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De leur implantation en Algérie à leur rapatriement en métropole, un documentaire exceptionnel en trois épisodes réalisé par Gilles PEREZ et diffusé sur France 3.
EVENEMENTS : Profitez de ce forum pour poser vos questions aux spécialistes qui viendront en direct débattre avec vous de ces documentaires lors des rendez vous indiqués ci-dessous :
Le lundi 2 avril de 13h à 14h : Alain ARNOLD, témoin dans le film, Jean MONNERET, Historien et Jeanine VERDES-LEROUX, Historienne
Le mardi 10 avril de 13h à 14h :Guy MONTANER et Henri MARTIN, témoins dans le film
Le vendredi 13 avril de 13h à 14h : Jean-Jacques JORDI, Historien
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Winx Club : Flash Back, 1 utilisateur anonyme et 44 utilisateurs inconnus

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Bakchich info

 
n°19104
mezzo mort​o
Posté le 05-09-2008 à 22:06:29  profilanswer
 

Avant qu’Henri Guaino le convainc de changer le texte de son discours, notre bien-aimé président Sarkozy avait écrit un hommage un peu spécial aux dix soldats français victimes d’une embuscade terroriste en défendant la patrie en Afghanistan. « Bakchich » le publie, en exclusivité.
 
« Mes chers compatriotes allongés,
 
J’étais en vacances à la plage au bord de la méditerranée lorsqu’on m’a annoncé la terrible nouvelle : mes bouteilles de scotch étaient quasiment vides, pardon, je veux dire : nos soldats avaient été attaqués par une horde de terroristes barbus fanatisés dans un canyon rocheux de notre sol natal, en Afghanistan, en se cachant lâchement derrière des rochers comme des sioux guettant l’armée confédérée, à propos, avez-vous vu Fort Apache, quel film ! mais je m’égare !
 
J’ai aussitôt troqué le bermuda pour le costard, ce qui va vous empêcher de constater que je suis bronzé et en pleine forme, et volé vers vos chapelles ardentes afin de venir vous apporter le soutien de toute la nation qui est, vous le savez, aux prises en ce moment avec des épreuves plus douloureuses : temps pourri, hausse de l’essence et rentrée scolaire imminente.
 
J’en discutais récemment avec mon ami Bush, sous la haute autorité morale de Bernard-Henri Lévy : nous devons, nous l’Occident chrétien, imiter Charles Martel qui a repoussé les Arabes à Poitiers et l’on sait que les Talibans afghans, dans leur base arrière patchoune, préparent l’invasion de nos plages atlantiques. Il donc de notre devoir – je veux dire du vôtre – de mourir pour repousser ces individus répugnants qui seraient capables de voiler Carla et avouez que ce serait un crime esthétique.
 
Alors bien sûr, vous allez me dire que c’est idiot de crever si jeune dans les montagnes afghanes. Certes ! Mais vos veuves n’ont pas tout perdu. Je m’engage solennellement à leur faire parvenir dans les plus brefs délais un disque dédicacé de Carla. Des funérailles nationales seront organisées aux Invalides au cours desquelles des jerrycans de larmes de crocodiles seront répandus sur vos cercueils par l’ensemble des députés UMP qui vous ont envoyés au casse-pipe, je veux dire à la défense de notre patrie commune : Wall Street et le CAC 40 !
 
Car, et vous le savez, ces tribus moyennâgeuses d’Afghanistan n’ont qu’un but dissimulé derrière la défense de leur sol caillouteux : terroriser nos actionnaires, dévier nos pipe-lines, faire monter le barril de brut, empiéter sur notre niveau de vie et finalement mettre à des hauteurs prohibitives le prix du m2 sur la Côte d’Azur. C’est la lutte finale, camarades défunts : le Vatican contre la Mecque, Airbus contre les tapis volants, le bikini contre le tchador et le caviar contre les dattes .
Bon, c’est pas tout, ça, mais ce discours m’a donné faim ! Je vous laisse ! Continuez à verser votre sang, c’est votre job après tout ! »

n°19114
mezzo mort​o
Posté le 06-09-2008 à 12:58:43  profilanswer
 

COUPS DE BOULE  
Afghanistan, les livres que Sarko devrait lire Terro-rixe / mardi 26 août par Jacques-Marie Bourget  
 
 
 
   
Ce qui va être pratique, c’est que dès que Nicolas Sarkozy (quel joli nom pour un héros du tsar-système) aura installé ses troupes en Russie, il sera idéalement placé pour envahir l’Afghanistan.
 
Si le président de la France lisait des livres d’histoire, ou tout simplement des vieux numéros de la revue Illustration, il comprendrait sans doute que son idéologie, celle du petit qui n’a pas peur des gros, risque d’être un peu juste pour « pacifier » ce vieux royaume de la guerre éternelle en sifflotant. Mais, bon, la « rupture » n’autorise-t-elle pas les miracles.
 
Tiens, nous allons parler d’un anniversaire : le 6 août 1839, sorti de leurs fourgons, les Anglais remettent sur le trône l’ancien roi détesté, Shah Shoja. Une marionnette du type Karzaï. Et que se passe-t-il chez les Pachtouns ? La tuerie.
 
Des guerriers, qui ne savent même plus pourquoi ils se battent si ce n’est que c’est leur boulot depuis 1500 ans, ne veulent pas de ce roi dont la montre est réglée sur l’heure de Londres, ni l’occupation de ses protecteurs princes et soldats de l’Empire britannique. Le tout s’achève deux ans plus tard, en 1841, par la fuite des troupes « indo-anglaises » et la mort de 16 500 soldats.
 
Le sparadrap du capitaine Haddock résumé l’Afghanistan
Comme le sparadrap du capitaine Haddock, depuis la naissance du monde, les Afghans mettent un plaisir vicieux à refuser toute forme d’occupation. Les Afghans sont des gens étranges, imperméables à la civilisation venue de l’ouest. Pour celle venue de l’est, ils furent tolérants et, dans les scènes sculptées que l’on retrouve sur certaines « stupa » ayant échappées au pillage de Malraux, « stupa » que connaît par cœur Jean-François Jarrige, ancien président du musée Guimet, on peut voir Bouddha et Alexandre le Grand s’embrasser. Et les grands bouddhas de Baminane , si délicatement dynamités par nos chers talibans, étaient là aussi comme un souvenir d’heures complexes pas toutes dévouées à Allah…
 
Bref, Alexandre a été viré, Solimane, pourtant Magnifique, a été viré, Gengis Khan a été viré, les Anglais ont été virés. Puis la sublime Armée Rouge à son tour : il faut en déduire que l’Afghanistan c’est comme un cheval de rodéo, on y grimpe mais on se casse assez vite la gueule. Sauf Sarko qui, en Camargue nous a montré un côté gardian du monde libre qui n’est pas sans intérêt. J’ai un peu l’impression d’être celui qui rit dans les cimetières. Alors que c’est faux. Je sais que dix types qui auraient bien pu devenir chômeurs, et sont devenus bidasses, sont morts dans une montagne où il n’y a rien à défendre.
 
Bidasses placés sous les ordres des mêmes types que ceux qui ont organisé la tragique tuerie de Carcassonne : balle à vrai pour balle à blanc. Depuis 1918, en dehors de Moncornet, de la 2e DB, du commando Conus, des aviateurs de Normandie-Niémen et des héros de la France Libre (essentiellement des civils), pas un militaire français n’a gagné une bataille. Il suffit d’avoir vécu assez longtemps pour connaître le discours : «  on va les avoir, on les grignote. Il nous faut des renforts et l’appui des civils à l’arrière celui de la presse ». Même baratin des gradés américains au Vietnam. Ne pas oublier, et pour ce faire lire l’excellent bouquin de Lacroix-Riz Le Choix de la Défaite, qu’entre 1933 et 1939 nos élites militaires et bancaires, avec Pétain poussant les feux, ont choisi Hitler plutôt que le Front populaire. Et qui nous informe sur la réalité du « terrain » et celle de l’histoire ? Soit les militaires eux-mêmes, soit des journalistes embarqués par cette même armée et ravis de voler en hélicoptères pour faire de belles images.
 
Quant au chapelet d’amis de la guerre, qui s’égraine de Sarko à Moscovici, ils ne prêchent pas la croisade pour tuer des « terroristes », mais pour se donner une stature de balèzes et gagner des voix aux élections ou des points dans les sondages. Parions que les uns et les autres n’ont jamais entendu un coup de fusil et jamais fait un jour de service militaire…
 
En dehors d’Alexandre Adler, qui connaît Al Qaida ?
Karzaï lui-même, caniche de Bush, vient de limoger son général en chef accusé d’avoir couvert une bavure de l’aviation américaine : 90 civils tués, selon ce même régime de Kaboul dans le village d’Azizabad. Avant cette révélation, Jeffrey Schloesser, le patron US de la base de Bagram, avait parlé « d’une grande victoire contre le terrorisme et de la mort d’un chef important d’al-Qaida ! ».
 
Donc le danger dans le monde ce n’est pas le méthane échappé du cul des vaches, ce n’est pas les gens qui meurent de faim, c’est le retour du talibans et du Mollah Omar dont on espère que sa mobylette est compatible à l’éthanol. Les talibans qui font peur à Bush, Bliar et Sarko, ce sont les mêmes qui étaient reçus, un mois avant de 11 septembre, à Washington. Il s’agissait alors d’obtenir le passage d’un oléoduc. Les mêmes que ce merveilleux Gulbudin Hekmatyar que Mitterrand (père spirituel de Kouchner), faisait recevoir à Paris par Régis Debray alors dans l’arrière cuisine du pouvoir. Le taliban était là hier, il est là aujourd’hui et sera là demain pour une raison simple : il est plus chez lui qu’un demandeur d’emploi en tenue camouflée venue de Chaudron-en-Mauges. C’est ça l’histoire qu’on peut lire dans les livres que Sarkozy ne lit pas.
 
Et la question arrive, comme un Scud de Saddam : « Oui mais alors c’est Munich. Nous capitulons devant al Qaida ! » ; Vous savez, vous, où se terre Ben Laden. Vous savez ce qu’est al Qaida ? En dehors d’Alexandre Adler, personne ne sait rien de cette engeance. Mais faute de choper ce Ben-là, et son pote Omar, on bombarde des noces et banquets, des bergers qui rentrent au village. Et des gradés, du genre Carcassonne, vous explique à la télé qu’ils nous protègent du terrorisme.
 
La presse anglaise fait un vrai tintamarre depuis qu’elle a découvert que leurs soldats allaient utiliser là-bas une nouvelle arme « de destruction massive ». L’arme, on la connaît. Elle est vieille comme Staline. C’est une bombe qui vous tue deux fois. Un premier coup, celui de l’onde de choc vous déstructure. Et si vous avez résisté l’arme a pompé tout l’oxygène environnent et vous êtes asphyxié. Les démocraties ont toujours eu un peu de scrupule à utiliser cet engin pourtant si efficace. Jusqu’en 1991 où les américains l’ont balancée sur les troupes de Saddam au Koweit. Maintenant A’est le tour des Afghans. Tant que cette onde de choc ne touche ni le Cap Nègre ni le golf Royal et Ancien de Saint Andrew, il n’y a pas de vraies raisons de s’inquiéter.

n°19115
mezzo mort​o
Posté le 06-09-2008 à 13:46:23  profilanswer
 

Rêvons à un « Charlie hebdo » qui se battrait contre tous les intégrismes Equilibre / mardi 26 août par Patrick Brunet  
 
 
 
 
 
 
 
 
   
Notre chroniqueur Patrick Brunet a imaginé ce que pourrait être un « Charlie hebdo », dont la ligne éditoriale, sur le Moyen-Orient notamment, serait équilibrée. Il a imaginé, à la une, un dessin de Cabu dénonçant les récentes violences d’intégristes juifs à Jérusalem.
 
A Jérusalem, une femme a été battue par des intégristes juifs, révélait le quotidien Libération (édition du lundi 25 août). Pourquoi le journal satirique Charlie hebdo ne publierait-il pas, le mercredi 27 août, en une un dessin de Cabu pour dénoncer ces « violences obscurantistes » ?
 
On verrait ainsi l’hebdomadaire assumer enfin son combat proclamé « contre tous les intégrismes, non pas seulement contre l’islamisme, comme on nous le reproche trop souvent », aurait pu déclarer son directeur Philippe Val. Car pour lui, aucun doute, la connerie est sans frontière.
 
Selon Libération, deux juifs orthodoxes membres de « la patrouille de la pudeur », qui opèrent depuis dix ans principalement dans le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, ont été arrêtés pour avoir battu une femme accusée par eux de conduite « indécente ».
 
La femme a été ligotée, rouée de coups, couverte d’injures et menacée de mort.
 
À l’instar des fondamentalistes musulmans, les ultra-orthodoxes (Haredim) appliquent strictement la loi religieuse juive. Ils représentent 10% de la population juive israélienne.
 
Révulsés par ces « actes odieux », le philosophe Philippe Val et l’équipe de Charlie vont lancer, nous en sommes persuadés, une pétition sur internet. Gageons que parmi les premiers signataires se trouveront les personnalités suivantes : Claude Lanzmann, Bertrand Delanoë, Dominique Voynet, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, Pierre-André Taguieff, François Hollande, Alexandre Adler, Laurent Joffrin, Jean-Claude Gayssot, Gilles-William Goldnadel, Daniel Leconte, Jean-Luc Hees, Ariane Mnouchkine, Elie Wiesel (Prix Nobel de la paix)…
 
Et naturellement, les signataires demanderaient que la femme violentée – et dont l’identité n’a pas encore été révélée – soit reçue prochainement à Paris par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy.
 
Alors qu’au cours de l’été, le pauvre Philippe Val a été violemment accusé de détourner la lutte contre l’antisémitisme pour se débarrasser d’un collaborateur trop contestataire (Siné) et à la veille de la sortie de son film C’est dur d’être aimé par des cons, qui retrace l’affaire des caricatures, le grand philosophe a voulu ainsi montrer que la lutte contre l’obscurantisme religieux ne pouvait être qu’universelle, car sinon, ce serait, bien sûr, de l’opportunisme et une forme de racisme particulièrement insidieux caché sous le masque d’un combat vertueux.

n°19118
mezzo mort​o
Posté le 06-09-2008 à 14:48:57  profilanswer
 

Le guichet des posts  
L’ « affaire Labévière », ou un sacrifice sur l’autel du politiquement correctjeudi 4 septembre par Grégory Raymond  
 
 
Ni une, ni deux, l’article sur le triste sort de l’excellent journaliste Richard Labévière vous a immanquablement fait réagir. Par une écrasante majorité vous avez souligné l’autoritarisme de la « Princesse Ockrent » qui n’a pas lésiné pour virer un journaliste connu et reconnu de tous. La direction de RFI doit avoir les oreilles qui sifflent !
 
Le choc de la nouvelle en a abasourdi plus d’un. Certains n’y vont pas de main morte, pour preuve Keloglan se paye Christine Ockrent d’entrée : « c’est vrai qu’un journaliste compétent, efficace et polyglotte, ça fait un peu tâche dans une équipe dirigée par Christine Ockrent ». Plutôt agressif non ? Le même internaute continue, « Je suis curieux à quel journaliste ils vont demander d’introduire puis de couvrir la prochaine rencontre, le 3 septembre, entre Sarko et le président syrien. Mais c’est peut-être là qu’il faut chercher la cause profonde de l’expulsion rapide de Richard Labévière : un gars qui suit le Proche Orient depuis longtemps a forcément un regard critique insupportable ». On entrevoit peut-être un élément qui a motivé la rédaction de RFI à licencier son salarié. Phil2922 conclu, « Mme Ockrent spécialiste des ménages fait place nette avant le 3 septembre ».
 
Immanquablement, cette affaire résonne fort comme une nouvelle version de la controverse Siné qui a animé nos pages de cette fin d’été. D’ailleurs Rouletabille n’oublie pas de nous le rappeler : « Val, Ockrent, BHL… Décidemment, les masques tombent cet été ». Il continue en soutenant : « Ils fonctionnent à la Sarko ! Pourquoi se gêner, on a le pouvoir ! De toute façon, le peuple est con, nous sommes les maîtres du monde… ». En effet on peut douter des intentions du gouvernement sur les médias du service public. Axis7 utilise un terme semble t-il approprié : « inadmissible, y’en a marre de cette chasse aux sorcières tout azimut ». De son côté Sextusempiricus met le doigt où ça fait mal : « faut-il rappeler que cette « journaliste » est la femme du ministre des affaires étrangères qui lui n’a aucun intérêt à ce qu’une radio diffuse des reportages pertinents sur la politique internationale, surtout pas celle que dirige sa femme ».
 
Dans cette affaire rocambolesque, Lvzor en appelle à la vigilance de Robert Ménard, le trublion patron de Reporters sans Frontières, « mais…que fait Robert Ménard ? » tout en ajoutant avec une pointe de sarcasme « quel dommage que le dissident Labévière ne soit pas Chinois ! ». Vivreetpensercommedesporcs nous fourni un extrait de la conférence de presse qu’a donné Richard Labavière le 26 août dernier à Beyrouth : « le pluralisme de la presse, la liberté d’expression, sont certainement aujourd’hui plus garantis et plus grands ici à Beyrouth qu’à Paris dés que l’on parle des Proche et Moyen-Orient et principalement du conflit israélo-palestinien ». Barrins , pour finir, se permet également d’égratigner les lobbies : « on observe en France, chez les politiques comme dans les médias, un soutien fort visible à la politique israelo-américaine. Il devient dangereux de soutenir les victimes, les oppressés, les discriminés, les faibles, en somme, les palestiniens. La politique de Sarkozy, et des lobbys puissants à consonance religieuse et communautaire, éprouvant la plus grande haine des arabes et des musulmans, agissent désormais à visage découvert. »

n°19119
mezzo mort​o
Posté le 06-09-2008 à 15:00:27  profilanswer
 

Siné, Badiou et Fallaci, ou les indignations sélectivesIllusions / samedi 2 août par Akram Belkaïd  
 
 
 
 
 
 
   
De manière régulière, la France est secouée par une polémique dont seul ce pays semble posséder le secret. Souvent, tout part d’un événement particulier qui enflamme en quelques jours l’Hexagone. À moins d’éteindre la télévision, de ne plus lire la presse écrite et d’éviter Internet, il n’est plus possible d’y échapper. C’est « le » sujet du moment et tout le monde doit dire ce qu’il en pense. Comme dans les histoires de famille, nombre de ces inflammations médiatiques réveillent d’anciennes rancœurs, en créent de nouvelles tout en remettant au goût du jour des procès que l’on croyait soldés. C’est ce qui fait que l’observateur étranger a du mal à comprendre l’ampleur et la virulence des empoignades.
 
Prenons, par exemple, le cas de Siné qui vient d’être débarqué de Charlie-Hebdo pour avoir commis un article jugé antisémite à l’encontre du rejeton de Nicolas Sarkozy. Si l’on ne sait pas que cela fait des années que plusieurs personnes - journalistes, écrivains ou hommes politiques - rêvent d’avoir la peau de ce dessinateur, on ne comprend pas pourquoi ce licenciement fait couler tant d’encre. Et cette affaire n’est que le énième avatar de la lutte qui oppose en France, depuis les années 1970, pro et anti-Palestiniens puisque, en réalité, ce n’est pas son article que Siné paie mais son engagement pour la cause palestinienne.
 
Pendant que les souris s’étripent, le chat rafle le fromage…
Parfois le tintamarre s’annonce comme un gros orage d’été. Ce fut le cas après le jugement annulant un mariage pour cause de « mensonge » sur la virginité de l’épouse. Il ne fallait pas être devin pour comprendre, à la lecture de la dépêche, que le roulis médiatique allait faire tanguer l’opinion publique pendant plusieurs jours. Nous avons eu droit à de belles envolées indignées, à des appels au sauvetage de la République laïque, à des analyses sévères sur la psychologie du mâle musulman. Puis, soudain, sans même que l’on s’en rende compte, le silence sur ce dossier s’est installé. Puis, le répit terminé, nous avons eu droit à une nouvelle polémique : nouveau vacarme et nouvelles transes…
 
On me dira, à raison, que c’est la marque des pays où la liberté n’est pas un vain mot. Prendre la plume et pouvoir s’exprimer sur n’importe quel sujet sans se retrouver embastillé est effectivement quelque chose de précieux et ce ne sont pas certains de mes confères algériens (salut notamment à Chawki Amari) qui diront le contraire. Le problème, c’est qu’on est en droit de se demander si toute cette agitation ne sert pas à détourner de l’essentiel.
 
J’ai promis à Madame et à d’autres amis de cesser de taper sur Sa Majesté le président Nicolas Sarkozy. Mais il y a tout de même des moments où il faut revenir sur sa politique. Actuellement, c’est le modèle social français qui est en passe d’être démonté dans une indifférence étonnante. Chômeurs, syndicats et même les malades sont dans le viseur du gouvernement et personne ou presque ne réagit. Révision de la constitution, réforme de la sécurité sociale, fin des 35 heures, tout passe sans provoquer de remous. Où sont les prises de positions, les appels à la mobilisation ? Silence radio. De même, le fichage prochain d’une grande partie de la population n’effraie personne. Est-ce le fait de s’être habitué à la liberté - et de la considérer comme éternellement acquise - qui fait que l’on ne bouge guère quand remonte à la surface ce qui est un indéniable remugle vichyste ?
 
« Les rats » : non pour Badiou
Mais revenons aux indignations chroniques. Plutôt que de les dénoncer, je pense finalement qu’il faut faire avec et se souvenir constamment de l’histoire de Pierre et du loup. Quand quelqu’un hurle à l’antisémitisme, il faut l’écouter, quoi que l’on pense de lui. Bien sûr, dans le lot, il y aura toujours des arrière-pensées politiques, des manœuvres dilatoires ou des stratégies opportunistes. C’est ainsi, sauf que cela ne doit pas faire perdre de vue l’obligation d’être impitoyable non seulement avec les antisémites mais avec tous les racistes.
 
Mais il faut tout de même dénoncer les indignations sélectives. Celles dont les auteurs estiment qu’il y a racisme et racisme ou qui établissent avec cynisme une hiérarchie en matière de victimes. Dans une autre affaire récente, on a ainsi reproché au philosophe Alain Badiou l’emploi d’un vocabulaire zoologique pour critiquer les socialistes félons qui ont plongé dans la soupe sarkozyenne. Plus que tout, c’est l’utilisation du mot « rat » qui a alimenté ces reproches. On le sait, c’est par ces termes, entre autres, que les nazis désignaient les juifs.
 
Le procès médiatique intenté à Badiou, notamment par Bernard-Henri Lévy, a tourné court, étant étrillé par la blogosphère. Mais pour ma part, je veux bien admettre que des personnes soient révulsées par l’emploi du mot « rat » pour désigner des êtres humains. Le génocide des juifs - mais aussi le souvenir du langage colonial - m’impose cette empathie, même si l’accusation d’antisémite à l’encontre de Badiou me paraît hors de propos.
 
Facile pour Fallaci
Pour autant, et pour revenir à l’indignation sélective, je pose cette question simple : où étaient ceux que les propos de Badiou ont choqués quand Oriana Fallaci a affirmé en 2002 que les musulmans se multiplient comme des rats ? Propos écrits puis réitérés à au moins deux reprises. Qui, parmi l’élite intellectuelle française, a brandi alors l’accusation d’antisémitisme à l’encontre de la journaliste italienne ? N’avait-t-elle pas repris à son compte une formule utilisée par les nazis ?
 
À l’époque - et je crois que nous sommes nombreux à ne pas l’avoir oublié -, une grande partie de la bonne conscience médiatique française, tout en encensant Fallaci, nous a certes concédé que son texte contenait quelques outrances, mais elle s’est empressée de nous enjoindre de nous soumettre au principe sacré de la liberté d’expression. Des outrances… Tu parles, Charles !
 
Plus grave encore, on nous a aussi expliqué que, quelque part, nous méritions, de par notre comportement (c’était après les attentats du 11 septembre), ce genre de critiques virulentes. En fait, on nous a tenu un discours essentialiste comparable à celui qui a fait le lit de l’antisémitisme aux XIXe et XXe siècles et cela n’a pas perturbé grand monde.
 
C’est cela l’indignation sélective et c’est son existence qui me fait observer certaines polémiques hexagonales à la manière d’un Algérois qui assiste à une bagarre dans la rue : avec curiosité, mais avec peu d’illusions quant aux motivations des uns et à la sincérité de l’indignation des autres.
 
Voir en ligne : in le Quotidien d’Oran

n°19182
mezzo mort​o
Posté le 07-09-2008 à 18:43:32  profilanswer
 

Nos soldats enfin vengés!!  
7eptembre 2008 - 11:19
Afghanistan : les civils premières victimes des représailles
L'événement. Fuyant les villages bombardés, les hommes campent au beau milieu du désert  
 
Reportages Dans ce camp misérable relégué à plus de 10 kilomètres de Mehtarlam, la capitale de la province de Laghman, à l’est de Kaboul, Matan, 50 ans, a regroupé les enfants de  
ses proches et veille sur eux. Il lance : «On souhaitait juste la tranquillité. On ne voulait pas des talibans. Mais on ne peut se défendre quand ils viennent dans nos villages. Pourquoi personne ne comprend ça?  
 
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«Les frappes ont commencé à 3 h 30 le mardi matin, et elles ont duré jusqu’à 13 heures, 70 bombes sont tombées», dit Matan, cet habitant de Garauch. Les villageois accusent les avions français, ce que dément l’état-major. Matan vit dans un dénuement absolu, avec les survivants de sa «famille» : les cousins, les proches. Plus de 2 000 réfugiés se partagent quelques bâches jetées sur des piquets en guise de tentes. Matan n’a pu emporter que quelques vêtements. Un vent brûlant balaie ces plateaux qui deviendront glacials cet hiver. Les troupeaux de chèvres et de moutons ont été hachés par les bombes : la vie de ces agriculteurs éleveurs s’arrête donc là. Leurs villages ne sont que ruines. Dans les décombres de sa maison, Sargul n’a même pas pu retrouver les corps de sa femme et de sa belle-fille. Il a sauvé sa fille Zarmina et pris la route. Il n’a plus rien à perdre, alors il dit qu’il écoutera les talibans : «Je n’ai pas le choix.» Il n’est pas le seul...  
 
 
 
par Eric de Lavarène  
 
Photo Véronique de Viguerie  
 
 
 
Le sang des victimes doit être lavé dans le sang des coupables, crie le vieil homme. Nos traditions l’exigent. On veut la tête des Français.» Il brandit un bracelet. «Ce bijou était à ma femme. Ils l’ont tuée.» Autour de lui, une douzaine de personnes sont réunies près du petit cimetière au bord de la route. Les drapeaux colorés des martyrs se dressent vers le ciel. Des fleurs en plastique et des petits objets ornent les tombes. La terre est encore fraîche. «On a enseveli leurs corps juste après les bombardements, dit Mounir, les mains crispées sur un foulard. Quand les soldats passent, ils n’ont même pas un regard pour eux.» Au même moment, une colonne de blindés file à vive allure vers le camp fortifié de Tagab. Les militaires français, tendus, le doigt sur la détente, regardent avec méfiance ce groupe de paysans. Ils ne sont plus les bienvenus et ils le savent. Shabor, un adolescent de 14 ans, ramasse une pierre, puis se ravise. Il y a quelques jours, il vivait encore avec son père dans le village de Jobah, à quelques centaines de mètres de la base de l’Otan. «Mon père était enseignant, dit Shabor, la gorge serrée. Son seul tort a été d’aller secourir les blessés après le premier bombardement. La deuxième bombe l’a tué sur le coup.» La fureur se lit sur son visage. Son regard se tourne vers la base, au loin dans la lumière tremblante de midi. A la fin de la première semaine d’août, l’Otan a bombardé Jobah pour débusquer les talibans qui s’y étaient infiltrés et attaquaient la base.
Etablis à Tagab, dans la province de Kapisa, début août, les militaires français rencontrent une résistance inattendue. Située à 50 kilomètres à peine de la capitale, «Kapisa est devenue une place stratégique pour les talibans, un accès direct à Kaboul et à la base américaine de Bagram, la plus importante du pays», indique un membre des services de renseignement afghans. Régulièrement accrochés, les soldats de l’Otan mènent, depuis quelques semaines, des opérations dans les villages. Les pertes civiles se comptent par dizaines. «Les militants lancent des attaques très rapides et se replient dans les villages. Ils se servent de la population comme bouclier humain», affirmait déjà, il y a quelques mois, le porte-parole de l’Otan à Kaboul. Place forte du seigneur de guerre Gulbuddin Hekmatyar, recherché par les Américains, Kapisa abrite aussi, depuis 2007, des combattants étrangers des réseaux Al-Qaïda, arabes, tchétchènes et quelques Européens. «Nous avons retrouvé la trace de djihadistes français», confie, sous couvert d’anonymat, un diplomate en poste à Islamabad, la capitale pakistanaise. Il ajoute : «Tous ces étrangers transitent par le Pakistan. Ils sont aidés par le député de Kapisa, proche des talibans, qui entretient une milice privée.»  
Pour arriver à Kapisa, dans une voiture banalisée et accompagnés par un traducteur en contact avec les talibans, nous nous sommes faits, vêtus de vêtements afghans, le plus discrets possible. La route est déserte, balisée par des petits postes de police fortifiés. Kapisa, c’est une vallée posée contre les premiers contreforts de l’Hindu Kuch. Des paysages tourmentés et grandioses, difficiles, arides en été, gelés en hiver. «Il faut être fort pour tenir dans ces régions», soutenait en avril dernier un officier français, déjà surpris par la puissance de feu des ennemis. Sur place, impossible de s’attarder. Hors de la voiture, le temps est compté. Deux hélicoptères de combat nous survolent. Munis de caméras, ils épient chaque mouvement, chaque maison. A leur passage, le groupe du cimetière frisonne un peu. Le hurlement des rotors couvre l’appel à la prière qui retentit dans la vallée. Au bout d’une heure, notre interprète donne le signal du retour à Kaboul. «Pour vous, c’est maintenant que ça devient dangereux», lâche-t-il, inquiet, avant de dire une prière.  
Si les soldats de l’Otan ont été plutôt bien accueillis dans le pays, aujourd’hui, plus de six ans et demi après le début de l’intervention, la colère monte. Selon la commission afghane des droits de l’homme, les bavures des forces internationales auraient fait près de 30 000 morts civils. Difficile à vérifier.  
 
 
 
AU BAZAR, LES TALIBANS, EUX,  
ACHETENT. ET PAIENT CASH  
 
 
 
Dans la nuit du 18 au 19 août, au moment où les troupes françaises commençaient enfin à repousser l’attaque des rebelles islamistes, qui a coûté la vie à dix des leurs, près du village de Spir Kundai, les premiers bombardements ont commencé dans la province de Laghman. «Les talibans se sont repliés et ont rapidement été pris en chasse par les avions de l’Otan. Ils ont eu des morts et des blessés. Ils se sont séparés et sont entrés à Shagurian, Garauch et Baghbar, trois villages non loin du lieu de l’embuscade. Il y a là des dispensaires pour les premiers soins», explique dans un anglais parfait le gouverneur de la province. Cet ancien journaliste, au fin collier de barbe, ajoute, énervé : «Les bombardements ont duré trois jours. Ils ont fait 40 morts civils et des dizaines de blessés. Plus de 150 maisons ont été détruites. Les trois villages ont été évacués, le bétail est mort. Plus de 2 000 personnes sont désormais regroupées dans un camp, près de la ville.»
A la sortie de Mehtarlam, la capitale de Laghman, on découvre une étendue désertique, balayée par les vents, un mélange de rocaille et de poussière si fine qu’elle s’incruste dans de la peau. C’est là que sont installées les victimes des «bombardements des Français», comme on dit sur place. Pas d’eau, pas de sanitaires, presque pas de nourriture. Les abris sont faits de morceaux d’étoffes et de cartons. «On survit», se lamente Matan, 50 ans, qui a tout perdu. Cinq membres de sa famille sont morts, sa femme, un frère, un fils, deux neveux. Sa maison a été littéralement soufflée par les bombes. Il a juste eu le temps de prendre un tapis, quelques vêtements et un peu d’argent. Il reste assis par terre, ne bouge pas, prostré. «Je n’ai même plus la force de pleurer», murmure-t-il, indifférent à la chaleur qui frôle 35 °C. Puis il se lance, sans s’interrompre : «On souhaitait juste la tranquillité. On ne voulait pas des talibans, mais on ne voulait pas être tués par les soldats étrangers. On est devenu les premières victimes de cette guerre, qui détruit nos villages, nos jardins, nos récoltes. Qu’est-ce qu’on peut dire : tout le district est plein de talibans. On ne peut pas se défendre quand ils viennent dans nos villages. On ne peut pas les repousser. Pourquoi personne ne comprend ça. On est misérables.» De son côté, Sargul, coiffé du turban noir des talibans, fulmine : «C’était la terreur. On ne pouvait pas chercher nos enfants enfouis dans les décombres. On est tous partis en courant. Certains sont venus à pied jusqu’ici. Trois, quatre jours de marche. Sans rien.» Il inspire profondément, sèche une larme et reprend : «Que peut-on attendre de l’Otan? Qu’est-ce qu’on peut faire avec ce gouvernement? Ils tuent nos frères, nos familles. Ils nous promettent des compensations, mais on ne reçoit rien. On va résister, c’est la seule chose qui nous reste.»
Retour à Tagab. Face au camp des Français, dans la chaleur abrutissante, le petit bazar semble endormi. Deux ruelles en terre, bordées d’échoppes alignées. Décor de western. Sur place, des tissus colorés venus du Pakistan, de la vaisselle chinoise et des aliments mal conservés. Il y a même un magasin de téléphonie mobile. «Des talibans viennent parfois se fournir chez nous. Ils paient cash», affirme en souriant le vendeur.
Shabor, l’adolescent du cimetière, fustige un peu plus les troupes internationales : «Si ça continue, on ne vendra plus rien. S’ils bombardent encore nos villages, il n’y aura plus personne pour venir au bazar. Et puis, ils n’achètent rien ici, eux, contrairement aux talibans.» Sur un muret, une inscription, en pachtou, la langue locale, écrite avec maladresse, mais sans ambiguïté : «Etrangers, allez vous faire foutre!» m

n°20027
mezzo mort​o
Posté le 22-09-2008 à 19:00:49  profilanswer
 

JERUSALEM (AFP) - La justice israélienne a inculpé pour meurtre la mère et le grand-père de la petite Rose, disparue en mai et dont le corps avait été retrouvé le 11 septembre, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du ministère de la Justice.
 
 
La petite fille a été inhumée dans l'intimité lundi au cimetière de Montesson (région parisienne), près du domicile de son père. Outre des membres de la famille, une déléguée de la police israélienne ainsi que des membres de la communauté juive de France ont assisté à une "cérémonie chrétienne religieuse".
 
L'acte d'accusation précise qu'il s'agit d'une "décision conjointe et préméditée de tuer Rose" tout en soulignant l'incapacité de l'accusation à déterminer précisément ce qui a provoqué la mort.
 
"Les accusés ou l'un d'eux ont mis Rose dans le sac après sa mort ou alors qu'elle était encore en vie" ainsi que des habits et quelques objets appartenant à la fillette de quatre ans, précise le document.
 
Le tribunal de Petah-Tikva, près de Tel-Aviv, a confirmé la détention provisoire des deux inculpés jusqu'au 27 octobre, date du début du procès, a précisé la même source.
 
Le grand-père paternel israélien, Ronny Ron, 45 ans, avait fait des aveux juste après son arrestation en août, précisant qu'il avait battu l'enfant à mort avant de mettre le corps dans une valise qu'il avait jetée dans un fleuve près de Tel-Aviv. Son avocat, Gil Fridman, a confirmé lundi aux médias israéliens que son client n'avait pas eu l'intention de tuer l'enfant.
 
La mère, Marie-Charlotte Renaud, nie toute implication dans le meurtre de sa fille, ce qu'a confirmé lundi son avocate Revital Swid. "Elle ne savait pas que son compagnon avait tué Rose", a-t-elle affirmé à la presse.
 
Ronny Ron, un chauffeur de taxi, vivait avec Marie-Charlotte Renaud, 23 ans, avec laquelle il a eu deux petites filles qui ont été placées par les services sociaux le jour de l'arrestation de leurs parents.
 
Marie-Charlotte Renaud avait précédemment été mariée au fils de Ronny Ron avec lequel elle avait eu Rose.
 
Après avoir vécu en France avec son père, Rose avait été confiée à la garde de sa mère par un tribunal français. Marie-Charlotte est revenue en Israël avec sa fille en décembre 2007.
 
L'acte d'accusation fait le récit chronologique des évènements qui ont mené à la mort de Rose. Il explique notamment que la famille recomposée n'est pas parvenue à effectuer l'intégration de la fillette.
 
"A la suite de ces difficultés, les deux accusés ont décidé qu'ils ne voulaient plus que Rose continue à vivre avec eux." Marie-Charlotte a menacé "de se suicider" si Rose restait avec eux, précise le document.
 
A partir du mois de mars, Rose habite chez son arrière-grand-mère, Viviane Yacov, la mère de Ronny Ron, dans un appartement à Natanya non loin de l'appartement où vivait le reste de la famille.
 
Viviane, soucieuse de l'éducation de la fillette, a demandé à son fils d'inscrire Rose à l'école tous les matins, ce qui a constitué un motif de dispute entre Viviane et Ronny qui ne l'avait pas fait.
 
Le 12 mai, jour de la disparition de Rose, Ronny est venu chercher la fillette chez Viviane. A l'appui de la thèse de la préméditation, l'accusation précise qu'avant qu'il ne parte de chez lui, Marie-Charlotte "a pleuré et crié" demandant à son compagnon "de ne pas ramener Rose à la maison".
 
La fillette a disparu ce jour-là sans laisser de trace. L'alerte avait été donnée en Israël début août par Viviane qui, en mauvais termes avec son fils, s'est finalement inquiétée de ne pas avoir de nouvelles de la fillette.
 
Le corps de Rose avait été retrouvé dans le fleuve Yarkon le 11 septembre après de longues et difficiles recherches dans une eau polluée et extrêmement opaque.
 
L'affaire avait provoqué l'émoi en France et en Israël et restait lundi au coeur de l'actualité dans l'Etat hébreu.
 
 
 
Imaginons un instant, rien qu'un seul instant que le pere de la fillette assassinée ait été muslim. ..........
Et que la fillette ai été assassinée dans un petit village des hauts plateaux d'Algerie...........

n°20028
cpafacil
Posté le 22-09-2008 à 19:07:25  profilanswer
 

Il n'y a aucune excuse pour un tueur d'enfant  :ouch:  :ouch:  Peu importe ses origines !!!

n°20031
PN999
Posté le 22-09-2008 à 19:30:41  profilanswer
 

Le 22-09-2008 à 19:00:49, mezzo morto a écrit :

JERUSALEM (AFP) - La justice israélienne a inculpé pour meurtre la mère et le grand-père de la petite Rose, disparue en mai et dont le corps avait été retrouvé le 11 septembre, a indiqué lundi à l'AFP un porte-parole du ministère de la Justice.
 
 
La petite fille a été inhumée dans l'intimité lundi au cimetière de Montesson (région parisienne), près du domicile de son père. Outre des membres de la famille, une déléguée de la police israélienne ainsi que des membres de la communauté juive de France ont assisté à une "cérémonie chrétienne religieuse".
 
L'acte d'accusation précise qu'il s'agit d'une "décision conjointe et préméditée de tuer Rose" tout en soulignant l'incapacité de l'accusation à déterminer précisément ce qui a provoqué la mort.
 
"Les accusés ou l'un d'eux ont mis Rose dans le sac après sa mort ou alors qu'elle était encore en vie" ainsi que des habits et quelques objets appartenant à la fillette de quatre ans, précise le document.
 
Le tribunal de Petah-Tikva, près de Tel-Aviv, a confirmé la détention provisoire des deux inculpés jusqu'au 27 octobre, date du début du procès, a précisé la même source.
 
Le grand-père paternel israélien, Ronny Ron, 45 ans, avait fait des aveux juste après son arrestation en août, précisant qu'il avait battu l'enfant à mort avant de mettre le corps dans une valise qu'il avait jetée dans un fleuve près de Tel-Aviv. Son avocat, Gil Fridman, a confirmé lundi aux médias israéliens que son client n'avait pas eu l'intention de tuer l'enfant.
 
La mère, Marie-Charlotte Renaud, nie toute implication dans le meurtre de sa fille, ce qu'a confirmé lundi son avocate Revital Swid. "Elle ne savait pas que son compagnon avait tué Rose", a-t-elle affirmé à la presse.
 
Ronny Ron, un chauffeur de taxi, vivait avec Marie-Charlotte Renaud, 23 ans, avec laquelle il a eu deux petites filles qui ont été placées par les services sociaux le jour de l'arrestation de leurs parents.
 
Marie-Charlotte Renaud avait précédemment été mariée au fils de Ronny Ron avec lequel elle avait eu Rose.
 
Après avoir vécu en France avec son père, Rose avait été confiée à la garde de sa mère par un tribunal français. Marie-Charlotte est revenue en Israël avec sa fille en décembre 2007.
 
L'acte d'accusation fait le récit chronologique des évènements qui ont mené à la mort de Rose. Il explique notamment que la famille recomposée n'est pas parvenue à effectuer l'intégration de la fillette.
 
"A la suite de ces difficultés, les deux accusés ont décidé qu'ils ne voulaient plus que Rose continue à vivre avec eux." Marie-Charlotte a menacé "de se suicider" si Rose restait avec eux, précise le document.
 
A partir du mois de mars, Rose habite chez son arrière-grand-mère, Viviane Yacov, la mère de Ronny Ron, dans un appartement à Natanya non loin de l'appartement où vivait le reste de la famille.
 
Viviane, soucieuse de l'éducation de la fillette, a demandé à son fils d'inscrire Rose à l'école tous les matins, ce qui a constitué un motif de dispute entre Viviane et Ronny qui ne l'avait pas fait.
 
Le 12 mai, jour de la disparition de Rose, Ronny est venu chercher la fillette chez Viviane. A l'appui de la thèse de la préméditation, l'accusation précise qu'avant qu'il ne parte de chez lui, Marie-Charlotte "a pleuré et crié" demandant à son compagnon "de ne pas ramener Rose à la maison".
 
La fillette a disparu ce jour-là sans laisser de trace. L'alerte avait été donnée en Israël début août par Viviane qui, en mauvais termes avec son fils, s'est finalement inquiétée de ne pas avoir de nouvelles de la fillette.
 
Le corps de Rose avait été retrouvé dans le fleuve Yarkon le 11 septembre après de longues et difficiles recherches dans une eau polluée et extrêmement opaque.
 
L'affaire avait provoqué l'émoi en France et en Israël et restait lundi au coeur de l'actualité dans l'Etat hébreu.
 
 
 
Imaginons un instant, rien qu'un seul instant que le pere de la fillette assassinée ait été muslim. ..........
Et que la fillette ai été assassinée dans un petit village des hauts plateaux d'Algerie...........


 
[b]Tu veux prouver quoi en nous racontant cette triste affaire ?  
Ou du moins où veux tu en venir ?

n°20033
mezzo mort​o
Posté le 22-09-2008 à 20:26:31  profilanswer
 

Tout est pardonnable sauf le manque d'imagination!
Et toi t'as beau etre lourdingue la tu fais semblant de pas comprendre...
 
 Essaie un peu d'imaginer la une de Charlie Hebdo (je l'ai pas eu sous les yeux depuis au moins Une dizaine d'année,bref avant qu'il soit siconcis).....
Puis la une des autres canards ...
Sur meme qu'il y'aura plein de gens a penser et meme a ecrire (puisque les larbins  ont desormais le feu vert , meme tout les encouragements pour etre raciste , hein !; mais attention : dans le bon sens , le sens anti muslims bien entendu )...pour ecrire qu'elle n'avait que ce qu'elle meritait la bonne femme ......

n°20035
PN999
Posté le 22-09-2008 à 21:25:12  profilanswer
 

Tu bois du pinar ou du selecto ?
 
En tout cas j'ai réussi mon coup.T'a plongé tout habillé dans la piscine !
Tes vers sont sortis du nez !
 
Comme disais ma mère: vaut mieux passé pour un c.on, que d'aller à la guerre !

n°20057
mezzo mort​o
Posté le 23-09-2008 à 12:08:33  profilanswer
 

Oui ca tu es tres fort  .
Pour cela tu devrai laisser ta mere la ou elle est,t'es assez grand pour te debrouiller sans elle:
 
Sincerement tu peux sans sourciller et en gardant ton respect pour toi meme m'affirmer la  que si le pere avait été muslim et si la fillette  avait étée assassinées en Algerie par ex la reaction en France aurait étée la meme?
J'attends ...

n°20059
PN999
Posté le 23-09-2008 à 12:21:10  profilanswer
 

Tu fais un proçés d'intention à la presse française et à l'opinion puplique française.
Tu me donne le sentiment d'être quelqu'un qui se sent persécuté.
Personnellement, je ne lis que trés peu la presse depuis plusieurs années. Y compris les journaux télévisés .Cela m'évite d'entendre des commentaires oiseux et ainsi de gardé ma libre pensée.
Je suis consciens que nous sommes tous manipulés. D'ailleurs je ne participe à aucun vote. Je n'ai pas envie de voter pour quelqu'un qui a fait des promeses et qui fait tout le contraire une fois qu'il a son c.ul dans le fauteuil.

n°20060
PN999
Posté le 23-09-2008 à 12:28:05  profilanswer
 

J'oubliais de te dire que ma mère comme tous les Anciens avait du bon sens et de la sagesse. Je n'ais eu qu'à me félicité de ses bons conseils.
 Je rectifie une petite erreur dans mon précédent message: Lire " je n'écoute que trés peu les journaux télévisés."

n°20063
mezzo mort​o
Posté le 23-09-2008 à 13:47:41  profilanswer
 

Oui mais tu ne reponds pas a ma question pourtant tres precise!

n°20067
PN999
Posté le 23-09-2008 à 14:25:38  profilanswer
 

Le 23-09-2008 à 13:47:41, mezzo morto a écrit :

Oui mais tu ne reponds pas a ma question pourtant tres precise!


 
 En te précisant que tu faisait un procés d'intention aux français, je pensais que tu avais compris que nul ne sait ce qu'ils auraient dit ou écrit par avance. Contrairement a toi qui le" sait " déja bien sûr !

n°20182
mezzo mort​o
Posté le 24-09-2008 à 14:09:04  profilanswer
 

Ouais je les sais parce que moi contrairement a toi je lis la presse et  j'ai vu la maniere avec laquelle a traité  la presse  des cas  bien plus benins.

n°20196
Eugnie
Posté le 24-09-2008 à 16:43:33  profilanswer
 

:D  

Citation :

2M :
Ouais je les sais parce que moi contrairement a toi je lis la presse et  j'ai vu la maniere avec laquelle a traité  la presse  des cas  bien plus benins.


Alors vous devez lire la presse à l'envers.....


---------------
Ce qui donne la beauté aux Etoiles, c'est qu'elles ont la force de briller quand tout est noir autour d'elles...
n°20262
mezzo mort​o
Posté le 25-09-2008 à 13:16:06  profilanswer
 

Pn99  qui uses du vieux procedé  du bouclier humain..  
Eugenie j'aurai su que t'etais une personne souffrante je t'aurai jamais proposé quoi que ce soit, en particulier  mes parties intimes..

n°20266
PN999
Posté le 25-09-2008 à 13:30:57  profilanswer
 

Proverbe arabe:
 
Les chiens aboient, mais la caravane passe !

n°20282
mezzo mort​o
Posté le 25-09-2008 à 15:08:25  profilanswer
 

Depuis 62 qu'on attends qu'elle passe,la caravane ...

n°20283
Profil sup​primé
Posté le 25-09-2008 à 15:33:26  answer
 

c'est de l'humour macabre, je n'apprécie pas du tout ! au moins un peu de respect pour ces pauvres jeunes soldats qui ont donné leur vie pour sauver encore quelque chose en "Afghanistan" où seule la liberté de tuer existe !!! lamentable ! à rejeter ce "torchon" qui ne vous honore pas finalement Mezzo Morto et idem pour tous ceux qui pensent comme vous.  :whistle: Cathy.


Message édité par Profil supprimé le 25-09-2008 à 15:41:55
n°20289
mezzo mort​o
Posté le 25-09-2008 à 16:20:57  profilanswer
 

Cathy s'agissant de guerre l'humour est toujours macabre..  
Enfin on peut en chialer si tu preferes  mais ca ne la rends pas plus commode pour autant la guerre.

n°20299
Taravao1
Posté le 25-09-2008 à 17:31:18  profilanswer
 

Miss Loukhoum je l'ai jamais entendu pleurer sur les victimes de l'autre camp et si tu le fais t'es un vendu. Pour elle il ya les mauvaises et les bonnes victimes. Je suis sûr qu'elle va à l'église Miss Loukhoum avec tous les bons sentiments qu'elle a...

n°20305
mezzo mort​o
Posté le 25-09-2008 à 18:01:13  profilanswer
 

Une guimauve caramelisée en surface mais pas a  coeur tu veux dire ?
 
Je preferes ca parce que moi je raffoles des loukoums qui sont entiers et sans  parti pris...

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