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Auteur
 Sujet :

STOP A LA REPENTANCE, soyons fiers de notre pays

 
n°866081
Piedsurter​re
Posté le 23-11-2007 à 22:50:40  profilanswer
 


Emissions sur la torture et la guerre d'Algérie et sur LE PEN
 
Les émissions dans le style d'hier au soir critiquant notre armée pour la faire passer pour d'horribles tortionnaires assez stop.
Ces journalistes voudraient nous faire croire qu'en face il y avait des SAINTS. NON, il y avait des gens qui tuaient des civils.
Il faut donner  l'autre version, demandez aux anciens combattants d'Algérie ce qu'ils ont vécu et comment sont morts certains de leurs copains et certains civils et dans quelle souffrances.
La guerre n'est pas un jeu sur internet et ceux qui maintenant  en parlent le plus non pas vécu les évenements.
 
ALORS LA REPENTANCE non
 
sI LES ACCORD D'Evian ont dit que toute poursuite des deux camps était impossible, c'est que le FLN n'était pas blanc.
 
 
EXTRAIT D UN DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY A LYON PENDANT SA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE
 
 
"Dans ce monde dangereux, je veux affirmer que la nation exprime un besoin d’identité, de protection, et de volonté collective.  
La nation, ce n’est pas fini.  
La nation, ce n’est pas dépassé.
 
[#001ce2]L’identité nationale fait partie de mon projet présidentiel. De quoi s’agit-il ? Au fond, l’homme qui ne veut pas être seul dans ce monde, qui ne veut pas être condamné à subir, réclame plus de nation.

 
Ceux qui après la chute du mur de Berlin prophétisaient la fin de l’histoire et la dilution des nations dans le marché mondial se sont trompés.
 
Les nations sont de retour et l’histoire n’est pas finie.  
 
Si nous traversons une crise d’identité sans précédant, c’est sans doute parce que nous n’avons pas assez réfléchi à ce que signifiait la nation française. Au moment même où le besoin de nation devenait plus grand dans le cœur de chacun de nos compatriotes, face à un avenir angoissant, nous n’avons pas su répondre à cette question :
 
qu’est-ce que la France ?  
 
Et qu’est-ce que signifie être Français ?

 
Je veux prendre mes responsabilités. Nous avons eu le tort de trop laisser dénigrer la France, son histoire et son identité.
 
Je déteste cette mode de la repentance qui exprime la détestation de la France et de son Histoire.  
 
Je déteste la repentance qui veut nous interdire d’être fiers de notre pays.  
 
Je déteste la repentance qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires.
Je déteste la repentance qui dresse les Français les uns contre les autres en fonction de leurs origines.
Je déteste la repentance qui est un obstacle à l’intégration parce que l’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester, alors que l’on devrait le respecter et l’aimer.

 
Voilà ma vérité.
 
Oui, à force de tout détester, la famille, la patrie, la religion, la société, le travail, la politesse, la courtoisie, l’ordre, la morale…
A force de tout détester, on finit par se détester soi-même.
Beau résultat !
 
Et la détestation de soi est toujours le commencement de la détestation de l’autre. Pour pouvoir aimer les autres, il faut être capable de commencer par s’aimer soi même.  
Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Je voudrais rappeler à tous ses détracteurs que la France n’a pas commis de génocide.  
Elle n’a pas inventé la solution finale. La France a inventé les droits de l’Homme et est le pays au monde qui s’est le plus battu pour la liberté du monde. Voilà ce qu’est l’histoire de la France !
 
Et si cela ne suffit pas, je veux dire à tous ceux qui n’ont rien compris à l’histoire de France, que durant la guerre tous les Français n’ont pas été pétainistes, qu’il y a eu les héros de la France libre et de la Résistance.
 Que si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie, des mères ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants.  
 
Je veux dire, en allant plus loin parce que je le pense au fond de mon cœur, que dans les colonies, tous les colons français n’étaient pas des exploiteurs. Qu’il y avait parmi eux de braves gens, des gens courageux, qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil.  
Ces Français ont tout perdu.  
 
Je veux qu’on les respecte.
 
 
Discours de notre Président

n°866107
Charly86
Posté le 23-11-2007 à 23:21:55  profilanswer
 

Le 23-11-2007 à 22:50:40, Piedsurterre a écrit :

Emissions sur la torture et la guerre d'Algérie et sur LE PEN


 
Soyez fier de la gestapo parachutiste française si ça vous chante.
 
Chacun a les motifs de fierté qu'il peut.  
 
Ce qui est amusant, c'est de constater que le pauvre jean-marie n'a toujours pas le courage  d'admettre publiquement (alors qu'il n'a plus rien à craindre,
du fait de l'amnistie) qu'il a passé 6 mois de sa vie à pratiquer volontairement la torture.
 
Même pas le courage d'assumer.
 
Pitoyable...
 
 

n°866144
Eudes d'Aq​uitaine
Posté le 23-11-2007 à 23:39:17  profilanswer
 

Le 23-11-2007 à 23:21:55, Charly86 a écrit :

Soyez fier de la gestapo parachutiste française si ça vous chante.
 
Chacun a les motifs de fierté qu'il peut.  
 
Ce qui est amusant, c'est de constater que le pauvre jean-marie n'a toujours pas le courage  d'admettre publiquement (alors qu'il n'a plus rien à craindre,
du fait de l'amnistie) qu'il a passé 6 mois de sa vie à pratiquer volontairement la torture.
 
Même pas le courage d'assumer.
 
Pitoyable...


 
 
Penchez vous AUSSI sur le cas de Georges Boudarel...
Si torture il y a de la part de J.M Le Pen il n'en est pas l'unique auteur.
 
De plus, vous oubliez que ces méthodes extrêmes étaient malheureusement pratiquées dans l'unique but de sauver la vie de civils Français.
Civils qui étaient les victimes des tueurs du FNL.

n°866184
toki0
Posté le 23-11-2007 à 23:48:44  profilanswer
 


 
Paroles d'étoiles  
Documentaire de 54 minutes  
Un documentaire de Thomas Gilou (2004), produit par Dream Way Productions.
 
 
L'émission
 
 
Ce documentaire de Thomas Gilou se souvient des déportations de juifs en France pendant la seconde guerre mondiale. Il est réalisé à partir de témoignages de juifs qui étaient, soixante ans auparavant, des enfants. Il évoque les conditions de vie des enfants mais aussi des parents juifs pendant l'occupation, et témoigne également de la barbarie et de la cruauté humaine à travers les étapes successives conduisant à la déportation.
Ce film nous entraîne dans les méandres de la France sous l'occupation allemande. Il pointe la responsabilité de l'État, mais aussi celle de certains Français. La protection des enfants juifs pendant l'Occupation, grâce à des réseaux de résistance, permet de mesurer toute l'ambivalence du peuple français durant la seconde guerre mondiale. Ce documentaire, qui s'adresse à tous les publics, est un excellent et très émouvant témoignage des souffrances endurées par les juifs,  :hello: et rend sensible l'idée du devoir de mémoire.
 
Pistes à suivre
 
[Histoire, 3e, 1re, Tle]
 
Les étapes de la déportation
Rappeler le contexte historique du partage de la France entre la zone libre laissée sous la responsabilité de Vichy jusqu'en novembre 1942, la zone occupée par les Allemands et la zone d'influence italienne.
Évoquer les principales mesures contre les juifs prises par Vichy. La création, le 3 octobre 1940, du statut des juifs, complété à la demande des Allemands en juin 1941, marque le début de la répression. De plus, la spoliation des biens juifs commença en juillet 1941. L'étoile jaune, longuement évoquée dans le reportage, est la marque symbolique la plus forte. La décision de son utilisation fut adoptée en 1942 et réservée, comme le rappelle le documentaire, à tout juif de plus de six ans.
Montrer la réaction des juifs à l'annonce des mesures prises contre eux. Il leur semblait absurde que la France, pays des Droits de l'homme, patrie des Lumières puisse s'en prendre à eux. Beaucoup d'entre eux, anciens combattants volontaires en 1939, ne pouvaient imaginer pareille situation.
Rappeler la responsabilité du gouvernement de Vichy. À son retour en avril 1942, Laval mène une politique antijuive brutale, devançant même les ordres des Allemands. Il livre les enfants juifs aux Allemands sous le prétexte qu'ils ne doivent pas être séparés de leurs parents.
*
 
Montrer le poids de la responsabilité de la France et de certains Français dans la déportation des juifs. Les forces de police, les dénonciations, délations, étaient les principaux instruments de la collaboration. La rafle du Vél d'Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, doit être évoquée comme le paroxysme de la collaboration de l'État français.
 
Décidée par les autorités françaises, l'arrestation des juifs a été possible avec la participation de gendarmes et de policiers français et a conduit à l'arrestation de près de 8 000 juifs dont 4 000 enfants.
 
Débattre de la citation d'un témoin : "Ce sont les Français qui nous ont pris. Ce sont aussi les Français qui nous ont sauvés."
Localiser les différents camps de détention évoqués dans le reportage. Expliquer la différence entre les camps de déportation et d'internement. Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Compiègne, Drancy peuvent faire l'objet d'une étude monographique.
 
Relever l'organisation d'un camp et les conditions de détention des juifs. Ces camps étaient gardés par des gendarmes français. Ils étaient entourés par des barbelés. Les juifs étaient détenus dans le dénuement le plus absolu. Le rationnement était aléatoire, la promiscuité, l'entassement, l'hygiène donnaient aux juifs le sentiment d'être considérés comme des animaux.
 
Montrer que la situation des juifs en France était connue par la population. Il est rappelé, dans le film, que ces camps étaient visibles.
Évoquer la brutalité des Allemands. Les Allemands, en nombre restreint, étaient présents aux différentes étapes de la déportation. Ils faisaient preuve de violence à l'égard des adultes comme des enfants jusqu'au départ des convois pour Auschwitz.  
 
Évoquer le rôle du Haut commissariat aux questions juives. Créé en mars 1941, il était placé sous la responsabilité d'un représentant théoriquement sous le contrôle du gouvernement de Vichy : Xavier Vallat, puis Darquier de Pellepoix et enfin du Paty de Clam. Il était chargé d'élaborer les actes législatifs concernant la population juive.
 
Les enfants juifs pendant la guerre
Observer les conditions de vie des enfants juifs. Les enfants rescapés étaient, pour la majorité, sans parents, livrés souvent à eux-mêmes, placés dans des institutions, véritables antichambres de la mort, mal nourris... Dans une France soumise au rationnement et à l'occupation allemande, le sort de ces enfants ne constituait pas une priorité.
Relever les différentes formes de l'aide reçue par les enfants. L'aide fut parfois passive, liée au silence des populations, mais elle fut souvent active avec l'accueil des enfants, la constitution de réseaux de résistance, de protection. Le rôle des instituteurs, de certaines institutions religieuses doivent être relevés.
Évoquer le rôle héroïque de la résistance dans le sauvetage des enfants juifs. Les réseaux Garel ou André, le rôle de nombreux ecclésiastiques, le réseau juif, la Sixième, fournissaient des faux papiers, des caches pour les enfants. Leur action a permis aux trois quarts des juifs de France de survivre à l'extermination. Ces réseaux ont été confrontés à une brutale répression causant la déportation ou l'exécution sommaire de nombre de leurs membres.
 
Une mémoire déchirante
Montrer que la mémoire de ces événements est encore vive pour les survivants. De plus, le sentiment de culpabilité est fort. "Ça a hanté ma vie", remarque un témoin.  
Débattre du couple histoire/mémoire. Le documentaire, véritable devoir de mémoire, peut être l'occasion d'une mise au point sur la différence entre l'histoire et la mémoire.
Rappeler l'importance des archives pour la construction historique et mémorielle.  
 
À Drancy, les fiches de déportation sont les seules preuves du transit de dizaines de milliers de juifs. Elles sont aussi importantes pour la construction historique que pour celle de la mémoire, comme le montre le reportage. De même, les lieux évoqués dans le documentaire peuvent être considérés comme des "lieux de mémoires".
 
Remarquer l'importance de la rafle du Vél d'Hiv les 16 et 17 juillet 1942 comme élément constitutif de la mémoire juive de la seconde guerre mondiale en France. Le discours de Jacques Chirac, président de la République, le 16 juillet 1995, peut être étudié dans cette optique.
Mettre en évidence le sentiment de tristesse qui a correspondu à la libération de la France en 1944. Pour un témoin, c'est à cette période que "la guerre a commencé". L'attente et l'impossibilité de faire le deuil des disparus doivent être soulignées. Le refoulement décrit correspond à la première phase de la mémoire juive.
 
Montrer que la réutilisation à des fins locatives des immeubles de Drancy dès 1946-1947 participe de la volonté de la France de l'après-guerre de reconstruire le pays et d'oublier le sort des juifs déportés.
Évoquer l'indemnisation des victimes suite aux spoliations des biens juifs. Cette indemnisation, intervenue longtemps après les faits, n'a qu'une valeur symbolique.
 
[b]Dresser le bilan de l'extermination des juifs en France à la fin de la seconde guerre mondiale : 80 000 des 350 000 juifs de France ont été exterminés dont 12 000 enfants.

 
 
 
.[/b]

n°866185
stirnersep​t
Posté le 23-11-2007 à 23:50:18  profilanswer
 
n°866222
toki0
Posté le 24-11-2007 à 00:09:32  profilanswer
 


 
 
 
Guy Môquet, le rugby, le MEDEF, la délation: la rentrée est confuse!
 
LA VIDEO :

http://arretsurimages.net/post/2007/09/13/G uy-Moquet-le-rugby-le-MEDEF-la-delation:-la-rentre e-est-confuse
 
CHRONIQUE
La France entière l'a vu: Bernard Laporte a recruté un coach adjoint, pour motiver le XV de France.
C'est un jeune homme de 17 ans, promis à un grand avenir. Il s'appelle Guy Môquet.
Si vous l'avez raté, vendredi soir, dans le journal de 20h de TF1, une heure avant le coup d'envoi du match de rugby France-Argentine, voici ce grand moment de motivation des troupes :
 
Lettre de Guy Môquet  
Vous connaissez la suite de l'histoire: les joueurs français ont perdu.
Du coup, ils cherchent des responsables.
Clément Poitrenaud, l’arrière du XV de France, que l’on voit ci-dessus lire la lettre à ses coéquipiers, n’a pas du tout apprécié que cette scène, filmée "dans l'intimité de l'équipe" pendant la préparation du match d'ouverture de la Coupe du Monde, ait été diffusée par TF1.
« Si on nous voit tous en rond, c’est très solennel, c’est sûr que ça peut choquer certaines personnes. Mais si on voit le message du staff avant, qui remet les choses dans leur contexte, on comprend mieux les choses », a-t-il regretté.
En ajoutant : « Nous, on savait très bien ce qu’on voulait dire, mais le problème c’est que les images sont montées de manière à nous faire passer pour des cons ! ».
Il estime que les joueurs sont « impuissants » quant à l’utilisation de leur image et « tributaires » du contrat passé entre la Fédération et la télévision.
On voit pourtant, dans l’extrait ci-dessus, que les explications de Bernard Laporte sur le choix de faire lire cette lettre à ses joueurs, ont été gardées au montage par TF1.
Raison pour laquelle Charles Villeneuve, directeur des sports de TF1, s’insurge : « Il dit que c’est sorti de son contexte, c’est archi-faux ». « Notre caméra n’est pas une caméra cachée, c’est une caméra ouverte qui filme l’ensemble des performances de l’équipe de France et de leurs comportements ».
Fair-play (ou perfide ?) Villeneuve souhaite « une très bonne performance à Poitrenaud dimanche soir ».
L'attaché de presse de l’équipe de France de Rugby, Lionel Rossigneux, déclare que, pour l’heure, il n’est pas question d’interdire à TF1 l’accès au vestiaire, « mais, précise-t-il, s’il y a des ajustements à faire, on les fera ».
 
 
 
 :hello: Au delà de cette polémique, l'incongruïté de la lecture de cette lettre avant une rencontre sportive a été, me semble-t-il, trop peu relevée.
Quel est le message implicite ? Que l'adversaire argentin doit être assimilé à l'Occupant ? S'agit-il d'un cloin d'oeil au président Sarkozy, dont Laporte est le futur ministre ?
Contre l'avis de plusieurs professeurs d'histoire, Sarkozy, dès son élection, a souhaité que cette lettre soit lue à le rentrée à tous les lycéens de France ?
Quelques jours plus tôt, devant les patrons du MEDEF, Sarkozy avait justifié de la même manière son projet de dépénalisation de certains délits économiques. A l'appui de sa démonstration, il avait osé la comparaison suivante:
« A quoi sert-il d’expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ? »
Quel est le message implicite? Que ceux qui aujourd'hui dénoncent des délits économiques, sont à placer au même plan que ceux qui dénonçaient des Juifs sous Vivhy ?
En assaisonnant, dans la meilleure tradition française, Vichy et l'Occupation à toutes les sauces, le pouvoir installe en cette rentrée un confusionnisme général que les grands medias, dont ce serait pourtant le rôle, ne semblent pas dénoncer avec beaucoup de force.
Pointer ce confusionnisme, ce sera une des tâches que nous nous assignerons sur ce site d'@rrêt sur images, où je suis heureux de vous accueillir.
A propos de la manière dont les medias persuadent les Français qu'ils adorent le rugby, lire aussi le billet de notre nouvelle recrue, Elisabeth Lévy.
 
 
Par Daniel Schneidermann  
 
.
.

n°866288
toki0
Posté le 24-11-2007 à 00:11:53  profilanswer
 



 
 
 
 :cry:  :cry:  :cry: Sarkozy, les patrons et Vichy
 
 
 
Trois jours après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Medef, les principaux analystes ont retenu la satisfaction des patrons et l’aspect volontariste mais assez général de ses propos.  
 
Pourtant à le réécouter, sa prestation est loin d’être anodine ; elle fut en particulier très précise concernant le rapport entre la justice, le fisc et les patrons… et équivoque sur l’histoire de France.  
 
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme ». Cet appel semble anachronique dans le monde développé du 21ième siècle.  
 
Les potentialités croissantes de manipulations par les entreprises notamment associées à la mondialisation financière sont considérées comme une des menaces principales des économies capitalistes. La plupart des pays dans le sillage des Etats-Unis érigent des digues pénales nouvelles ; le scandale Enron en fut un catalyseur.
 
Cet appel est également étrange du point de vu idéologique. Une version droitière du mal français est le manque de confiance des acteurs les uns vis-à-vis des autres. D’où entre autres, pour la rétablir, un durcissement de l’ordre et des lois comme celle sur la récidive.  
 
Une dépénalisation ne peut qu’éroder la confiance économique. Une vision similaire des affaires a été portée un temps par Berlusconi en Italie, mais on parlait alors de lois de circonstance destinées à protéger sa propre personne. Comment le Medef peut-il être satisfait d’une idée aussi peu orthodoxe ?  
 
Dans le même sens, le Président a annoncé qu'il interdirait la « pratique des dénonciations anonymes » notamment dans le domaine fiscal. Mais, sur ce point, Sarkozy, très applaudi, est allé plus loin. « A quoi sert-il d'expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c'est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ? ».  
 
Que vient faire ce rapprochement ? De fait, on sort du domaine de l’économie pour rentrer dans celui de l’histoire. Ramener Vichy à une méthode –la dénonciation anonyme- c’est faire l’impasse sur les actes de Vichy, et, de fait, les banaliser.  
 
De tels propos auraient sans doute provoqué un tollé dans les médias il y a quelques mois, notamment s’ils étaient venus dans la bouche d’un leader populiste.  
 
 
 
 
.

n°866289
Lsd-33
Posté le 24-11-2007 à 00:17:20  profilanswer
 

Complètement débile, ce titre.
Il faut être cohérent : si on estime que l'on n'a pas à se repentir pour des actions passées sur lesquelles on n'a eu aucune prise, il n'y a pas davantage de raison d'en être fier.
Sauf peut-être si vous avez choisi d'être Français en connaissance de cause.


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On pense, donc tu suis.
n°866290
blueseptem​ber
Posté le 24-11-2007 à 00:28:28  profilanswer
 

oui je suis fier de mon pays ....mais pas de la France de Sarkozy , pas de cette France qui crachent sur les victimes Francaises du terrorisme, en armant Khadafi et en l acceuillant a plat ventre sous sa tente !!!


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ps je laisse à Magaly et son escouade de donneurs de leçons le soin de ne pas répondre ...
n°866330
toki0
Posté le 24-11-2007 à 00:40:14  profilanswer
 


 
gouvernement SARKOZY:
 
La plainte dématérialisée... et la délation institutionnalisée ?
 
 
 
 
Tout le monde ou presque a dû croiser, quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, la création d’un site web cruellement prémonitoire : celui du "Ministère du Civisme et de la Délation" (www.delation-gouv.fr).
 
Une « blague de potache » pour ses créateurs, mais qui devient de moins en moins drôle à la lumière du dernier discours public de la ministre de l’Intérieur. Le 6 juillet elle participait à la « 7ème Rencontre avec les Associations d’aide et de victimes », en présence de la Garde des Sceaux Rachida Dati, dans l’amphithéâtre de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale de Melun. Elle y venait résumer les grandes lignes de sa prochaine loi de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI), un chantier quasi incontournable pour tout ministre de l’Intérieur qui vient d’entrer en fonction en début de quinquennat.
 
Verbatim de Michèle Alliot-Marie : « Le ministère de l’Intérieur est celui de l’aide et du soutien aux victimes. (...) Il leur revient de leur apporter un indispensable réconfort et soutien, mais aussi des réponses concrètes et techniques sur l’avancement des investigations notamment. Je souhaite que nous progressions encore et ce dans deux directions : l’accès aux services et l’accompagnement des victimes. En ce qui concerne l’accès aux services, je souhaite mettre en place les moyens les plus modernes pour en faciliter l’accès et pour aboutir à la manifestation de la vérité. J’ai donc prévu d’inscrire dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, la possibilité de déposer plainte en ligne. Pour les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité, un commissariat virtuel pourra enregistrer les dépositions des victimes. » [1]
 
L’envoyé spécial de l’AFP à Melun, le même jour, précise en outre : « cette nouveauté concernerait "les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité". Ce "signalement des faits en ligne permettra aux victimes de porter plainte à partir de chez elles", a-t-on précisé à l’AFP dans l’entourage de la ministre. Cela leur "évitera les déplacements, les attentes", a-t-on ajouté de même source, et, de la sorte, "les services de police seront à même d’apprécier les faits et, le cas échéant, de proposer à la victime une date et un lieu de convocation", a-t-on poursuivi. Cette "première évaluation des faits" donnera aux services de police et de gendarmerie une meilleure latitude pour "recevoir les victimes de façon plus utile", selon l’Intérieur. En outre, souligne-t-on de même source, "la victime pourra ainsi se faire connaître sans crainte de représailles ni contraintes matérielles". Le système, qui "sera expérimenté dès la fin de l’année 2007 sur plusieurs sites de police, notamment celui de la Sécurité publique et dans quelques départements", devrait être "généralisé lors de l’application de la future Lopsi". »
 
Entre Delation-gouv.fr et ce nouveau « service en ligne » officiel, il y a comme une consanguinité légèrement déconcertante. Alors oui, la "délation" au sens propre part du principe que le dénonciateur ne se fait pas connaître. A priori, c’est peu probable : surtout si la victime espére, plus tard, se voir « proposer (...) une date et un lieu de convocation ». Mais après tout, n’est-ce pas la liberté de la victime de rester anonyme ? Pourquoi risquer de s’identifier si l’on a, comme l’indique « l’entourage de la ministre », « crainte [des] représailles ». On n’en est pas encore au fichier TALON que les Etats-Unis voulaient instituer, et qui permettait — dans les faits — à n’importe qui de soumettre aux autorités le comportement "suspect" d’un voisin, mais on semble y arriver peu à peu.
 
Le parlement devra sans doute clarifier ce point et savoir si, pour être prise en compte, la personne qui déposera plainte par internet devra ou pas s’identifier, et dans quelles conditions ; car il faudra bien qu’elle s’identifie, exactement comme lors de tout dépôt de plainte (par main courante au commissariat ou lettre au procureur). Et s’il doit s’identifier, comment savoir que c’est bien lui qui est la victime, et pas un témoin ou n’importe qui. On imagine mal une identification certifiée par biométrie ou signature OpenPGP...
 
Voilà donc un beau sujet à traiter au 20 heures, pour une procédure qui ne verra sans doute jamais le jour telle qu’elle est présentée aujourd’hui en grande pompe. L’essentiel est ailleurs. Le but de la manœuvre est de rester en droite ligne avec la nouvelle approche "victimaire" de l’insécurité, autre tendance orwelienne implacable.
 
 
 
 
.

n°866343
Eudes d'Aq​uitaine
Posté le 24-11-2007 à 00:48:17  profilanswer
 


 
 
Ces socialo-coco me sortent par les yeux.
Ils vont être hystériques vis à vis d'un LE PEN qui a peut etre fait des choses tres dures, dans un contexte d'attentats terroristes contres des civils Français.
Mais pas un mot sur un Georges BOUDAREL du PCF qui a torturé et tué des soldats FRANCAIS.
A lui aussi je lui dédie le livre de Boris Vian.

n°866448
toki0
Posté le 24-11-2007 à 01:01:34  profilanswer
 

 
 
 
 
UNE SOCIÉTÉ SOUS TRÈS HAUTE SURVEILLANCE
 
Surveillés très tôt : le fichage des bambins turbulents
 
« Ce n’est pas quand un adolescent de 15 ans est devenu un délinquant multirécidiviste qu’il faut s’occuper de son cas. Il faut donc agir le plus tôt possible, en direction des enfants” » (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005).
 
« Il faut agir plus tôt, détecter chez les plus jeunes les problèmes de violence. Dès la maternelle, dès le primaire, il faut mettre des équipes pour prendre en charge ces problèmes. - Dès la maternelle ? - Oui ! » (Le Parisien, 2 décembre 2005).
 
Nicolas Sarkozy s’est exprimé souvent sur son souhait de remonter le plus tôt possible dans l’enfance pour mettre en place son système de prévention et des méthodes de surveillance. Mais c’est dans l’avant projet de loi sur la prévention de la délinquance, tel qu’il avait été concocté fin 2005 par ses services au ministère de l’intérieur, (avant qu’il ne soit édulcoré par le gouvernement), que l’on trouve la position exacte du candidat. “Il est acquis, peut-on lire, que plus tôt les enfants ayant des troubles seront pris en charge, moins ils développeront à l’adolescence des comportements auto-destructeurs ou agressifs pouvant conduire à la délinquance”. Tout un chapitre est donc consacré au “dépistage précoce des enfants présentant des troubles du comportement et des signes de souffrance psychique”. Il est proposé notamment la création d’un “carnet de comportement” censé répertorier et garder la trace de ces signes précoces de la naissance à la vie adulte.
 
Cette intéressante proposition s’appuyait sur un rapport collectif de l’INSERM publié en septembre 2005. Il affirmait qu’en dépistant précocement les enfants présentant des troubles des conduites et en les traitant tôt, il était possible de diminuer beaucoup les risques de délinquance à l’adolescence. Il préconisait “le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l’école maternelle... Des traits de caractère, tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme, l’agressivité... l’indocilité, l’impulsivité, l’indice de moral bas” étaient présentés comme “associés à la précocité des agressions”. Les “colères et actes de désobéissance” étaient considérés comme “prédictifs” de la délinquance. “Le groupe d’experts recommande de favoriser les interventions dans les familles à risque, en particulier chez les jeunes mères primipares à faible niveau d’éducation et en situation de précarité”. Il était également recommandé “un examen de santé vers 36 mois : à cet âge, on peut faire un premier repérage d’un tempérament difficile, d’une hyperactivité et des premiers symptômes du trouble des conduites”.
 
Le 8 novembre 2005, Nicolas Sarkozy recevait un rapport sur “la prévention de la délinquance” rédigé par Jacques-Alain Benisti, député UMP, qui reprenait sous un angle juridique les conclusions du rapport de l’INSERM. Ce “rapport Benisti” proposait de “repérer le plus tôt possible les difficultés des jeunes au travers de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) et ce dès la maternelle” et “en liaison avec la médecine scolaire, au-delà de 6 ans et jusqu’à la majorité”. Il était également préconisé “d’initier le corps enseignant aux disciplines permettant de détecter les troubles du comportement de l’enfant, avant de passer le relais aux professionnels”.
 
« Malhonnête et dangereux »
 
Il suffit d’être père ou mère pour comprendre l’ineptie de telles propositions. Il suffit même d’être adulte et de se rappeler l’enfant qu’on a été ou imaginer l’adulte qu’on aurait pu être sans le regard bienveillant et tolérant de nos parents ou de nos enseignants. Le juge peut aussi s’étonner de cette vision très partielle, et même très partiale de la délinquance : comment peut-on imaginer que la délinquance n’est qu’un long continuum qui commence à l’enfance et peut se poursuivre sans relâche à l’âge adulte. Comment peut-on ignorer que des actes de délinquance, parfois graves peuvent survenir très tard, sans qu’aucun signe précurseur n’ait jamais alerté qui que ce soit ? Quelle et cette vision de la criminalité polluée par la peur de l’enfance ? Mais pour en rester au domaine de la petite enfance, autant écouter les vrais spécialistes. L’avis, par exemple, d’un des plus grands pédopsychiatres contemporains, le Professeur Bernard Golse, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Knicker : « personne au monde ne peut prédire qu’un enfant de trois ans qui présente des troubles de conduite sera un délinquant douze ans plus tard. Ce saut épistémologique est inacceptable... Faire croire que l’on peut faire des prédictions de ce genre dans le domaine de la psychiatrie, au mieux c’est illusoire, au pire c’est malhonnête et dangereux ».
 
Mais supposons qu’un tel dépistage systématique soit mis en place, l’autre question, capitale, est de savoir ce que l’on fait de ce petit enfant ainsi repéré. Nicolas Sarkozy proposera-t-il de l’inscrire dans un Fichier National de Enfants Turbulents (FNET) en se vantant d’épargner ainsi en France des milliers de victimes ? En attendant, il faut regarder ce que propose le rapport de l’INSERM sur lequel il se repose. Or ce qu’il préconise, en cas d’échec des thérapies cognitico-comportementales, ou si elles ne sont pas assez rapidement “efficaces”, c’est d’utiliser des traitements médicamenteux. Citons là encore le Professeur GOLSE : utiliser des psychotropes chez les enfants “avant quatre ans, c’est de la folie. Donner des psychotropes longtemps à un enfant de moins de quatre ans, c’est vraiment jouer à l’apprenti sorcier ; agir à l’aveuglette total. Les antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères vont se fixer sur les cellules nerveuses. Or, avant quatre ans, la structure cérébrale de l’enfant n’est pas encore complètement mise en place. Aucune étude disponible chez l’humain ne nous permet d’affirmer qu’en troublant l’installation de l’appareil cérébral à cet âge-là, on ne risque pas d’induire des effets à long terme”.
 
0 de conduite pour le ministre de l’intérieur, la condamnation du monde scientifique
 
Une vraie fronde a éclaté devant ces propositions dangereuses. Une pétition a été lancée par une dizaine de praticiens dont Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre... Elle était intitulée “pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans”. Cette pétition a recueilli près de 200.000 signatures. La philosophie pernicieuse du projet est dénoncée : “faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cube ou les babilleurs mythomanes ?”
 
Un colloque a finalement été organisé par l’INSERM le 14 novembre 2006 en présence du ministre de la santé. Les plus grands noms de la pédopsychiatrie française étaient présents, en compagnie de psychologues, sociologues, épidémiologistes... Ce colloque a rejeté quasi unanimement les préconisations de dépistage précoce de la délinquance, d’un dépistage centré sur les seuls symptômes, d’un contrôle des familles et d’une approche sécuritaire des difficultés de santé.
 
Le comité national d’éthique a condamné sans appel le rapport de l’INSERM dans un avis du 6 février 2007. “Devant les colères fréquentes de l’enfant, penser qu’on peut prédire à terme des vols à main armée ou des viols est une vision très étrange”, prévient Jean-Claude Ameisenn chercheur et rapporteur de l’avis. “Il faut marquer nettement la différence entre prévention et prédiction”. Mais c’est la remarque de Claude Kordon, spécialiste en neuro-sciences et co-rédacteur du rapport, qui nous paraît la plus pertinente et que tous les fervents partisans des surveillances de toute sorte devraient méditer : “un regard négatif sur l’enfant peut avoir des effets sur la façon dont il va se comporter. Les comportements peuvent se stabiliser sous l’effet du regard que les autres portent sur soi”, mais, à l’inverse “si un enfant a une image de petit voyou, il peut s’y plier”.
 
Fichés partout au mépris des lois
 
Devant la mobilisation du monde scientifique, médical et éducatif, les bébés ont échappé pour un temps à leur carnet anthropométrique mais on aurait tort de penser que ce fichage précoce soit une initiative isolée, un faux pas malheureux. Il s’inscrit dans une vision très précise de la société, une vision très policée. On ne peut qu’être effrayé par le nombre de fichiers que Nicolas Sarkozy a créés depuis son arrivée au ministère de l’intérieur. Une obsession qui n’inquiète d’ailleurs pas que les démocrates ou ceux qu’effraie un quadrillage de plus en plus serré de notre vie quotidienne. Le président de la CNIL, sénateur UMP, déclarait en 2006 : “ ce qui se passe dans notre pays est particulièrement grave. Je constate un dérive du fichage que je considère comme très dangereuse”. Police et gendarmerie disposent de 100 millions de fiches en France. Peut-être est-ce un peu trop. Les erreurs se multiplient. Selon l’Observatoire National de la Délinquance les fichiers actuels contiennent jusqu’à 30% de noms inscrits par erreur.
 
Quel que soit le sujet qu’ aborde le ministre-candidat, germe aussitôt l’envie de mettre en fiche, comme si l’État qu’il conçoit avait pour mission première de noter tous nos faits et gestes et conserver pieusement la trace de nos habitudes. Jointe à la passion de la vidéo-surveillance, cette malheureuse manie du fichage paraît quelque peu contraire aux principes ordinaires de la démocratie. À chaque problème de société sa réponse-fichier. Délinquance des mineurs ? Carnet de comportement. Maladie mentale ? Fichier national des personnes hospitalisées d’office créé par la loi sur la prévention de la délinquance. Immigration ? Possibilité donné au maire (et largement utilisé) de créer des fichier des attestations d’accueil recensant toutes les personnes qui se propose d’accueillir des étrangers faisant une demande de visa (loi du 26 novembre 2003). Lutte contre la récidive ? Nouveau fichier de police. Est promis aux victimes la création d’un “fichier national des convocations par officier de police judiciaire qui permettra de centraliser et de recouper toutes les informations sur un récidiviste” ! Inutile de préciser que la personne ainsi convoquée devant un tribunal et qu’on veut mettre en fiche est toujours présumée innocente, un principe il est vrai assez “droit-de-l’hommiste”. Peut-être cette fois-ci songera-t-on à respecter la loi avant de le mettre en place. Car il arrive que le ministre, dans son élan, oublie la loi. Tel a été le cas pour le fichier Eloi. Non, ce n’est pas au Saint que se réfère ce fichier-là, mais aux mesures d’Eloi-gnement des étrangers. Il s’agissait d’une des réponses-fichiers à la question de l’immigration clandestine. Le ministre Nicolas Sarkozy a bien demandé son avis à la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés), mais il n’a pas eu la patience d’attendre. Cette commission, pourtant indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie, n’a pas les moyens de fonctionner ; elle n’a pas pu répondre au ministre dans le délai de deux mois. Son silence valait approbation tacite. Nicolas Sarkozy a alors créé ce fichier par un simple arrêté du 30 juillet 2006.
 
Ce fichier Eloi recense le maximum de renseignement sur les étrangers en situation irrégulière (l’identité, le nom, les surnoms, le sexe, la nationalité, la filiation, les langues parlées, la photo d’identité, le document d’identité, la situation professionnelle), mais aussi tout ce qui concerne leur entourage : leurs enfants, les personnes qui les ont hébergés, celles qui leur rendent visite au centre de rétention... Tout ceci est théoriquement conservé pendant trois ans. Las ! Cette merveilleuse initiative a été contestée par de mauvais esprits, la Ligue des droits de l’Homme, SOS Racisme, le GISTI (groupement d’information et de soutien aux immigrés), et d’autres groupuscules du même acabit. Le Conseil d’Etat a été saisi. Le 7 février 2007, le commissaire du gouvernement, Claire Landais, a demandé l’annulation de l’arrêté du ministre au motif qu’il n’était pas compétent pour prendre cette décision. Quel que soit le texte légal vers lequel on se tourne, la loi régissant l’entrée et le séjour des étrangers (que Nicolas Sarkozy connaît pourtant sur le bout des doigts) ou sur la loi informatique et libertés du 6 août 204, un tel fichier ne pouvait être créé que par un décret pris après avis du Conseil d’Etat. De plus, ce fichier devait être soumis à une procédure spéciale car certaines données, comme les photos numérisées, sont considérées comme biométriques et donc sensibles.
 
Dans sa décision du 12 mars 2007, le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté pris par “une autorité incompétente”, en l’espèce Nicolas Sarkozy : “seul un décret en Conseil d’Etat, pris après avis de la CNIL, pouvait fixer les modalités de mise en oeuvre du traitement automatisé de ce fichier”. Quel dommage de ne pas pouvoir ficher selon la race !
 
Nicolas Sarkozy a donc du mal à respecter quelques lois élémentaires en matière de fichier mais ce sont des principes bien plus fondamentaux qui le gênent. Sa grande idée est de pouvoir ficher selon la race. On ressent une certaine gêne à oser écrire ce qui suit mais ce sont les paroles du ministre. “Le fait que l’on ne puisse pas, en France, connaître la diversité de la population parce que l’origine ethnique des délinquants est interdite, participe à la panne de notre système d’intégration”, déclarait-il à RTL le 6 février 2006 avant de déclarer, le 13 février, sur RMC “il faut faire de la transparence. Il n’y a aucune raison de dissimuler un certain nombre d’éléments qui peuvent être utiles à la compréhension de certains phénomènes”. On reste interdit devant de tels propos. Oser dire que ce fichage contribuerait à empêcher l’intégration est totalement absurde. En dehors d’une stigmatisation supplémentaire des étrangers et d’une belle contribution à la xénophobie et au racisme ambiant, on ne voit pas le bénéfice que pourrait en tirer la police dans son action quotidienne. À moins que ce fichier ne soit utilisé, à bon escient évidemment, dans le cadre du futur ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Les policiers, eux-mêmes, n’en reviennent pas. Un représentant d’un syndicat de police (Dominique Achispon, secrétaire général du Syndicat national des officiers de police) s’étonne : “quand on saura qu’il y a vingt, trente, cinquante, je ne sais combien de pour cent de délinquants aux parents ou aux grands-parents d’origine étrangère, comment cela va-t-il aider le policier dans son travail ? Il arrête des délinquants non parce qu’ils sont noirs ou arabes, mais parce qu’ils ont commis une infraction”.
 
Mais certains policiers n’ont pas cette sagesse. Les renseignements généraux n’ont pas attendu la création de ce prochain fichier ethnique. Dans un rapport du 6 janvier 2005 qui avait eu les honneurs de la presse (Le Monde du 25 février 2006), ce service de police avait répertorié l’origine ethnique des 436 meneurs recensés dans 24 quartiers sensibles, il relevait que parmi ces meneurs “87% ont la nationalité française, 67% sont d’origine maghrébine et 17% d’origine africaine”.
 
En attendant prospèrent d’innombrables fichiers dans des conditions problématiques. Ainsi l’immense fichier du STIC (système de traitement des infractions constatées), légalisé par la loi n°2003 du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure qui contient 4,7 millions de fiches de “mis en cause” et 22,5 millions de victimes et dont une bonne part ne sont pas mises à jour faute de contrôle par des procureurs de la République totalement impuissants. Il a fallu un “programme d’apurement automatique” du STIC en octobre 2004 pour s’apercevoir que 1,2 millions de fiches de mis en cause n’avaient pas lieu d’être. C’est évidemment dommage pour ce million de citoyens qui a pu voir ainsi son sort aggravé s’il avait à faire à la justice ou ses chances compromises s’il faisait l’objet d’une enquête administrative à l’embauche. Les erreurs sont légion. Quant aux non-lieux, relaxes ou acquittements qui peuvent être la suite d’une “infraction constatée”, n’y comptez pas, le fichier n’est pas fait pour les décisions de justice, d’ailleurs les magistrats qui sont chargés de le contrôler n’y ont même pas accès directement !
 
Les dernières dérives mises à jour dans la campagne électorale sur le fichage de Bruno Rebelle, l’ancien de Green Peace, entré dans l’équipe de campagne de Ségolène Royal, n’a donc rien de surprenant. Au moins peut-on féliciter les Renseignements Généraux d’avoir tenu à jour l’une de leurs 800.000 fiches même si, évidemment l’intéressé n’avait plus depuis longtemps de responsabilité dans son association subversive. D’un point de vue ethnique, il n’y avait évidemment rien à lui reprocher mais son nom, à lui seul, devait constituer un danger pour les intérêts fondamentaux de notre pays.
 
Prévention-répression-surveillance
 
Si le volet “surveillance des petits enfants” a heureusement disparu du projet de loi sur la prévention de la délinquance, d’innombrables dispositions du même ordre ont été maintenues dans ce texte voté définitivement en février 2007. Nous avons là, l’une des images les plus achevées de la société sous très haute surveillance dont la réalisation avait été quelque peu freinée jusque là. Devant une gauche impuissante, une opposition de droite laminée, le ministre de l’intérieur a pu faire voter un texte pour une fois assez proche de ses aspirations.
 
Il s’agit en fait d’un catalogue de mesures répressives qui correspondent à une philosophie exposée inlassablement depuis plusieurs années, sous le slogan “la meilleure prévention, c’est la sanction”. Avec quelques variantes : “vous savez, la meilleure des préventions, c’est que les voyous qui trafiquent sachent et comprennent qu’enfin maintenant ils vont risquer quelque chose”. (France 2, 24 juin 2005).
 
Il est difficile de trouver quoi que ce soit qui ressemble à de la prévention. Nous sommes essentiellement dans le domaine de la répression ou de la surveillance, au sens le plus étroit : des dispositions concernant les chiens dangereux à la réforme des sanctions et de la procédure concernant les mineurs délinquants en passant par l’extension des pouvoirs des agents des transports publics en matière de police des transports... La Commission nationale consultative des droits de l’homme n’avait évidemment pas été sollicitée mais elle a d’initiative donné un avis : elle “s’interroge sur la philosophie d’un texte dont les finalités ne sont pas véritablement affichées et qui, malgré le titre annonçant un projet de loi sur la prévention de la délinquance, traite essentiellement de mesures de répression ou de moyens de la mettre en oeuvre”.
 
Plusieurs outils d’étroite surveillance ont pu ainsi être mis en place. Nous ne nous attacherons qu’à l’un d’entre eux car ils préfigure, mieux que tout autre, le quadrillage social qui risque de se mettre en place : le nouveau maire-shérif auquel il ne sera plus possible d’opposer le secret professionnel. Ce nouveau maire est au centre d’un dispositif très resserré et dispose de pouvoirs très vastes. Avec des mots qui rappelle la période de Vichy, il est créé un “conseil pour les droits et devoirs des familles” où siège évidemment le maire. Ce dernier peut aussi créer un fichier des enfants ne respectant l’obligation scolaire, fichier “où sont enregistrées les données à caractère personnel relative aux enfants en âge scolaire domiciliés dans la commune” (article 6).
 
Mais c’est surtout le secret professionnel de tous les services sociaux qui vole en éclat. Le texte est clair. Il s’agit de l’article 5 de la loi (qui crée un article L.121-6-2 du code de l’action sociale et des familles). Il prévoit dans son dernier état, que “tout professionnel de l’action sociale” (ce qui est extrêmement vaste : assistant social, infirmière de PMI, inspecteur de la DDASS, éducateur de prévention spécialisée...) doit dénoncer au maire et au président du conseil général la situation d’une personne ou d’une famille qui s’aggrave et nécessite l’intervention de plusieurs professionnels. Le texte recouvre en fait tout le champ de l’accompagnement social et concerne tous les cas puisqu’aujourd’hui l’intervention solitaire du travailleur social relève d’un passé révolu. : “lorsqu’un professionnel de l’action sociale constate que l’aggravation des difficultés sociales, éducatives ou matérielles d’une personne ou d’une famille appelle l’intervention de plusieurs professionnels, il en informe le maire de la commune de résidence et le président du conseil général”. Ces professionnels peuvent alors transmettre toutes les informations nécessaires : ils “sont autorisés à révéler au maire et au président du conseil général... les informations confidentielles qui sont strictement nécessaires à l’exercice de leurs compétences”. Un coordonnateur peut également être désigné qui sert de courroie de transmission entre les professionnels de l’action sociale et le maire (ou le président du conseil général). C’est lui qui transmet alors les informations confidentielles.
 
Le maire est ainsi rendu destinataire de toutes les informations concernant ces familles en difficulté. La vraie rupture est là : nous passons ainsi sans crier gare d’un système d’aide à un système de surveillance. Car le maire a une double casquette. Il n’est pas seulement à la tête de services sociaux, il est aussi, selon les règles du code de procédure pénale, un officier de police judiciaire. Rappelons qu’aux termes du code de procédure pénale, “ont la qualité d’officiers de police judiciaire les maires et leurs adjoints...” (article 16), qu’ils sont chargés “de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs” (article 14). Et le maire, comme tout officier de police judiciaire se doit de signaler les infractions qu’il constate au procureur de la République. Nous sommes donc en pleine confusion. Le maire va pouvoir utiliser toutes les informations recueillies jusqu’alors confidentiellement par les travailleurs sociaux pour engager des poursuites ou faire mener des enquêtes. Ce partage du secret professionnel avec le maire remet en cause l’essence même du métier de travailleur social ou d’assistante sociale. Ces professionnels ont absolument besoin de la confiance des jeunes et de leurs familles pour pouvoir les aider. Si l’on sait qu’il n’y a plus de confidence possible et que tout peut remonter vers le maire, il n’y a plus le travail social, éducatif, sanitaire devient impossible. À l’échelon de la commune se met ainsi en place le même système qu’à l’échelon national, peut-être pire, car les contre-pouvoirs possibles seront encore moins nombreux. [1]
 
S. PORTELLI

 
 
 
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n°866450
Humourix
Posté le 24-11-2007 à 01:34:46  profilanswer
 

Le 24-11-2007 à 00:28:28, blueseptember a écrit :

oui je suis fier de mon pays ....mais pas de la France de Sarkozy , pas de cette France qui crachent sur les victimes Francaises du terrorisme, en armant Khadafi et en l acceuillant a plat ventre sous sa tente !!!


Si vous avez vu quelqu'un à plat ventre sous la tente pour accueillir Khadafi ,c'est surement Delanoé ou votre ami Ruquier  !
 


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Mitterrand n'a dit qu'une chose juste dans sa vie : quand il a traité les journalistes de chiens  
n°866487
Piedsurter​re
Posté le 24-11-2007 à 09:35:52  profilanswer
 

Le 24-11-2007 à 00:48:17, Eudes d'Aquitaine a écrit :

Ces socialo-coco me sortent par les yeux.
Ils vont être hystériques vis à vis d'un LE PEN qui a peut etre fait des choses tres dures, dans un contexte d'attentats terroristes contres des civils Français.
Mais pas un mot sur un Georges BOUDAREL du PCF qui a torturé et tué des soldats FRANCAIS.
A lui aussi je lui dédie le livre de Boris Vian.


 
 
Tous ces jeunes cocos comme vous dites, ils n'ont pas vécu les évenements et ils se permettent de juger notre armée,  les vieux cocos ne leur ont pas dit, que l'extrême G soutenait et financait  le FLN, lorsque l'on écoutait nos aïnés durant la guerre il se disait à l'époque que l'extrême G portaient les valises tout le monde le sait, ce n'est pas un secret en France et là pas d'émission sur le sujet.  
Par les militaires présent en Algérie, nous savons que les armes du FLN venait de l'URSS qui avait tout intérêt à mettre la France en difficulté c'était pour eux l'espoir d'une prise de pouvoir par leurs copains  
Pour moi l'armée a évité des morts en évitant des attentats par contre les porteurs de valise sont la cause des attentats
Ces porteurs de valise dont j'ai entendu parlé toute ma jeunesse, les anciens n'ont pas rêvés, pas d'émissions sur le sujet, les journalistes ont une mémoire sélective  
 et pourtant lorsque nous sommes en guerre cela est une traitrise à la patrie.
 
Conclusion avant de parler de la guerre d'Algérie il faut bien connaitre le sujet pour cela il y a encore des personnes pour en parler

n°866563
Charly86
Posté le 24-11-2007 à 10:51:09  profilanswer
 

Le 24-11-2007 à 00:48:17, Eudes d'Aquitaine a écrit :


Mais pas un mot sur un Georges BOUDAREL du PCF qui a torturé et tué des soldats FRANCAIS.


 
Cette crapule-là est mort. Le Pen, lui, bouge encore...
 
 
 
 

n°866564
Piedsurter​re
Posté le 24-11-2007 à 10:51:34  profilanswer
 

Le 23-11-2007 à 22:50:40, Piedsurterre a écrit :

Emissions sur la torture et la guerre d'Algérie et sur LE PEN
 
Les émissions dans le style d'hier au soir critiquant notre armée pour la faire passer pour d'horribles tortionnaires assez stop.
Ces journalistes voudraient nous faire croire qu'en face il y avait des SAINTS. NON, il y avait des gens qui tuaient des civils.
Il faut donner  l'autre version, demandez aux anciens combattants d'Algérie ce qu'ils ont vécu et comment sont morts certains de leurs copains et certains civils et dans quelle souffrances.
La guerre n'est pas un jeu sur internet et ceux qui maintenant  en parlent le plus non pas vécu les évenements.
 
ALORS LA REPENTANCE non
 
sI LES ACCORD D'Evian ont dit que toute poursuite des deux camps était impossible, c'est que le FLN n'était pas blanc.
 
 
EXTRAIT D UN DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY A LYON PENDANT SA CAMPAGNE PRESIDENTIELLE
 
 
"Dans ce monde dangereux, je veux affirmer que la nation exprime un besoin d’identité, de protection, et de volonté collective.  
La nation, ce n’est pas fini.  
La nation, ce n’est pas dépassé.
 
[#001ce2]L’identité nationale fait partie de mon projet présidentiel. De quoi s’agit-il ? Au fond, l’homme qui ne veut pas être seul dans ce monde, qui ne veut pas être condamné à subir, réclame plus de nation.

 
Ceux qui après la chute du mur de Berlin prophétisaient la fin de l’histoire et la dilution des nations dans le marché mondial se sont trompés.
 
Les nations sont de retour et l’histoire n’est pas finie.  
 
Si nous traversons une crise d’identité sans précédant, c’est sans doute parce que nous n’avons pas assez réfléchi à ce que signifiait la nation française. Au moment même où le besoin de nation devenait plus grand dans le cœur de chacun de nos compatriotes, face à un avenir angoissant, nous n’avons pas su répondre à cette question :
 
qu’est-ce que la France ?  
 
Et qu’est-ce que signifie être Français ?

 
Je veux prendre mes responsabilités. Nous avons eu le tort de trop laisser dénigrer la France, son histoire et son identité.
 
Je déteste cette mode de la repentance qui exprime la détestation de la France et de son Histoire.  
 
Je déteste la repentance qui veut nous interdire d’être fiers de notre pays.  
 
Je déteste la repentance qui est la porte ouverte à la concurrence des mémoires.
Je déteste la repentance qui dresse les Français les uns contre les autres en fonction de leurs origines.
Je déteste la repentance qui est un obstacle à l’intégration parce que l’on a rarement envie de s’intégrer à ce que l’on a appris à détester, alors que l’on devrait le respecter et l’aimer.

 
Voilà ma vérité.
 
Oui, à force de tout détester, la famille, la patrie, la religion, la société, le travail, la politesse, la courtoisie, l’ordre, la morale…
A force de tout détester, on finit par se détester soi-même.
Beau résultat !
 
Et la détestation de soi est toujours le commencement de la détestation de l’autre. Pour pouvoir aimer les autres, il faut être capable de commencer par s’aimer soi même.  
Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Je voudrais rappeler à tous ses détracteurs que la France n’a pas commis de génocide.  
Elle n’a pas inventé la solution finale. La France a inventé les droits de l’Homme et est le pays au monde qui s’est le plus battu pour la liberté du monde. Voilà ce qu’est l’histoire de la France !
 
Et si cela ne suffit pas, je veux dire à tous ceux qui n’ont rien compris à l’histoire de France, que durant la guerre tous les Français n’ont pas été pétainistes, qu’il y a eu les héros de la France libre et de la Résistance.
 Que si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie, des mères ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants.  
 
Je veux dire, en allant plus loin parce que je le pense au fond de mon cœur, que dans les colonies, tous les colons français n’étaient pas des exploiteurs. Qu’il y avait parmi eux de braves gens, des gens courageux, qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil.  
Ces Français ont tout perdu.  
 
Je veux qu’on les respecte.
 
 
Discours de notre Président


 
 
 
Ceux qui parlent de repentance seulement du côté armée Française font preuve de méconnaissance de cette période et d'un manque de solidarité à notre nation, mais c'est toujours les mêmes la G
 
D'après eux nous avons été horribles, alors dans ce cas si j'étais Algérien je ne viendrais pas mettre mes pieds sur ce sol et du fait de l'indépendance souhaitée par ce peuple je pense qu'il serait plutôt souhaitable de rester dans mon pays plutôt que de cotoyer l'ancien occupant
 

n°866706
Charly86
Posté le 24-11-2007 à 11:47:45  profilanswer
 

Le 24-11-2007 à 10:51:34, Piedsurterre a écrit :


D'après eux nous avons été horribles


 
Vous y avez participé ?  
Oui  [  ]
Non [  ]
 
Vous avez vous-mêmes, comme Le Pen, pratiqué la torture ?  
Oui  [  ]
Non [  ]
 
(je ne vous demande pas si vous le feriez si l'occasion s'en présentait,
 je connais la réponse)
 
Question subsidiaire : vous refusez d'aller en allemagne sous prétexte  
qu'il y a eu la gestapo ?  
Oui  [  ]
Non [  ]
 
Pour répondre à ce sondage, il vous suffit de cocher ainsi : [X]
 
 
 
 
 
 
 

n°866707
Charly86
Posté le 24-11-2007 à 12:21:17  profilanswer
 

bingotop a écrit :


Au fond la France entendait faire pour eux ce que les Romains avaient  fini par faire pour nous, avec des moyens industriels en plus, évidemment.


 
A très petite dose, les "moyens industriels en plus"  
 
En 1962, à l'indépendance, après plus d'une centaine d'année de colonisation française, l’électrification des foyers n'était que de... 20% !  
(on ne parle pas ici de la gégène à le pen).
 
En 2000, 38 ans plus tard, elle était de plus de 96%.
 
Simple illustration du fait que pour la france, l'algérie était essentiellement une vache à lait agricole, à main d'oeuvre indigène très bon marché, mais certainement pas une région qu'il fallait développer industriellement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

n°866708
blueseptem​ber
Posté le 24-11-2007 à 12:58:34  profilanswer
 

c est marrant que les supporters de la torture contre des "terroristes" d il y a 45 ans ...
ne soient pas plus locaces sur la livraison d armes de destruction massive, au principal responsable actuel du Terrorisme internationnal  Khadafi auquel Sarkozy s apprete a livrer Rafales Missiles et armes nucleaires ....
aujourd hui !!!!  
pas il y a 45 ans !!!
 
et je touve toujours aussi ridicule parceque nous trouvons indignes pour un pays civilisé dutiliser les memes methodes que les pires dcitatures , de se faire mettre dans le camp des terroristes ....ce sont plutot ceux qui fournissent des armesaux terroristes qu il faudrait condamner !!
 


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ps je laisse à Magaly et son escouade de donneurs de leçons le soin de ne pas répondre ...
n°866709
bouilll
Posté le 24-11-2007 à 13:05:15  profilanswer
 

Pas de repentance et le lien avec la fierté de l'appartenance à un pays ????
 
Diable tout un programme.
 
Ce que je trouve un peu antinomique dans le discours du président c'est que d'un côté il faille juger les personnes irresponsables de leurs actes pour soulager les familles ... admettons. Mais que dans le même temps les atrocités menées à grande échelle sous acceptation de mouvement du pays ne soient pas condamnées.
 
Les conflits sur la décolonisation ne peuvent démontrer le manichéisme ... le drame Algérien encore moins. Alors si des paras ont commis des atrocités non pas sur les fellagas qui se trouvaient loin quand l'armée française réprimait, elles sont aussi condamnables que la branche armée du FLN.
 
ET C'EST NORMAL ... on balaye devant sa porte avant de faire le blocage mental de toute une nation. Et l'on respecte des victimes qui dans cet atroce affrontement se sont trouvées entre le marteau et l'enclume. Sommées de prendre parti sous peine d'exécution. Chaque victime a le droit d’être traitée avec dignité et à droit sinon à un jugement à des excuses publiques.
 
De la même manière j'aimerais que l'état Algérien fasse repentance des exactions commises sur sa population et sur les autres victimes d'actions insuportables.
 
La repentance n'a rien à voir avec la fierté de son pays ... et au nom de son pays ou de sa cause il est des choses dont on peut clairement avoir honte. Quand Chirac à dit officiellement que le gouvernement de Vichy était responsable de la déportation c'était normal. Les victimes Françaises ont étées reconnues.
 
 
 

n°866710
Eudes d'Aq​uitaine
Posté le 24-11-2007 à 13:33:05  profilanswer
 

Le 24-11-2007 à 10:51:09, Charly86 a écrit :

Cette crapule-là est mort. Le Pen, lui, bouge encore...


 
Georges BOUDAREL du Parti Communiste Français a tué des soldats FRANCAIS, pas M. Le Pen à ce que je sais...
La nuance est de taille.
Vous savez cela porte plutôt malheur de souhaiter la mort d'une personne.

n°866711
Eudes d'Aq​uitaine
Posté le 24-11-2007 à 13:36:04  profilanswer
 

bingotop a écrit :

Tout à fait exact.
Les musulmans qui vivaient sous la " terrible colonisation " savent bien :
qu'avant cette colonisation leur vie était encore pire
que pendant la colonisation leur vie s'est améliorée, meme si ce n'était pas le Pérou
que l'Algérie était une mosaique de communautés : arabes, juifs, italiens, espagnols, portugais, maltais etc.. , que la compétition entre ces communautés était modérée par la présence Française
que cette présence Française était des plus supportables, et a apporté dispensaires,hopitaux, écoles, services sociaux ( les fameux Sas ) .
 
encore une fois la présence Française n'avait pas vocation à faire pour les Algériens ce que eux memes avaient été incapables de seulement rever , mais de mettre en route administrativement et économiquement ce pays totalement arriéré et qui vivait de petite culture et d'artisanat famélique.
Il était loin , le temps où l'Algérie était un "grenier à blé " !  Le temps des romains...
Au fond la France entendait faire pour eux ce que les Romains avaient  fini par faire pour nous, avec des moyens industriels en plus, évidemment.
 
Les algériens ont pu voir que la France était au fond bien bonne fille, et pour tout dire un peu cruche, sans ça pourquoi auraient-ils pris le risque de traverser la Méditerranée pour travailler dans un pays de "gestapiste" comme dit Charly de Bab el oued.Pourquoi pas la Suisse, la Belgique ou l'Espagne ?  
 
Mais tant va la cruche à l'eau....


 
Aujourd'hui en novembre 2007.
Il n'y a plus d'eau courante continue dans toutes les grandes villes d'alégrie.
Il n'y a plus d'électricité au voltage stable et continue.
Les hopitaux sont complétement retournés à l'époque du moyen-age.
Des milliers d'hectares de cultrures sont redevenus des friches.
Voilà les bienfaits de l'indépendance...
 
Mais d'un autre coté je préfere largement savoir ce pays indépendant, cela aurait été une verrue pour la France, un chancre.
 

n°866712
S de Bavoi​r
Posté le 24-11-2007 à 13:36:51  profilanswer
 

C'est systhématique,on lance un sujet sur la repentance ,on se retrouve avec des copier coller de 10m de long ,qu'on ne lit même pas,et c'est la faute de sarko de le pen,des français ,c'est les méchants,c'est la faute de la france bien sur,bingotop le dis bien ..............                 "Les algériens ont pu voir que la France était au fond bien bonne fille, et pour tout dire un peu cruche, sans ça pourquoi auraient-ils pris le risque de traverser la Méditerranée pour travailler dans un pays de "gestapiste" comme dit Charly de Bab el oued.Pourquoi pas la Suisse, la Belgique ou l'Espagne ?  
 
Mais tant va la cruche à l'eau.... "!! :hello:  
 
 
 
 

n°866735
DARCY3
Posté le 24-11-2007 à 14:01:53  profilanswer
 

Oui, soyons fiers de la qualité française en torture lors de la guerre d'Algérie, qui a fait notre réputation de la CIA juqu'au Chili.  
A l'époque où nous étions médaille d'or, au moins, nous exportions nos méthodes. Tandis que maintenant, malgré nos fusées et nos TGV, nous exportons si peu …
Oui, soyons fiers du comportement français en Algérie.


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"L'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé" (Koko, le 20/12/07 à Latran)
n°866736
DARCY3
Posté le 24-11-2007 à 14:04:42  profilanswer
 

bingotop a écrit :

Tout à fait exact.
Les musulmans qui vivaient sous la " terrible colonisation " savent bien :
qu'avant cette colonisation leur vie était encore pire


 
C'est à dire que les Algériens de 1950 se souvenait que leur vie était plus dure en 1830 ?
 


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"L'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé" (Koko, le 20/12/07 à Latran)
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