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A l’heure où certains événements bouleversent l’opinion et nous interpellent sur la place du salarié dans l’entreprise, France Télévisions propose, le lundi 26 octobre à 20h35, une série documentaire sur l’un des thèmes majeurs de notre société, le travail. Du 26 au 30 octobre, l'équipe du film et des spécialistes vous répondent sur ce forum. Posez vos questions, faîtes part de vos observations, apportez votre témoignage, dès maintenant !

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Plus belle la vie : julien1689, cocomareva Foot de Rue : nono91080, 1 utilisateur anonyme et 50 utilisateurs inconnus

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Auteur
 Sujet :

La mise à mort du travail : le point de vue d'un universitaire

 
n°710
laetitiade​lyon4
Posté le 27-10-2009 à 17:15:46  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
j'ai-fait-un-post-ici:http://www.pointscommuns.com /france-3-commentaire-medias-82990.html
je-ne-peut-pas-en-faire-un-sur-le-web-de-kark-zér o-parce-qu'il-faut-poster-un-vidéo-et-là-je-ne-p eut-rien-télécharger
pour-ceux-qui-connaissent

n°714
laetitiade​lyon4
Posté le 27-10-2009 à 17:26:35  profilanswer
 

l-allégorie-de-la-caverne-de-Platon-d'après-mes- souvenirs-me-semble-utile-pour-comprendre-certaine s-réactions-de-dénie-de-sa/la-réalité:la-lumi

n°715
laetitiade​lyon4
Posté le 27-10-2009 à 17:27:33  profilanswer
 

la-lumière-ça-fait-mal-aussi-quand-on-y-est-pas- habitué-on-préfère-rester-enchainé-et-on-le-ju stifie

n°719
christophe​ nick
Posté le 27-10-2009 à 17:48:34  profilanswer
 

Le 27-10-2009 à 15:25:16, laetitiadelyon4 a écrit :

en_terme_de_droit_d'aute urs_et_de_droit_de_diffusi on_dans_un_lieu_public_dans_une_petite_salle_
(grand_max_30_personnes)_comment_cela_se_passe_t_i l???


 
 
Pas de droits d'auteurs ni de droits de diffusion pour les activistes, ceux qui veulent remuer, ceux qui font réfléchir, ceux qui remettent du lien. Servez vous de nous, c'est fait pour ça. Bon courage à tous.

n°749
laetitiade​lyon4
Posté le 27-10-2009 à 20:08:19  profilanswer
 

Bon-courage-à-vous-aussi.

n°804
Profil sup​primé
Posté le 28-10-2009 à 10:09:21  answer
 

Le 27-10-2009 à 10:03:38, daniellecornet a écrit :

Quel âne. Ou alors il venait de se réveiller...Docteur en psycholigie sociale, c'est le gros nez avec un chapeau à clochettes?....


 
 
Ne mélangeons pas tout ce Monsieur universitaire n'a pas les mêmes problèmes que ceux qui bossent dans les entreprises privés, rien mais vraiment rien de considérable. Je l'invite à venir faire un tour dans nos entreprises on verra alors combien ce cher Monsieur tiendra.

n°846
avril106
Posté le 28-10-2009 à 17:10:55  profilanswer
 

Christophe Nick, vous écrivez : "Comme si le fait de détenir l'un des records du monde de productivité horaire (eh oui, voilà un record que l'on nous cache bien) n'avait aucune incidence sur la santé mentale. "
 
Votre affirmation, largement répétée et exploitée dans les médias de gauche, est totalement fausse pour différentes raisons dont voici quelques unes.
Si demain le gouvernement décidait de réduire de 35 heures à 7 heures la durée de travail hebdomadaire dans le secteur public, sans modification de salaire, la productivité de ce secteur serait multipliée par 5 ! Tout simplement parce que la valeur ajoutée du secteur public est calculée comme étant la somme des salaires. Même si ces salariés ne font rien ou ne produisent que des formulaires stériles. Or la France a une fonction publique qui emploie deux fois plus de monde que la moyenne des pays de l'OCDE.
La France a un niveau de chômage élevé. Or sont employés de façon privilégiée les personnes qui ont la productivité la plus forte. La productivité française est donc plus élevée, toutes choses égales par ailleurs, que dans les pays à faible taux de chômage.  
Si la population au travail se limitait au spatial, à l'aéronautique, à la chimie..., toutes activités à très forte valeur ajoutée, sûr que nous aurions de loin la plus forte productivité. Or nous nous sommes débarrassés des industries à forte main d'oeuvre et faible valeur ajoutée. Pourquoi le Luxembourg est en tête dans la productivité par habitant ? Tout simplement parce que ce pays a une très forte activité bancaire. Pas parce que les habitants vivent sous stress ! Ni qu'ils travaillent 60 heures par semaine jusqu'à 80 ans !
Le coût élevé du travail en France a contribué à ce que les entreprises s'automatisent le plus possible. Il s'ensuit une productivité accrue mais pas du fait des salariés.
 
Je n'ai pas vu votre documentaire mais au vu des commentaires et de votre interview, j'ai peur que la validité de vos interprétations soit pour le moins à mettre en doute. Ce qui est très grave. Pensez aux jeunes qui vont entrer dans le monde du travail et qui ne peuvent que s'affoler devant cette vision tendancieuse de ce qui les attend. Il faudrait pourtant être très prudent quand on veut informer des millions de personnes.

n°855
avril106
Posté le 28-10-2009 à 18:24:36  profilanswer
 

Christophe Nick, vous écrivez : "...comme si le fait que les investisseurs financiers ont pris le contrôle du capitalisme industriel ne modifiait pas les objectifs de rentabilité des entreprises, les obligeant à des niveaux de profitabilité démentiel qui réorientent toute l'organisation du travail"
 
A ce que je sache, France Telecom n'est pas détenu par des capitaux américains avides de rentabilité immédiate mais à 90% par l'état et les investisseurs institutionnels et à 4% par les salariés. La majeure partie des salariés français de FT est encore formée de fonctionnaires, protégés de la menace du chômage. Comment expliquez-vous alors que l'on ne se suicide pas plus dans le privé où les conditions de travail sont autrement plus difficiles ?
 
Si le taux de suicide à FT est supérieur à ce qu'il est ailleurs, ce qui mériterait d'être vérifié, faut-il penser que demander de travailler un peu plus à des personnes habituées à un rythme de travail tranquille est tellement traumatisant ? Ou que se concentre dans le secteur public une population de personnes mentalement fragiles pour qui la sécurité et la tranquillité dans le travail sont vitales ?  
 
Faire l'amalgame entre ces suicides et le stress au travail relève pour moi d'une profonde malhonnêteté. Pourquoi les médias ne disent-ils pas que le taux de suicide à FT au début des années 2000 était supérieur à ce qu'il est aujourd'hui ? Ce qui est passé totalement inaperçu à l'époque. N'est-on pas en présence d'un montage médiatique aux arrière-pensées purement politiciennes ? Montage dont vous vous faites l'instrument, consciemment ou non ?

n°869
Juliette06​20
Posté le 29-10-2009 à 00:15:51  profilanswer
 

J'ai trouvé pour ma part ce documentaire très intéressant, je suis étudiante en 3eme année de psychologie sociale et du travail et je dois dire que ce sujet me passionne, tristement, mais il me passionne je réalise d'ailleurs actuellement un dossier sur la souffrance au travail et cela m'a bien aidé quand aux détracteurs qui disent que cela n'est pas objectif ou je ne sais quoi on constate quand même que les experts en psychologie qui se sont exprimés sont éminemment reconnus dans le domaine de la souffrance au travail je pense à Christophe Dejours et Marie Pezé et je vous encourage vivement a lire leurs ouvrages.

n°935
wilrole
Posté le 29-10-2009 à 13:24:47  profilanswer
 

Le 28-10-2009 à 18:24:36, avril106 a écrit :

Christophe Nick, vous écrivez : "...comme si le fait que les investisseurs financiers ont pris le contrôle du capitalisme industriel ne modifiait pas les objectifs de rentabilité des entreprises, les obligeant à des niveaux de profitabilité démentiel qui réorientent toute l'organisation du travail"
 
A ce que je sache, France Telecom n'est pas détenu par des capitaux américains avides de rentabilité immédiate mais à 90% par l'état et les investisseurs institutionnels et à 4% par les salariés. La majeure partie des salariés français de FT est encore formée de fonctionnaires, protégés de la menace du chômage. Comment expliquez-vous alors que l'on ne se suicide pas plus dans le privé où les conditions de travail sont autrement plus difficiles ?
 
Si le taux de suicide à FT est supérieur à ce qu'il est ailleurs, ce qui mériterait d'être vérifié, faut-il penser que demander de travailler un peu plus à des personnes habituées à un rythme de travail tranquille est tellement traumatisant ? Ou que se concentre dans le secteur public une population de personnes mentalement fragiles pour qui la sécurité et la tranquillité dans le travail sont vitales ?  
 
Faire l'amalgame entre ces suicides et le stress au travail relève pour moi d'une profonde malhonnêteté. Pourquoi les médias ne disent-ils pas que le taux de suicide à FT au début des années 2000 était supérieur à ce qu'il est aujourd'hui ? Ce qui est passé totalement inaperçu à l'époque. N'est-on pas en présence d'un montage médiatique aux arrière-pensées purement politiciennes ? Montage dont vous vous faites l'instrument, consciemment ou non ?


 
 
Si on n'en a pas parlé vers les années 2000, c'est profondément dommage ! Mais  si enfin les esprits se réveillent, si enfin certains reporters osent montrer la réalité d'aujourd'hui, qui n'est pas apparue du jour au lendemain forcément,alors BRAVO ! nous progressons et il est temps de REAGIR à un système qui s'en va être TOTALITARISME... moi je suis contente que certains journalistes osent enfin utiliser les MEDIAS pour faire bouger les pensées "politiciennes"... il est plus que grand temps ! Dommage en effet, qu'on ne le fasse qu'en 2009 mais mieux vaut tard que JAMAIS !
 
Arrêtons de généraliser le débat au secteur PRIVE... il concerne en effet le public et toutes les organisations... le sujet principal c'est je crois : POURQUOI EN SOMMES NOUS ARRIVES A UNE TELLE SOUFFRANCE AU TRAVAIL AUJOURD'HUI ... et certes il n'y a pas qu'une seule cause directe "le profit" mais peut-être le changement de mentalité de l'HOMME qui s'est asservi au profit... car en effet dans les services publics, même si on met en avant les économies de services et budgétaires, la souffrance est aussi importante car il a LUTTE DE POUVOIR et asservissement... Je le redis le débat est complexe et plus large que certains qui sont dans le déni essaient de nous le faire croire... MERCI POUR CES REPORTAGES... ENFIN il était temps !!!!

n°936
wilrole
Posté le 29-10-2009 à 13:27:17  profilanswer
 

Pour faire changer le contexte et le système, c'est l'HOMME qu'il faut changer... c'est à dire que c'est NOUS qui pouvons agir sur NOUS MEME pour que le contexte et l'entourage évolue... Rien n'évoluera autour de nous, si nous ne décidons pas de changer nos comportements enfin !

n°952
christophe​ nick
Posté le 29-10-2009 à 14:19:03  profilanswer
 

Le 28-10-2009 à 18:24:36, avril106 a écrit :

Christophe Nick, vous écrivez : "...comme si le fait que les investisseurs financiers ont pris le contrôle du capitalisme industriel ne modifiait pas les objectifs de rentabilité des entreprises, les obligeant à des niveaux de profitabilité démentiel qui réorientent toute l'organisation du travail"
 
A ce que je sache, France Telecom n'est pas détenu par des capitaux américains avides de rentabilité immédiate mais à 90% par l'état et les investisseurs institutionnels et à 4% par les salariés. La majeure partie des salariés français de FT est encore formée de fonctionnaires, protégés de la menace du chômage. Comment expliquez-vous alors que l'on ne se suicide pas plus dans le privé où les conditions de travail sont autrement plus difficiles ?
 
Si le taux de suicide à FT est supérieur à ce qu'il est ailleurs, ce qui mériterait d'être vérifié, faut-il penser que demander de travailler un peu plus à des personnes habituées à un rythme de travail tranquille est tellement traumatisant ? Ou que se concentre dans le secteur public une population de personnes mentalement fragiles pour qui la sécurité et la tranquillité dans le travail sont vitales ?  
 
Faire l'amalgame entre ces suicides et le stress au travail relève pour moi d'une profonde malhonnêteté. Pourquoi les médias ne disent-ils pas que le taux de suicide à FT au début des années 2000 était supérieur à ce qu'il est aujourd'hui ? Ce qui est passé totalement inaperçu à l'époque. N'est-on pas en présence d'un montage médiatique aux arrière-pensées purement politiciennes ? Montage dont vous vous faites l'instrument, consciemment ou non ?


 
Il semble que plusieurs d'entre vous contestent les données statistiques qui sont avancées dans les films. Nous ne nous appuyons que sur des enquêtes officiels, des chiffres approuvés tant la les pouvoirs publics que par les universitaires. A notre connaissance, il n'existe pas de statistique sur "le taux de suicide à France Télécom au début des années 2000", en tout cas pas qui puisse être comparé à ce que l'on constate aujourd'hui: des suicides ayant comme cause première les conditions de travail. Ce phénomène (le suicide causé par son travail) n'est réellement étudié que depuis peu, et s'il l'est, c'est parce que l'ensemble des professionnels (médecins du travail, inspecteurs du travail, ministère, etc...) ont senti l'émergence assez récente de ce phénomène. Ca ne veut pas dire qu'il n'existait pas avant, tout comme le harcellement moral qui a toujours existé. C'est l'ampleur du problème qui alerte tout le monde. Parler d'un "montage médiatique" peut être rassurant pour qui ne veut pas voir le réel. Le fait, lui, reste.
Vous aurez noté que les premières statistiques (un suicide par jour en France pour une cause directement lié à l'exercice de son travail) sont, de l'avis de tous les spécialistes, considérées comme très minorées. Comme pour tous les travaux concernant les différentes formes de violence, on peut se demander si l'explosion statistique résulte du fait qu'enfin "on en parle" (agressions sexuelles, viols, petite délinquance, violences conjugales, etc) ou si "on en parle et on le mesure" parce qu'un seuil insupportable est atteint... C'est un débat sur l'oeuf et la poule. Reste que mesurer, recenser, chercher, permet de mettre en perspective des données chiffrées. Une femme sur dix est battue, c'est une réalité. Une femme sur trois a été ou sera un jour victime d'une agression sexuelle, c'est un fait. Le taux de délinquence et de criminalité a commencé à explosé statistiquement en... 1969! Il s'est stabilisé depuis les années 80. Le niveau de violence dans la délinquance a explosé depuis les années 90, il n'a fait qu'augmenter dans les années 2000.
On peut toujours se dire que rien n'a changé depuis 1750, ou 1918, ou 1981. On peut quand même observer de grosses tendances statistiques.
L'apparition des souffrances au travail procède de ce type d'évolution. Nier que ces souffrances sont en pleine explosion ne sert à rien. Elles le sont, c'est tout. La vague de suicides n'en est qu'une facette, extrême, insupportable. Que les chiffres de l'Union Européenne montrent qu'un salarié sur quatre et une sur trois souffre de détresse psychique à cause de ses conditions de travail, c'est quand même un chiffre énorme, sidérant, très inquiétant, et franchement ruineux pour le système de santé de chaque pays.  
Par ailleurs, il ne sert à rien de mettre en opposition des remarques globales de type macro-économique (la prise de contrôle du capitalisme financier sur le capitalisme industriel, ce qui est une tarte à la crème contesté par strictement personne et qui a déjà fait l'objet des travaux des deux derniers G20, c'est dire...) avec la problématique particulière de France Télécom (entreprise de service public qui a choisi de s'adapter aux règles du marché en développant des techniques commerciales très agressives et des méthodes de management particulièrement brutales). Effectivement, il s'agit de détruire la culture d'entreprise en quelques années, et d'obtenir, de gré ou de force, la modification radicale des méthodes de pensée et de comportement des salariés. Avant, on proposait un service. Aujourd'hui, on vend des produits. Même problème dans les banques, à la poste, etc. On peut comprendre qu'on ne bascule pas très facilement de la culture du service à celle du commerce. On sait par ailleurs que FT a voulu accélérer la mutation en poussant ceux qui ne s'adaptaient pas aux nouvelles normes à la démission. Technique absolument classique de management, moins couteuse qu'un plan social, plus discrète, mais terriblement dévastatrice.
Chaque entreprise est un cas particulier.
Le phénomène général se situe dans la mutation de l'ensemble de l'économie. Car Glass et Fenwick nous apparaissaient comme représentatives de ces mutations.

n°956
wilrole
Posté le 29-10-2009 à 14:27:22  profilanswer
 

Espérant que ces données très intéressantes seront clairs pour tous !
Merci Christophe d'éclairer encore plus les esprits y compris les plus rebelles à avoir le courage de regarder la triste réalité en face...

n°1178
gabu0
Posté le 30-10-2009 à 15:29:54  profilanswer
 

Le 21-10-2009 à 21:28:48, humanfirst1 a écrit :

D'abord Théomi n'est pas mon collègue (ca va pas mieux votre parano?). Ensuite je ne crois pas qu'il dise cela.  
Savez-vous que certaines personnes ne jouent pas au jeu "du gentil et du méchant" pour expliquer la (leur) vie? Cela est-il envisageable pour vous?  
Je ne crois pas que vous soyez un capitaliste, juste que vous êtes un "donneur de leçon". De la même nature qu'un Sarkozy, un taliban, un prédicateur Américain, un ultra-libéral... Et en général, ça cache un côté glauquissime, et une grande souffrance pour lui comme pour les autres.
En ayant été filmé, je me sens sale, trompé, abusé.


 
Après CARGLASSIEN, le couple infernal des trolls theomi33 (l'homme qui a vu l'homme qui a parlé à l'homme... qui a vu un psychologue, docteur s'il vous plait(!)) et humanfirst1...
 
Ne répondez plus à ces sbires en service commandé!

n°1249
avril106
Posté le 31-10-2009 à 19:14:25  profilanswer
 

Wilrole, vos certitudes ne sont pas forcément la vérité. Si je suis dans le "déni" c'est que moi aussi je travaille et je pense avoir un point de vue qui, même s'il n'est pas le bon, a le droit de s'exprimer sans être qualifié "d'esprit rebelle à éclairer". Vos rancoeurs professionnelles personnelles trouvent sans doute dans ce documentaire des raisons de le soutenir. Ce n'est pas mon cas.
L'homme asservi au profit ? Discours usé jusqu'à la corde à laisser à Besancenot. Avant de parler profit, vous devriez vous rendre compte qu'une entreprise doit d'abord survivre. Il suffit de voir le taux de mortalité des entreprises pour constater que le profit n'est pas toujours au rendez-vous, loin s'en faut. On aimerait d'ailleurs voir toutes ces belles âmes créer et gérer une entreprise. La montée de la concurrence des pays à bas salaires, la pression fiscale imbécile et la législation du travail propres à la France ont largement modifié l'environnement des entreprises qui doivent s'adapter. Il ne faut pas s'étonner que nous en pâtissions.  
Et si l'on parlait des conséquences de la réduction du temps de travail ? Vouloir faire en 35 heures ce que l'on faisait en 40 demande évidemment un peu plus de stress. Pourtant, à voir comment les villes se vident à chaque période de vacances scolaires, à voir l'impossibilité de trouver les personnes que l'on cherche le vendredi, l'absentéisme record dans les administrations, on peut se demander comment les gens trouvent encore le temps d'être stressés.
Vous parlez du public. Devant l'ampleur considérable du déficit public, il était en effet temps de réagir. Le personnel du service public a, pour une certaine partie, longtemps et largement profité de ses privilèges. Qu'il doive aujourd'hui en faire un peu plus n'en est que plus normal. Mais on peut se demander les raisons de l'apparition d'une "telle souffrance au travail aujourd'hui". La charge de travail ne doit pourtant pas être démentielle pour beaucoup vu que la France a le double de fonctionnaires de la moyenne des pays de l'OCDE pour la gérer (bien mal !). La lutte de pouvoir ? Elle ne concerne sans doute qu'une très faible minorité. Quant à l'asservissement dans le public, sauf cas limités (justice notamment), il reste encore particulièrement humain par rapport au secteur privé exposé à la concurrence internationale.

n°1251
laetitiade​lyon4
Posté le 31-10-2009 à 19:30:20  profilanswer
 

vos interventions à répétitions ne mènent nulle part
 
la question est la souffrance des salariés
 
en face de vous des êtres humains souffrent dans leur milieu de travail
 
qu'en pensez vous?

n°1266
Genevieve ​07
Posté le 01-11-2009 à 09:46:09  profilanswer
 

Je regrette que certains commentateurs ayant écrit sur ce forum ne soit pas plus correct.
On peut, en effet, ne pas être d'accord (voire être en colère) avec quelqu'un sans pour l'insulter.

n°1289
utopotu
Posté le 02-11-2009 à 00:51:12  profilanswer
 

Le 31-10-2009 à 19:14:25, avril106 a écrit :

Wilrole, vos certitudes ne sont pas forcément la vérité. Si je suis dans le "déni" c'est que moi aussi je travaille et je pense avoir un point de vue qui, même s'il n'est pas le bon, a le droit de s'exprimer sans être qualifié "d'esprit rebelle à éclairer". Vos rancoeurs professionnelles personnelles trouvent sans doute dans ce documentaire des raisons de le soutenir. Ce n'est pas mon cas.
L'homme asservi au profit ? Discours usé jusqu'à la corde à laisser à Besancenot. Avant de parler profit, vous devriez vous rendre compte qu'une entreprise doit d'abord survivre. Il suffit de voir le taux de mortalité des entreprises pour constater que le profit n'est pas toujours au rendez-vous, loin s'en faut. On aimerait d'ailleurs voir toutes ces belles âmes créer et gérer une entreprise. La montée de la concurrence des pays à bas salaires, la pression fiscale imbécile et la législation du travail propres à la France ont largement modifié l'environnement des entreprises qui doivent s'adapter. Il ne faut pas s'étonner que nous en pâtissions.  
Et si l'on parlait des conséquences de la réduction du temps de travail ? Vouloir faire en 35 heures ce que l'on faisait en 40 demande évidemment un peu plus de stress. Pourtant, à voir comment les villes se vident à chaque période de vacances scolaires, à voir l'impossibilité de trouver les personnes que l'on cherche le vendredi, l'absentéisme record dans les administrations, on peut se demander comment les gens trouvent encore le temps d'être stressés.
Vous parlez du public. Devant l'ampleur considérable du déficit public, il était en effet temps de réagir. Le personnel du service public a, pour une certaine partie, longtemps et largement profité de ses privilèges. Qu'il doive aujourd'hui en faire un peu plus n'en est que plus normal. Mais on peut se demander les raisons de l'apparition d'une "telle souffrance au travail aujourd'hui". La charge de travail ne doit pourtant pas être démentielle pour beaucoup vu que la France a le double de fonctionnaires de la moyenne des pays de l'OCDE pour la gérer (bien mal !). La lutte de pouvoir ? Elle ne concerne sans doute qu'une très faible minorité. Quant à l'asservissement dans le public, sauf cas limités (justice notamment), il reste encore particulièrement humain par rapport au secteur privé exposé à la concurrence internationale.


 
Cher Avril 106, vos remarques ne sont pas directement liées au sujet dans lequel vous vous exprimez mais, dans la mesure où c'est bien dans ce contexte d'organisation économique que la mise à mort du travail s'instaure, permettez moi quelques commentaires sur différents point de votre Post.
 
1) « L'homme asservi au profit ? Discours usé jusqu'à la corde à laisser à Besancenot. »        
 C’est justement parce que cette réalité n’est pas usée (même si elle n'est évidemment pas systématique) qu’il ne faut pas en laisser le discours exclusif à Olivier BESANCENOT.  
 Bien sur que la première difficulté, pour une entreprise, c’est de survivre.
 Surtout quand l’organisation globale de la concurrence n’est ni « libre » ni « non faussée ».  
Avez-vous regardé de plus près cette « montée de la concurrence des pays à bas salaires » ?  
Qui organise, installe et favorise cette concurrence ?
 A qui profite-t-elle principalement ?  
Qui en subit les conséquences au quotidien aujourd'hui et qui en subira les désastres (économiques, sociaux et surtout écologiques) demain ?
Se poser sincèrement la question, c'est déjà en partie y répondre...
 
2) « Vouloir faire en 35 heures ce que l'on faisait en 40 demande évidemment un peu plus de stress. »        
 C’est apparemment un argument imparable car frappé du « bon sens commun ».
 Mais, car il y a un mais, le problème est justement que l’objectif initial du passage aux 35 heures n’était pas de faire faire en 35H ce que l’on faisait avant en 39h… Permettez moi de vous rappeler que l’objectif principal de cette mesure était de créer des emplois en incitant (*) les entreprises à embaucher à concurrence du temps de travail à compenser.
 Historiquement, la demande de l’Organisation Syndicale (la CFDT) qui a inspiré et revendiqué cette mesure était la mise en place de la semaine de 32 heures (4X8). La semaine de 4 jours était déjà sur les tablettes de la CFDT en 1974 (comme objectif lié à l’orientation autogestionnaire),  elle était à nouveau mise en avant en 78 et lors des congrès suivants jusqu’en 1995 : « La CFDT revendique une loi-cadre pour abaisser significativement la durée du temps de travail et aboutir progressivement aux 32 heures hebdomadaires. Cette réduction doit être déclinée en termes revendicatifs au plus près de la réalité des branches professionnelles et des entreprises.  »
43ème Congrès de la CFDT Résolution générale (mars 1995).
 
(*) Je vous concède que les « incitations »  de la loi AUBRY 1 étaient bien  molles et que les «aménagements » et les « concessions » de la loi AUBRY 2 dénaturaient complètement le projet en permettant, en effet, de compenser la diminution du temps de travail par une augmentation des cadences et de la productivité. L’état lui-même, notamment dans le secteur hospitalier, a fait exactement le contraire de ce à quoi il s’était engagé…

3) « Devant l'ampleur considérable du déficit public, il était en effet temps de réagir »
Sur ce point particulier, j’ai comme l’impression que la présidence SARKOSY n’est pas en train d’arranger les choses. Et en plus, elle l’aggrave de façon stérile.
 
4) . Le personnel du service public : La charge de travail ne doit pourtant pas être démentielle pour beaucoup vu que la France a le double de fonctionnaires de la moyenne des pays de l'OCDE pour la gérer (bien mal !).  
 Il faut comparer ce qui est comparable, mon cher Avril106. Il faudrait rajouter les effectifs de nombreuses entreprises privées ou semi-privées au nombre de « fonctionnaires » de nos voisins pour pouvoir établir des comparaisons sérieuses et fiables. De nombreux secteurs assumés en France par les « fonctionnaires » (Etat, Collectivités Territoriales, Hospitaliers) sont délégués ou mêmes assurés exclusivement par le secteur public dans les autres pays de l’OCDE et  pas forcément avec moins de personnel et/ou plus d’efficacités pour le public (et je ne parle pas du coût réel pour l’usager).  
 
« La lutte de pouvoir ? Elle ne concerne sans doute qu'une très faible minorité. Quant à l'asservissement dans le public, sauf cas limités (justice notamment), il reste encore particulièrement humain par rapport au secteur privé exposé à la concurrence internationale. »  
Faites l’effort de mettre vos certitudes à l’épreuve en sollicitant quelques témoignages dans votre entourage auprès de « fonctionnaires » qui, outre la Justice dont vous parlez, travaillent dans les hôpitaux, les services des douanes, les collectivités territoriales (notamment les mairies de villes comprises entre 2500 et 150000 Hbts), les préfectures… Vous serez surpris de voir combien « le rythme et l’ambiance » s’est dégradée depuis une quinzaine d’années et vous vous apercevrez que le statut de « fonctionnaire titulaire à temps plein » se fait de plus en plus rare. Surtout si l’on anticipe les départs en retraite des 5 prochaines années et que l’on applique la sacro-sainte règle de little-big Nico du non remplacement d’1 non remplacement sur 2 (surtout si celui qui remplace met 15 ans à être titularisé…)
 
 
Bon, c’est pas tout ça, Avril 106, mais j’attaque à 6h30, bonne nuit.
Amitiés Syndicales.

n°1299
utopotu
Posté le 02-11-2009 à 10:12:36  profilanswer
 

PROPOSITION A TOUS LES PARTICIPANTS DU FORUM  
"LA MISE A MORT DU TRAVAIL"    
               l'Union fait la Force.  
   
Pour concrétiser la proposition déjà faite sur plusieurs sujets dans ce forum, je vous joins ci dessous un projet de courrier à envoyer à la rédaction de France 3 et/ou à leur médiateur.(il suffit de cliquer, en haut de la page sur la case "contacter France 3)  
Il n'est pas interdit, biensûr, de faire la promotion de cette demande dans son entourage personnel et professionnel...  
   
     
Texte à l'intention de la rédaction de France 3,    
   
Madame, Monsieur, compte tenu :  
1) de l'importance du sujet abordé dans les documentaires diffusés sur votre chaine.  
2) du nombre et de la qualité des réactions succitées sur le Forum  
3) de la frustration née du manque de temps consacré au "débat" de fin d'émission  
4) de la dimension étroitement liée à la "Santé Publique" des problèmes traités  
5) de leur évidente relation avec votre Mission de Service Publi  
   
Nous, citoyens téléspectateurs payant la Redevance Audiovisuelle, vous demandons la mise en place (selon un calendrier et un horaire permettant la plus large audience) d’une grande soirée débat pour faire suite aux documentaires, concrétiser les échanges et compléter l'information auprès du grand public.    
même si tous les téléspectateurs qui ont vu ces émissions ne sont pas venus s'exprimer ou s'informer sur le forum mais le nombre de visites (sur un sujet si peu "populaire" ) devrait vous permettre de constater à quel point il y a «attente et résonnance ».  
Attendant avec confiance une réponse positive et concrète de la part de votre rédaction, nous vous prions de croire en notre reconnaissance pour la diffusion de ces émissions et en notre soutien actif et exigeant pour la (les) suites que vous ne manquerez pas de leur donner.  
 
Un citoyen téléspectateur payant sa Redevance Audiovisuelle

n°1319
Vivaverra
Posté le 02-11-2009 à 21:38:52  profilanswer
 

Citation :


"contacter France 3) à Utopotu  
 
 
Ok Utopotu je te suis .
Mais j'ai lu sur le forum qu'un des journalistes exprimait une réserve concernant la suite: c'est à dire la mise en place de solutions à partir d'une émission de Télé.
Par contre il a mentionné des retransmissions dans différentes villes et à Paris à la Vilette avec Débat en signalant qu'il serait présent. Par contre j'ignore les dates.
 
Dans la continuité de ma réponse d'hier soir je t'ai envoyé un message.
 
Amicalement

n°1520
IngeRisk
Posté le 14-01-2011 à 16:50:30  profilanswer
 

Bonjour Juliette0620
Je suis actuellement en train de créer une formation destiné à tous les acteurs du travail, en matière de sécurité, santé au travail.  
Je souhaite sur deux jours faire réagir, réfléchir les homme et femmes sur ce que représente le travail, ce qu'il est devenu et la direction que prend le "travail".
J'utilise différents ouvrages de C.DEJOURS de B.HAUBOLD, et docus comme "Ma mise à mort du travail", "J'ai très mal au travail" et d'autres.
L'organisation du travail est un symptome qui n'est à mon sens que la partie visible de l'iceberg. Les maux du travail révèlent un problème social de fond.

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