"L'actualité vue par la culture"
votre rendez-vous quotidien et en direct de deuxième partie de soirée
 

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Chat du 31/03 : LES REPONSES DE F. TADDEI

 
n°229
Pierre Dex
Invité
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Posté le 31-03-2009 à 13:14:27  answer
 

Reprise du message précédent :
Dans une émission radio, sur France Culture me semble-t-il, vous aviez fait l'auto-critique de votre émission (la 1ère saison) et aviez pointé du doigt le risque d'avoir trop d'invité sur le plateau. Je pensais donc que cette nouvelle saison gagnerait en clarté dans les débats par le simple fait de n'inviter que 3 ou 4 personnes.  
 
Or, je m'aperçois que cela n'est pas le cas. Dans une émission réduite à 1 heure, le temps de parole par invité étant peu important, les discours sont donc volontairement "vulgarisés" pour gagner en efficacité, au détriment d'un vrai cheminement de la pensée. Au final, même si je connais votre méfiance vis-à-vis des chroniqueurs, vos invités ont finalement ce rôle-là : émettre une opinion en 5 minutes...  
 
A contrario, lorsque se rencontrent 2 personnes et qu'elles ont le temps d'établir une réelle discussion, les choses deviennent tout de suite plus intéressantes. On sort du débat classique où chacun campe sur ses positions, et dans une manière de brouhaha incessant.
 
Qui décide du nombre d'invités ? Pourquoi ne pas le réduire ? Qu'apporte au débat une table de 6 invités ?
 
Bien à vous,
Pierre Dex.

n°230
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:23:47  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 11:38:22, artemis500 a écrit :

Bonjour,
 
Votre émission a le chic de couvrir des sujets (pertinents) en profondeur, avec des intervenants inédits et pas forcément en odeur de sainteté dans les médias traditionnels.
 
Mais alors que le sujet sur la départementalisation de l'île de Mayotte aurait mérité une émission à lui-seul, peu de Français ont compris cette consultation et où se situe cette île et comment elle est française, "Ce soir où jamais" - si prompte à nous faire éclairer sur "la fin de la Françafrique, le mercenariat, le choc des civilisations, la crise sociale et identitaire aux Antilles françaises, l'immigration clandestine, les rapports Nord-Sud ou encore la Francophonie - a laissé cette pépite de côté.  
 
Est-il trop tard de proposer une émission allant ce sens ?


 
Promis, je vais y penser.
 


Message édité par Frederic Taddei le 02-04-2009 à 12:34:33
n°232
leo357
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:24:24  profilanswer
 

Bonjour cher Frédéric, merci pour cette superbe émission quotidienne où la pertinence est quasiment tout le temps au rendez-vous.
 
Hier je regardais votre émission sur le thème du polar, et je pensais à un vrai bijou de roman noir de ces 10 dernières années, il s'agit de la série télé "The Wire" ("sur écoute" en français); une série créée par un ex journaliste (David Simon) et écrite en collaboration avec entre autres des ex-flics et des auteurs de Roman noir (Georges Pelecanos...).
 
Je ne sais pas si vous connaissez, si ce n'est pas le cas je vous la conseille fortement...
 
Amicalement, léo.
 
PS: J'espère que votre émission restera l'année prochaine même si vous changez de président...

n°233
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:26:46  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 11:40:52, risata a écrit :

Politiques sur le plateau
Bonjour,
On voit de plus en plus (hélas !) de politiques récurrents à CSOJ (Lefebvre, Devedjian, Minc, Besson, Morano...). Bien sur on peut penser que l'actualité le dicte....même c'est discutable.
Etes-vous sollicité par leurs équipes, qui décide de leur présence ?
Merci.


 
Mettre face à face ceux qui agissent et ceux qui réfléchissent et les critiquent me semble intéressant. Mettre face à face l'establishment et les contestataires me paraît indispensable. Le problème, c'est quand il n'y a pas de contestataire ou personne qui réfléchit, comme c'est trop souvent le cas à la télévision. J'espère que CSOJ ne tombre pas dans ce piège-là.

n°235
Saladin400
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:27:50  answer
 

M. Taddéi, je vous demande de répondre sincèrement et sans détour à la question suivante :  
Pourquoi Aymeric Chauprade a-t-il été déprogrammé ?
 
Je suis en classe prépa HEC et son excellent livre nous a été abondamment conseillé par la prof d'histoire-géopolitique, or je constate qu'il est ostracisé de manière tout à fait antidémocratique et révoltante pour notre pays !!!! Qu'est-ce que ce délire ?
 
Toujours est-il que nous sommes nombreux à attendre une réponse de votre part :  
Pourquoi a-t-il été déprogrammé ?

n°236
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:28:45  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 11:52:02, ardnas a écrit :

Monsieur Taddéi,  
 
J'ai vu qu'il y avait un nouveau blog Ce soir ou jamais. Vos équipes s'en servent-elles pour monter les sujets ?  
 
Est-ce que vous pourriez vous aussi intervenir dans ce blog ?
 
Merci et continuez comme ça!
 
Ardnas


 
On le lit tous les jours, mais on n'y intervient pas. On s'en inspire. On ne suit pas toutes vos suggestions. Certains ne peuvent pas ou ne veulent pas venir, ou ils ne sont pas assez différents les uns des autres. Mais vous nous aidez à composer le meilleur plateau possible.

n°238
Marcel-Duc​los
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:29:02  answer
 

Bonjour, monsieur Taddei.
Je voudrais vous féliciter pour votre émission. C'est l'une des deux émissions que je ne manque jamais à la télévision. Votre style est superbe: vous donnez aux invités le temps de s'exprimer, de dérouler leur raisonnement. Les sujets que vous choisissez ne sont pas racoleurs, et vous ne faites pas comme nombre de vos collègues qui essaient de "rivaliser" avec les invités. En plus, vous prenez le temps de préparer vos émissions, de vous documenter sur les invités, leur travail, deux ou trois informations intéressantes, sans intrusion à la vie privée qui intéresse tant certains de vos confrères. Et puis, last but not least, vos faites découvrir des artistes qui n'ont pas toujours pignon sur rue. En tout cas, bravo!!!
Je voudrais vous suggérer une chose: pourquoi ne pas avoir un peu moins d'invités sur votre plateau, pour que le temps de parole soit plus important? Trois ou quatre, au maximum, ça permettrait d'approfondir un peu les thèmes, non?
Merci et bravo encore, à vous-même et à toute votre équipe!
M-D

n°240
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:34:12  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:22:07, Fabrice Bianco a écrit :

Monsieur Taddéï :
 
Pourquoi avoir déprogrammé le géopoliticien Aymeric Chauprade de votre émission Ce soir (ou jamais !) du jeudi 2 avril sur France 3 consacrée à l’OTAN ?
 
Cet déprogrammation – d'aucuns parleront de censure - n’est sans doute pas anodine : L’universitaire a été exclu le 5 février dernier du Collège interarmées de Défense (CID), où il enseignait, sur ordre direct d’Hervé Morin après la parution d’un article de Jean Guisnel dans le Point. Motif : avoir évoqué dans son dernier ouvrage, Chronique du Choc des civilisations, les thèses alternatives à la version officielle des attentats du 11-Septembre. Et il vient d’obtenir du tribunal administratif de Paris la suspension de la décision du ministre (voir http://fr.novopress.info/?p=16082). Cette déprogrammation vous a-t-elle été imposée par la direction de la chaîne sur pressions du ministère de la défense ou de l’Elysée ?
 
Dans un entretien audio qu’il a accordé aujourd’hui à Novopress (http://fr.novopress.info/?p=16171), Aymeric Chauprade déclare : «  Pour que Taddeï , réputé, sans doute à juste titre d’ailleurs, comme l’un des journalistes les plus libres du service public, déprogramme, c’est que l’oukaze vient du plus haut niveau ». Que lui répondez-vous ?
 


 
Absolument pas. Il m'a semblé simplement que cette controverse, sur laquelle je n'allais pas avoir le temps de revenir, risquait de brouiller le débat sur la politique et la stratégie de l'OTAN. Qu'on n'entendrait pas bien ce qu'il avait à dire sur l'OTAN ou que ses adversaires s'en serviraient pour annuler son discours. Je me suis dit qu'il valait mieux attendre un peu pour le recevoir, une fois débarrassé de ce problème. J'ai peut-être eu tort. Le tribunal a tranché. Dont acte.

n°241
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:35:23  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:24:04, RTISS a écrit :

Bonjour Mr Taddei,
 
J'ai lu dans Jazzman que vous aimiez le ... Jazz. Ca tombe bien, je voudrais vous envoyer un super album du groupe  Airtiss "Live à la Salle Bleue" (c'est un quintet de "Jazz n' Groove" ), pour postuler à la fin de votre émission. En fait, j'avais déjà cherché des coordonnées où vous l'envoyer en posant cette question sur le blog de l'émission, mais je n'ai pas eu de réponse. Je tente donc derechef ma chance ici, en ayant un peu honte lorsque je vois que les questions qui vous sont posées en général, ne sont pas bassement matérielles comme la mienne. Mais bon...
Je vous remercie d'avance de prendre le temps de me répondre, et très sincèrement, merci de diffuser un peu de jazz de temps en temps.
Rodolphe
 
                                           airtiss.com
                                 www.myspace.com/airtiss


 
Le blog, on le consulte, mais c'est vrai qu'on n'y répond pas. Ce n'est pas dans nos locaux !

n°244
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:36:49  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:26:15, melindamel a écrit :

Monsieur Taddei,  
 
d'abord merci pour votre émission, qui m'oblige à tenir éveillée tard certes!, mais qui dégage les neurones !
 
Je voulais savoir si vous avez en tête un rêve d'émission, un autre concept que vous aimeriez présenter?  
 
Ou bien peut-être est-ce tout simplement Ce soir ou jamais qui vous comble ?  
 
Merci


 
J'ai quelques idées, en effet. Mais CSOJ me comble, en tous cas jusqu'à la fin de la saison. Comme tous les ans depuis que je fais de la télé, je ne pense à l'avenir qu'au mois de mai.

n°246
Anne0616
Note : 3/5 pour 6 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:36:07  profilanswer
 

Le 27-03-2009 à 19:18:06, Anne0616 a écrit :

Bonsoir,  bravo pour vos émissions, mais il y a un mais : pourquoi si peu de femmes invitées ou présentes dans vos débats ? Je ne suis pas une féministe effrénée  seulement une femme curieuse d'en connaître la raison. Merci pour l'éventuelle réponse et les émissions à venir. Une suggestion pour un prochain débat : culture et langue régionales en live Anne Etchegoyen.


J'ignorais les précédentes questions. Je ne suis pas vraiment convaincue par la réponse même si c'est la vôtre.  Pourquoi les femmes se sous-estimeraient-elles comme vous le dites. Cherchez et en vous trouverez.  A une prochaine fois.

n°247
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:38:14  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:33:35, patchanga a écrit :

Bonjour Monsieur Taddéi,  
 
En matière culturelle, quels sont vos sorties parisiennes préférées ?  
 
Et vos auteurs favoris ?  
 
Merci encore pour votre émission !


 
Il me faudrait des heurzes pour répondre à cette question. Et puis, qu'importe mes goûts personnels...

n°248
assty
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:36:30  profilanswer
 

Sur le sujet de la crise (encore) et le role des mathématiques dans la finance, avez vous songé à inviter Madame Nicole El Karoui qui forme les ingénieurs des banques et qui peuvent avoir une part (à déterminer et à débattre) de responsabilité dans la déroute financière ?

n°249
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:40:58  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:34:06, misstikie82 a écrit :

Nous avons besoin qu’émergent d’autres concepts et votre émission  en est un petit vivier.
 
La question que je me pose et vous transmets est comment donner du relief et une continuité aux étincelles qui jaillissent des débats, le forum est un  amplificateur mais n’y aurait-il pas une solution plus structurée pour prolonger le débat ? et deuxième question :  faut-il le faire ou laisser faire ? le « ou » n’étant pas exclusif
J’aimerais bien par exemple un endroit où soit ouverte une porte plus définie dans la forme  pour, par exemple, que les auditeurs fasse un feedback de ce qui a pour eux été essentiel dans l’émission à laquelle ils réagissent, la forme libre étant le forum, et une forme imposée  en 4 (8 ?) lignes, histoire que, nous, public traduisions de façon plus condensée le résultat de l’effet miroir, et que notre participation aiguise la pointe de la flèche permettant de viser la cible.
Qu’en pensez vous ?
Mis à part ça je vous encourage dans la  continuité bien évidemment à forger jour après jour la formule de l’émission en la soumettant au feu du direct dans l’intimité de la nuit.
J’aime votre capacité à allier pertinence et convivialité, l’empathie que vous savez générer entre les invités ( même quand il y a des couacs) pour que le débat soit fructifère.
Bref je suis fan, tombée sous votre charme ?
merci à toute l'équipe


 
Merci pour la question et pour le réponse. C'est une bonne idée. L'idéal serait que les invités viennent ensuite sur le forum. Je leur dis d'aller voir après l'émission, certains le font, mais je doute qu'ils vous disent qu'ils sont là, je ne pense pas non plus qu'ils interviennent, ce serait pourtant très bien.
 

n°252
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:45:01  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:34:14, risata a écrit :

Durée de l'émission
Bonjour,
La durée de l'émission vous est-elle imposée. Est-il envisageable de la prolonger un peu dans certains cas. Il n'y a plus la pression de l'écran publicitaire derrière.
Bien sur il faut doser et savoir s'arrêter mais, même si cela ne se produit pas ou peu à CSOJ, on entend toujours les présentateurs presser leurs invités : "alors en deux minutes", "il reste 30 secondes", "rapidement parce que c'est fini" etc etc...Frustrant et irritant...
Le premier débat en duo ampute beaucoup le second et on reste souvent sur sa faim.
Ceci dit je reste une inconditionnelle de votre émission. Merci.


 
L'émission, les deux premières saisons, avait tendance à s'allonger. Je prenais systèmatiquement un quart d'heure. On se couchait tard ! Depuis cette année, je me tiens au format de départ : 1h05. C'est une discipline qui supporte les exceptions. Mais je veux libérer les téléspectateurs vers minuit. Qu'ils se couchent ou pas.

n°253
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:46:36  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 12:35:42, aeioyu a écrit :

Bonjour,
 
Qui vous habille M. Taddei ?  
Est ce votre style de tous les jours ou etes vous plutôt jogginf le dimanche chez vous ?
Désolé de rentrer dans votre intimité !
 
voyelle


 
C'est moi qui m'habille. J'ai toujours porté à la télé les mêmes vetements que dans la vie. C'est, à mon avis, le meilleur moyen de ne pas devenir fou, en tous cas de ne pas se prendre pour un autre.

n°255
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:47:43  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 13:04:34, logicaaa a écrit :

Bonjour M. taddei,
 
Comme philippe Risoli à son époque du millionnaire, avez vous des trésors cachés dans votre loge offerts par des invités prestigieux avec qui vous avez des liens priviligiés ???
 
Merci !
 
Logicaaa


 
Non.

n°257
Frederic T​addei
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Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:50:43  profilanswer
 

Le 31-03-2009 à 13:14:27, Pierre Dex a écrit :

Dans une émission radio, sur France Culture me semble-t-il, vous aviez fait l'auto-critique de votre émission (la 1ère saison) et aviez pointé du doigt le risque d'avoir trop d'invité sur le plateau. Je pensais donc que cette nouvelle saison gagnerait en clarté dans les débats par le simple fait de n'inviter que 3 ou 4 personnes.  
 
Or, je m'aperçois que cela n'est pas le cas. Dans une émission réduite à 1 heure, le temps de parole par invité étant peu important, les discours sont donc volontairement "vulgarisés" pour gagner en efficacité, au détriment d'un vrai cheminement de la pensée. Au final, même si je connais votre méfiance vis-à-vis des chroniqueurs, vos invités ont finalement ce rôle-là : émettre une opinion en 5 minutes...  
 
A contrario, lorsque se rencontrent 2 personnes et qu'elles ont le temps d'établir une réelle discussion, les choses deviennent tout de suite plus intéressantes. On sort du débat classique où chacun campe sur ses positions, et dans une manière de brouhaha incessant.
 
Qui décide du nombre d'invités ? Pourquoi ne pas le réduire ? Qu'apporte au débat une table de 6 invités ?
 
Bien à vous,
Pierre Dex.


 
Avant, il y avait 8 invités. Maintenant, nous sommes à 6. Ce que ça apporte ? Le diversité des points de vue.  

n°258
Greg123456
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:41:13  answer
 

Merci Monsieur Taddei de cette réponse simple et honnête, j'avoue moi même trouver cette situation pour Monsieur Chauprade tout a fait regrettable. Mais effectivement que ce soit dans son sens ou dans l'autre peut être que cela pouvait risquer d'embrouiller la discussion. Je suis rassure vous êtes toujours le journaliste que nous apprécions car cela m'avait bien attriste quand j'ai cru/voulu déceler trop hâtivement une censure injustifiée.
Merci encore
 
Greg

n°259
Pr Fox
système D, pas D'
Note : 2.9/5 pour 105 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:44:14  profilanswer
 

"Mettre face à face ceux qui agissent et ceux qui réfléchissent et les critiquent me semble intéressant. Mettre face à face l'establishment et les contestataires me paraît indispensable. Le problème, c'est quand il n'y a pas de contestataire ou personne qui réfléchit, comme c'est trop souvent le cas à la télévision. J'espère que CSOJ ne tombre pas dans ce piège-là."
 
... Ou, le problème, c'est quand l'establishment ne souffre pas la contradiction ... Qu'il monologue ... (Par exemple Juppé est sympathique, mais il a des idées bien arrêtées, et il y a rarement un contradicteur puiqu'il vient en tant qu'auteur ...)
 
On peut souhaiter aussi que "ceux qui agissent", réflechissent (avant), à l'occasion ...

n°260
Pr Fox
système D, pas D'
Note : 2.9/5 pour 105 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:46:55  profilanswer
 

"L'idéal serait que les invités viennent ensuite sur le forum. Je leur dis d'aller voir après l'émission, certains le font, mais je doute qu'ils vous disent qu'ils sont là, je ne pense pas non plus qu'ils interviennent, ce serait pourtant très bien. "
 
En effet !
D'ailleurs G. Lanvin, hier, a répondu (sur le plateau) à mes questions (du blog)

n°261
yassine
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 31-03-2009 à 13:48:23  answer
 

Si vous pouviez faire remarquer à "cette tête de pont de l'invasion américaine en banlieue" (Abdel Raouf Dafri) qu'il n'y a rien de progressiste à faire partie de "son show business" ( il veut plus de noirs et d'arabes au cinéma et à la télévision ).

n°262
Frederic T​addei
Avatar
Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 13:59:51  profilanswer
 

coolbens a écrit :

Bonjour,
 
Quelques questions donc :
 
 
Avez-vous (encore ?) des personnes qui refusent absolument de venir "débattre" dans l'émission ?
 
 
Comment faites-vous pour convaincre certains artistes "indé" de non seulement venir à la télé, mais en plus d'y interpréter un seul titre, devant peu de spectateurs physiquement présents, et sur une scène pas forcément adéquate  ?
 
Aujourd'hui, le bon paquet d'artistes (souvent de "qualité" ) qui ont participé à CSOJ, devient-il un argument pour faire venir d'autres artistes ?
 
 
Question technique : quand vous avez un invité dont les propos sont traduits aux téléspectateurs, les autres invités et le public entendent-ils un "retour traduction" sur le plateau ?
 
 
Avant l'émission, détaillez-vous auprès de chaque invité qui seront les autres invités ? Quelles autres remarques ou précisions donnez-vous aux invités ?
 
Après l'émission, discutez-vous avec les invités ? Savoir ce qu'ils ont pensé / aimé / pas aimé de l'émission ? Savoir par exemple pourquoi un tel a peu ou pas parlé ?
 
Un invité qui, sur un débat, s'est montré trop peu loquace, ou au contraire s'est emporté, en discutez-vous avec lui ? Lui proposerez-vous une prochaine intervention ?
 
 
Ne pensez-vous pas que les sujets que "vous faites traiter" sans avis contradictoires, sans invités ayant des visions opposées, sont parfois les plus approfondis ? Évidemment cela dépend des thèmes abordés. J'ai souvenir par exemple de débats sur la Droite entre personnes de Droite, ou sur la Gauche entre personnes de Gauche, qui étaient allés très loin dans l'analyse.
 
L'invité "people & promo" de début d'émission est-il indispensable ? Même si l'angle d'interview est peu et souvent pas promotionnel, on finit toujours par comprendre quel est l'intérêt pour cette personne d'être présente (diffusion de la BA du film, date de diffusion d'émission, date de sortie de livre). Avez-vous des chiffres qui prouveraient que cet invité particulier apporte un plus d'audience à la suite de l'émission ?
 
 
Concernant les débats qui impliquent l'internet, ne "disposez-vous" pas d'un spécialiste autre que M. Kosciusko-Morizet ? D'un spécialiste moins de Droite... ou au moins d'un spécialiste qui ne connaitrait pas que la dimension du commerce, mais qui maîtriserait la dimension de l'édition d'un site de contenu par exemple.
 
 
M. Taddeï, quel(s)  élément(s) déclencheur(s) pourraient vous faire arrêter définitivement CSOJ ?
 
 
Depuis les modifications des horaires de l'émission, ressentez-vous une différence dans l'audience ?
 
Quelle est votre part d'audience (en pourcentage et en nombre de spectateurs) ? Connaissez-vous le profil de vos téléspectateurs (sexe, âge, csp) ?
 
 
Serait-il possible de prévoir une rediffusion de l'émission, plus tard dans la nuit par exemple, après la rediffusion du Soir 3 ?
 
 
Pourquoi ne pas imaginer la commercialisation d'une compilation des artistes passés à CSOJ ? Cela vous donnerait-il peut-être les moyens nécessaires d'accroître l'audience de l'émission sans avoir recours à des invités people :-) En annonçant l'émission sur d'autres médias par exemple. Si c'était si simple...
 
 
Serait-il possible de mettre à disposition sur le site toutes les émissions passées et pas seulement les quinze dernières ?
 
 
Concernant l'artiste de fin d'émission, serait-il possible de mettre plus avant le titre du morceau, le nom de l'artiste, le nom de l'album, et les dates de concert ?
 
 
Sur ce site, sur la page des "live", pourriez-vous ajouter la possibilité de classer les artistes par date de passage ?
 
 
 
Merci pour vos réponses.
 
Et merci pour votre émission :-)


 
Oui, certains refusent de débattre. Ils n'aiment pas la contradiction. Ou bien ils pensent que la télévision n'est pas le lieu d'une saine controverse, car réductrice ou limitée dans le temps.
Pour lam usique, c'est Nicolas, le programmateur, qui se charge de les convaincre. Et, bien entendu, la liste de ceux qui l'ont fait, joue en notre faveur.
Bien sûr, tout le monde sur le plateau entend la traduction. Si ce n'était pas le cas... ce serait très drôle.
Les invités sont prévenus du thème et des autres invités.
Après l'émission, on ne refait pas l'émission, mais on peut en parler en buvant un verre. Non, je ne les débriefe pas.  
Plus on a de temps sur un sujet et moins il y a de contradicteurs, plus c'est approfondi, c'est vrai. Mais dans un seul sens : le mien, puisque c'est moi qui mène l'ITV (pour cela, je vous recommande d'écouter mon émission sur EUrope 1, une heure, un tête à tête). Or, je ne pense pas forcément à tout et je n'incarne pas toutes les oppositions. Donc, il faut des débats !  

n°264
Fabrice Bi​anco
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 31-03-2009 à 14:01:00  profilanswer
 

En quoi sa présence risquait-elle de "brouiller le débat sur la politique et la stratégie de l'OTAN" ? N'était-ce pas, au contraire, l'occasion d'entendre une voix à contre-courant de l'atlantisme qui domine aujourd'hui au sein du Gouvernement ?

n°265
Frederic T​addei
Avatar
Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 14:07:35  profilanswer
 

coolbens a écrit :

Bonjour,
 
Quelques questions donc :
 
 
Avez-vous (encore ?) des personnes qui refusent absolument de venir "débattre" dans l'émission ?
 
 
Comment faites-vous pour convaincre certains artistes "indé" de non seulement venir à la télé, mais en plus d'y interpréter un seul titre, devant peu de spectateurs physiquement présents, et sur une scène pas forcément adéquate  ?
 
Aujourd'hui, le bon paquet d'artistes (souvent de "qualité" ) qui ont participé à CSOJ, devient-il un argument pour faire venir d'autres artistes ?
 
 
Question technique : quand vous avez un invité dont les propos sont traduits aux téléspectateurs, les autres invités et le public entendent-ils un "retour traduction" sur le plateau ?
 
 
Avant l'émission, détaillez-vous auprès de chaque invité qui seront les autres invités ? Quelles autres remarques ou précisions donnez-vous aux invités ?
 
Après l'émission, discutez-vous avec les invités ? Savoir ce qu'ils ont pensé / aimé / pas aimé de l'émission ? Savoir par exemple pourquoi un tel a peu ou pas parlé ?
 
Un invité qui, sur un débat, s'est montré trop peu loquace, ou au contraire s'est emporté, en discutez-vous avec lui ? Lui proposerez-vous une prochaine intervention ?
 
 
Ne pensez-vous pas que les sujets que "vous faites traiter" sans avis contradictoires, sans invités ayant des visions opposées, sont parfois les plus approfondis ? Évidemment cela dépend des thèmes abordés. J'ai souvenir par exemple de débats sur la Droite entre personnes de Droite, ou sur la Gauche entre personnes de Gauche, qui étaient allés très loin dans l'analyse.
 
L'invité "people & promo" de début d'émission est-il indispensable ? Même si l'angle d'interview est peu et souvent pas promotionnel, on finit toujours par comprendre quel est l'intérêt pour cette personne d'être présente (diffusion de la BA du film, date de diffusion d'émission, date de sortie de livre). Avez-vous des chiffres qui prouveraient que cet invité particulier apporte un plus d'audience à la suite de l'émission ?
 
 
Concernant les débats qui impliquent l'internet, ne "disposez-vous" pas d'un spécialiste autre que M. Kosciusko-Morizet ? D'un spécialiste moins de Droite... ou au moins d'un spécialiste qui ne connaitrait pas que la dimension du commerce, mais qui maîtriserait la dimension de l'édition d'un site de contenu par exemple.
 
 
M. Taddeï, quel(s)  élément(s) déclencheur(s) pourraient vous faire arrêter définitivement CSOJ ?
 
 
Depuis les modifications des horaires de l'émission, ressentez-vous une différence dans l'audience ?
 
Quelle est votre part d'audience (en pourcentage et en nombre de spectateurs) ? Connaissez-vous le profil de vos téléspectateurs (sexe, âge, csp) ?
 
 
Serait-il possible de prévoir une rediffusion de l'émission, plus tard dans la nuit par exemple, après la rediffusion du Soir 3 ?
 
 
Pourquoi ne pas imaginer la commercialisation d'une compilation des artistes passés à CSOJ ? Cela vous donnerait-il peut-être les moyens nécessaires d'accroître l'audience de l'émission sans avoir recours à des invités people :-) En annonçant l'émission sur d'autres médias par exemple. Si c'était si simple...
 
 
Serait-il possible de mettre à disposition sur le site toutes les émissions passées et pas seulement les quinze dernières ?
 
 
Concernant l'artiste de fin d'émission, serait-il possible de mettre plus avant le titre du morceau, le nom de l'artiste, le nom de l'album, et les dates de concert ?
 
 
Sur ce site, sur la page des "live", pourriez-vous ajouter la possibilité de classer les artistes par date de passage ?
 
 
 
Merci pour vos réponses.
 
Et merci pour votre émission :-)


 
Suite des réponses :
L'invité people comme vous dites est réservé à l'avant soir 3 du jeudi. Les gens zappent à cette heure-ci, entrent difficilement dans un débat dont ils ont raté le début et ignorent les participants. Une tête connue peut les retenir, du moins si il se montre différent de la manière dont on le voit ailleurs.
 
Sur internet, les étiquette "de droite" et "de gauche" me semblent encore plus désuètes qu'ailleurs. Quant à l'édition du site de contenu, quel rapport avec le débat sur le low-cost pour lequel cet invité était particulièrement renseigné ?
 
Sur l'audience, je n'en sais rien. Produits dérivés, idem. Site internet, on va y penser. Quant aux renseignements sur l'artiste, voyez sur internet ce que vous n'avez pas assez bien vu dans l'émission. Amitiés. FT
 
 

n°267
Frederic T​addei
Avatar
Note : 4.3/5 pour 37 votes
Posté le 31-03-2009 à 14:09:27  profilanswer
 

Voilà. Je szuis obligé de partir en trombe. Juliette Greco m'attend à Europe 1 pour enregistrer son ITV. Je suis déjà en retard. A ce soir dans CSOJ.

n°270
Pr Fox
système D, pas D'
Note : 2.9/5 pour 105 votes
Posté le 31-03-2009 à 14:08:13  profilanswer
 

"Oui, certains refusent de débattre. Ils n'aiment pas la contradiction. Ou bien ils pensent que la télévision n'est pas le lieu d'une saine controverse, car réductrice ou limitée dans le temps. "
 
D'où l'intérêt d'aller sur internet, de s'expliquer sur le forum etc. de découvrir des points de vue auxquels on n'a pas pensé ... (et c'est moins limité dans le temps).
Il y a davantage de sérénité de la sorte, par rapport à un débat public qui peut les inquiéter ...

n°271
Pr Fox
système D, pas D'
Note : 2.9/5 pour 105 votes
Posté le 31-03-2009 à 14:29:45  profilanswer
 

Si c'est Juliette Greco, on s'incline :-)
 

n°272
claudieDAU​NES
Note : 5/5 pour 1 vote
Posté le 31-03-2009 à 14:44:55  profilanswer
 

Monsieur Taddei, je regrette que vous ne m'ayez pas répondu (vous savez :les sourds , la LSF , leur Histoire , ...) .  ce silence est peut être plus sain que l'attitude de Nicolas Sarkosi qui, quand il était candidat aux élections présidentielles, faisait traduire ses discours en LSF (1 million d'éventuels électeurs), imité ensuite par Ségolène Royal,
 et depuis plus rien ...
 Je vous aime bien quand même , Monsieur Taddei ....

n°274
fatey0
Note : 3.6/5 pour 41 votes
Posté le 02-04-2009 à 20:19:24  profilanswer
 

bonsoir frederic pourriez vous inviter une de mes actrice preferee elle s appelle claire nebout ,merci

n°276
Profil sup​primé
Note : 0/5 pour vote
Posté le 03-04-2009 à 11:55:36  answer
 

Le 31-03-2009 à 13:44:14, Pr Fox a écrit :

"Mettre face à face ceux qui agissent et ceux qui réfléchissent et les critiquent me semble intéressant. Mettre face à face l'establishment et les contestataires me paraît indispensable. Le problème, c'est quand il n'y a pas de contestataire ou personne qui réfléchit, comme c'est trop souvent le cas à la télévision. J'espère que CSOJ ne tombre pas dans ce piège-là."
 
... Ou, le problème, c'est quand l'establishment ne souffre pas la contradiction ... Qu'il monologue ... (Par exemple Juppé est sympathique, mais il a des idées bien arrêtées, et il y a rarement un contradicteur puiqu'il vient en tant qu'auteur ...)
 
On peut souhaiter aussi que "ceux qui agissent", réflechissent (avant), à l'occasion ...


Bonjour,Pr Fox,vous êtes mon meilleur souvenir des forums de France télévision.je regrette d'avoir quitté le forum de CSOJ,et m'être perdue sur d'autres forums ou j'ai régressé.Vous êtes le seul qui m'aie tendu la main , et fait tendre vers le haut, à votre façon.Encore merci , et tant pis pour moi,j'ai compris la leçon.

n°278
cypris
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 06-04-2009 à 16:07:06  answer
 

Le 31-03-2009 à 13:23:00, Frederic Taddei a écrit :


Il s'agit de Johnny To, le réalisateur de "Mad Detective" (samedi, ikl était à moins de 10 euros à la fnac des Ternes, je l'ai acheté)


Merci !!!
Quand vous lancez-vous dans la comédie ? ( comme comédien veux-je dire pas forcément dans le registre comique exclusivement)

n°280
LaMarmited​uPdR
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 09-04-2009 à 20:48:21  profilanswer
 

L'émission de ce soir semble bel et bien porter sur un fait d'actualité: le saccage de l'entrée du quartier du port du Rhin, et de la douane sur le pont de l'Europe.
 
Je souhaite apporter mon témoignage, écrit hier.
Merci pour vos émissions.
 
Mon témoignage sur les événements du 04.04.09  survenus au Port du Rhin,Strasbourg
 
Bon, alors...j’étais là et j’habite le quartier.
Il est clair que les forces de l’ordre ont laissé faire. Elles sont intervenues environ une heure après.  
M’éloignant de l’incendie, déjà grandement déclaré, je les ai vues pour la première fois,à l’écart,derrière des barrières, à une cinquantaine de mètres du sinistre, coté école, à la jonction  de la Route du Rhin et de la rue Migneret.
Elles ont ensuite fait barrage, sous un pont SNCF à l’autre extrémité de la rue Coulaux où l’hotel IBIS brulait, pour bloquer les manifestants qui arrivaient de Strasbourg par la rue du Port du Rhin. Le face à face a duré un long moment. Ils n’ont pu pénétrer le quartier. Les gaz des bombes lacrymogène ont aussi touchés les habitants, dont des enfants.Le quartier était pris en tenaille.  
Les habitants du 10 rue Coulaux, à coté de l’hotel n’ont pu regagner leurs appartements que le lendemain, sous décision de M le Maire, Roland Ries. Ils ont dormi au gymnase de l’école, où la Croix Rouge leur a donné des sandwichs de l’eau et des pommes. “Les couvertures grataient”...m’a dit une enfant qui comme sa mère n’a pas pu dormir.
Je connais trés bien le quartier et les habitants pour y mener depuis 11 ans un projet à vocation culturelle.  
Il a pour but de lutter contre toutes formes de violences en comprenant ses sources et en créant du lien social notamment par des activités artistiques. Il est déstiné aux enfants du quartier. J’estime ce projet relever de la poésie et du théâtre.  
J’ai récemment créé un site: www.myspace.com/lamarmiteduportdurhin. Il complète un autre lieu plus concret , un local avec une vitrine (ancienement, bureau de douane) d’où le projet LaMarmite est né, au 3 rue Migneret.
Vous trouverez  déjà sur le site quelques photos de cet événement, une vue aérienne du quartier et une carte interactive dans la rubrique commentaires et sur le blog. D’autres sont à venir.
Les “casseurs” ont pu agir en toute liberté et sont partis tranquillement, surement dévêtus de leurs habits noirs se mêlant avec les manifestants anti-OTAN qui, dégoutés repartaient.
Je pense que ces jeunes “casseurs” ont été manipulés, ou même peut être achetés...  
En tout cas ça arrange finalement bien le capitalisme...La douane et l”’îlot”, où se trouvait la pharmacie, devaient être reconstruits.
Cela fait partie d’un projet urbanistique décidé de longue date et dont le Jardin des 2  Rives a été le début et le point central, avec la construction de la passerrelle par l’architecte Marc Mimram en 2004.
 
Aujourd’hui sort le film “erreure de la banque en votre faveur” avec Gérard Lanvin. Il parle entre autre de l’immobilier...
La veille du drame, j’avais, sans doute “justement”, mis sur la page d’accueil du site myspace de LaMarmite, l’affiche d’”envoyés trés spéciaux” que Gérard Lanvin m’avait dédicassée. J‘y ai depuis ajouté une photo de l’incendie.
Les deux  images se répondent admirablement!
La chance d’avoir vu ces deux films m’a aidé à avoir un recul certain par rapport à la situation.
Ca doit servir à ça l’art...?
Ce traumatisme m’est aussi surmontable par l’affection que me porte enfants et habitants du quartier et par la liberté qu’offre internet.  
Et par la radio, aussi...Ainsi, la veille de cet événement, j’ai laissé quelques mots et images sur le blog “Quai de Scène”, de France Culture où je parle de la rue Coulaux  à 4h14 le matin des incidents. La rue Coulaux  par où devait passer  la manifestation venait d’étre sécurisée par sept  fourgonettes des forces de l’ordre et des barrières. Quand je me suis levée vers 11h, j’y ai vu passer de grosses et belles voitures aux vitres teintées escortées par la police. Je n’ai pas eu le temps de prendre une photo mais en ai prises juste aprés: d’autres voitures s’en allaient et même une camionette avec des barrières...  
Plus personnes des forces de l’ordre en vue... Quand j’y  suis descendue, vers 13h, aprés le déclenchement de l’incendie de la douane visible de loin par son épaisse fumée noire, il n’y avait aucune force de l’ordre. Les “casseurs” n’avaient pas encore brisé les glaces de l’hotel IBIS, ni touché à l’ilot. J’ai continué de prendre des photos, avec mon petit appareil numérique sans zoom, acheté il y a  quatre ans à la FNAC, 50€ grace à la carte de crédit Printemps...Et m’éloignant alors du brasier, j’ai enfin vu les policiers venus de la rue Migneret, derrière les barrières...
 
J’ajoute que depuis le 1er avril le quartier et le Jardin des 2 Rives avaient été hautement sécurisés, empéchant la rencontre mensuel de citoyens allemands et français pour le café/kuchen au sein de l’association garten/jardin.
Quatre jours d’hélicoptères...
Maintenant c’est le bruit des travaux de déblayements....
Le 4 avril était et sera toujours la date anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King (1968)
Que faire pour la Paix...?
Peut étre créer des lieux culturels vivants, comme celui de LaMarmite, depuis longtemps fermée, en stand by, suite à l’arrivée en 2000 d’une structure départementale, l’OPI, sensée s’occuper de prévention et d’insertion...et qui n’a fait que copier mon initiative et créer une concurence, autant cruelle qu’inutile, sans aucun soucis des jeunes, des gens... si loin d’eux...
Une mise au point autour d’une table s’impose. Elle devrait se tenir bientôt...
Nous n’aurons la Paix uniquement quand nos élus comprendront  
l’importance  
de  
la vie
et le pouvoir de la gagner...
Et qu’elle est à respécter.
 
Conséquences et conclusions: les français vont demander plus de répressions et de forces policières pour se sentir en sécurité. Ils vont aussi continuer de manifester...
Aussi une grande part des habitants se sont donnés rendez-vous aujourd’hui mercredi 8 avril à 14h sur les lieux du sinistre et marcheront probablement jusqu’à la place de l’étoile, jusqu’à la mairie, la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) ...
Ils auront l’impression d’étre écoutés et de participer enfin au réaménagement de leur quartier, qui traîne depuis longtemps et prévu de longue date...
Et on dira encore: la démocratie existe!...
 
Mercredi prochain, le 15 avril, sur France Culture, dans  Planète Terre:Les territoires de la Mafia...
 
Bis Bald! A bientôt!
 
Marie-Christine Lacquement        
 
 la.marmite@voila.fr              
 www.myspace.com/lamarmiteduportdurhin  (cet écrit est dans le blog) www.dailymotion.com/die_marmite (playlist Port du Rhin avec des vidéos...)
 :hello:  :hello:  :hello:

n°389
albert333
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 12-06-2009 à 09:11:02  profilanswer
 

Bonjour,
 
Je préfère doubler mon message ici : il s'agit de réflexions qui pourraient alimenter une émission future.  
 
Dans le message adressé à Esperanza187 je suppose que le monde du travail et des innovations serait bien plus économique s'il n'était pas asservi à rentabiliser du capital. Mais celà suppose que l'on n'y privilégie pas les fondamentaux de l'égoïsme qui semblent caractériser la société globale.
 
Titre : Axiomes pour approcher les êtres-systèmes que nous sommes, avec résumé.
 
Introduction : Préférer l'intelligence à la ruse.
 
La détérioration du monde proviendrait de l'aiguisage de nos appétits au profit de gens qui se veulent supérieurs à leurs frères. Ce système d'"excellence" me parait relever surtout d'un mépris d'humanité.
 
Une attention concurrente pour nos facultés de connaître, fondées sur la conscience et la sagesse doit s'y substituer à l'avenir si on veut pouvoir maîtriser nos appétits ruineux pour la planète.
 
Ces lignes tentent de vous convaincre d'un projet capable de nous détourner du marchandage de la vie.
 
Prenons une image : supposons que nous soyons capables de développer des systèmes intelligents susceptibles de résoudre les problèmes des hommes. Comme ils devraient percevoir intimement la profondeur de la nature humaine je les appelle des Êtres Artificiels. Ils auraient donc la nature d'êtres tout en offrant prise, en tant que matière, à la volonté des marchands d'en tirer le maximum de profit. A l'image des financiers ces derniers se revendiquent non philanthropes. Ensemble ils pourraient donc contrôler l'évolution des hommes à leur avantage sans se soucier du service publique. Or c'est déjà ce qui a lieu de nos jours vis à vis de la pensée issue des êtres biologiques historiquement premiers. En nous acculant à dépendre de l'argent le libéralisme nous asservit, à l'opposé de nous libérer ; notion de liberté qu'il manipule frauduleusement.
 
Car ce qui est pour l'instant métaphore montre cependant déjà combien la volonté d'accaparement marchand est criminelle.
 
Il devient donc urgent de remplacer les volontés de pouvoir et d'accumulation compulsives par des aspirations qui nous en libèrent. Ceci revient à développer notre intelligence de préférence à notre ruse qui, en se tournant contre des hommes, se retourne contre nous.
 
Il devient donc urgent de transmettre les préoccupations philosophiques, les plus fondamentales, comme venant avant les sciences et au dessus des technologies. Pour que chacun apprécie en soi-même la jonction entre ses déterminants matériels et ses aspirations psychiques.
Car percevoir l'homme comme système permet de prendre la mesure des jonctions en nous de la matière avec l'esprit ; notre connaissance des processus réels provenant des interprétations des phénomènes à toutes échelles où ils se produisent.
Alors, connaître devient essentiellement, lier entre elles les différentes échelles de phénomènes.
 
A la suite j'introduis une réflexion pour préciser ma perception des rapports de la matière à l'esprit.
Pour un confort de lecture il parait préférable d'imprimer ce qui suit, équivalent à cinq ou six pages A4.  
Mesdames et messieurs les philosophes,
 
 
 
 
J'en appelle à votre collaboration de personnes soucieuses du monde. En faveur de ce monde, à bien des égards dans un triste état. Ce monde qui dépend étroitement de ce que notre matérialisme soit adapté à ses conséquences les plus prévisibles. Puisse notre théorie de la connaissance-conscience nous dégager de la dérive marchande. Car je crains que les sciences cognitives elles aussi ne soient plus orientées par une rentabilisation à court terme qu'occupées à favoriser le développement des consciences et de la lucidité.
 
C'est un problème de rapports humains aux questions matérielles.  
 
La question est polysémique mais requiert un traitement dans tous les sens concevables.
 
Aussi avez-vous sans doute comme moi la conviction qu'un problème bien posé serait capable de jouer un rôle fédérateur en proposant un horizon commun. Une réponse est dans la spiritualité des philosophes lorsqu'elle englobe les spiritualités religieuses en allant au delà et en tenant compte de leurs racines communes.  
 
Nous pouvons nous inspirer des pensées philosophiques du monde, cristallisées par l'adage de la grèce antique : « connaîs toi toi-même ! ». L'idée et sa pratique demeurent essentielles. Elles prendraient une forme adaptée à notre travail s'il devient l'étude de la spiritualisation de l'homme, guidée par le souci de développer notre conscience du monde et des êtres.
 
Les scientifiques y verront sans doute l'occasion de s'interroger sur la longue évolution des processus de spiritualisation de la matière depuis le big bang. Dans ce cadre, la vie peut apparaître comme l'ensemble des questions et problèmes posés par la nature, que celle-ci et les intéressés résolvent à leur manière à travers leur propre durée. Ainsi les processus du sens, de la connaissance et de la conscience semblent-ils devoir relever des mêmes principes qui participent à l'étude de la matiére.
 
Le principe anthropique, à la base du fait que la nature aît produit l'homme dans l'univers avec la participation plus ou moins adaptative de ses ancêtres, évoque avant tout un principe de connaissance et de conscience qu'il est légitime de chercher à éclaircir. En témoigne le mot de l'astrophysicien Hubert Reeves qui parle d'une « connivence mystérieuse » entre la nature et la conscience humaine. Ce qu'il y a de plus spécifiquement humain semble en effet lié d'une manière ou d'une autre à nos facultés de connaître et à la conscience que l'on éprouve, depuis nos premières expériences sensibles jusqu'aux domaines d'abstraction propres aux activités de l'homme.
 
Comment des êtres émergent-ils du fonctionnement matériel qui les produit si ce n'est par la vie des significations en eux ? Ces significations qui dépendent de nos expériences du monde. Elles attirent notre attention sur leurs supports, nos mémoires, « la mémoire, forme de la cognition », comme le disait déjà Guy Tiberghien dans le Courrier du CNRS d'octobre 1992..  
 
Or les phénomènes liès à la signification peuvent être rapportés à des principes très généraux ; comme si, seule la diversité de leurs niveaux, formes et moyens d'expression justifiait la variété de la création.  
 
En se projetant dans un commencement animé de forces fondamentales mais aveugles, on peut considérer le système d'interactions formelles comme lieu d'évolution. Là, ce qui se marque puis remarque, en fonction de ce qui se passe, ne devient signe que du fait de l'apparition conjointe de son auteur, fût-il abstrait ou une partie inconsciente du système.
 
Pour ces raisons mon propos a pour titre :
 
- La spiritualisation de l'homme, par l'étude de l'animation de la matière, porte sur l'intégration de la conscience à ses calculs. -
 
« Il suffirait que les êtres attachent leur intention première aux raccordements de leurs activités principales à leurs origines. »
 
Ce thème, l'étude des processus de spiritualisation de la matière, peut se comprendre comme celui de l'induction ontologique. Comment passe-t-on de l'ontique et de la quiddité à l'ontologique ? Cette question me semble nécessiter d'aborder le sujet comme système. Comment, de la matière, peut-il émerger de la vie, comprise comme un ensemble d'unités d'organisation ; où l'organisation est à la fois interne à chaque unité et entre les unités, inter et intra, à toutes échelles concevables ?
 
Abordons, à partir de ce dernier point, la rencontre entre les processus de développement et de limitation avec ceux de signification. Qu'est-ce que la signification au coeur d'un système ? Quelles sont les origines et les conséquences de ces processus de signification ?
 
Je suggère que nous voyions la connaissance comme ce qui met en jeu des analogies entre processus matériels : ceux qui sont les objets de nos études d'une part, la sensibilité de nos capteurs et de notre intelligence à y correspondre de l'autre. Les phénomènes intervenant dans la pensée sont au moins organisés par le sujet pensant et par l'objet de sa réflexion. L'intermédiaire est le travail de la matière pensante. Le réalisme mathématique exprime celà par la résistance des objets qu'envisage le mathématicien. Comment aller plus loin ? La marche et la description des objets étudiés semble correspondre à des opérations de l'esprit que la notion de réseau essaye d'approcher. Ses opérations seraient en même temps des primitives, mais telles qu'elles ne soient pas figées. Et ce que l'on sait des neurones et de leur modélisation permet de formuler des hypothèses de plus grande généralité, celles que l'on dit parfois métaphysiques.
 
Car tout se passe comme si nous devions comprendre ensemble la genèse anatomique du cerveau, la genèse de ses fonctions et la genèse de ses pratiques effectives. Négliger l'un de ces aspects nous condamnerait à passer à côté du cogito.
 
Ici l'idée centrale peut se résumer en « logique(s) ad hoc ». Cette logique est plurielle pour ses capacités d'adaptation au réel et singulière dans l'accord particulier que constitue chacune de ses réponses. Je pars des assemblées de neurones qui attesteraient un pouvoir d'adaptation au réel. Prenons l'image des films Mission Impossible où l'organisateur de la mission sélectionne et convoque chacun des membres pour former, de la réunion des spécialités, l'équipe la mieux adaptée à la mission actuelle comme un tout versatile et cohérent. Chaque nouvelle équipe, chaque construction, ressemble à un couteau suisse ou chaque lame est ad hoc. Sauf qu'il n'y aurait pas dans notre cas, si simplement, un organisateur superviseur central, dans la mesure où cette simplification peut nuire à la mission. Primum non nocere dit l'adage médical : d'abord ne pas nuire.
 
On peut trouver dans les « assemblées » ou « coalitions » de neurones une métaphore profonde de la structure fonctionnelle et de la vie des connaissances pour les systèmes qui en sont capables. Mais ceci vaudrait aussi ébauche de schéma topologique. A nous de dépasser le niveau de la métaphore.
 
De ces métaphores de l'assemblée pour la mission, et de la restriction concernant un rôle de chef, peuvent alors se construire des hypothèses plus ouvertes sur les réseaux. Un réseau effectif adapté à un projet peut se voir comme la combinaison sélective de moyens plus ou moins hétérogènes formant un sous-système ad hoc temporaire. On est amené alors à concevoir la nécessaire versatilité des éléments et des parties de cette hétérogénéité. Il importe donc au plus haut point d'y distinguer les limites des phénomènes combinatoires.  
 
Au premier plan, quel serait le principe de constitution d'unités opérationnelles faisant la preuve d'une cohésion pratique conférant à l'unité de pensée sa cohérence logique? Celle de « sa » logique On s'aperçoit dés lors que l'idée de logique est plutôt liée à l'adéquation, disons pour simplifier, d'une solution à un problème par l'intermédiaire de la formation qui s'y adapte, qu'à toute logique en forme de dogme basé sur le vrai, même s'il constitue une étape utile.  
 
 
 
 
 
Comme la correspondance entre le sujet et l'objet via le réseau est ce qui importe le plus, l'idée même de logique doit s'y adapter.  
 
Répétons le, nous abordons la constitution d'unités comme ce qu'il y a de commun entre des processus de dé-limitation et des processus de signification.
 
-----------------------
 
Axiomes pour une théorie des êtres-systèmes.
 
Résumé : Ce texte vise la frontière où apparaît l'être psychique par rapport à la matière et aux informations qui le constituent. Je propose des axiomes sur l'apparition de sens lié à l'apparition de l'être et de ses précurseurs. La rencontre des informations et des ontologies formant l'être me semble prolonger la réflexion freudienne en la portant sur des êtres-systèmes ; c'est-à-dire des carrefours d'interactions intra- et inter-systèmiques. En se situant dans le cadre de la physique et de l'évolution des espèces, mon propos tente de reprendre l'idée d'épistèmologie génétique chère à Jean Piaget pour suggérer que la raison trouve une forme unitaire pour drainer et affecter une « énergie » composite mais en grande partie réductible.
 
Voici 6 axiomes plus enchâssés que complémentaires, ceci reflété par l'ordre de leur énonciation :
 
0 ) - Le principe de causalité relative généralisée.
 
A ) - Le principe de connaissance ou de conscience.
 
* ) - Le paradigme de communication.
 
!? ) - Le paradigme de signification.
 
 
 
 
4 ) - La production et la perception d'unité-cohérence = construction et reconnaissance d'unité.
 
5 ) - Le mouvement de la raison -1 face à 2 se dépasse en 3 puis 4,5,6 etc.- trouve son énergie.
 
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Je n'aborde pas la participation de la composante énergétique aux matérialisations pratiques de mes énoncés. Il faudrait refondre ce travail pour une telle exigence. Mais les phénomènes de sens, de connaissance et de conscience appellent des principes identiques à ceux de la physique. En citant Roland Omnès dans Philosophie de la science contemporaine : « ...la logique prend directement sa source dans les lois de la nature... ».
 
---------------------------  
 
Nous devons montrer comment les processus de connaissance peuvent se concevoir objectivement et comment l'esprit peut s'y retrouver.  
 
0 ) - Le principe de causalité relative généralisée :
 
Il nous prépare à étudier comment la causalité produit la conscience en assemblant le rapport à sa source - causalité relativement à quelque chose - avec la requête d'universalité de point de vue - causalité généralisée - . C'est de la variété potentielle des positions sur le monde que semble devoir émerger notre position sur la réalité, notre compréhension de la réalité et notre intégration à la réalité. La causalité relative généralisée envisage la cristallisation en « le donné », à partir des limites que rencontrent dans leurs correspondances les modèles-axiomes avec les modèles-buts ; le plaisir en fût-il un sérieux pour l'être humain.  
 
Ce principe introduit l'hypothèse de travail suivante : il doit y avoir interlimitation réciproque des causes et des ontologies. J'appelle ontologies des choses considérées comme supports de leur manière d'être. Les ontologies sont à la base des causes et les causes sont, à un titre ou un autre, les sources des ontologies et les effets éprouvés par d'autres ontologies. Et une cause mémorisée ne fonctionne plus tout-à-fait pareil qu'à l'état libre, en considérant la mémorisation comme une stabilisation d'interactions en une ontologie. Pour faire mémoire, la structure et les modes de fonctionnement du réseau paraissent au moins aussi importants que le stockage d'objets localisés.  
 
En raisonnant en termes d'éléments et de construction nous pouvons dire :  
 
Les parties de l'univers se constituent depuis leurs interactions avec d'autres parties en laissant en elles et dans leur voisinage des traces de leurs interactions qui pourront à leur tour devenir des traces de traces. Jusqu'à ce qu'une partie ayant évolué de la sorte soit capable de prendre en compte ses propres traces comme étant effectivement les siennes afin d'en tirer des conséquences. N'est-ce pas là un seuil d'émergence de conscience ?
 
Ceci ne se peut qu'en formant l'unité qui en est capable. Et toute la question réside dans la logique de constitution de telles parties versatiles. Ces parties, en se formant, matérialisent des interprétations réciproques les unes des autres, jusqu'à devenir respectives lorsque leur réunion, limitée à une enveloppe, aboutit à un système interprète de la nature. Cette agrégation devient un système capable de connaître.
 
Une fois de plus, nous abordons la constitution d'unités comme ce qu'il y a de commun entre des processus dé-limitatifs et des processus de signification.
 
La causalité relative généralisée rend apparente la délicate question des rôles joués par l'interlimitation de phénomènes se retrouvant dans des catégories distinctes, malgré l'évidence de leurs influences réciproques ; i.e. les causes et les ontologies. Comme si en mathématiques nous étions amenés à trouver quelle opération licite permet d'ajouter des choux et des carottes : en concevant la soupe ad hoc. Si un nombre de choux ne peut pas s'ajouter à un nombre de carottes parceque l'unité n'est pas la même, « l'opération soupe » respecte cependant la principale exigence. On peut rechercher des opérations simulant des interactions, qui intègrent dans leur fonctionnement individuel ou collectif leurs limites de validité ou de porté. Comme si leur forme pouvait ajuster l'approximation qu'elles représentent. Ceci revient à supposer que l'on peut encore développer une mathématique de l'élémentaire. Peut-être en redonnant du crédit à une métaphysique adaptée à des opérations matérielles conçues par ces mathématiques.
 
---------------------------
 
A ) - Le principe de connaissance ou de conscience :  
 
Il nous oblige à une métaphysique plus ou moins mathématique capable d'expliquer les phénomènes liés au sens à l'intérieur du monde et des concepts de la physique.
 
Partons de l'idée que la conscience, sous ses formes actuelles, est un acquis de l'évolution, en essayant de formuler ses origines. C'est l'idée d'évolution, du statut changeant des traces pour celà même qui les perçoit et devient un « qui » de ce simple fait. Mais dans le détail, l'existence d'actes inconscients suggère des auteurs abstraits comme des intermédiaires entre les causalités physique puis physiologique, et la référence globale qui peut concerner l'être conscient.
 
Si nous cherchons où est la « responsabilité », dans ces différents niveaux de causes, c'est pour nous préparer à saisir dans toute son étendue la gradation qui les unit dans un quasi continuum.
 
--------------------------
 
* ) - Le paradigme de communication :
 
Quels sont les rapports du système à ce qui le délimite ? Dans le cadre de la communication.  
 
Ce paradigme de la communication essaye de pénétrer les boîtes noires de la théorie de l'information. Je parle d'une théorie informatique des boîtes noires qui étudie la formation des ontologies sous la pression des interactions inter- et intra-constituants ; car ceci déterminerait réciproquement les constituants. Dans cette dynamique topologique nous disons qu'il arrive que des causes cristallisent et ceci ne ressemblerait pas à des constructions par briques élémentaires.
 
J'appelle « constituants » des sous-systèmes actifs composés d' « éléments ». Il faut imaginer que l'interlimitation entre éléments et constituants - faits d'éléments alors que l'inverse n'a pas lieu ordinairement - produit les catégories fonctionnelles comme résultats de la communication.  
 
Proposition : dans un système, le fait que ses constituants de différentes catègories fonctionnelles puissent ou soient pressés de communiquer entre eux malgré ou gràce à cette distinction catégorielle serait la condition nécessaire et suffisante de l'émergence du sens et de l'être du dit système.
 
On peut dire autrement que le problème posé est celui de la détermination de constituants à partir des échanges et gestions de traces entre éléments, constituants versatiles et le tout, mais « en tant que tels ».  
 
!? ) - Le paradigme de signification :
 
Quels sont les rapports du système à ce qui le délimite ? Dans le cadre de la signification.
 
Je postule : pour qu'un « quoi » devienne un « qui » il faut et il suffit qu'apparaisse chez ce « qui » en devenir, le distinguo entre lui-même et ce qui fait l'objet de la signification. Autrement dit, une chose a du sens si et seulement si elle en a pour quelque chose sur la voie de devenir quelqu'un. Et celà serait capable de fonder celui-ci depuis des balbutiements systémiques exprimés dans les principes précédents. Là où l'être intervient, fût-ce en ses prémisses les plus ténues, c'est en faisant face peu ou prou à ce qui se définit corrélativement comme un objet à son égard, même s'il ne s'agit que d'une image spéculaire.  
 
Mais l'idée de cette opposition peut être mise à profit pour le discernement ontologique pratique. Ce n'est pas la distinction de quelque chose par rapport à rien, comme dans le cas du vrai par rapport au faux, mais par rapport à autre chose.
 
J'avance les paradigmes de communication et de signification pour les processus de modélisation qui s'en déduisent.
 
-------------------------  
 
4 ) - La production et la perception d'unité-cohérence = construction et reconnaissance d'unité :
 
C'est, avec le mouvement de la raison qui insiste plus sur ses ressorts, ce qui caractérise la pensée réfléchie. Nous percevons l'unité de la chose reconnue. Cette perception domine lorsqu'elle arrive à instituer sa réalité par l'intermédiaire de références à des items singuliers et à des cadres de notre mémoire. Les états d'esprit qui rendent possible cette perception sont un bien précieux. Mais ce sont surtout des manières d'être. Aussi je postule que l'on peut s'appuyer sur ces types perçus pour fondre leur principe objectif en fonctionnements des systèmes pensants.
 
La connaissance ne peut être que reconnaissance, bien qu'elle dépende des conditions d'accueil de la nouveauté chez le sujet pensant. Dans l'invention ou la découverte il importe, à un moment donné, de percevoir le résultat, ou son ébauche parfois, sous l'angle de sa nouveauté. Car celà évite de passer à côté d'une solution parceque l'on n'a pas su la reconnaître telle.
 
Dans un schéma séquentiel tel 0121... où les termes 0 et 2 sont tout sauf un contenu avec 1, seul 1, en se reproduisant permet une action de reconnaissance susceptible d'induire une stratégie de mémoire. Car on se doute que la mémoire a été inventée sous la pression d'une pragmatique matérielle à l'état d'ébauche elle-même. Aussi l'étude systématique des procédés organisateurs mais primitifs, devrait-elle nous guider sur la voie de l'évolution des manières de calculer.  
 
5 ) - Le mouvement de la raison est lié à des principes énergétiques qui traversent les êtres.
 
Les insatisfactions dues aux résistances offertes par le réel se muent logiquement en motifs de réflexions et d'actions.  
 
Résumé : Après avoir pris la précaution de considérer les logiques comme ad hoc, on remarque que les productions qui en découlent sont les concepts qu'elles vont utiliser à titre d'intermédiaires. Scénariser la mesure par le nombre implique la lettre. C'est ainsi que l'on peut chercher à lier plus intimement le fonctionnement et les propositions logiques à leur développement.  
 
J'appelle conscience systémique l'idée que l'expérience du sujet sur le monde rétroagit sur lui-même par boucle et détours importants, en conditionnant ses propres ontologies élémentaires qu'il reconstruit sans cesse. Ceci nous fait comprendre les préoccupations philosophiques qui étudient en leurs aspects fondamentaux les jonctions entre nos déterminants matériels et nos aspirations psychiques. Ici, une grande part de la richesse des processus provient d'accords entre les interprétations des phénomènes à toutes les échelles où ils apparaissent. Alors , connaître devient essentiellement, savoir lier les différentes échelles de phénomènes par les nombres qui les codent.
 
Jean-Yves Tallet
 
Cordialement.

n°390
albert333
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 12-06-2009 à 10:02:48  profilanswer
 

Bonjour,
 
Cette fois-ci j'assure vraiment avec ce troisième exemplaire de mes " réflexions pour une émission future ".
 
Le sujet principal en est : Axiomes pour une approche des êtres-systèmes, avec résumé.
 
Mais je rajoute penser que le monde du travail et de l'innovation serait plus économique s'il n'était pas assujetti, comme de nos jours, à la rentabilisation de capitaux. Car les moyens d'organisation pourraient alors être vraiment conçus et tournés vers des buts universels ; c'est-à-dire s'ils renonçaient à l'idéologie de l'égoïsme mise en avant par le " réalisme " de la société actuelle.
 
Introduction : Préférer l'intelligence à la ruse.
 
La détérioration du monde proviendrait de l'aiguisage de nos appétits au profit de gens qui se veulent supérieurs à leurs frères. Ce système d'"excellence" me parait relever surtout d'un mépris d'humanité.
 
Une attention concurrente pour nos facultés de connaître, fondées sur la conscience et la sagesse doit s'y substituer à l'avenir si on veut pouvoir maîtriser nos appétits ruineux pour la planète.
 
Ces lignes tentent de vous convaincre d'un projet capable de nous détourner du marchandage de la vie.
 
Prenons une image : supposons que nous soyons capables de développer des systèmes intelligents susceptibles de résoudre les problèmes des hommes. Comme ils devraient percevoir intimement la profondeur de la nature humaine je les appelle des Êtres Artificiels. Ils auraient donc la nature d'êtres tout en offrant prise, en tant que matière, à la volonté des marchands d'en tirer le maximum de profit. A l'image des financiers ces derniers se revendiquent non philanthropes. Ensemble ils pourraient donc contrôler l'évolution des hommes à leur avantage sans se soucier du service publique. Or c'est déjà ce qui a lieu de nos jours vis à vis de la pensée issue des êtres biologiques historiquement premiers. En nous acculant à dépendre de l'argent le libéralisme nous asservit, à l'opposé de nous libérer ; notion de liberté qu'il manipule frauduleusement.
 
Car ce qui est pour l'instant métaphore montre cependant déjà combien la volonté d'accaparement marchand est criminelle.
 
Il devient donc urgent de remplacer les volontés de pouvoir et d'accumulation compulsives par des aspirations qui nous en libèrent. Ceci revient à développer notre intelligence de préférence à notre ruse qui, en se tournant contre des hommes, se retourne contre nous.
 
Il devient donc urgent de transmettre les préoccupations philosophiques, les plus fondamentales, comme venant avant les sciences et au dessus des technologies. Pour que chacun apprécie en soi-même la jonction entre ses déterminants matériels et ses aspirations psychiques.
Car percevoir l'homme comme système permet de prendre la mesure des jonctions en nous de la matière avec l'esprit ; notre connaissance des processus réels provenant des interprétations des phénomènes à toutes échelles où ils se produisent.
Alors, connaître devient essentiellement, lier entre elles les différentes échelles de phénomènes.
 
A la suite j'introduis une réflexion pour préciser ma perception des rapports de la matière à l'esprit.
Pour un confort de lecture il parait préférable d'imprimer ce qui suit, équivalent à cinq ou six pages A4.  
Mesdames et messieurs les philosophes,
 
 
 
 
J'en appelle à votre collaboration de personnes soucieuses du monde. En faveur de ce monde, à bien des égards dans un triste état. Ce monde qui dépend étroitement de ce que notre matérialisme soit adapté à ses conséquences les plus prévisibles. Puisse notre théorie de la connaissance-conscience nous dégager de la dérive marchande. Car je crains que les sciences cognitives elles aussi ne soient plus orientées par une rentabilisation à court terme qu'occupées à favoriser le développement des consciences et de la lucidité.
 
C'est un problème de rapports humains aux questions matérielles.  
 
La question est polysémique mais requiert un traitement dans tous les sens concevables.
 
Aussi avez-vous sans doute comme moi la conviction qu'un problème bien posé serait capable de jouer un rôle fédérateur en proposant un horizon commun. Une réponse est dans la spiritualité des philosophes lorsqu'elle englobe les spiritualités religieuses en allant au delà et en tenant compte de leurs racines communes.  
 
Nous pouvons nous inspirer des pensées philosophiques du monde, cristallisées par l'adage de la grèce antique : « connaîs toi toi-même ! ». L'idée et sa pratique demeurent essentielles. Elles prendraient une forme adaptée à notre travail s'il devient l'étude de la spiritualisation de l'homme, guidée par le souci de développer notre conscience du monde et des êtres.
 
Les scientifiques y verront sans doute l'occasion de s'interroger sur la longue évolution des processus de spiritualisation de la matière depuis le big bang. Dans ce cadre, la vie peut apparaître comme l'ensemble des questions et problèmes posés par la nature, que celle-ci et les intéressés résolvent à leur manière à travers leur propre durée. Ainsi les processus du sens, de la connaissance et de la conscience semblent-ils devoir relever des mêmes principes qui participent à l'étude de la matiére.
 
Le principe anthropique, à la base du fait que la nature aît produit l'homme dans l'univers avec la participation plus ou moins adaptative de ses ancêtres, évoque avant tout un principe de connaissance et de conscience qu'il est légitime de chercher à éclaircir. En témoigne le mot de l'astrophysicien Hubert Reeves qui parle d'une « connivence mystérieuse » entre la nature et la conscience humaine. Ce qu'il y a de plus spécifiquement humain semble en effet lié d'une manière ou d'une autre à nos facultés de connaître et à la conscience que l'on éprouve, depuis nos premières expériences sensibles jusqu'aux domaines d'abstraction propres aux activités de l'homme.
 
Comment des êtres émergent-ils du fonctionnement matériel qui les produit si ce n'est par la vie des significations en eux ? Ces significations qui dépendent de nos expériences du monde. Elles attirent notre attention sur leurs supports, nos mémoires, « la mémoire, forme de la cognition », comme le disait déjà Guy Tiberghien dans le Courrier du CNRS d'octobre 1992..  
 
Or les phénomènes liès à la signification peuvent être rapportés à des principes très généraux ; comme si, seule la diversité de leurs niveaux, formes et moyens d'expression justifiait la variété de la création.  
 
En se projetant dans un commencement animé de forces fondamentales mais aveugles, on peut considérer le système d'interactions formelles comme lieu d'évolution. Là, ce qui se marque puis remarque, en fonction de ce qui se passe, ne devient signe que du fait de l'apparition conjointe de son auteur, fût-il abstrait ou une partie inconsciente du système.
 
Pour ces raisons mon propos a pour titre :
 
- La spiritualisation de l'homme, par l'étude de l'animation de la matière, porte sur l'intégration de la conscience à ses calculs. -
 
« Il suffirait que les êtres attachent leur intention première aux raccordements de leurs activités principales à leurs origines. »
 
Ce thème, l'étude des processus de spiritualisation de la matière, peut se comprendre comme celui de l'induction ontologique. Comment passe-t-on de l'ontique et de la quiddité à l'ontologique ? Cette question me semble nécessiter d'aborder le sujet comme système. Comment, de la matière, peut-il émerger de la vie, comprise comme un ensemble d'unités d'organisation ; où l'organisation est à la fois interne à chaque unité et entre les unités, inter et intra, à toutes échelles concevables ?
 
Abordons, à partir de ce dernier point, la rencontre entre les processus de développement et de limitation avec ceux de signification. Qu'est-ce que la signification au coeur d'un système ? Quelles sont les origines et les conséquences de ces processus de signification ?
 
Je suggère que nous voyions la connaissance comme ce qui met en jeu des analogies entre processus matériels : ceux qui sont les objets de nos études d'une part, la sensibilité de nos capteurs et de notre intelligence à y correspondre de l'autre. Les phénomènes intervenant dans la pensée sont au moins organisés par le sujet pensant et par l'objet de sa réflexion. L'intermédiaire est le travail de la matière pensante. Le réalisme mathématique exprime celà par la résistance des objets qu'envisage le mathématicien. Comment aller plus loin ? La marche et la description des objets étudiés semble correspondre à des opérations de l'esprit que la notion de réseau essaye d'approcher. Ses opérations seraient en même temps des primitives, mais telles qu'elles ne soient pas figées. Et ce que l'on sait des neurones et de leur modélisation permet de formuler des hypothèses de plus grande généralité, celles que l'on dit parfois métaphysiques.
 
Car tout se passe comme si nous devions comprendre ensemble la genèse anatomique du cerveau, la genèse de ses fonctions et la genèse de ses pratiques effectives. Négliger l'un de ces aspects nous condamnerait à passer à côté du cogito.
 
Ici l'idée centrale peut se résumer en « logique(s) ad hoc ». Cette logique est plurielle pour ses capacités d'adaptation au réel et singulière dans l'accord particulier que constitue chacune de ses réponses. Je pars des assemblées de neurones qui attesteraient un pouvoir d'adaptation au réel. Prenons l'image des films Mission Impossible où l'organisateur de la mission sélectionne et convoque chacun des membres pour former, de la réunion des spécialités, l'équipe la mieux adaptée à la mission actuelle comme un tout versatile et cohérent. Chaque nouvelle équipe, chaque construction, ressemble à un couteau suisse ou chaque lame est ad hoc. Sauf qu'il n'y aurait pas dans notre cas, si simplement, un organisateur superviseur central, dans la mesure où cette simplification peut nuire à la mission. Primum non nocere dit l'adage médical : d'abord ne pas nuire.
 
On peut trouver dans les « assemblées » ou « coalitions » de neurones une métaphore profonde de la structure fonctionnelle et de la vie des connaissances pour les systèmes qui en sont capables. Mais ceci vaudrait aussi ébauche de schéma topologique. A nous de dépasser le niveau de la métaphore.
 
De ces métaphores de l'assemblée pour la mission, et de la restriction concernant un rôle de chef, peuvent alors se construire des hypothèses plus ouvertes sur les réseaux. Un réseau effectif adapté à un projet peut se voir comme la combinaison sélective de moyens plus ou moins hétérogènes formant un sous-système ad hoc temporaire. On est amené alors à concevoir la nécessaire versatilité des éléments et des parties de cette hétérogénéité. Il importe donc au plus haut point d'y distinguer les limites des phénomènes combinatoires.  
 
Au premier plan, quel serait le principe de constitution d'unités opérationnelles faisant la preuve d'une cohésion pratique conférant à l'unité de pensée sa cohérence logique? Celle de « sa » logique On s'aperçoit dés lors que l'idée de logique est plutôt liée à l'adéquation, disons pour simplifier, d'une solution à un problème par l'intermédiaire de la formation qui s'y adapte, qu'à toute logique en forme de dogme basé sur le vrai, même s'il constitue une étape utile.  
 
 
 
 
 
Comme la correspondance entre le sujet et l'objet via le réseau est ce qui importe le plus, l'idée même de logique doit s'y adapter.  
 
Répétons le, nous abordons la constitution d'unités comme ce qu'il y a de commun entre des processus de dé-limitation et des processus de signification.
 
-----------------------
 
Axiomes pour une théorie des êtres-systèmes.
 
Résumé : Ce texte vise la frontière où apparaît l'être psychique par rapport à la matière et aux informations qui le constituent. Je propose des axiomes sur l'apparition de sens lié à l'apparition de l'être et de ses précurseurs. La rencontre des informations et des ontologies formant l'être me semble prolonger la réflexion freudienne en la portant sur des êtres-systèmes ; c'est-à-dire des carrefours d'interactions intra- et inter-systèmiques. En se situant dans le cadre de la physique et de l'évolution des espèces, mon propos tente de reprendre l'idée d'épistèmologie génétique chère à Jean Piaget pour suggérer que la raison trouve une forme unitaire pour drainer et affecter une « énergie » composite mais en grande partie réductible.
 
Voici 6 axiomes plus enchâssés que complémentaires, ceci reflété par l'ordre de leur énonciation :
 
0 ) - Le principe de causalité relative généralisée.
 
A ) - Le principe de connaissance ou de conscience.
 
* ) - Le paradigme de communication.
 
!? ) - Le paradigme de signification.
 
 
 
 
4 ) - La production et la perception d'unité-cohérence = construction et reconnaissance d'unité.
 
5 ) - Le mouvement de la raison -1 face à 2 se dépasse en 3 puis 4,5,6 etc.- trouve son énergie.
 
-----------------------
 
Je n'aborde pas la participation de la composante énergétique aux matérialisations pratiques de mes énoncés. Il faudrait refondre ce travail pour une telle exigence. Mais les phénomènes de sens, de connaissance et de conscience appellent des principes identiques à ceux de la physique. En citant Roland Omnès dans Philosophie de la science contemporaine : « ...la logique prend directement sa source dans les lois de la nature... ».
 
---------------------------  
 
Nous devons montrer comment les processus de connaissance peuvent se concevoir objectivement et comment l'esprit peut s'y retrouver.  
 
0 ) - Le principe de causalité relative généralisée :
 
Il nous prépare à étudier comment la causalité produit la conscience en assemblant le rapport à sa source - causalité relativement à quelque chose - avec la requête d'universalité de point de vue - causalité généralisée - . C'est de la variété potentielle des positions sur le monde que semble devoir émerger notre position sur la réalité, notre compréhension de la réalité et notre intégration à la réalité. La causalité relative généralisée envisage la cristallisation en « le donné », à partir des limites que rencontrent dans leurs correspondances les modèles-axiomes avec les modèles-buts ; le plaisir en fût-il un sérieux pour l'être humain.  
 
Ce principe introduit l'hypothèse de travail suivante : il doit y avoir interlimitation réciproque des causes et des ontologies. J'appelle ontologies des choses considérées comme supports de leur manière d'être. Les ontologies sont à la base des causes et les causes sont, à un titre ou un autre, les sources des ontologies et les effets éprouvés par d'autres ontologies. Et une cause mémorisée ne fonctionne plus tout-à-fait pareil qu'à l'état libre, en considérant la mémorisation comme une stabilisation d'interactions en une ontologie. Pour faire mémoire, la structure et les modes de fonctionnement du réseau paraissent au moins aussi importants que le stockage d'objets localisés.  
 
En raisonnant en termes d'éléments et de construction nous pouvons dire :  
 
Les parties de l'univers se constituent depuis leurs interactions avec d'autres parties en laissant en elles et dans leur voisinage des traces de leurs interactions qui pourront à leur tour devenir des traces de traces. Jusqu'à ce qu'une partie ayant évolué de la sorte soit capable de prendre en compte ses propres traces comme étant effectivement les siennes afin d'en tirer des conséquences. N'est-ce pas là un seuil d'émergence de conscience ?
 
Ceci ne se peut qu'en formant l'unité qui en est capable. Et toute la question réside dans la logique de constitution de telles parties versatiles. Ces parties, en se formant, matérialisent des interprétations réciproques les unes des autres, jusqu'à devenir respectives lorsque leur réunion, limitée à une enveloppe, aboutit à un système interprète de la nature. Cette agrégation devient un système capable de connaître.
 
Une fois de plus, nous abordons la constitution d'unités comme ce qu'il y a de commun entre des processus dé-limitatifs et des processus de signification.
 
La causalité relative généralisée rend apparente la délicate question des rôles joués par l'interlimitation de phénomènes se retrouvant dans des catégories distinctes, malgré l'évidence de leurs influences réciproques ; i.e. les causes et les ontologies. Comme si en mathématiques nous étions amenés à trouver quelle opération licite permet d'ajouter des choux et des carottes : en concevant la soupe ad hoc. Si un nombre de choux ne peut pas s'ajouter à un nombre de carottes parceque l'unité n'est pas la même, « l'opération soupe » respecte cependant la principale exigence. On peut rechercher des opérations simulant des interactions, qui intègrent dans leur fonctionnement individuel ou collectif leurs limites de validité ou de porté. Comme si leur forme pouvait ajuster l'approximation qu'elles représentent. Ceci revient à supposer que l'on peut encore développer une mathématique de l'élémentaire. Peut-être en redonnant du crédit à une métaphysique adaptée à des opérations matérielles conçues par ces mathématiques.
 
---------------------------
 
A ) - Le principe de connaissance ou de conscience :  
 
Il nous oblige à une métaphysique plus ou moins mathématique capable d'expliquer les phénomènes liés au sens à l'intérieur du monde et des concepts de la physique.
 
Partons de l'idée que la conscience, sous ses formes actuelles, est un acquis de l'évolution, en essayant de formuler ses origines. C'est l'idée d'évolution, du statut changeant des traces pour celà même qui les perçoit et devient un « qui » de ce simple fait. Mais dans le détail, l'existence d'actes inconscients suggère des auteurs abstraits comme des intermédiaires entre les causalités physique puis physiologique, et la référence globale qui peut concerner l'être conscient.
 
Si nous cherchons où est la « responsabilité », dans ces différents niveaux de causes, c'est pour nous préparer à saisir dans toute son étendue la gradation qui les unit dans un quasi continuum.
 
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* ) - Le paradigme de communication :
 
Quels sont les rapports du système à ce qui le délimite ? Dans le cadre de la communication.  
 
Ce paradigme de la communication essaye de pénétrer les boîtes noires de la théorie de l'information. Je parle d'une théorie informatique des boîtes noires qui étudie la formation des ontologies sous la pression des interactions inter- et intra-constituants ; car ceci déterminerait réciproquement les constituants. Dans cette dynamique topologique nous disons qu'il arrive que des causes cristallisent et ceci ne ressemblerait pas à des constructions par briques élémentaires.
 
J'appelle « constituants » des sous-systèmes actifs composés d' « éléments ». Il faut imaginer que l'interlimitation entre éléments et constituants - faits d'éléments alors que l'inverse n'a pas lieu ordinairement - produit les catégories fonctionnelles comme résultats de la communication.  
 
Proposition : dans un système, le fait que ses constituants de différentes catègories fonctionnelles puissent ou soient pressés de communiquer entre eux malgré ou gràce à cette distinction catégorielle serait la condition nécessaire et suffisante de l'émergence du sens et de l'être du dit système.
 
On peut dire autrement que le problème posé est celui de la détermination de constituants à partir des échanges et gestions de traces entre éléments, constituants versatiles et le tout, mais « en tant que tels ».  
 
!? ) - Le paradigme de signification :
 
Quels sont les rapports du système à ce qui le délimite ? Dans le cadre de la signification.
 
Je postule : pour qu'un « quoi » devienne un « qui » il faut et il suffit qu'apparaisse chez ce « qui » en devenir, le distinguo entre lui-même et ce qui fait l'objet de la signification. Autrement dit, une chose a du sens si et seulement si elle en a pour quelque chose sur la voie de devenir quelqu'un. Et celà serait capable de fonder celui-ci depuis des balbutiements systémiques exprimés dans les principes précédents. Là où l'être intervient, fût-ce en ses prémisses les plus ténues, c'est en faisant face peu ou prou à ce qui se définit corrélativement comme un objet à son égard, même s'il ne s'agit que d'une image spéculaire.  
 
Mais l'idée de cette opposition peut être mise à profit pour le discernement ontologique pratique. Ce n'est pas la distinction de quelque chose par rapport à rien, comme dans le cas du vrai par rapport au faux, mais par rapport à autre chose.
 
J'avance les paradigmes de communication et de signification pour les processus de modélisation qui s'en déduisent.
 
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4 ) - La production et la perception d'unité-cohérence = construction et reconnaissance d'unité :
 
C'est, avec le mouvement de la raison qui insiste plus sur ses ressorts, ce qui caractérise la pensée réfléchie. Nous percevons l'unité de la chose reconnue. Cette perception domine lorsqu'elle arrive à instituer sa réalité par l'intermédiaire de références à des items singuliers et à des cadres de notre mémoire. Les états d'esprit qui rendent possible cette perception sont un bien précieux. Mais ce sont surtout des manières d'être. Aussi je postule que l'on peut s'appuyer sur ces types perçus pour fondre leur principe objectif en fonctionnements des systèmes pensants.
 
La connaissance ne peut être que reconnaissance, bien qu'elle dépende des conditions d'accueil de la nouveauté chez le sujet pensant. Dans l'invention ou la découverte il importe, à un moment donné, de percevoir le résultat, ou son ébauche parfois, sous l'angle de sa nouveauté. Car celà évite de passer à côté d'une solution parceque l'on n'a pas su la reconnaître telle.
 
Dans un schéma séquentiel tel 0121... où les termes 0 et 2 sont tout sauf un contenu avec 1, seul 1, en se reproduisant permet une action de reconnaissance susceptible d'induire une stratégie de mémoire. Car on se doute que la mémoire a été inventée sous la pression d'une pragmatique matérielle à l'état d'ébauche elle-même. Aussi l'étude systématique des procédés organisateurs mais primitifs, devrait-elle nous guider sur la voie de l'évolution des manières de calculer.  
 
5 ) - Le mouvement de la raison est lié à des principes énergétiques qui traversent les êtres.
 
Les insatisfactions dues aux résistances offertes par le réel se muent logiquement en motifs de réflexions et d'actions.  
 
Résumé : Après avoir pris la précaution de considérer les logiques comme ad hoc, on remarque que les productions qui en découlent sont les concepts qu'elles vont utiliser à titre d'intermédiaires. Scénariser la mesure par le nombre implique la lettre. C'est ainsi que l'on peut chercher à lier plus intimement le fonctionnement et les propositions logiques à leur développement.  
 
J'appelle conscience systémique l'idée que l'expérience du sujet sur le monde rétroagit sur lui-même par boucle et détours importants, en conditionnant ses propres ontologies élémentaires qu'il reconstruit sans cesse. Ceci nous fait comprendre les préoccupations philosophiques qui étudient en leurs aspects fondamentaux les jonctions entre nos déterminants matériels et nos aspirations psychiques. Ici, une grande part de la richesse des processus provient d'accords entre les interprétations des phénomènes à toutes les échelles où ils apparaissent. Alors , connaître devient essentiellement, savoir lier les différentes échelles de phénomènes par les nombres qui les codent.
 
Jean-Yves Tallet
 
Cordialement.

n°393
TOGNIFODE
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 24-08-2009 à 13:15:38  answer
 


Bonjour Monsieur TADDEI!
 
Mon livre venant de paraitre aux éditions Menaibuc, je souhaiterais débattre un jour dans votre émission que j'apprécie énormement.
 
Lvre: DEVOIR DE VERITE AUX NOIRS, LES NOIRS DOIVENT SE PRENDRE EN MAIN  
 
Cordialement
Patrice Tognifodé
 

n°426
Tylercyrus
Note : 3/5 pour 2 votes
Posté le 13-12-2011 à 03:58:09  profilanswer
 

Bonjour cela fait plusieurs mails que je vous envoie, je suis candidat à la présidentielle 2012 avec un programme révolutionnaire la webocratie et j'aimerais exposer mon programme lors d'une de vos émissions.
Pourriez vous avoir l’amabilité de me répondre.
Pour plus de détail jetez un oeil sur mon site http://www.voxpopulivoxdei.fr
Merci d'avance

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