Mon fils est en pleine dépression car il semble refuser toute communication avec les autres. En apparence, il a un groupe d'amis qu'il retrouve le week-end puisqu'il fait des études à 60 KMS de chez nous. En fait, la crise qui sommeillait depuis les années lycée, s'est déclarée après le bac en juillet 2007 où il a entrepris une première année IUT qu'il a interrompue en mars 2008 ; il a ensuite travaillée jusqu'à la fin de l'été. L'été 2008 a été marquée par la découverte pour nous ses parents de la consommation cannabis. Après une réorientation, il est reparti sur une autre année d'IUT toujours à l'extérieur et après 2 mois de cycle études / retour maison week-end, il semble replonger dans un rejet global de tout. La scolarité, après contact professeur, semble compromise (manque de motivation). A ce problème identifié par le médecin de famille comme une phobie sociale, s'ajoute un problème identitaire puisqu'il est métis et qu'il se pose d'entrée en situation d'infériorité où il n'y aura pas de place pour lui dans l'avenir.
Nous avons adopté une attitude non conflictuelle mais ferme sur le fait de poursuivre ce qui est commencé, mais il repart le dimanche dans un état effrayant qui nous fait redouter le pire. Le médecin lui a préconisé de rencontrer un psy ce qu'il rejette farouchement ; il est sous anti-dépresseur.
Nous ne savons plus que faire. Nous ne savons pas s'il a dépassé le cap du cannabis, l'alimentation est moyenne ce qui nous laisse penser qu'il y a encore des rechutes.
Je viens de commencer à lire votre livre "la vie en désordre", je pense que son refus de communication est un premier frein à sa guérison.
Merci de nous donner quelques pistes pour aider notre enfant.