
Se tairait à jamais la voix d'un homme,
Alors que ta mort tranquille
Nous rendait un dernier service…
Regarde-nous, mon colonel
Du haut du paradis des croyants
Situé à l'ombre des épées :
Regarde-nous.
Tu as maintenant dix-mille fidèles
Que ton martyre d'officier
A rendu à la lumière ;
Qui jurent devant Dieu
De faire éclater nos chaînes,
Et de révérer ton image,
Un jour au soleil d'été
Dans l'avenue qui portera ton nom
Des milliers d'hommes aux yeux fiers
Défileront d'un même pas
Guidés par les clairons de la postérité
Et d'un seul geste, au commandement
Croiseront le regard de ton effigie
A jamais sanctifiée par les hommes.
Dors maintenant, mon colonel.
Tu es entré dans la paix...
Mais qu'ici-bas sur la terre
La malédiction demeure !
Que ton sang retombe sur les têtes
Des Pilâtes et des Judas
Qui poursuivent leurs vies d'insectes
Au prix d'un forfait si grand !…
Et que nos larmes brûlantes
De douleur et de colère
Fassent jaillir, de la terre grasse
d'Europe et d'Afrique,
La race nouvelle d'Occident…
Merci pour tout, mon colonel :
D'avoir vécu en Français
Et d'être mort en officier.
Car le moment est venu
Où après un tel exemple
Tu vas nous obliger à vaincre".

Jean de Brem

n°33068
Eugnie
Posté le 11-03-2012 à 17:35:12  profil
 

jap:{}


Aujourd’hui 11 mars 2012, il y a 49 ans……comme il avait raison !
Extrait de la Déclaration du Colonel Bastien-Thiry, le 2 février 1963 devant la Cour militaire de Justice de Vincennes :

« Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d’un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français . Ce patrimoine provient d’un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l’homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale . Nous croyons qu’on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière . »

http://rutube.ru/tracks/2597133.html


À l’aube du 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé au fort d’Ivry. Cette exécution politique est la dernière qu’ait connue la France à ce jour. La victime est un polytechnicien de 35 ans originaire de Lunéville, marié et père de trois fillettes. Scientifique brillant et de stature internationale, il œuvre à la Cité de l’Air, à Paris, avec le grade de lieutenant-colonel, quand sa conscience est bouleversée par le drame algérien…

http://www.bastien-thiry.fr/le [...] r-1963.htm


Il pleut sur le Fort d’Ivry

http://www.youtube.com/watch?f [...] N5GaEBLc#!


Des messes sont dites en sa mémoire partout en France. Heureusement, il n’y a pas que des curés progressistes !!!



"Le général Weygand disait que le général De Gaulle "n’avait pas trop de deux églises à Colombey pour s’y confesser de ses péchés".

En ce 11 Mars, 49 ans se sont écoulés depuis la mort du Colonel Bastien-Thiry. La France est en train de se liquéfier dans des élections présidentielles pitoyables, montrant la ruine qu'a été la Vème République, née d'une forfaiture ( Monnerville) et violée par son géniteur lui-même.


€ugénie

n°33069
PN999
Posté le 12-03-2012 à 00:28:06  profil
 

Eugnie a écrit :

jap:{}


Aujourd’hui 11 mars 2012, il y a 49 ans……comme il avait raison !
Extrait de la Déclaration du Colonel Bastien-Thiry, le 2 février 1963 devant la Cour militaire de Justice de Vincennes :

« Le danger que court actuellement ce pays ne vient pas d’un risque de destruction physique ou matérielle : il est plus subtil et plus profond car il peut aboutir à la destruction de valeurs humaines, morales et spirituelles qui constituent le patrimoine français . Ce patrimoine provient d’un héritage qui est à la fois grec, latin, occidental et chrétien et repose sur une conception précise de la liberté et de la dignité de l’homme et des collectivités humaines et sur la mise en application de principes fondamentaux qui sont la recherche et le souci de la justice, le respect de la vérité et de la parole donnée et la solidarité fraternelle entre tous ceux qui appartiennent à la même collectivité nationale . Nous croyons qu’on ne viole pas impunément et cyniquement ces différents principes sans mettre en péril de mort, dans son esprit et dans son âme, la nation tout entière . »

http://rutube.ru/tracks/2597133.html


À l’aube du 11 mars 1963, Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé au fort d’Ivry. Cette exécution politique est la dernière qu’ait connue la France à ce jour. La victime est un polytechnicien de 35 ans originaire de Lunéville, marié et père de trois fillettes. Scientifique brillant et de stature internationale, il œuvre à la Cité de l’Air, à Paris, avec le grade de lieutenant-colonel, quand sa conscience est bouleversée par le drame algérien…

http://www.bastien-thiry.fr/le [...] r-1963.htm


Il pleut sur le Fort d’Ivry

http://www.youtube.com/watch?f [...] N5GaEBLc#!


Des messes sont dites en sa mémoire partout en France. Heureusement, il n’y a pas que des curés progressistes !!!



"Le général Weygand disait que le général De Gaulle "n’avait pas trop de deux églises à Colombey pour s’y confesser de ses péchés".

En ce 11 Mars, 49 ans se sont écoulés depuis la mort du Colonel Bastien-Thiry. La France est en train de se liquéfier dans des élections présidentielles pitoyables, montrant la ruine qu'a été la Vème République, née d'une forfaiture ( Monnerville) et violée par son géniteur lui-même.


€ugénie




Merci de nous rappeler sa date de décés.

55883_Bastien_Thiry_11_mars 57368_Bougies_3_

n°33197
camusien2
Posté le 24-03-2012 à 19:29:28  profil
 

Oui, merci madame Eugnie de nous rappeler la date de la fusillade de ce "régicide" maladroit. Je regrette bien sincèrement qu'il ait été tué et suis heureux à la fois que le Vieux, que je hais pourtant, s'en soit sorti. Ce paradoxe doit venir du fait que je suis un non violent.

 Etre fusillé alors qu'il n'a tué, ni blessé, personne.... Il est vrai qu'il y avait une justice aux ordres. Je n'ai jamais entendu la ligue des droits de l'homme s'en offusquer alors que pour un fichier quel ramdan.

Mais monsieur Regal, l'istoire fourmille d'exécutions de gens qui avaient manqué leur coup. Le plus célèbre est bien sûr Damien qui fut écartelé alors que le bon roi Louis se portait comme un charme. Mais pour ce coup là, ni vous ni moi en étions les contemporains. Par contre, pour ce qui est d'Iveton à qui on ne fit même pas la grace d'être exécuté autrement que par la guillotine alors qu'il n'avait eu que l'intention de déposer un bombe en veillant à ce qu'elle ne fasse pas de victimes. Je ne crois pas avoir entendu beaucoup de voix s'élever contre cette drôle de justice du coté des Pieds-Noirs.

n°33198
camusien2
Posté le 24-03-2012 à 19:40:46  profil
 

Des messes sont dites en sa mémoire partout en France. Heureusement, il n’y a pas que des curés progressistes !!!

Alors tout va bien... il est en de bonnes mains.
 
 
"Le général Weygand disait que le général De Gaulle "n’avait pas trop de deux églises à Colombey pour s’y confesser de ses péchés".
Parce que s'il y en avait eu trois, vous pensez qu'il serait au paradis?
 
En ce 11 Mars, 49 ans se sont écoulés depuis la mort du Colonel Bastien-Thiry. La France est en train de se liquéfier dans des élections présidentielles pitoyables, montrant la ruine qu'a été la Vème République, née d'une forfaiture ( Monnerville) et violée par son géniteur lui-même.
Pourquoi, dans votre esprit Gaston Monnerville seul est responsable du renversement de la Quatrième? Le principal vecteur de cette vérole pour élire CDG n'est-il pas parti de chez vous? Lui s'est contenté de veiller à ce que les Institutions soient respectées. Les Pieds-Noirs aussi?

n°33258
Monrose1
Posté le 03-04-2012 à 23:14:22  profil
 

camusien2 a écrit :

Des messes sont dites en sa mémoire partout en France. Heureusement, il n’y a pas que des curés progressistes !!!

Alors tout va bien... il est en de bonnes mains.
 
 
"Le général Weygand disait que le général De Gaulle "n’avait pas trop de deux églises à Colombey pour s’y confesser de ses péchés".
Parce que s'il y en avait eu trois, vous pensez qu'il serait au paradis?
 
En ce 11 Mars, 49 ans se sont écoulés depuis la mort du Colonel Bastien-Thiry. La France est en train de se liquéfier dans des élections présidentielles pitoyables, montrant la ruine qu'a été la Vème République, née d'une forfaiture ( Monnerville) et violée par son géniteur lui-même.
Pourquoi, dans votre esprit Gaston Monnerville seul est responsable du renversement de la Quatrième? Le principal vecteur de cette vérole pour élire CDG n'est-il pas parti de chez vous? Lui s'est contenté de veiller à ce que les Institutions soient respectées. Les Pieds-Noirs aussi?



Je crois que Camusien n'a pas compris ce que dit Eugénie.
Elle n'accuse pas Monnerville ! C'est Monnerville qui, justement, a dénoncé la "forfaiture " de de Gaulle, violant sa propre constitution concoctée par l'ineffable Debré ( élève de Barthelemy, ministre de la Justice de Vichy à qui il a consacré un éloge ). Monnerville n'a pas renversé la 4ème. C'est sûr que les PNs manipulés par l'antenne gaulliste d'Alger et trompés par l'Armée, ont appelé de Gaulle. Chaque jour pour ma part, je m'en repends et me souviens de mon père qui me disait: " Vous appelez de Gaulle ? Vous pleurerez des larmes de sang !" Il avait défendu, commis d'office en 1945, le tirailleur algérien qui avait tiré sur le Général Giraud, en résidence surveillée à Mazagran près de Mostaganem, fin 1944, et avait assisté à son exécution à Oran, au Château neuf. Quel parcours sanguinolent de Darlan en passant par Pucheu, pour aboutir à Bastien Thiry !

 Page :   1  2
Page Précédente

Aller à :