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De leur implantation en Algérie à leur rapatriement en métropole, un documentaire exceptionnel en trois épisodes réalisé par Gilles PEREZ et diffusé sur France 3.
EVENEMENTS : Profitez de ce forum pour poser vos questions aux spécialistes qui viendront en direct débattre avec vous de ces documentaires lors des rendez vous indiqués ci-dessous :
Le lundi 2 avril de 13h à 14h : Alain ARNOLD, témoin dans le film, Jean MONNERET, Historien et Jeanine VERDES-LEROUX, Historienne
Le mardi 10 avril de 13h à 14h :Guy MONTANER et Henri MARTIN, témoins dans le film
Le vendredi 13 avril de 13h à 14h : Jean-Jacques JORDI, Historien
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Auteur
 Sujet :

LES ELEGIES DE COLOMBINE

 
n°32879
Eugnie
Posté le 26-01-2012 à 13:33:25  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
;)  
 

Citation :

oranais62    Posté le 23-01-2012 à 21:18:44
 .......Celui qui veut un visa pour l'Algérie s'adresse directement au consulat de son département, il l'a dans la journée dans les consulats avec moins de ressortissants et 3 jours tout au plus pour les autres...
 
Bisous belle génie! :love:  :love:  :love:


 
Bonjour l'Oranais http://emoticon.gregland.net/emoticon/Content/Content_3.gif  
Merci pour les fleurs.
En ce qui me concerne, et cela n'est pas de mon fait, je ne pourrais jamais retournée dans mon pays de jadis, j'aurais l'impression de marcher dans les flaques de sang des miens  :sweat:  
 
 
 

Citation :

oranais62    Posté le 23-01-2012 à 21:29:45  
 Un soir d'été, en sirotant un exquis vin rosé froid de MA production, Moh et moi admirions un magnifique couché de soleil sur les andalouses .


 
Vous sirotiez, dites-vous, un vin rosé http://emoticon.gregland.net/emoticon/Opera/wine.gif de votre production.
 
Cela me rappelle les vendanges, les tombereaux qui arrivaient et qui étaient déversés dans le pressoir, les hommes pieds nus foulaient les raisins, cela leur faisait les pieds noirs.... dans ma t'ite tête, je pensais "beurck, beurck, beurck" et je me rappelle lorsque je sautais à pieds joints avec mes cousins et les enfants de Aïcha dans la fosse à marc, on ressortait tout tâchés et on recommençait.
 
Dans la cave, on courrait en haut des cuves, et on se faisait gronder, mon grand-père nous disait "attention, ne vous penchez pas sur les cuves, redescendez"
Le temps des vendanges était un temps de bonheur.  
Et puis un jour, mon grand-père revint de la vigne, il pleurait, dans la nuit, les http://emoticon.gregland.net/emoticon/Opera/ninja.gif avaient coupé plusieurs milliers de pieds de vigne.
 
Mais tout cela c'était dans une autre vie.
 
 

       Allégorie de Charles BAUDELAIRE (1821-1867)
 
 
        C'est une femme belle et de riche encolure,
        Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
        Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
   Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
           Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
      Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
         De ce corps ferme et droit la rude majesté.
        Elle marche en déesse et repose en sultane;
           Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
   Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
          Elle appelle des yeux la race des humains.
          Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
       Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
         Que la beauté du corps est un sublime don
           Qui de toute infamie arrache le pardon.
            Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
   Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire,
                Elle regardera la face de la Mort,
 Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remord.  
 
 
                           
 
€u[:miss brunette:8]nie
 
sans oubli et sans pardon  http://emoticon.gregland.net/emoticon/Confus/Confus_60.gif

n°32880
PN99
Posté le 27-01-2012 à 08:57:40  profilanswer
 

Curieux ce topic  :lol:  
 
Mais bon, pourquoi pas  :lol:  
 
Au fait, le bonjour à Moh de la part de Francis  :)

n°32883
Eugnie
Posté le 28-01-2012 à 13:36:11  profilanswer
 

:sol:  
 
Un très beau poème de jacques Verpeaux
pour les Algérois -Moh- compris  http://emoticon.gregland.net/emoticon/ete/ete_20.gif  
 
 
Nost'Alger
 
Que sont-ils devenus tous mes vieux souvenirs
De cette ville blanche où dorment nos martyrs ?
Où sont-ils donc passés tous mes amis d'antan
Qui hantent tous mes rêves depuis plus de trente ans ?
J'ai voulu oublier, avoir une nouvelle vie
Mais malgré tout ce temps, le passé resurgit !
Je sens les capucines qui recouvraient la terre,
Les arômes du jardin que cultivait ma mère,
Tous ces doigts de sorcière que nous cassions en deux
Pour écrire sur la pierre la règle de nos jeux
Quand nous nous déguisions en tenue léopard
Pour faire comme les paras qui gardaient nos remparts.
Les maisons étaient blanches avec des toits terrasses
Où les filles rêvaient d'embrasser les bidasses,
Leurs murs étaient couverts par des bougainvilliers,
Elles regardaient la mer du haut de leurs piliers
Et gardaient leur fraîcheur à l'abri des volets.  
 
C'est là que je suis né, sur les hauteurs d'Alger.
Sous les pins parasols, dans le bois de Boulogne,
Tapis dans les bosquets, nous faisions les guignols,
Sur la place d'Hydra, face au commissariat,
En patins à roulettes, jouions les fiers à bras,
Et au fond du ravin de la femme sauvage
Explorions les galeries, sans armes ni bagages.
C'était avant les bombes et les assassinats,
Mahmoud, Farid, Youssef et aussi Mustapha
Etaient les compagnons de toutes nos cabrioles
Et montaient avec nous sur les mêmes carrioles,
Faites de vieilles planches et de roulements à billes,
Pour descendre les rues et épater les filles.
Sous les eucalyptus, nous tirions au taouel
Des oiseaux qui n'avaient rien mérité de tel.
Le dimanche, nous allions à la plage du Chenoua
Où sur le sable fin dont rêvent toujours les rois
Nous faisions des châteaux entourés de fossés
Que l'eau venait baigner, tendrement enlacer.
A l'ombre d'une toile tendue sur des piquets,
La famille assemblée aimait pique-*****
Et avec les voisins partager l'anisette,
De tous les plats pieds-noirs échanger les recettes.
Nous dégustions des prunes, abricots et raisins
Dont depuis je recherche partout le goût en vain.
 
Les voici qui remontent tous les vieux souvenirs
De cette ville blanche, qui vit tant de sourires,
Et où tous mes amis n'étaient que des enfants
Qui hantent tous mes rêves depuis plus de trente ans.
Impossible d'oublier, d'effacer toutes ces vies
Car quel que soit le temps, le bonheur resurgit.
C'est au Clos Salembier que j'appris à nager
Piscine de la Croix Rouge, sur les hauteurs d'Alger.
Dans le petit bassin plongeait un toboggan
Qui faisait le bonheur des petits et des grands,
Autour du grand bassin, s'élevaient des gradins,
Avec la majesté d'un théâtre romain,
Surmontés d'une pelouse où nous nous étalions
Pour compter les capsules que nous collectionnions.
Je me souviens aussi du club de Badjarah,
Des longues parties de boules chez les cousins de Rouiba,
De la grande paella des plages d'Aïn-taya
Des premiers pas en ski sur les pentes de Chréa
Du goût rare des brochettes mangées à Fort de l'eau
Et du jardin d'Essai où j'allais au zoo.
 
C'était avant les bombes et tous les attentats
Quand nous pouvions encore, merci à Zoubida
Manger le bon couscous et les tendres gâteaux
Qu'elle avait préparés penchée sur nos fourneaux.
On trouvait nos bonbons échoppe du Mozabit
Où les tiges de réglisse étaient bien trop petites,
Mais dans les coquillages emplis de caramel
Nous pouvions découvrir le goût de l'éternel.
A l'heure du casse-croûte, on mangeait des cocas
Et après le lycée, j'achetais des zélabias
Dont je me régalais en attendant le bus
Pourléchant tous mes doigts pour en déguster plus.
Impossible de lutter contre ces souvenirs,
Ils sont beaucoup trop beaux pour se laisser mourir,
Et même s'il me faut passer encore trente ans
Loin de cette ville blanche où je fus un enfant,
Avant de disparaître ou d'être trop âgé,
J'aimerais y retourner, sur les hauteurs d'Alger.
 
Jacques Verpeaux

 
 
Magnifique tranche de vie trouvée dans le blog de Hubert Zakine
 
€u[:miss brunette:8]nie
 
 
Guy Narboni s'en est allé...Ultime révérence...
Il n'a jamais pu se faire à ce monde à l'envers et à la bêtise des hommes...
 
 
http://www.youtube.com/watch?v=zgC [...] r_embedded
 
 
 :love:


Message édité par Eugnie le 28-01-2012 à 14:24:18
n°33384
Eugnie
Posté le 02-05-2012 à 13:33:30  profilanswer
 

:hello:  
 
 
CONJUGUER le Verbe AIMER
 
 
 
J' aimais tant cette ville où je suis née.
 
Tu aimais comme moi y vivre t'y promener.
 
Il aimait son soleil,sa blancheur sa beauté.
 
Nous aimions son sol, ses plages enchantées.
 
Vous aimiez,ses jardins,ses places, ses marchés.
 
Ils aimaient tant leur ville, ces gens d'Alger.
 
CONJUGUER AIMER ALGER,
 
C'est un peu ne jamais l'oublier.
 

SINTES Isabelle . I.B.S.
 
 :jap:

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