Je suis un jeune belle-maman d'un fille de 17 ans avec qui je m'entends normalement très bien. Nous nous aimons beaucoup, il y a de la confiance et elle très heuresue qu'on lui ait donnée une petite soeur. Elle est en garde partagée (une semaine chez nous et une semaine chez sa mère). Mon mari et moi on a eu des éducations différentes. Il est très libéral et moi, je ne suis pas réputée être traiditionnelle mais tiens à certaines valeurs. Mais on a des principes et idées en commun. Compte tenu de cela, voici la situation dont je voudrais que vous me donniez votre avis.
Un samedi soir qui correspondait à la semaine de garde de la mère de ma belle-fille, celle-ci appelle son père sur le portable pour lui demander si elle pouvait venir dormir à la maison avec son copain (qu'on ne connaissait pas du tout) du fait que le copain avait perdu les clés de sa maison. Il faut préciser qu'elle est dèja active sexuellement depuis quelques semaines. Mon mari dit oui, pas de souci, sans donner plus de précisions et sans me consulter. Il me rapporte leur conversation, je dis "ok (puisque j'étais devant le fait accompli), s'il faut dépanner, mais ils ne dorment pas ensemble". Ceci a été le début d'une soirée mouvementée
Le jeune couple arrive à 22h (ma belle-fille rentre très rarement à 22 heures un samedi soir...). On s'est même pas dit bonsoir que ma belle-fille me reproche de façon ironique d'être très "accueillante". Son copain déjà se sent super-gêné. Je lui demande gentiment si ça ne le dérange pas de dormir sur le clic-clac, par politesse il répond que non. Au milieu de tout ça, ma belle-fille se montre très insolente pas seulement envers moi mais aussi envers son père. Pendant que je prépare le clic-clac dans la salle de séjour, ma belle-fille vient me voir pour me faire comprendre que c'est "ridicule" que je ne les laisse pas dormir ensemble, que c'est son copain, qu'on sait qu'ils couchent ensemble, etc. Bref, elle veut me faire passer pour la marâtre rétrograde. Tout ça voix haute, son copain dans la chambre d'à côté entendant bien notre discussion. Je lui confirme qu'effectivement sa vie sexuelle ne regarde qu'elle mais qu'à la masion certaines limites doivent être respectées. Bref, je suis restée ferme sur ce point, et franchement furax à cause de son attitude envers moi et son père et à cause des prétextes bidon de ne pas avoir appelé sa mère. Le fait est qu'elle n'a pas voulu appeler sa mère sachant parfaitement que celle-ci refuserait ou en tout cas aurait imposé les mêmes conditions que moi, et a préféré appeler son père qui ne veut pas passer pour un "vieux con" (sic).
Le fait est que, bien que finalement son copain ait dormi sur le canapé, ils ont passé la soirée jusqu'à 4 heures du matin enfermés dans la chambre, lumière éteinte. Je ne connais pas le garçon, je ne l'ai jamais vu de ma vie, c’est ma belle-fille (l’idée qu’elle est en train de faire des papouilles dans le chambre d’à côté est super-gênante) et j’ai un bébé à la maison… Quand vers 2 heures ma belle-fille sort de sa chambre pour faire je ne sais quoi et que je l'appelle pour lui préciser deux choses, elle me dit "tu ne penses pas que je vais faire ça ici!", beau suçon sur le cou, cheveux en bataille et sans les collants qu'elle portait en rentrant. J’ai vraiment senti qu’elle se moquait de nous et qu'elle abusait de notre confiance. Elle a reçu de ma part l’engueulade du siècle!
Son père a reçu aussi (le pauvre
) une bonne engueulade, car je trouve qu'il aurait fallu me consulter et nous mettre d'accord concernant ce sujet. Je ne me mêle pas de l'éducation de sa fille (je pense d'ailleurs qu'il a fait un excellent boulot avec elle), mais je trouve que j'ai quelque chose à dire quand il s'agit de notre "chez nous". Le comble de tout a été quand mon mari a voulu me justifier -avec tout sa bonne intention- devant le petit ami en disant que je "ne voulais pas qu'ils dorment ensemble" en raison de "mes convictions". Je me suis mise en colère contre lui car je ne pense pas que la notion de respect, de discrétion et de pudeur soit l'apanage des croyants.
Il n'est pas question ici de dire si elle doit ou pas coucher avec ce garçon ou un autre. Elle a 17 ans, nous considérons qu'elle peut prendre ce genre de décision. Nous lui avons parlé des relations sexuelles, de l'importance de se protéger, et sa premiière boîte de capotes c'est nous que lui avons offerte. Il ne s'agit pas non plus de me mêler de sa vie privée. Si je me suis sentie tellement gênée ce soir-là c'est effectivement à cause de cette distance que je veux maintenir entre notre intimité famliliale et sont intimité affective, tout en tenant compte qu'elle peut nous parler quand elle en ressentira le besoin.
Enfin, pensez-vous qu'il est normal que votre ado invite son/sa petit/e ami/e dormir chez vous? Ai-je été trop sévère? Comment faire comprendre à mon mari que certaines limites doivent être imposées sans devoir se convertir en tyran?
Message édité par Shiraz10 le 18-11-2008 à 00:36:51