"L'actualité vue par la culture"
votre rendez-vous quotidien et en direct de deuxième partie de soirée
 

3 utilisateurs inconnus

 Mot :   Pseudo :  
 
 Page :  1  2  3  4  5  6  7
Page Précédente 
Auteur
 Sujet :

Sorman et Glucksman, 13/01

 
n°57677
duke1976
Note : 3.3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:00:25  profilanswer
 

Une fine équipe, un duo superbe de clowns tristes, pétris de certitudes formolées et d'approximations mécaniques.
S'il vous plaît, ne leur offrez plus de tribune comme la vôtre (qui est de qualité), et offrez-leur plutôt une place en maison de retraite...
Cordialement,
 
F.Ducol, professeur agrégé.

n°57679
soarou
Note : 2.6/5 pour 145 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:02:00  profilanswer
 

dac dac

n°57681
odul31
Note : 3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:07:34  profilanswer
 

assez d'accord ,mais il faut rester tolérant dirons-nous...
 
Par contre j'aurais aimé les entendre sur le sujet de la disparition des cultures due au capitalisme .
Sorman dit qu'il est triste pour l'Afrique de ne pas être "rentrée" dans le système capitaliste contrairement à l'Inde ou la Chine.Ces dernières l'ont fait ,mais à quel prix ?

n°57682
Auguste Ma​ndrin
Note : 2.8/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:11:01  profilanswer
 

Écouter M. Sorman a éveillé d'étranges pulsions de violence chez moi.

n°57687
georgesgeo​ffray
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 14-01-2010 à 00:17:14  profilanswer
 

j'ai été pris de vitesse, je voulais dire de Glucksman et Sorman:
  "ces clowns sont vraiment trop tristes".
je le dis quand même!
 
G.Geoffray, retraité.

n°57692
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:20:44  profilanswer
 

Je suis vraiment attéré par le niveau du débat de ce soir dont je n'ai vu que la dernière demi-heure mais qui en dit suffisement long, je pense.
 
Frédéric, n'aviez vous pas la possibilité (ou l'autorisation?) d'inviter un marxiste-léniniste maîtrisant assez le français que pour clouer le bec à ses propagandistes de pacotille de la pensée unique capitaliste.
 
Oui, il faut en finir avec le capitalisme pour la simple et bonne raison que celui-ci exigerait de la terre des ressources infinies qu'elle n'est bien entendu pas capable de lui offrir!
 
Et pour répondre à Sorman: évidemment que le Congo fait partie du système capitaliste puisque ses ressources naturelles sont sans cesse pillées par les multinationales "occidentales" (le corrupteur) bien aidées, il est vrai, par la bourgeoisie compradore (allez voir sur wikipedia si nécessaire) locale (le corrompu).

n°57693
ethaga1
Note : 3.3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:21:05  profilanswer
 

je partage ce sentiment de violence que m'a invoqué Sorman, sans argument valable que les gens peuvent vraiment entendre aujourd'hui. Il dit être dans le monde réel, mais à ce que je sache, être prof d'éco à sciences po Paris, c'est pas franchement se mêler à la masse un peu plus populaire qui subit au quotidien les conséquences du capitalisme. C'est beau les cravates, mais ça pense décalé, ça pense bien, mais ça ne comprend pas grand chose à la souffrance et à la violence de ce système, ou alors ça ne veut pas le voir!

n°57694
duke1976
Note : 3.3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:21:39  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:07:34, odul31 a écrit :

assez d'accord ,mais il faut rester tolérant dirons-nous...
 
Par contre j'aurais aimé les entendre sur le sujet de la disparition des cultures due au capitalisme .
Sorman dit qu'il est triste pour l'Afrique de ne pas être "rentrée" dans le système capitaliste contrairement à l'Inde ou la Chine.Ces dernières l'ont fait ,mais à quel prix ?


 
Il est vrai que le ton des deux compères (surtout Sorman) m'a porté à un certain manque de retenue...
L'Inde et la Chine sont entrés dans le système capitaliste à un prix social, culturel et environnemental colossal, quand bien même le communisme maoïste avait déjà été un désastre sur les trois plans pour la seconde - et relever la succession de deux désastres n'est pas forcément contradictoire...
Par ailleurs, il faut penser le capitalisme comme un système global, dont la démocratie libérale n'est qu'un des cadres politiques - et Sorman mélange tout de ce point de vue...

n°57695
duke1976
Note : 3.3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:22:59  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:21:05, ethaga1 a écrit :

je partage ce sentiment de violence que m'a invoqué Sorman, sans argument valable que les gens peuvent vraiment entendre aujourd'hui. Il dit être dans le monde réel, mais à ce que je sache, être prof d'éco à sciences po Paris, c'est pas franchement se mêler à la masse un peu plus populaire qui subit au quotidien les conséquences du capitalisme. C'est beau les cravates, mais ça pense décalé, ça pense bien, mais ça ne comprend pas grand chose à la souffrance et à la violence de ce système, ou alors ça ne veut pas le voir!


 
Tout à fait d'accord.

n°57697
duke1976
Note : 3.3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:24:39  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:20:44, philipinho a écrit :

Je suis vraiment attéré par le niveau du débat de ce soir dont je n'ai vu que la dernière demi-heure mais qui en dit suffisement long, je pense.
 
Frédéric, n'aviez vous pas la possibilité (ou l'autorisation?) d'inviter un marxiste-léniniste maîtrisant assez le français que pour clouer le bec à ses propagandistes de pacotille de la pensée unique capitaliste.
 
Oui, il faut en finir avec le capitalisme pour la simple et bonne raison que celui-ci exigerait de la terre des ressources infinies qu'elle n'est bien entendu pas capable de lui offrir!
 
Et pour répondre à Sorman: évidemment que le Congo fait partie du système capitaliste puisque ses ressources naturelles sont sans cesse pillées par les multinationales "occidentales" (le corrupteur) bien aidées, il est vrai, par la bourgeoisie compradore (allez voir sur wikipedia si nécessaire) locale (le corrompu).


 
Tout à fait d'accord. Et la Bolivie aurait par ailleurs pu être un contre-exemple intéressant - bien que fragile.

n°57699
mvalazza
Note : 4.7/5 pour 3 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:32:00  profilanswer
 

TOUT A FAIT DACCORD AVEC VOUS SUR LE CONGO

n°57701
contre int​egriste
Note : 4/5 pour 2 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:33:57  profilanswer
 

il est vrai que la suffisance de sorman m a également tapé sur les nerfs il   es t dommage que sciences po se contente de profs à la vue aussi basse ! son raisonnement est pitoyable ...le communisme qui a échoué partait d'une idéologie fondée sur l'altruisme de l'etre humain , le capitalisme n 'est que l'avatar de l'égoisme humain ...

n°57703
padpanic99
Note : 4/5 pour 1 vote
Posté le 14-01-2010 à 00:34:31  profilanswer
 

Je citerais biens volontiers Jung au sujet de l'émission de ce soir : "Le capitalisme avec ses exces réduit la majorité sociale au prolétariat pour permettre la capitalisation des revenus d'une minorité d'autres individus.  
C'est une forme sociale toute aussi archaîque que le communisme"

Alors cherchons...
 

n°57705
mvalazza
Note : 4.7/5 pour 3 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:38:08  profilanswer
 

ETRANGE QUE CES GRANDS PHILOSOPHES OCCULTENT LES COTES CYNIQUES QUI FONT VIVRE LE CAPITALISME . SYSTEME LE MOINS MAUVAIS? OUI POUR NOUS MINORITES QUI VIVONS BIEN GRACE A L ESCLAVAGE DE LA MAJORITE DES PEUPLES QUI NOUS SERVENT

n°57707
7273
Note : 4.8/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:38:51  profilanswer
 

complètement d'accord avec vous  2 clowns !!
ça vaut pas un mot de plus

n°57708
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:41:28  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:34:31, padpanic99 a écrit :

Je citerais biens volontiers Jung au sujet de l'émission de ce soir : "Le capitalisme avec ses exces réduit la majorité sociale au prolétariat pour permettre la capitalisation des revenus d'une minorité d'autres individus.  
C'est une forme sociale toute aussi archaîque que le communisme"

Alors cherchons...



A mon avis le communisme n'est pas si archaïque (et sûrement pas autant que le capitalisme), juste pas reconnu à sa juste valeur!  
Mais , je vous en prie, cherchez...

n°57710
Dany1959
Note : 1/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:42:29  profilanswer
 

Eh bien on en entendu des conneries ce soir.... et ça continue sur le forum..... Entre Glucksman quasi sénile Zizek a peine comprehensible et cette jeune philosophe qui n'est pas à une anerie près...c'était très fort...
Pour les grands pourfendeurs du capitalisme et de l'économie de marché,je rapelerai les 100 millions de morts estimés causé par l'idéologie communiste au 20 eme siècle,  et de me dire ce qu'ils pensent du monde dans lequel lis vivent..

n°57711
7273
Note : 4.8/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:47:27  profilanswer
 

et combien dans par l'idéologie capitaliste  
1ere et 2ième guerre mondiales voire toutes les guerres  qui ne sont que le moyen de vendre des armes  
ok dany  
un enfant meurt toutes les 3 secondes  et de faim  il n'y a plus de communisme  alors de quoi meurent-ils  sinon de cupidité , la loi du plus fort  bravo dany  continue t'est un brave

n°57712
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:49:07  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:42:29, Dany1959 a écrit :

Eh bien on en entendu des conneries ce soir.... et ça continue sur le forum..... Entre Glucksman quasi sénile Zizek a peine comprehensible et cette jeune philosophe qui n'est pas à une anerie près...c'était très fort...
Pour les grands pourfendeurs du capitalisme et de l'économie de marché,je rapelerai les 100 millions de morts estimés causé par l'idéologie communiste au 20 eme siècle,  et de me dire ce qu'ils pensent du monde dans lequel lis vivent..


Ca y est, voilà la pensée unique qui revient avec sa propagande. Et surtout, ne me recommandez pas de lire "Le livre noir du communisme"...

n°57714
contre int​egriste
Note : 4/5 pour 2 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:50:07  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:42:29, Dany1959 a écrit :

Eh bien on en entendu des conneries ce soir.... et ça continue sur le forum..... Entre Glucksman quasi sénile Zizek a peine comprehensible et cette jeune philosophe qui n'est pas à une anerie près...c'était très fort...
Pour les grands pourfendeurs du capitalisme et de l'économie de marché,je rapelerai les 100 millions de morts estimés causé par l'idéologie communiste au 20 eme siècle,  et de me dire ce qu'ils pensent du monde dans lequel lis vivent..


 
Pour l'instant il n'y avait pas de "conneries " dites sur ce forum , désormais c'est fait !

n°57719
makoto5
Note : 3/5 pour 87 votes
Posté le 14-01-2010 à 00:58:36  profilanswer
 

Un sujet a été créé il y a 1 mois je crois sur ce bilan du communisme qui vient de ce bouquin, et qui vient d'un seul auteur, et contesté par tous ses co-auteurs. J'avais moi-même mis un lien wikipédia expliquant la polémique sur ce chiffre de 100 millions. Tapez Stéphane Courtois et vous apprendrez des choses M. Dany. A moins que vous ne suspectiez wikipédia d'être à la solde de la menace Rouge...


Message édité par makoto5 le 14-01-2010 à 00:59:05
n°57721
korben916
Note : 3.4/5 pour 62 votes
Posté le 14-01-2010 à 01:04:46  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 00:20:44, philipinho a écrit :


Et pour répondre à Sorman: évidemment que le Congo fait partie du système capitaliste puisque ses ressources naturelles sont sans cesse pillées par les multinationales "occidentales" (le corrupteur) bien aidées, il est vrai, par la bourgeoisie compradore (allez voir sur wikipedia si nécessaire) locale (le corrompu).


 
 
L'exemple du Congo est un excellent exemple de ce qui ne devrait pas être. C'est-à-dire une économie complètement dérégulé. Le problème ne vient donc pas du capitalisme mais du manque de régulation ou de redistribution. Evidement cette régulation ne peut être efficace qu' à l'échelle du globe. Ils ne peut en être autrement, les richesses allant là ou la liberté est la plus grande.
 
Le capitalisme serait le système qui permet de créer des richesses et le communisme celui qui permet de les redistribuer….On est bien avancé là :??:

n°57722
contre int​egriste
Note : 4/5 pour 2 votes
Posté le 14-01-2010 à 01:11:22  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 01:04:46, korben916 a écrit :


 
 
L'exemple du Congo est un excellent exemple de ce qui ne devrait pas être. C'est-à-dire une économie complètement dérégulé. Le problème ne vient donc pas du capitalisme mais du manque de régulation ou de redistribution. Evidement cette régulation ne peut être efficace qu' à l'échelle du globe. Ils ne peut en être autrement, les richesses allant là ou la liberté est la plus grande.
 
Le capitalisme serait le système qui permet de créer des richesses et le communisme celui qui permet de les redistribuer….On est bien avancé là :??:


le capitalisme permet peut etre de créer des richesses mais à quel prix ! le communisme n'a pas fonction de les redistribuer mais de supprimer les iégalités générées par le capitalisme :sarcastic:

n°57724
odul31
Note : 3/5 pour 4 votes
Posté le 14-01-2010 à 01:18:05  profilanswer
 

dany1959 ,on peut être d'accord avec toi quand au nombre de morts engendrés par le communisme ;mais être contre le capitalisme tel qu'il s'exerce aujourd'hui ne veut pas forcément dire qu'on est communiste ,n'est-ce pas ? :)
Concernant le monde dans lequel nous vivons ,je pense voir où tu veux en venir : la faim dans le monde soit disant atténuée grâce au capitalisme ,les salaires,la création de richesses (si chère à Sorman) ,etc ...
Tout ceci est quasiment indéniable ,mais ,je le répète ,à quel prix ?
On mange aujourd'hui des oranges 6 fois plus pauvres nutritionnellemnt parlant que celles que l'on pouvait manger il y a un demi siècle.
Les salaires :un maçon gagne à peine plus qu'un smic alors que d'autres qui restent bien au chaud les pieds sous le bureau gagnent des fortunes  
la création de richesses : les bases du capitalisme reposent sur le fait que les ressources de notre planète sont intarissables ,ce qui est faux .Quant à la spéculation ,ça me dégoûte ...

n°57739
zeauro
Note : 3.3/5 pour 11 votes
Posté le 14-01-2010 à 02:31:03  profilanswer
 

Je suis atérré du nombre d'économistes qui considèrent l'amélioration des conditions de vie des pays en voie de développement  comme une résultante de l'adhésion à une démocratie libérale.  
Comme si le progrès scientifique et la diffusion du savoir par des ong ou oeuvres caritatives n'existaient pas.
Ce serait l'oeuvre du saint esprit de l'économie de marché.
Mais ses pays ont toujours eu des ressources minières ou agricoles soumises à la loi de l'offre et de la demande.  
Le marché ne fait pas de différence entre une bonne affaire à réaliser dans une démocratie et celle à faire dans une dictature.
La mécanique du maniement de la carotte et du bâton considérée comme seule compatible avec l'espèce humaine est un raisonnement d'âne baté.      
Le savoir parce qu'il est émancipateur, appelle la recherche de plus de savoir.
Même si la demande n'est pas universelle, sa disponibilité devrait l'être.
Dans notre monde, il se monnaye pour nous dit-on financer les futures découvertes.  
Comme si la conccurence qui oblige des savants de même importance à travailler dans leur coin et n'en récompenser qu'un plutôt que de les encourager à allier leurs efforts était la pratique la plus progressiste qu'on puisse imaginer.  
Je n'ai jamais compris pourquoi on nous bassine avec le paradoxe de l'entrepreneur à remercier pour avoir pris des risques.  
Comme pour le loto, 100% des gagnants ont tentés leur chance. 1 gagnant pour combien de perdants?
Le bon entrepreneur a pris le bon risque et le mauvais entrepreneur, lui, a pris le mauvais (qu'il est bête!).  
C'est incroyable qu'une société où le principe de précaution s'inscrit dans la constitution demande à toutes ses composantes de jouer ses moyens de subsistance au poker.
Ce n'est plus l'homme qui compte mais la valeur ajoutée : la source de toutes les escroqueries. Quelle est la valeur ajoutée pour l'humanité de la télé-réalité ou d'une application boîte à meuh pour i-phone ?
N'y a-t-il aucune responsabilité envers le reste de l'humanité lorsque l'on en accapare une partie non-négligeable de ses talents pour la divertir alors que ses besoins élémentaires ne sont pas assurés ?    
Pas de toit pour tous, pas d'énergie pour tous, pas d'alimentation pour tous.
Même si on peut toujours faire pire. Pourquoi ne pas laisser aux générations futures le bénéfice du doute quant à leur capacité à faire mieux ?

n°57744
algolingo
Note : 3.7/5 pour 10 votes
Posté le 14-01-2010 à 02:58:56  profilanswer
 

Les commentaires sont plus intéressants que l'émission elle-même, merci à tous.
En tout cas j'ai découvert Slavoj Zizek que je ne connaissais pas, je l'avoue. Je le trouve intéressant et il parle bien français, contrairement à ce que certains disent, mais personne n'a eu la courtoisie de le laisser parler sans l'interrompre rapidement. Essayez dans une langue étrangère, vous verrez que vous perdrez vite le fil de vos idées. Donc l'invité principal n'a pas pu beaucoup s'exprimer ce qui n'est pas nouveau dans ce genre d'émission. Trois contradicteurs c'est beaucoup.
L'autre principal intérêt c'est que l'ami Sorman est (res)sorti du bois.
En effet au fil du temps et de ses multiples apparitions télévisées, on aurait pu croire qu'il était devenu un néo-libéral avec un regard critique sur le capitalisme. Eh bien non, il est apparu tel qu'en lui-même, apôtre forcené du profit maximum, refusant de voir les méfaits de son système économique préféré et assez hautain et méprisant vis-à-vis de Zizek. Je retiens enfin que ce qui effraye le plus Sorman et ses amis pour la pérennité du système capitaliste, c'est la violence sociale. Je suppose qu'une simple grève ou manifestation est une violence sociale pour lui. Voilà une intéressante piste de réflexion quant aux actions futures à mener.

n°57746
Endox
Note : 4.4/5 pour 8 votes
Posté le 14-01-2010 à 05:13:29  profilanswer
 

J'ai un regret. Le débat manquait parfois de philosophie, les idées décollaient difficilement du débat policier de savoir si "capitalisme" n'est pas un terme tabou. Pourtant, ce qui est intéressant chez Zizek, c'est précisément la façon dont il traite lest problèmes métaphysiques.  
 
J'ai été étonné d'entendre que le Congo n'était pas intégré au système capitaliste parce qu'il n'y avait pas de marché intérieur. C'est une fausse vérité étant donné que le Congo est un eldorado capitaliste précisément parce que son marché est extérieur, transnationalisé. Le Katanga est un des gisements de cuivre, diamants, uranium, radium,etc du monde. Et les exploitants? Des entreprises Américaines, Européennes et Chinoises. Comment se fait-il que toute cet eldorado Congolais n'est piétiné par aucun chef de guerre? Les exploitants arrosent en dollars pour que les belliqueux aillent foutre ailleurs.
 
En suite l'argument du "on ne peut pas critiquer le capitalisme car il y a plusieurs capitalismes". Alors que les marchés sont globalisés, on oblige toute contestation de poser le problème au niveau local, ou bien on est taxé de mysticisme. C'est ainsi que les sous-sophistes inculquent l'interdit d'utopie. Car si ce n'est pas local, alors c'est mondial : le fameux capitalisme globalisé. Or, comme corrélativement on nous dit que le capitalisme c'est une idée irréelle, il est évident que le problème, s'il est bien global, ne peut pas être ce capitalisme, étant donné que celui-ci n'est qu'en tant qu'inexistant. Hugo Chavez avait raison de parler d'un "fantôme" à Copenhague. C'est le spectre de Dieu, on ne prononce pas son nom.  
Désormais, avec les nouveaux sophistes, pour le prix d'un problème, on en a deux : celui du capitalisme et celui de sa négation. Ainsi, le seul problème c'est qu'il n'y a pas de problème du capitalisme. En fait, c'est toi le problème! Si t'es pauvre c'est de ta faute, t'avais qu'à être « proactif », t'adapter à la loi du marché. C'est à dire à ta nature propre! Le renversement contemporain du darwinisme social c'est le (capitalisme) naturel, donc la Nature tout court. Le reste, c'est mysticisme!


Message édité par Endox le 14-01-2010 à 05:19:27
n°57756
makoto5
Note : 3/5 pour 87 votes
Posté le 14-01-2010 à 10:51:41  profilanswer
 

En effet je rejoins algolingo, quel plaisir de lire certaines interventions ici, bravo aux 3 ci-dessus notamment !
 
J'aurais aimé entendre l'avis de Zizek sur Chavez qu'il a évoqué 2 ou 3 fois mais il était impossible de développer une argumentation avec Sorman en face. Chavez, Morales, Castro, je reste dans l'inconnu quant à l'analyse de Zizek sur ces constructions. Merci Monsieur Sorman, au plaisir de vous revoir une énième fois dans une émission de débat...

Message cité 1 fois
Message édité par makoto5 le 14-01-2010 à 10:52:59
n°57758
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 11:07:03  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 01:04:46, korben916 a écrit :


 
 
L'exemple du Congo est un excellent exemple de ce qui ne devrait pas être. C'est-à-dire une économie complètement dérégulé. Le problème ne vient donc pas du capitalisme mais du manque de régulation ou de redistribution. Evidement cette régulation ne peut être efficace qu' à l'échelle du globe. Ils ne peut en être autrement, les richesses allant là ou la liberté est la plus grande.
 
Le capitalisme serait le système qui permet de créer des richesses et le communisme celui qui permet de les redistribuer….On est bien avancé là :??:


 
"Le problème ne vient donc pas du capitalisme mais du manque de régulation ou de redistribution."
Et qu'est ce donc que le capitalisme, dans la pratique, si ce n'est justement la dérégulation économique et la redistribution inégale du produit du travail social?
 
Vous le dites vous même, la régulation est inefficace, mais vous le justifiez n'importe comment: les richesses VIENNENT des pays ou la liberté économique est la plus grande, càd les pays néo-colonisés dirigés par des bourgeoisies compradores, éventuellement dictatoriales, grassement payées par les capitalistes oiseux, le peuple laborieux comptant pour quantité négligeable.

n°57759
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 11:13:06  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 10:51:41, makoto5 a écrit :

En effet je rejoins algolingo, quel plaisir de lire certaines interventions ici, bravo aux 3 ci-dessus notamment !
 
J'aurais aimé entendre l'avis de Zizek sur Chavez qu'il a évoqué 2 ou 3 fois mais il était impossible de développer une argumentation avec Sorman en face. Chavez, Morales, Castro, je reste dans l'inconnu quant à l'analyse de Zizek sur ces constructions. Merci Monsieur Sorman, au plaisir de vous revoir une énième fois dans une émission de débat...


C'est justement le problème que j'évoquais plus haut. Je n'ai rien contre Zizek mais sa gestuelle, encore plus que son phrasé pas toujours abouti (je ne juge pas, je constate), l'empêche de s'imposer dans un débat à plusieurs au contraire de quand il est seul et qu'il peut développer ses thèses.
 
Un gars comme Michel Collon (un belge comme moi ;o) est par exemple plus adapté à ce genre de situation. Il parle pas trop mais arrive toujours à exprimer ses idées jusqu'au bout.

n°57760
Morpheusfd
Note : 4.4/5 pour 14 votes
Posté le 14-01-2010 à 11:31:58  profilanswer
 

Ce clown pathétique de Glugsmann - qui ferait mieux d'aller en maison de retraite, il y fera l'animation en soirée (merci, au passage, de NE PLUS INVITER CE SINISTRE LOBBYISTE DE LA PENSEE UNIQUE) - nous dit à la fin du débat " Je ne sais pas ce qu'est le capitalisme " (sic).
 
Et bien moi, je ne sais pas ce qu'est le communisme ! Depuis que cette belle idée fût édictée, je n'ai pas vu ni connu de système basé sur ces idée mis en oeuvre. Ni en URSS, ni en chine, ni ailleurs. La seule chose que j'ai pu voir, c'est l'utilisation de cette bannière soi-disant communiste, mais dévoyée, détournée, trompée. Le communisme n'a JAMAIS été mis en oeuvre véritablement dans aucune nation. Je ne puis donc juger que de ses idéaux, qui sur le papier en tout cas, sont humainement ce qu'il y a de plus beau.
 
PAR CONTRE, j'ai vu, vécu et subi le capitalisme ! Le capitalisme appliqué, je sais ce que c'est : une horreur sociale, politique, économique et environnementale. Une horreur qui DOIT, PAR TOUS LES MOIYENS POSSIBLES, être éradiquée de la surface de la terre. Ni plus, ni moins.
 
A un moment, cet autre clown fat de Sorman, avec sa suffisance et sa morgue  nous dit que le communisme n'est pas encré dans le réel, et qu'à contrario, le capitalisme, lui, a fait avec l'homme et ce qu'il est. J'ai ADORE entendre cela.
 
C'est le préambule de l'essai de Maurice Joly " Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ", que je cite :  
 
" Voici comment je formule mon système, et je doute que vous l'ébranliez, car il ne se compose que de déductions de faits moraux et politiques d'une vérité éternelle : L'instinct mauvais chez l'homme est plus puissant que le bon. L'homme a plus d'entraînement vers le mal que vers le bien ; la crainte et la force ont sur lui plus d'empire que la raison. Je ne m'arrête point à démontrer de telles vérités ; il n'y a eu chez vous que la coterie écervelée du baron d'Holbach, dont J.-J. Rousseau fut le grand-prêtre et Diderot l'apôtre, pour avoir pu les contredire. Les hommes aspirent tous à la domination, et il n'en est point qui ne fût oppresseur, s'il le pouvait ; tous ou presque tous sont prêts à sacrifier les droits d'autrui à leurs intérêts.
Qui contient entre eux ces animaux dévorants qu'on appelle les hommes ?
A l'origine des sociétés, c'est la force brutale et sans frein ; plus tard, c'est la loi, c'est-à-dire encore la force, réglée par des formes. Vous avez consulté toutes les sources de l'histoire ; partout la force apparaît avant le droit. La liberté politique n'est qu'une idée relative ; la nécessité de vivre est ce qui domine les États comme les individus. "
 
Ce que l'on sait moins, c'est que ce Dialogue imaginaire est la source d'un plagiat autrement plus polémique s'il en est : Les Protocoles des Sages de Sion. Dont voici le passage remanié :
 
" Premier protocole. Nous parlerons bien franchement et discuterons le sens de chaque réflexion, faisant ressorti, par des comparaisons et des déductions, des explications complètes. J’exposerai, par ce moyen, la conception de notre politique, ainsi que celte des Goïm (expression juive pour désigner tous les Gentils). Il faut remarquer que le nombre des hommes aux instincts corrompus est plus grand que celui des gens aux instincts nobles. C’est pourquoi les meilleurs résultats s’obtiennent, dans le gouvernement du monde, en employant la violence et l’intimidation plutôt que les discussions académiques. Tout homme a soif du pouvoir ; chacun aimerait à être un dictateur si seulement il le pouvait, et bien rares sont ceux qui ne consentiraient pas à sacrifier le bien-être d’autrui pour atteindre leurs buts personnels.
Le droit réside dans la force. Qu’est-ce qui a contenu les sauvages bêtes de proie, que nous appelons hommes ? Par quoi ont-ils été gouvernés jusqu’à ce jour ? Aux premières époques de la vie sociale, ils étaient soumis à la force brutale et aveugle, puis ils se soumirent à la loi, qui n’est, en réalité, que la même force masquée. Cette constatation me mène à déduire que, de par la loi naturelle, le droit réside dans la force. "
 
Voilà qui est parlant. Sorman nous confirme donc que le capitalisme repose bien sur le prémisse de la conception que Maurice Joly met dans la bouche de Machiavel de ce que doit être la politique pour qui veut pouvoir contrôler et dominer le monde.
 
C'est presque comme si Sorman voulait rendre ses lettres de noblesse aux Protocoles.
 
SINISTRE !
 
(Message édité par la modération pour retirer une incitation à la violence)


Message édité par Ce soir ou jamais le 14-01-2010 à 12:51:28
n°57761
cacittiros​e
Note : 4/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 11:36:38  profilanswer
 

je suis en partie d'accord avec zeauro et endox ;c'est ce qui manque cruellement dans le débat actuel,une vision metaphysique de notre avenir ce que je pense que ZIZEK essaie d'apporter pour élever le débat et remettre en question une mondialisation qui je le rappelle n'est que l'apanage de l'OMC et où l'humain ne fait pas partie de son concept.Quant à SORMAN il reflette tout simplement le cynisme du capitalisme,il a peur de la violence???Mais au même titre qu'il n'a pas supporter la violence de notre révolution de 1789,il appréhende le comportement du citoyen face au exactions de ses collègues ultra-libéraux.Je m'étonne toutefois qu'il n'a pas été abordé le problème de remettre en question la notion du productivisme;il faut toujours devancer la demande et offrir toujours plus,pour faire des parts de marché sous prétexte de créer des richesses;hors la formidable expansion du marché n'a fait que laisser sur le bord de la route de plus en plus de gens y compris ce qui s'y attendaient le moins;dans ce sens cette jeune philosophe(dont j'ai oublié le nom,désolé) a quelque peu aborder le sujet.Je suis content de voir des réactions interessantes sur un sujet aussi compliqué proposé par CSOJ cela veut dire qu'en quelque sorte nous sommes forcés de faire de la politique mais pas au sens institution mais au fait que je crois que chacun de nous peut avoir une vision de notre société ;je pense qu'il y a moyen de prendre à contre-pied cette forme de fatalité qui voudrais que l'on ne peut échapper au système technocratique du capitalisme(tu coutes tant,tu rapportes tant,tu n'es pas rentable...)mais revenons vers nous!!!n'oublions pas que des gens (nos ancêtres)se sont battus pour nos libertés,de paroles,d'actions,de connaissances,de vivre tout simplement en nous donnant droit à des loisirs,parce que vivre n'est pas devenir esclave du travail,vivre est partager,échanger,dialoguer et surtout être vigilant sur le fait que le monde entier doit avoir accès à cela.Pour conclure le capitalisme est à l'opposé de cela c'est pourquoi il doit être éradiqué.

n°57766
Morpheusfd
Note : 4.4/5 pour 14 votes
Posté le 14-01-2010 à 11:55:59  profilanswer
 

A la (fausse) affirmation de Glugsman disant " je ne sais pas ce qu'est le capitalisme ", j'ai une réponse.
 
Le capitalisme est le système qui repose sur - et organise - la pénurie. La politique capitaliste, sous couvert de "société d'abondance", de "loi du marché, à savoir, soi-disant, la loi de l'offre et de la demande", organise, en réalité, la thésaurisation des biens afin de contrôler leur distribution et/ou leur rationnement, quitte à détruire une surproduction ou restreindre la distribution, ce qui permet d'imposer et de contrôler les prix.
 
Tout repose donc bien sur la pénurie, car la valeur attribuée aux biens repose sur leur rareté. Or, et c'est là toute la perversion du capitalisme, la terre est parfaitement à même, pour autant que l'on en respecte les lois véritablement naturelle (elles !), de fournir une vrai abondance à chacun.
 
Donc, le capitalisme est une immense et immonde perversion qu'il convient d'éradiquer.

n°57768
Volapuk
Note : 4/5 pour 14 votes
Posté le 14-01-2010 à 12:03:34  profilanswer
 

Dans le fil "changeons de têtes changeons de vie" j'avais anticipé sur ce qui allait se passer avec les Sorman et Cie. Il est évident qu'on nous les impose dans les débats. La direction de France Television doit avoir une liste noir (Emanent directement de l'élysée maintenant) pour interdire ou encadrer les personnes suceptibles de faire avancer les idées. Je pense que Freddy n'a pas vraiment le choix de ces invités... L'impossibilité du constat et de la critique actuelle de nos sociétés, surajoute à une forme de violence inadmissible. Ces ... que sont Sorman ou Glusckman n'ont d'autres rôle que de collaborer pour le Fascisme Financier Mondialisé en tant que parasites de la pensée libératrice. C'est un paradoxe eux qui sont tellement Liberaux !
Ils cotionnent la fable coloniale sur l'Afrique (discours de Dakar) et se rendent responsables par leur déni idéologique des crimes qui y sont commis. Pour eux "la depenalisation des affaires" ne peut être qu'une bonne chose, car elle institue dans les diplomaties avec le continent Africain le Pouvoir de Serrer et graisser la patte de n'importe quels dirigeants passible de crime contre l'humanité. Quant on ose s'acoquiner avec un Obiang (Guinée Equatoniale), un Kagame, un Bongo ou un Kadafi on utilise sa morale comme papier hygienique. Honte sur cette Dictature du Fric, honte à cette malhonnêteté Intellectuelle, c'est la Colère !
 
(Insulte supprimée par la modération)


Message édité par Ce soir ou jamais le 14-01-2010 à 12:54:42
n°57769
korben916
Note : 3.4/5 pour 62 votes
Posté le 14-01-2010 à 12:04:28  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 11:07:03, philipinho a écrit :


 
"Le problème ne vient donc pas du capitalisme mais du manque de régulation ou de redistribution."
Et qu'est ce donc que le capitalisme, dans la pratique, si ce n'est justement la dérégulation économique et la redistribution inégale du produit du travail social?
 
Vous le dites vous même, la régulation est inefficace, mais vous le justifiez n'importe comment: les richesses VIENNENT des pays ou la liberté économique est la plus grande, càd les pays néo-colonisés dirigés par des bourgeoisies compradores, éventuellement dictatoriales, grassement payées par les capitalistes oiseux, le peuple laborieux comptant pour quantité négligeable.


 
Vous avez raison philipinho, je ne suis pas suffisamment précis. Dans l'exemple du Congo, le manque de régulation ou le manque d'Etat permet l'expropriation du peuple autochtone de ses richesses . Celle-ci étant ensuite dirigé vers des pays dont l'organisation social permet la transformation pour accroitre la valeur ajouté, pour finir dans les paradis fiscaux ou le principe de redistribution n'est pas plus enviable que dans l'exemple du Congo. Dans un cas c'est le manque d'Etat qui créé la liberté et dans l'autre c'est l'Etat qui encadre cette liberté de façon à privilégier la rente.
 
Par rapport au débat sur la différence entre capitalisme et communisme, une des différences entre les deux systèmes c'est le droit de propriété.
Utile pour fournir de l'adrénaline il est aussi l'un des facteurs de l'inégalité. D'un point de vue éthique, je considérerai qu'a partir du moment ou une personne fait parti d'une entité, une nation par exemple, il serait normal qu'il soit aussi le propriétaire d'une part du capital de cette nation. Au minimum une part qui lui permet de vivre dans des conditions acceptables. Cette condition est plus ou moins respecté dans les pays les plus riches, ce qui ne veut pas dire que la répartition soit équitable et durable. Le système des démocraties, même s'il n'est pas parfait fonctionnait donc plutôt bien. Mais aujourd'hui le contexte mondialisé de l'économie qui permet la délocalisation introduit une erreur dans le système nation/richesse/répartition que les Etats ne sont pas en mesure de corriger. Cette erreur est fatal pour la redistribution et est facteur de l'émergence d'une classe qui s'accapare toute les richesses, elle est peut être la condition nécessaire au développement des pays plus pauvre.  
.  

n°57772
makoto5
Note : 3/5 pour 87 votes
Posté le 14-01-2010 à 12:20:22  profilanswer
 

Si vous me permettez morpheus je rajouterais à votre excellente intervention que dans le système capitaliste la force de travail est une marchandise comme une autre, et que le chômage est un moyen également de contrôler le coût du travail, et de l'abaisser de plus en plus. Ahurissant d'entendre encore de nos jours des représentants politiques faisant campagne sur le plein emploi, il ne reviendra jamais dans nos pays riches.
 
Et au-delà de l'aspect purement économique chômage et pauvreté permettent aussi de contrôler et asservir les populations. Ceci est une forme de violence sociale que M. Sorman ne veut pas voir, pour mieux se concentrer sur les violences Rouges...


Message édité par makoto5 le 14-01-2010 à 12:24:40
n°57776
philipinho
Note : 3.2/5 pour 5 votes
Posté le 14-01-2010 à 12:43:29  profilanswer
 

Le 14-01-2010 à 12:04:28, korben916 a écrit :


 
Vous avez raison philipinho, je ne suis pas suffisamment précis. Dans l'exemple du Congo, le manque de régulation ou le manque d'Etat permet l'expropriation du peuple autochtone de ses richesses . Celle-ci étant ensuite dirigé vers des pays dont l'organisation social permet la transformation pour accroitre la valeur ajouté, pour finir dans les paradis fiscaux ou le principe de redistribution n'est pas plus enviable que dans l'exemple du Congo. Dans un cas c'est le manque d'Etat qui créé la liberté et dans l'autre c'est l'Etat qui encadre cette liberté de façon à privilégier la rente.
 
Par rapport au débat sur la différence entre capitalisme et communisme, une des différences entre les deux systèmes c'est le droit de propriété.
Utile pour fournir de l'adrénaline il est aussi l'un des facteurs de l'inégalité. D'un point de vue éthique, je considérerai qu'a partir du moment ou une personne fait parti d'une entité, une nation par exemple, il serait normal qu'il soit aussi le propriétaire d'une part du capital de cette nation. Au minimum une part qui lui permet de vivre dans des conditions acceptables. Cette condition est plus ou moins respecté dans les pays les plus riches, ce qui ne veut pas dire que la répartition soit équitable et durable. Le système des démocraties, même s'il n'est pas parfait fonctionnait donc plutôt bien. Mais aujourd'hui le contexte mondialisé de l'économie qui permet la délocalisation introduit une erreur dans le système nation/richesse/répartition que les Etats ne sont pas en mesure de corriger. Cette erreur est fatal pour la redistribution et est facteur de l'émergence d'une classe qui s'accapare toute les richesses, elle est peut être la condition nécessaire au développement des pays plus pauvre.  
.  


" Le système des démocraties, même s'il n'est pas parfait fonctionnait donc plutôt bien"
 
Les démocraties dont vous parlez, fonctionnaient "plutôt bien" uniquement à partir du moment où le capitalisme c'est justement globalisé (passage en mode impérialiste!) et quand nos capitalistes ont donc pu mettre sur la tête des peuples "du sud" la souffrance et la misère que nos peuples à nous commencaient sérieusement à ne plus pouvoir supporter.
 
Et on a pas dû attendre une "erreur" de régulation du système pour voir apparaitre la redistribution injuste du produit du travail social. Je le répete: dérégulation économique et redistribution inégale du produit du travail social sont les bases pratiques du capitalisme.
Quand il y a eu progrès social, ça a toujours été sous la pression de la rue et jamais parce qu'un capitaliste a tout d'un coup eu envie de réguler.
 

n°57777
makoto5
Note : 3/5 pour 87 votes
Posté le 14-01-2010 à 12:53:07  profilanswer
 

Oui mais là M. Sorman ne valide pas, il rejette "toute forme de violence", même si elle concerne la défense de droits fondamentaux. Taddéi comme Zizek ont essayé de lui faire nuancer son propos pseudo-ultra-pacifiste, sans succès. Parfois vaut mieux être sourd que d'entendre certaines choses.
 
Je rejoins philipino : "qu'une erreur se soit glissé dans ce système à partir de la globalisation" sous-entend que ce dit système est cohérent pour l'Homme au départ. Personnellement je ne le pense pas, sa course en avant vers le profit avec la conversion de toute chose en marchandise en concurrence (y compris l'Homme) c'est dans ses gènes.


Message édité par makoto5 le 14-01-2010 à 12:57:47
n°57792
Morpheusfd
Note : 4.4/5 pour 14 votes
Posté le 14-01-2010 à 14:03:01  profilanswer
 

Le capitalisme est un système FONDAMENTALEMENT injuste.
 
Il repose sur un préalable qui justifie l'exploitation de l'homme par l'homme (voir mon intervention précédente), et il n'est donc ni moral, ni éthique. Rien qu'en cela, il peut être considéré comme mauvais pour l'humanité et à proscrire.
 
Si l'on peut sans doute, sociologiquement, avancer l'idée que CERTAINS hommes (et non "tous" les hommes) développent un penchant pour l'avidité et la vanité, n'est-il pas foncièrement pervers de se baser sur ce prémisse pour élaborer - et justifier ! - un système où précisément, ces hommes, et donc leurs vices et leur perversion, seront les bénéficiaires du système ? Poser la question, s'est y répondre.
 
Mais les partisans et grands défenseurs du capitalisme n'en ont cure : pour eux, la fin justifie les moyens, et le cynisme de leur thèse n'est qu'une cerise sur le gâteau. Sorman se gausse de notre indignation à ses propos. Il défend un système - mais aussi des intérêts - dont les responsables ne craignent rien, étant au dessus de toutes les lois (faut-il argumenter ce point où l'évidence saute-t-elle - enfin - aux yeux ?).
 
On comprend mieux sa "haine" (sic) de "toute forme de violence", car la seule chose à craindre serait une révolte populaire. Car dans les temps de révolte populaire, il est vrai que les puissants d'aujourd'hui auraient à craindre même leur fidèle garde du corps ... Et des Sorman et consorts auraient à craindre de récolter le fruit de la violence de leurs propos, tout comme les tenants du capitalisme (banquiers en tête) auraient à craindre la conséquence de leurs actes : "qui sème le vent récolte la tempête" ; "on récolte ce que l'on sème" et la violence innommable des mécanismes du système capitalistes ne peut qu'engendrer une immense colère et une haine incontrôlable.
 
Pourtant, en dépit de mes propos coléreux justement sanctionnés, je n'approuve pas l'idée d'une révolte populaire dans le sang, car elle serait la meilleure justification du pouvoir pour imposer un régime tellement sécuritaire que le terme "fascisme" résonnerait comme une douceur pour le qualifier. Le pouvoir n'attend que ça.
 
Ce que je préconise, en revanche, c'est la désobéissance civile, c'est refuser de respecter les résolutions européennes, c'est reconstruire des micro système parallèles, sans tenir compte des lois pensées, écrites et imposées sans aucune démocratie par nos "élites" européennes, mais pas seulement.
 
Pourquoi devrions-nous respecter les lois de l'OMC, de l'OMS, du FMI, etc. ? Existe-t-il une seule loi dans les lois nationales qui impose de se soumettre au dictat de l'OMC, de l'OMS, du FMI, de la Banque Mondiale et même de la CEE ? Si oui, alors ces lois relèvent de la PLUS HAUTE TRAHISON, et non seulement doivent être dénoncée, mais abrogées et les responsables et signataires traduis en justice. Non seulement ils ont trahis leur population, mais ils ont détournés et détruits les fondements démocratiques.
 

n°57794
Morpheusfd
Note : 4.4/5 pour 14 votes
Posté le 14-01-2010 à 14:20:22  profilanswer
 

@ Corben 916
 
Vous dites vrai en précisant que dans les pays industrialisé et ex-coloniaux, ce sont les institutions étatiques qui encadrent le pillage des ressources et des biens.
 
Toutefois, je voulais intervenir à cela en mettant l'accent sur le fait que les Etats démocratiques ont été, en cela, trahis, véritablement, par les élus du peuple, qui ont cédés, pour maintes raisons, aux pressions des lobbys libéraux - et ce y compris dans les partis de gauche (surtout le PS).
 
En soi, ce qu'on appelle "l'Etat" n'est pas mauvais en soi, SSI l'Etat joue son rôle dans l'esprit de servir le peuple (tout le peuple, pas quelques "élites" - que je qualifie plutôt de "zélotes" ;-) ).
 
Dans l'idéal, en principe, l'Etat, en démocratie, C'EST le peuple. Mais il est vrai que nous ne sommes plus en démocratie.
 
Je souhaiterai aussi rappeler ces paroles de Aldous Huxley dans "Retour au meilleur des mondes" (1958) :
 
" (...) par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques - élections, parlements, hautes cours de justice - demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non violent*. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient aux bons vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions** (...) et de tous les éditoriaux mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. "
 
* voir l'intervention de Sorman concernant la violence
 
** appel à Monsieur Taddéï, un thème pour une future émission ?

 Page :  1  2  3  4  5  6  7
Page Précédente 

Aller à :