corinne 3103 | Le 09-11-2008 à 19:02:01, cabotine3 a écrit :
Bonjour,
Je suis maman d'une ado de 14 ans, élève au collège en classe de 3ème.
Jusqu'à maintenant elle a toujours bien suivi sa scolarité étant bien dans sa peau, sans soucis particuliers.
Depuis la rentrée scolaire elle s'est mise à avoir peur d'aller au collège, elle a du mal à respirer, sa peur se transforme en angoisse et en crises de spasmophilie et tétanie.
Nous avons réussi, le collège très présent et compréhensif, ce qui nous aide beaucoup, et sa famille à lui faire retourner au collège pendant plusieurs jours ou elle restait à l'infirmerie et essayait quand elle se sentait un peu mieux d'aller suivre un cours où bien sur elle avait beaucoup de mal à se concentrer.
Puis ont eu lieu les vacances de la TOUSSAINT, la reprise a bien sur été très dure, son état empirant, pendant le trajet en voiture pour se rendre au collège , elle respire toujours avec du mal, devient hystérique en pleurant, criant et nous suppliant de rentrer à la maison, elle refuse même de descendre de voiture en se cramponnant à la ceinture de sécurité et en essayant de s'enfermer dans le voiture.
Les 2 dernières tentatives de franchir le seuil du portail du collège ont été vaines, nous avons du rentrer à la maison ou elle passe la journée à se reposer car ces crises la fatiguent énormément.
Elle est suivie par un psychiatre, et a un traitement adapté à son problème.
Nous ne savons plus quoi faire, comment agir, devons nous la forcer à aller au collège, que devons nous faire, merci de nous donner votre avis pour nous éclairer ?
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bonjour, Je me permêts de répondre à votre courrier car le cas de votre fille me rappelle celui de la mienne ayant débuté comme le vôtre à ses 14ans l'an passé et d'un seul coup en plein contrôle d'histoire (sa matière préférée) où elle a eu sa 1ère attaque de panique en octobre 2007 avec paralysie de la main droite. C'est une très bonne élève et elle n'avait jamais eu de problèmes jusque là et adorait l'école...Elle était dans un collège privé très "élithique" d'où j'ai voulu plusieures fois la retirer,trouvant qu'il y avait trop de rigueur, mais elle, elle ne voulait pas aimant travailler?!...J'ai alerté le collège et avec leur aide,nous avons fait de nombreuses tentatives de retour mais les absences étaient de plus en plus répétées et il lui a été définitivement impossible de retourner en cours après les vacances de février 2008.Tout comme la vôtre il lui était impossible de franchir la porte de l'école, elle était tétanisée,tremblante n'arrivant plus à respirer et en perte de contrôle.Dans la vie de tous les jours c'est une ado normale,très sociable et ayant de nombreux amis.Elle est suivi par un pédopsychiatre et sous traitement , il a décelé chez elle une trop grande émotivité et sensibilité + "un trop fort désir perfectionnisme" et une peur de la mort. Elle voit aussi une kinésiologue et une ostéopathe.Cette année elle a voulu redoubler sa 3ème (pour limiter la pression) dans le collège public de notre ville où elle a un PAI et où nous avons une aide précieuse de toute l'équipe pédagogique,infirmière et médecin scolaire. Elle parvenait à mieux gérer ses crises et malgré de fréquentes absences réussissait à suivre les cours,même s'il lui fallait sortir souvent. Depuis décembre elle rechute car la dépression reprend le dessus. Nous ne la forçons plus et attendons qu'elle récupère des ses crises. Pour vous rassurer je dirais qu'il y a une amèlioration par rapport à l'an passé car elle parvient toujours à retourner en cours,même si les absences sont très fréquentes. l'an passé elle ne parvenait même plus à sortir de la maison, à voir des amis; Il fallait que je l'accompagne partout, elle faisait des attaques de panique n'importe où et ça c'est fini.Nous allons essayer un amènagement de ses cours avec le collège.Nous nous sentons enfin soutenue et ne voulons pas perdre courage. C'est très dur à vivre, nous apprenons à le faire au jour le jour d'autant que ce mal est très mal perçu par les gens en général. ma fille elle même ne comprend toujours pas. Je vous souhaite du courage et de la patience...Parlez en à l'entourage et soutenez votre fille dans ses efforts. Il faut vous faire aider par des thérapeutes. |