A gele
Oui , gele je connais très bien ce que vous décrivez du soit disant « pur libéralisme » éthi que , tolérant, et toutes ses vertus.Mais je vous repose la question , ou existe-t-il sur cette planète , aux états unis, en Angleterre, non puisque vous l’appelez ultra libéralisme ou néolibéralisme et que vous reconnaissez les dérives et les tares de ces derniers
.Alors ou existe-t-il, dans les écrits comme Bastiat, dans votre imagination ou vos rêves, ou se situe t’il dans les nuages des libéraux ?En vérité il n’existe pas,sur le terrain je ne vois qu’échecs avec des tentatives qui aboutissent à l’ultra libéralisme.Cela me fait penser aux premiers enthousiasmes socialistes qui ont abouti au communisme, sur le papier c’est séduisant , mais à l’épreuve du temps ,du terrain, de la cupidité des hommes , cela se révèle catastrophique pour la société en général.
Lorsque je lis votre dernier texte sur la définition du libéralisme on peut y trouver des idées intéressantes qui pourraient réunir de nombreux démocrates. » • l'égalité en droit;
• la liberté individuelle et la responsabilité dont elle découle;
• la propriété privée ;
• le droit de résistance à l'oppression;
• la recherche du bonheur et la sûreté.
Mais lorsque l’on gratte un peu toutes ces énumérations appliquées dans la réalité, on s’aperçoit que les dérives arrivent. « l’égalité en droit », ok c’est bien sur le papier au même titre que la liberté ou la fraternité inscrit au fronton de nos mairies.L’égalitarisme serait ridicule, nous sommes tous déjà diff érents à la naissance, avec nos origines nos intelligences, nos gestions différentes.
En revanche vous parlez d’égalité en droit.Quels droits, la liberté d’expression, le droit de vote, le droit à l’éducation , à la santé, à un revenu décent et stable pour vivre tout simplement : se loger , se nourrir, se protéger, le droit à la justice pénale et fiscale.
Dans tous ces vœux pieux, certes les démocraties ont fait des progrès durant le 20 siècle, mais depuis les années 70 nous connaissons des dérives sous les poussées libérales.Le droit du travail est attaqué avec le chantage aux salaires, à la précarité, aux délocalisations, une immigration abusive alors que le chômage est proliférant.L’équité des revenus, dans un rapport équilibré et raisonnable( 1à 30) est bafoué, l’équité fiscale est non seulement injuste mais renversée : »plus tu es riche , moins tu payes d’impôts ».Sur tous ces sujets, les soit disant libéraux ne trouvent rien à redire, le creusement des inégalités est leur crédo.
La recherche du bonheur et la sureté matérielle ou physique , bien sûr tout à fait d’accord mais pour qui ?Pour une minorité de la population , et les autres miettes pour le plus grand nombre en accroissement ?
Alors la liberté individuelle, oui mais la responsabilité n’est elle pas avant tout sociale et de vivre le plus consensuellement possible avec les autres.
Cette course au profit à court terme, à la cupidité , à la spéculation, à l’individualisme forcené tant au point de vue individuellle que des multinationales ou autres organismes financiers en dehors de l’économie réelle nous pousse à des aberrations.Mais à tout cela le pur libéralisme y pousse, il n’y apporte aucune corrections, au contraire le but du jeu c’est d’accentuer les dérives, d’ailleurs même s’il le voulait il ne le pourrait pas car sa doctrine repose sur le laisser faire, la déréglementation, la liberté sans limites, le profit exponentiel.La fraternité le dernier pilier de notre devise républicaine, il ne connait pas, il suit son chemin sans se préoccuper de son voisin, à chacun sa merde ou son bonheur.