Bonjour Monsieur RUFO,
Je tenais à vous remercier pour vos émissions du dimanche qui nous donnent de sérieux conseils sur la façon d'agir avec notre entourage, et plus particulièrement les enfants.
Cependant, mon mari et moi rencontrons depuis quelques temps des petits soucis avec notre fils de 16 ans.
Je tiens à préciser que Nicolas a été un bébé très désiré de ma part, un peu moins pour le papa, et qu'il a été conçu par traitement hormonal en raison de problèmes d'ovaires polykystiques entraînant une "stérilité". La grossesse et l'accouchement se sont très bien déroulés.
Nicolas a toujours été un enfant très calin, mais très remuant à la maison comme à l'extérieur (crèche, école...), à la limite de l'hyperactivité d'après le médecin généraliste qui le suivait, mais jamais traité par médicaments. Il a suivi, pendant plus d'une année, des séances de pédopsychiatrie sans résultats probants.
Il a eu une scolarité normale mais avec des résultats moyens et a toujours plus ou moins montré un désintérêt pour tout. Il a tendance à choisir la facilité, tant au niveau des jeux que du sport et, surtout, du travail scolaire. Je précise que, contrairement aux années de primaire, son comportement s'est amélioré dès son entrée au collège.
Malgré tout, il a réussi à passer en seconde (je précise qu'il n'est pas dans le même lycée que ses copains du collège) et là, patatra. Absence de travail scolaire, manque de motivation, manque d'attention en classe, convocation de plusieurs professeurs pour nous alerter sur ses mauvais résultats. Bref, malgré nos longues discussions avec lui, nous ne savons plus comment agir pour le motiver à travailler.
Notre "seule fierté" est qu'il ait réussi son brevet de jeune sapeur pompier l'année dernière qu'il soit prochainement incorporé dans une caserne comme pompier volontaire. Mais là aussi, il manque de volonté (il ne fait pas suffisamment de sport, par exemple).
En effet, il est fainéant pour tout : le travail scolaire, comme je vous le dis plus haut, mais aussi le travail à la maison comme faire le ménage dans sa chambre, aider son père à faire divers travaux... Nous le lui faisons remarquer de plus en plus souvent et avons du mal à accepter cela.
Et, pour couronner le tout, lui qui n'a jamais pu supporter la fumée de cigarettes (nous-mêmes les parents sommes non-fumeurs et nous l'avons toujours informé des dangers de toutes ces substances que ce soit la cigarette, la drogue ou l'alcool) il nous a caché qu'il fumait. Même si je m'en doutais fortement, plus que son père, il trouvait toujours des excuses du style "je sens le tabac parce que les copains fument". Jusqu'au jour où j'ai découvert dans sa chambre le paquet bien entamé de cigarettes.
Je vous avouerai que, depuis, il a perdu la confiance que je pouvais avoir en lui et je suis sans cesse sur mes gardes. En effet, il nous a dit avoir voulu savoir ce que cela faisait de fumer. Le problème est que j'ai peur qu'il fasse un jour la même chose avec l'alcool ou la drogue.
Ce sont des parents un peu décontenancés par cette situation et qui ne savent plus comment faire pour motiver leur fils pour les études. Lui-même nous dit vouloir passer son bac mais alors, pourquoi ne se donne-t-il pas les moyens de réussir sa scolarité ? Peut-être avons-nous tort de vouloir le pousser mais que faire ? Les métiers manuels ne l'intéressent pas. Il voudrait faire pompier professionnel mais le problème est qu'il faut au minimum le bac pour pouvoir passer les concours et avoir une chance de les réussir.
Nous vous remercions, Monsieur RUFO, de l'attention que vous porterez à notre requête et attendons une réponse de votre part pour nous orienter.