Sur Myspace, j'ai trouvé deux poèmes qui ont l'effet d'une bombe...
Je les édite ici en espérant ne pas offenser kikilafourmi mais je trouve qu'ils sont en totale adéquation avec notre sujet de discussion...(je deviendrai presque poète moi aussi !!!)
J'espère qu'ils susciteront quelques réactions..?
octobre 21, 2008 - mardi
Face à La Crise...
Humeur actuelle : agacé
Il est de ces jours sans fin
Où toi aussi tu ne penses qu'aux lendemains...
Pensif, rêveur,
Tu tends à imaginer un monde meilleur...
Tu t'éloignes alors de ce monde d'ivrognes
Faibles de caractère, éreintés par la dure besogne...
Toutes illusions perdues,
Sans se battre, la routine, ils continuent...
Lassé de ce monde pervers,
Tu prends du recul pour défier cette misère.
Misère du monde, misère des peuples,
Capitaliste esclavagiste, tueur d'esprit critique...
L'Homme n'est plus humain...
Robot, il ne pense plus à demain...
Regardant le bout de ses chaussures usées,
Il ignore l'être qui est à ses côtés...
Le regard noir, méprisant,
La bouche ouverte, la haine aux dents,
Les mains crochues, la force vive,
Te voilà zombie : tu as cessé de vivre...
Vivre... Vivre... Survivre...
Te voilà sur la pente glissante de la dérive :
Animal féroce, tu ne penses même plus à tes gosses !
Le monde connait une véritable hécatombe et toi... tu ères dans l'ombre...
Le comble de la déchéance
La malchance ?
Je dis : ' fumisterie ' !
Quand on croit en quelque chose, on ne fait pas tapisserie !
Nos aïeuls, autrefois, se sont battus
Eux non rien perdus !
Ils ne se posaient pas autant de questions...
Moins 'cultivés', ils faisaient preuve de beaucoup plus de raison !
Quand tu fais le point aujourd'hui sur ce qu'il te reste,
Ne penses tu pas qu'il serait bon de retirer ta veste ?
Que restera t'il de ton passage,
Quand, à ton tour, tu seras dans les nuages ?...
Peux tu m'expliquer ce que tu attends aujourd'hui ?
Pourquoi ne rien faire ? Attendre après qui ?
De ce monde de soumission se dégage une odeur nauséabonde...
Petit à petit nous creusons notre tombe...
Entendez, ouvrez vos sens : le glas sonne...
mai 5, 2008 - lundi
L’esclavage moderne...
Humeur actuelle : artistique
Robotisation de la nature humaine
Qui, à chaque jour, ne suffit sa peine...
Machine à fric,
Ce n'est pas toi qui vit dans le chic !
Ta santé et ta vie sont le moindre de leur soucis...
Tu périras comme tu auras travaillé :
Individualiste et sans dignité !!!
Tu ne cesses de geindre.
Tu es toujours en train de te plaindre !
Tu critiques, facile, ceux qui te défendent
Qui de toi ne peuvent, malheureusement, rien attendre.
Tu te complais dans cet univers ;
Celui que tu dis être de misère.
Tu es sadomasochiste
Tu te plis à la volonté de ces putains de conformistes.
Que faudrait'il pour que tu bouges
Sans te soucier d'éventuelles représailles ?
Que faut'il pour que tu vois rouge
Et qu'enfin tu amorces la bataille ?
Individu du peuple d'en bas
Crois tu que tes aïeuls ont pensé comme toi
Quand il fallait libérer le pays
De ces fachos et salauds de nazis ?
La résistance est d'actualité
Si un jour tu veux l'égalité !
Dans leur forteresse, fais leurs serrer les fesses !
Ils rient de ta détresse et d'la façon dont tu manifestes !
Ne te comporte pas comme un bouffon !
Arrête de suivre le troupeau d' moutons !
Relève toi et prends la tête du cortège
Que l'unité soit ton privilège !
Bats toi pour tes droits !
Bats toi, jte dis ! Garde la foi !
Maintenant, agir ou subir : là est la question !
Moi, j' préfère mourir que d' baisser le pantalon !
Je veux m'regarder en face tous les matins dans la glace !
Ne pas me vendre, ne pas faire comme ces pétasses !
Tu te donnes, tu te défonces tu ne sens pas les ronces
Tu espères récompense pour ton travail qu'tu sais immense
Tu oublies ce bruit, cette poussière, cette chaleur intense
Tu suis simplement le rythme des cadences...
Jsuis pas une machine ! J'sais pas si t'imagines ?
Tu te lèves le matin ; depuis le soir tu crèves la faim !
T'arrives à ton taf ; tu te prends une grosse baffe !
Un collègue s'est scratché...A bout, ces cons l'avaient poussé...
Dis moi, pour toi, à quoi ressemble la vie ?
Quand t'ouvres trop ta gueule, on te tège sans préavis !
On grandit dans un monde de oufs
Où plus tu travailles et moins tu bouffes !
Et demain quand tu seras vieux, seras tu plus heureux ?
Cassés de partout, des épaules jusqu'aux genoux,
Tu te remémoreras les journées balaises
Que tu faisais pour avoir plus de pèze...
Tu compteras ton fric, quelques pièces de monnaie...
Le son sera chic, pas de quoi payer une brique de lait... ![[:actumette19] [:actumette19]](http://images-ftvi.mesdiscussions.net/images/perso/actumette19.gif)
Message édité par 1001pattes le 26-10-2009 à 23:24:05