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La crise de 2008-2009 a fait plonger toutes les économies du monde.
Alors que bon nombre de pays surnagent encore dans la tourmente, la France, elle, a déjà sorti la tête de l'eau.
J’invite ceux qui doutent de ce dernier point à regarder un peu ce qui se passe ailleurs... Ils se rendront compte que nous ne sommes pas si mal lotis que cela.
Les clignotants sont pratiquement tous repassés au vert (les bons chiffres de la croissance et la baisse du chômage en attestent). Alors que s'amorce la dernière ligne droite vers la présidentielle, c'est un plus considérable.
Le thème de l'économie ne fait pas une réélection présidentielle à lui tout seul, certes, mais il y contribue largement.
Le débat politique qui s'articulait surtout sur la personnalité du chef de l'Etat va s'orienter vers une confrontation de projets, une analyse des résultats et là, sans être excellent, le bilan général de Nicolas Sarkozy est trés correct.
Les socialistes et les lepénistes ne cessent de le critiquer. C'est de bonne guerre....Mais maintenant, ils vont devoir proposer des solutions concrètes et chiffrées pour prétendre représenter une alternance politique plausible.
C’est là que les choses sérieuses commencent.
Le projet socialiste est basé sur plus de partage, plus de laxisme envers les immigrés, davantage de fonctionnaires, une politique sécuritaire moins répressive... Il n’est pas certain que les deux-tiers des Français veuillent voir leurs impôts augmenter pour aider les plus démunis.
De plus, les socialistes vont encore devoir faire le grand écart entre leurs alliés de l'extrême gauche, du centre gauche et les écologistes.
Le projet lepéniste, quant à lui, est basé sur un retour au franc, le rétablissement des frontières avec droits de douanes, la réaffirmation d'une France blanche et catholique... Tout cela fleure bon les années 40.
Je ne suis pas convaincu que les Français acceptent de tout remettre en cause alors que la situation du pays est relativement bonne.
Pour terminer, un mot sur la mondialisation qui effraie les Français.
La détermination et l'aisance de Nicolas Sarkozy lors des sommets internationaux rassurent. DSK était fait du même métal et donnait la même impression de maîtrise.
Et cela n'est pas le cas pour Marine Le Pen, François Hollande ou Martine Aubry
Les socialistes et les lepénistes ont leurs fidèles. Mais pour sortir vainqueur de la présidentielle, il faut réunir au-delà de son camp...
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Faut virer les juges rouges, qu'ils aillent à Cuba