Le 08-02-2012 à 17:08:56, Beurgho jaun a écrit :
Faites en sorte de comprendre qu'il faut sortir de ce système pourri car enfin pourquoi est-ce que quelqu'un qui fait profession de politique serait plus efficace en matière économique que celui qui fait profession de chef d'entreprise et qui y met tout tout son temps, souvent sa santé et y risque tous ses biens alors que l'autre ne risque rien?
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Plusieurs choses qui me viennent en tête:
En premier lieu ce que l'on appelle un système pourri. Il va falloir prendre du temps pour me faire accepter l'idée que la première cause du pourrissement de la situation, avant de statuer sur le système, n'est pas l'ouverture au libre échange, dans le contexte de disparités monétaires et sociales que l'on connait. Et encore, le plus judicieux serait sans doute de se demander comment on fait pour en sortir sans provoquer de catastrophe...
Probable qu'un homme politique gagnerait en "pertinence" s'il s'était confronté avant de s'engager à de multiples cas: être salarié, artisan, commerçant, chef de PME ne travaillant qu'en national, soumis à l'international, patron de grande entreprise du CAC 40 ou de n'importe quelle autre multinationale, et peut-être la plus philosophiquement instructive avoir fait l'expérience des minima sociaux. L'homme politique doit voir l'économie au sens de l'intérêt général et pas de l'intérêt particulier d'un secteur ou d'une catégorie professionnelle ou d'une catégorie d'entreprise ( niches COPE).
Historiquement, les artisans ou commerçants qui exerçaient en nom propre s'exposaient en cas de faillite à la perte de leurs propres biens. Le régime des sociétés préserve par définition les biens non investis dans l'entreprise à concurrence de failite frauduleuse. Par ailleurs, le gouvernement actuel a instauré ou au moins tenté d'instaurer un dispositif de préservation du patrimoine des entrepreneurs. Je n'en connais pas le détail mais tout n'est pas aussi limpide que l'on pourrait le souhaiter.
Voici ce que je voulais dire BJ sans provocation ni reproches ni opposition de principe.