Merci jeunes gens pour ces récits, ces anecdotes, ces commentaires, ces fariboles, ces joutes orat... Non, écrites et autres photographies pour authentifier ce périple dénommée "croisière en Bretagne sud en l'année 2011 après jésus crie.
Cela servira d'exemple pour les générations à venir, ne serait-ce qu'en terme de journalisme, pour prouver une fois encore qu'à partir de faits précis et un conte et stable, l'interprétation diffère sensiblement même entre les acteurs des participants à l'aventure. (voir Lili a de l'on dit sait). Donc à force théorie pour celles et ceusses qui relateront ensuite plus loin dans l'espace et le temps les exploits de quelques marins perdus dans une mer dangereuse où des monstres marins et vaseux (aussi vaseux que les esprits matinaux après force libations la veille) ont retenus leur frêle esquif, ou dans une posture aussi risquée que ce fier capitaine n'hésitant pas à se pencher au dehors de son bateau sur les flots en colère pour régler bon an mal an quelques instruments bizarroïdes... Mais Jean passe et des meilleurs.
Toutefois corollairement à ce récit, si je puis me permettre de le relever, une anecdote gustative est venue m'interpeller. Sachant que son hauteur a pour les mets un penchant bienvenu, je souhaite suggérer une petite touche destinée à améliorer encore, si faire se peut, le plaisir de la dégustation.
"Prendre une grande poêle, Y mettre environ 100gr de beurre salé à la "fleur de sel" de Guérande, y ajouter une cuillerée d'huile . Mise en chauffe, jeter le steak dans la poêle quelques minutes"
Certes, certes, on voit là l'expérience et l'habitude de la chose se manifester avec adresse et précision.
Toutefois au lieu de mettre le beurre avec l'huile AVANT cuisson, ne serait-il pas plus judicieux de cuire dans un peu l'huile ou quelques gras, le steak, de le réserver ensuite (mettre de côté sur un plat chaud), de déglacer la poêle tout aussitôt pour en décoller les sucs restés au fond, avec une cuillère en bois et un peu de liquide, de l'eau, un jus de viande ou autre.
Dans le même mouvement, ajouter une belle noix de beurre (salé de guérande que l'on aura gardé sous la main) qui s'en va mousser divinement et ainsi, verser le tout sur la viande, afin d'en améliorer le goût. Surtout si l'on a su ajouter quelques herbes aromatiques, un peu de poivre et d'aïl peut-être (très légèrement car aucun goût ne doit supplanter les autres). Et bien entendu mais cela vous le savez, ne jamais saler avant cuisson une viande rouge.
Bon appétit.
Ah, si au fait. On ne saurait dire qu'il y a de frites proprement dites. La frite étant la cuisson, autrement dit la pomme de terre frites. La pomme de terre, elle, peut être découpée de différentes façons, très fine par exemple en pomme paille, beaucoup plus grosse en pomme pont neuf. Cette dernière appellation d'ailleurs, en l'honneur du bon roi Henri IV, qui a fait construire le pont du même nom à Paris. Ce, sans construction autre dessus comme c'était alors l'usage mais en y faisant ajouter tout du long des figurines grimaçantes censées représenter quelques personnalités de son gouvernement. Un roi qui avait de l'humour pour sûr.
On n'a rien inventé avec les "guignols"...
Un plat réputé d'ailleurs en est resté pour mémoire, sous l'appellation entrecôte (ou côte de boeuf ou tournedos) "Henri IV" pommes pont neuf.
Bon appétit, disais-je.
Message édité par Un passant1 le 29-06-2011 à 09:24:29
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"L'avenir, il ne suffit pas de le prévoir mais de le rendre possible" A. DE SAINT EXUPERY