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 Sujet :

COMMENT STOPPER LA VIOLENCE VERBALE ET PSYCHOLOGIQUE ?

 
n°2111
zamito
Posté le 18-11-2009 à 17:47:46  profilanswer
 

Paris, le 18 novembre 2009  
 
Cher Marcel Ruffo, chères toutes et tous    
 
Mon compagnon autrefois en grand besoin d’attention est devenu violent verbalement puis envers les meubles et les objets à l’annonce de son infertilité. Etant moi même (comme lui) dans un grand désir d’enfant, nous avons quand même eu un merveilleux bébé (que nous aimons tous les deux très fort) grâce à la procréation médicalement assistée. J’ai eu une grossesse difficile au début avec un avortement thérapeutique du jumeau de mon bébé (je passe les détails…) mais plutôt épanouie par la suite avec à mes côtés un futur papa qui semblait ravi.    
 
A la naissance de l’enfant j’ai fait une pré éclampsie mettant en danger ma vie et celle du bébé. Heureusement nous nous en sommes sortis et mon compagnon s’est montré exceptionnellement aimant et très attentionné envers moi et notre petit garçon.  Notre façon de devenir parents ayant été très douloureuse pour nous deux, je pensais que le temps de la « réparation » et du bonheur était enfin venu.    
 
Du bonheur, de l’amour, des preuves d’attachement, il y en a eu énormément. Malheureusement la «réparation» qui a bien fonctionné chez moi (je crois…) n’a pas fonctionné chez lui car la violence, les paroles meurtrières, les menaces sont bientôt apparues. « Tu as fait un enfant seule ! Tu es complètement déséquilibrée ! Je vais te retirer la garde de l’enfant. Il y a plein d’avocats dans ma famille, je vais en parler aux amis, à la famille, saisir le juge des affaires familiales, je vais te faire la totale ! » Le bébé avait atteint l’âge de deux mois et moi le désarroi le plus total.   J’ai tenu jusqu’aux 8 mois du bébé et puis j’ai fini par appeler SOS violence pendant une crise rituelle à l’occasion de laquelle mon compagnon a jeté deux téléphones au sol pour m’empêcher d’appeler un ami pour calmer le jeu, alors qu’il avait le bébé dans les bras.    
 
A vouloir me protéger moi et notre famille, j’ai perdu mon homme car à ce jour mon bébé de 16 mois et moi vivons séparés de son papa qui n’a jamais reconnu sa violence. Il pense que j’ai fait des histoires pour rien, que c’était « juste un peu de vaisselle cassée et pas de la violence conjugale ». Du coup, il crie « son innocence » à qui veut l’entendre, disant que j’ai enlevé son fils, prémédité mon départ et menti sur les actes de violence à dessein… ( !!!)    
 
J’ai beaucoup moins peur qu’avant de cet homme que je continue à aimer profondément mais je suis très triste d’élever mon enfant seule sans espoir de retour de son père qui a très vite trouvé une autre femme (mais ça c’est un autre problème que je ne confonds pas avec le reste).    
 
Mon bébé a l’air de se porter bien pour l’instant.   Il est gentil, joyeux, drôle. Je l’allaite toujours, il n’est quasi jamais malade, il commence à parler, il se développe très bien. Il est content je crois de voir son père mais il a des regards bizarres quand celui-ci me traite de « menteuse, mythomane, manipulatrice » quasi systématiquement chaque fois qu'il vient..    
 
Le bébé ressent tout je crois. Il sent mon amour pour lui, pour son père, ma peur, ma tristesse et mon envie de vivre malgré tout. C’est très dur car son père refuse  de voir ce qu’il s’est passé, refuse toute médiation, à part une « médiation pénale »… Car il dit vouloir me trainer devant les tribunaux m’attaquer pour diffamation…    
 
J’oscille entre distance fabriquée   et tendresse réelle  :love: mais cela fait des mois que ça dure et je ne sais plus quoi faire. Si mon compagnon me traine en justice pour diffamation, crois que ce serait dramatique pour l’enfant et pour lui aussi car je pense que la justice finira par le mettre en face de la réalité (et lui faire encore plus mal) sans pour autant arranger les choses. :sweat:  
 
Je regrette infiniment de n’avoir pas été assez forte pour me défendre notre famille toute seule, mes appels au secours, mes demandes de médiations n’ayant jamais abouti, ma plainte à la police qui n’a rien résolu… A part que la violence a été reconnue par la justice (mon compagnon a reçu un avertissement solennel)  sans trop de conséquence heureusement pour son lui, puisque la plainte a été classée sans suite. Mais so what ?  :cry:  
 
Que puis-je faire de plus aujourd’hui pour obtenir le respect que je n’ai jamais eu et faire en sorte que bébé ne souffre pas de cet état de fait ? t1cable:  Mon homme dit qu’il m’en voudra toute sa vie, qu’il espère que je serai malheureuse jusqu’à la fin de mes jours, que dans 15 ans mon fils ne me parlera plus quand il saura la «vérité»…    
   
Je ne sais plus quel comportement adopter, comment éviter à notre petit garçon tout ce déchirement pour rien, tout ce gaspillage désolant ? Comment faire comprendre à mon homme que je ne lui ai jamais voulu de mal, que nous n’avons pas d’intérêt à être ennemis ? Que notre bébé sera heureux si nous le sommes, que nous soyions séparés provisoirement ou pour toujours ?  :sweat:  
 
Comment stopper la violence sans violence ? :jap:  
 
Bien à vous,


Message édité par zamito le 20-11-2009 à 14:25:45
n°2126
vilnette
Posté le 11-01-2010 à 15:59:01  profilanswer
 

Dans votre cas, une seule solution : fuir le plus loin possible d'autant que vous avez compris que votre entourage ne vous aide pas. Cet homme est un terroriste classique. Vous avez "de la chance" qu'il soit un violent déclaré et non un "violent-doux" qui vous aurait manipulée encore des années et des années !!!  Vous avez besoin d'acquérir votre autonomie et cela probablement au prix d'un passage à la solitude que vous emploierez à construire une vie digne avec votre enfant.  Et pas de culpabilisation svp du genre "l'enfant a besoin de son père" etc. Il me semble aussi que vous vous cachez derrière l'enfant pour éviter de prendre la décision de la rupture. Vous devez bien comprendre que votre enfant ne sera heureux que si vous êtes heureuse et il n'y a pas de bonheur sans dignité. Vous n'obtiendrez jamais le respect que vous n'avez pas su imposer. La fuite est la seule solution. Plus tard, il sera toujours temps pour votre enfant de prendre contact avec ce père s'il en a envie. ET si il a été élevé dans la douceur et le respect de sa mère (et peut-être d'un beau-père normal), vous n'aurez même pas à intervenir pour qu'il se positionne face à son père - qui ne l'est que génétiquement. Courage ! Non pas pour supporter l'autre mais pour assumer la solitude et l'autonomie. Faites-vous aider par un bon psy (une personne "en vrai" qui vous regardera, ne vous jugera pas, ne vous menacera pas et devant qui vous pourrez pleurer sans avoir honte) et laissez tomber internet.


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